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La Coopération laitière lance un appel au ministre des PME Serge Papin pour réunir un comité de suivi des négociations commerciales, a annoncé son président Pascal Le Brun le 9 avril. Lors de ce comité de suivi, l’objectif est de faire le constat des hausses de coûts qui arrivent sur le carburant, la logistique et les emballages, en conséquence de la crise pétrolière liée à la situation au Moyen-Orient. «On s’attend à des hausses sur la matière première industrielle de de 1 à 5 %», selon Pascal Le Brun. Il alerte aussi sur «les impacts à venir sur l’amont agricole, puisque la hausse de la matière première agricole pourrait être de 5 à 10 %». Ce comité de suivi pourrait déboucher sur la réouverture des négociations commerciales, sous réserve de convaincre les autres fournisseurs et les distributeurs. L’appel de la Coopération laitière porte aussi sur les négociations pour les produits à marques de distributeurs (MDD) dont les appels d’offres sont diffusés actuellement. Fin mars, la ministre de l’agriculture Annie Genevard a encouragé les éleveurs laitiers à recourir au médiateur des relations agricoles et commerciales dans le cadre d’une éventuelle renégociation des tarifs conclus entre fournisseurs et distributeurs, tout en écartant l’idée de rouvrir les négociations commerciales. Source Agra

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«La campagne 2026 de vaccination contre la DNC (dermatose nodulaire contagieuse, NDLR) vient d’être lancée», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué le 9 avril. Le but : «Maintenir la couverture vaccinale de l’ensemble des bovins présents dans les ex-zones réglementées» jusqu’à la fin de l’année. Annoncée en février, cette seconde campagne démarrera «de manière séquencée» selon les dates de primo-vaccination, sachant que la protection vaccinale dure 15 mois. Les premiers à être de nouveau vaccinés sont les bovins de «l’ancienne zone réglementée qui concerne la Savoie, la Haute-Savoie, l’Isère et l’Ain», théâtre des premiers foyers français à l’été 2025. Cette zone «a reçu l’ensemble des doses vaccinales nécessaires», précise la Rue de Varenne. Suivront les bovins des autres anciennes zones réglementées des régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Les derniers concernés seront les animaux du Sud-Ouest, ciblés par une campagne de vaccination préventive fin 2025 et début 2026. Les modalités pour cette zone «seront définies à l’occasion d’un prochain Cnopsav» (ou «Parlement du sanitaire»). Par ailleurs, la campagne de vaccination préventive en Corse «s’est officiellement achevée le 31 mars», et l’île a atteint l’immunité collective, selon le ministère. Source Agra

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Les agriculteurs les plus en difficultés face à la hausse de leurs coûts (carburants, engrais…) liés à la guerre au Moyen-Orient pourront obtenir une prise en charge de leurs cotisations sociales, avec une enveloppe dédiée de 20 millions d’euros (M€), a annoncé le gouvernement le 9 avril. «Les exploitations les plus exposées à un risque de bascule dans une situation de difficulté économique bénéficieront d’une prise en charge exceptionnelle des cotisations sociales dues à la Mutualité sociale agricole (MSA), pour un montant total pouvant atteindre 20 millions d’euros», a indiqué le ministère de l’agriculture à l’AFP. L’identification des exploitations agricoles concernées se fera par les caisses locales de la MSA. Cette nouvelle annonce reste cependant insuffisante pour la FNSEA, qui demande une aide de 30 centimes par litre de gazole. «Le dispositif reste largement insuffisant. La hausse du GNR se situe entre 60 et 80 % pour tous les agriculteurs, et le ciblage prévu ne concernera qu’une minorité : c’est du saupoudrage», a déclaré son président Arnaud Rousseau dans un message transmis le 9 avril à l’AFP. Source Agra

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Dans son avis sur le projet de loi d’urgence agricole, présenté en conseil des ministres le 8 avril, le Conseil d’Etat a émis un avis négatif sur deux dispositions, que le gouvernement a toutefois choisi de maintenir : la création d’un statut spécifique pour le loup dans le droit de l’environnement ; et l’obligation d’intégrer des zones de non-traitement (ZNT) dans les nouvelles zones d’habitations. Le 7 avril, le cabinet de la ministre de l’agriculture a indiqué que ces dispositions avaient été maintenues, mais n’a pas précisé si elles avaient été modifiées suite à l’examen du Conseil d’Etat. Concernant les ZNT, le Conseil d’Etat considère notamment qu’un document d’urbanisme «ne peut par lui-même y réglementer les traitements phytosanitaires ni interdire sa valorisation comme espace d’agrément, sauf à instituer une servitude», et, faute de précision sur les ZNT, «porte une atteinte disproportionnée aux conditions d’exercice du droit de propriété». Il recommande de retirer la disposition, à moins de prévoir une servitude, «sous réserve de justifier que les limitations ainsi portées au droit de propriété sont proportionnées aux buts d’intérêt général poursuivis». Pour le loup, le Conseil d’Etat estime que les dispositions «ne sont ni nécessaires, ni opportunes», notamment en ce qu’elles créent «un régime législatif spécifique au seul loup». Quant aux dispositions visant à interdire l’approvisionnement hors UE des cantines publiques, le Conseil d’Etat estiment qu’elles ne garantissent pas que «les gestionnaires de restauration collective augmenteront effectivement la part de leurs achats en provenance de l’Union européenne». Source Agra

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Les eurodéputés de la commission de l’agriculture ont entamé, le 8 avril, l’examen du cadre de suivi de la performance du futur budget de l’UE dont celui de la PAC. La rapporteur pour avis de la Comagri, la sociale-démocrate allemande Maria Noichl propose notamment dans son projet de réintroduire des indicateurs d’impact afin d’assurer un suivi des grandes tendances environnementales, économiques et sociales sur le moyen terme. «L’efficacité et les changements concrets ne peuvent être correctement évalués qu’à travers l’impact» et «les États membres collectent déjà ces données», justifie Maria Noichl. Elle souhaite aussi «réintroduire la possibilité de demander aux États membres un plan d’action pour imposer des mesures correctives, si les objectifs politiques ne sont pas atteints». Des suggestions que les eurodéputés de droite (PPE, conservateurs, extrême-droite) n’ont pas soutenues lors de leurs interventions estimant que l’objectif de la PAC devait rester la sécurité alimentaire. Le vote sur ce dossier en Comagri est prévu pour le 14 juillet. Il sera ensuite transmis aux commissions des Budgets et du Contrôle budgétaire responsables sur le fond. Source Agra

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Les cours du blé tendre, du maïs et de la graine de colza reculent assez nettement sur Euronext, suite à l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, impliquant une réouverture du détroit d’Ormuz. A la mi-journée du 8 avril, les prix du blé tendre et du maïs reculaient de 3 à 5 €/t selon les échéances, de mai 2026 à 2027. Ceux du colza affichaient un effritement d’environ 10-11 €/t sur les mêmes échéances. Les cours des grains ont ainsi suivi la chute de ceux de l’énergie. Dans la matinée du 8 avril, le baril de pétrole à New-York chutait de près de 15 % à 96,10 $/baril, tandis que le baril de Brent perdait 13,5 % à 94,5 $/baril, rapporte dans sa note quotidienne Argus Media (ex-Agritel). De son côté, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du marché du gaz, plongeait de 14,55% à 45,50 euros, rapporte l’AFP. Bien entendu, la prudence reste de mise. D’une part, la trêve reste fragile, et de court terme pour l’instant. D’autre part, Argus Media rappelle que les cours du pétrole restent pour le moment bien au-dessus de leurs niveaux d’avant-guerre. Source Agra

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A la veille de la présentation du projet de loi d’urgence en conseil des ministres, le cabinet de la ministre de l’Agriculture a indiqué, le 7 avril, que la mesure visant à interdire les produits non-européens dans la restauration collective publique a été maintenue après l’avis du Conseil d’Etat. L’équipe d’Annie Genevard indique que la plus haute juridiction administrative a proposé de supprimer deux articles du projet soumis par le gouvernement, mais elle n’a pas voulu préciser lesquels. Selon nos informations, le cabinet de la ministre de l’Agriculture n’était pas optimiste concernant l’avis du Conseil d’Etat, et misait sur des avancées en parallèle au niveau communautaire. Les commissaires européens Christophe Hansen (Agriculture) et Stéphane Séjourné (Marché intérieur) ont lancé, le 5 mars, un dialogue sur l’alimentation, dont la première réunion était consacrée aux produits locaux et de saison. Le cabinet a aussi confirmé que le texte prévoit de contraindre les chaines de restauration collective et les enseignes de supermarchés à publier la part de produits durables et de qualité dans leurs achats.

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Plus d’une vingtaine d’organisations agricoles européennes (Copa-Cogeca, Euroseeds, croplife, europabio…) s’inquiètent, dans une déclaration commune du 7 avril, de la disparition des références à l’agriculture et à la bioéconomie dans le projet de rapport du Parlement européen sur le programme-cadre pour la recherche et l’innovation Horizon Europe 2028-2034. Le rapporteur parlementaire Christian Ehler (Allemagne, PPE), au sein de la commission de l’Industrie et de la recherche (ITRE), propose en effet de renommer le chapitre «Santé, biotechnologies, agriculture et bioéconomie» par le terme plus général de prospérité durable. «Si le changement de nom proposé peut sembler d’ordre technique ou éditorial, il comporte des implications pratiques et politiques importantes», préviennent les organisations agricoles. Alors que la proposition de cadre financier pluriannuel pour 2028-2034 pourrait conduire à une baisse importante de l’enveloppe de la Pac, les fonds consacrés à la recherche ou aux investissements stratégiques sont vus par le secteur agricole comme une bouée de secours. Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture devraient, de leur côté, adopter leur avis sur ce dossier lors de leur réunion du 8 avril sur la base du travail mené par le conservateur néerlandais Bert-Jan Ruissen. Il y insiste sur l’octroi de ressources budgétaires spécifiquement à la recherche et à l’innovation dans les domaines de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la bioéconomie. Mais une fois adopté, son avis sera adressé (parmi d’autres) à la commission ITRE qui a la main sur le dossier.

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Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 7 avril, La Coopération Agricole (LCA) Luzerne de France a expliqué que la guerre au Moyen Orient, provoquant une hausse des coûts de l’énergie, affecte la filière hexagonale, mais bien moins que ses concurrents européens (Espagne, Italie etc.). « Nos usines de déshydratation sont largement décarbonées. Contrairement à d’autres pays, nos sites tournent à 100 % », précise Yann Martinet, directeur de LCA Luzerne de France. Ainsi, la France espère tirer au maximum son avantage compétitif sur le marché européen de la luzerne déshydratée, d’autant que l’Italie et l’Espagne sont davantage tournés vers le grand export. « Nous n’excluons pas de nous tourner à 100 % vers les clients européens en cas de prolongement du conflit », précise Pierre Bergoc. Mais « nous n’excluons absolument pas les autres débouchés du grand export, notamment les pays asiatiques […] Nous espérons placer quelques volumes en Chine, ayant obtenu l’autorisation d’y exporter en 2025 », pointe-t-il. Pierre Bergoc, directeur général de France Luzerne et de Désialis, représentant le plus important acteur de la commercialisation de la filière luzerne déshydratée, a indiqué avoir renforcé sa présence commerciale en Europe, via « l’embauche en janvier 2026 d’un commercial en Allemagne ». Un communiqué de LCA Luzerne de France précise que l’équipe commerciale des Pays-Bas a aussi été renforcée.

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Un arrêté paru au Journal officiel le 4 avril renforce la traçabilité des mouvements d’ovins et de caprins en raison des « risques de maladies de catégorie A dans les pays de l’Est ». Du 28 avril au 28 mai inclus, les détenteurs de ces petits ruminants doivent déclarer les mouvements d’animaux dans un délai de 48 heures, au lieu de sept jours en temps normal. Sont concernés les mouvements d’entrée et de sortie des élevages, centres de rassemblement et marchés de bétail vif, ainsi que les départs pour l’abattoir et l’équarrissage. Au moins trois maladies de catégorie A (éradication obligatoire et immédiate) sont actuellement présentes dans les pays de l’Est. La clavelée, qui touche les ovins et caprins, est très présente en Grèce (1 600 foyers depuis le 1er juillet 2025), ainsi que dans d’autres pays de la région. Quant à la fièvre aphteuse, très contagieuse pour de nombreuses espèces d’élevage, elle a été détectée en Grèce (île de Lesbos) et dans les deux parties de Chypre (Turquie et UE). Enfin, avec moins d’une dizaine de cas, la peste des petits ruminants semble moins active ; la situation reste toutefois « incertaine » dans les Balkans (Albanie, Croatie, Kosovo), où la plateforme française ESA suspecte une « circulation à bas bruit ». La France n’importe pas ni ovin ni caprin de ces régions.

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