Mot-clé : Restauration collective

Par Agra

Cantines / loi d’urgence: l’exclusion des produits hors UE maintenue après l’avis du Conseil d’état

A la veille de la présentation du projet de loi d’urgence en conseil des ministres, le cabinet de la ministre de l’Agriculture a indiqué, le 7 avril, que la mesure visant à interdire les produits non-européens dans la restauration collective publique a été maintenue après l’avis du Conseil d’Etat. L’équipe d’Annie Genevard indique que la plus haute juridiction administrative a proposé de supprimer deux articles du projet soumis par le gouvernement, mais elle n’a pas voulu préciser lesquels. Selon nos informations, le cabinet de la ministre de l’Agriculture n’était pas optimiste concernant l’avis du Conseil d’Etat, et misait sur des avancées en parallèle au niveau communautaire. Les commissaires européens Christophe Hansen (Agriculture) et Stéphane Séjourné (Marché intérieur) ont lancé, le 5 mars, un dialogue sur l’alimentation, dont la première réunion était consacrée aux produits locaux et de saison. Le cabinet a aussi confirmé que le texte prévoit de contraindre les chaines de restauration collective et les enseignes de supermarchés à publier la part de produits durables et de qualité dans leurs achats.


Par Agra

Cantines/objectifs Egalim : le gouvernement accentue la pression sur l’administration

A l’issue d’un séminaire avec les secrétaires généraux des ministères, relatif à l’atteinte des objectifs Egalim dans la restauration collective de l’Etat, les ministres de l’Agriculture et des Comptes publics ont annoncé, dans un communiqué paru le 31 mars, plusieurs mesures visant à accentuer la pression sur l’administration. Annie Genevard et David Amiel ont demandé aux Secrétaires généraux des ministères d’établir, d’ici la fin du premier semestre, des «plans de correction» qui «fixent les moyens d’augmenter à brève échéance l’achat durable et de qualité» et d’«augmenter drastiquement les achats d’origine européenne et en soutien à la Ferme France ». David Amiel a précisé que la Direction des achats de l’Etat assurerait un contrôle systématique des nouveaux appels d’offres d’achats alimentaires lancés par les services de l’Etat ou ses opérateurs. Dans le projet de loi d’urgence agricole (LUA) transmis au Conseil d’Etat, le gouvernement a élargi la liste des produits comptabilisés dans les objectifs Egalim aux produits sous Siqo qui ont subi une préparation simple, après laquelle la composition du produit préparé demeure très majoritairement (à 95%) composé du produit sous SIQO hors Bio.


National | Par Actuagri

Interbev et le Cnous veulent améliorer l’assiette des étudiants

Lors du dernier Salon international de l’agriculture, l’interprofession bétail et viande (Interbev) et le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) ont scellé un partenariat avec un objectif double : garantir aux étudiants l’accès à une viande de bœuf et de veau durable et de qualité, tout en offrant aux éleveurs français des débouchés stables et rémunérateurs. Selon de récentes études *, la précarité alimentaire touche une part importante…


Par Agra

La FNPL dévoile son plaidoyer en vue des élections municipales

En vue des élections municipales des 15 et 22 mars, la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a dévoilé le plaidoyer qu’il présente aux candidats. Nommé «Pour des campagnes vivantes et durables», l’argumentaire vise à sensibiliser les candidats sur quatre thèmes principaux. En économie, la FNPL demande de mettre à disposition des locaux pour loger agriculteurs et salariés, de faciliter l’accès au foncier communal aux éleveurs et de ne pas augmenter la taxe foncière sur le non-bâti. Sur l’environnement, les agriculteurs doivent être consultés sur les projets de voirie, et être soutenus sur la gestion de l’eau, la production d’énergies renouvelables (y compris financièrement), ou encore sur la reconnaissance des services rendus à la nature.

Pour ce qui concerne la restauration collective (écoles, établissements de santé, seniors), les éleveurs veulent que l’approvisionnement local soit privilégié, que les produits laitiers soient promus auprès des enfants et qu’ils soient sensibilisés au gaspillage alimentaire. Enfin, les éleveurs souhaitent être davantage intégrés dans la vie locale en proposant un «représentant élevage» au sein des conseils municipaux, une médiation communale en cas de litige avec le voisinage, et la concertation sur les projets tels que les plans locaux d’urbanisme (PLU).

Source Agra


Par Agra

Restauration collective : l’objectif Egalim se rapproche un peu en 2025, chiffres peu fiables

À l’issue d’une réunion du Conseil national de la restauration collective (CNRC) le 26 novembre, la ministre de l’Agriculture a dévoilé les résultats de la campagne 2025 de télédéclaration des achats des restaurants collectifs, qui semblent indiquer une stagnation dans l’atteinte des objectifs d’approvisionnement de la loi Egalim. Les données d’achats 2024 montrent une légère baisse de la part des produits bio (11,8 %, contre 14 % l’an passé) et une progression des «produits durables et de qualité » (29,5 %, contre 25,3 % l’an passé). Le ministère note une progression du nombre de participants (40 % des sites de restauration collective, contre 20 % en 2024), ce qui ne lève toutefois pas les doutes sur la fiabilité de ces chiffres, la télédéclaration étant volontaire, et donc possiblement sujette à d’importants biais de sélection de l’échantillon. Le ministère note par exemple que les cantines télédéclarant depuis trois ans sont en avance sur les autres, leurs parts atteignant plus de 15 % en bio et plus de 32 % en « produits durables et de qualité ». Le ministère précise enfin que le bilan statistique complet, en cours de transmission au Parlement, sera prochainement publié dans la rubrique Documentation de la plateforme numérique « ma cantine ».


Par Agra

Viande : la consommation déclarée de veau progresse en restauration (sondage)

D’après une enquête Opinion Way pour Interbev (interprofession) présentée le 2 juin, la consommation déclarée de viande de veau progresse en restauration entre 2025 et 2019, alors qu’elle stagne à domicile. Parmi les 1 008 répondants consommateurs de viande interrogés en février, 20 % disent manger du veau au restaurant au moins une fois par mois (+6 points en six ans). À domicile, les consommateurs sondés sont 57 % à consommer du veau une fois par mois. Un pourcentage qui n’a pas varié significativement depuis 2019, date de la précédente étude. L’institut de sondage attribue la progression en RHD à la multiplication des restaurants « bouillons » (cuisine traditionnelle française bon marché) et italiens, où le veau est souvent présent. Dans le détail, Opinion Way constate une sur-consommation de veau au restaurant chez les hommes et chez les jeunes (moins de 34 ans), alors que les plus de 50 ans sont en retrait ; une répartition habituelle en matière de restauration. Selon les dernières estimations de l’Idele, la restauration (tous types confondus) représentait un quart de la consommation française de veau en 2022, et est approvisionnée à 54 % par de la viande importée. Il s’agit, comme pour l’ensemble des viandes, d’un marché en croissance.


Par Agra

Santé : pas d’aliments à base de soja en restauration collective, préconise l’Anses

« Le soja étant la principale source d’isoflavones, l’Anses recommande de ne pas servir d’aliments à base de soja en restauration collective pour éviter une surconsommation », indique un communiqué de l’agence sanitaire, qui a publié le 24 mars des travaux évaluant le risque sanitaire lié à ces molécules phytoœstrogènes. Parmi les produits qui en contiennent, on trouve par exemple des desserts, yaourts, boissons, steaks végétaux, tofus, biscuits apéritifs… L’Anses a établi deux valeurs toxicologiques de référence (VTR) par ingestion « à partir d’effets toxiques affectant le système reproducteur » : une pour la population générale (0,02 mg/kg de poids de corps/jour), une autre pour les femmes enceintes et en âge de procréer ainsi que les enfants prépubères (0,01 mg/kg de poids de corps/jour). Résultat : 76 % des enfants de 3 à 5 ans consommant ces aliments dépassent la VTR, de même que 53 % des filles de 11 à 17 ans, 47 % des hommes de 18 ans et plus, ainsi que des femmes de 18 à 50 ans. Par ailleurs, l’Anses recommande aux industriels et aux producteurs de « mettre en œuvre des techniques agronomiques et des procédés de fabrication permettant de produire des aliments en maîtrisant les teneurs en isoflavones ».


National | Par La rédaction

La restauration collective au service de la souveraineté alimentaire

Dans le cadre du salon de l’agriculture, la FNSEA a organisé une table ronde sur la restauration collective. Intitulée «Restauration collective : entre engagements et défis pour la valorisation d’une agriculture durable sur nos territoires», le débat a réuni plusieurs acteurs de ce secteur. Photo source Actuagri Le secteur de la restauration collective rassemble plus de 81 000 structures qui servent 3,6 milliards de repas par an pour un chiffre…


Par Elisa LLop

Restauration collective: la région Occitanie fédère ses achats avec des collectivités

Le conseil régional d’Occitanie annonce par un communiqué qu’un Groupement d’intérêt public (GIP) gère depuis le 28 février sa plateforme d’achats publics de produits régionaux Occit’alim, au bénéfice de la restauration scolaire de toute collectivité locale souhaitant y adhérer. Le GIP est constitué de la région et de 12 collectivités locales (département de l’Ariège, métropoles Toulouse et Montpellier, communauté d’agglomération du Sicoval, communes de Montpellier, Argelès-sur-Mer, Launaguet, Lavaur, Foix, Millau, Pujaudran et l’établissement public local d’enseignement du Val d’Aros). Créée en 2020 et approvisionnant aujourd’hui 172 lycées régionaux, la plateforme s’étend maintenant aux écoles et collèges de ses nouveaux membres. Ces derniers « s’investissent pour assurer des débouchés aux producteurs régionaux tout en proposant des produits locaux de qualité dans les restaurants collectifs », déclare la région dans le communiqué, en précisant que 130 producteurs régionaux sont référencés, qui fournissent 2000 produits dont plus de 50 % sous labels et 40 % en bio. Ces produits, peut-on voir sur la plateforme en ligne, sont de toutes filières : fruits-et -légumes, viandes, produits laitiers, etc.

Source: AGRA


Par La rédaction

Restauration collective : l’atteinte des objectifs «Egalim» semble stagner (ministère)

La part d’approvisionnement de la restauration collective en produits durables et de qualité selon la définition et les objectifs fixés par la loi Egalim a été de 25,3% dont 12,1% en produits bio selon les télédéclarations pour 2023 ; des chiffres «en légère baisse» par rapport à l’an passé (27,5-29% de produits Egalim, 13% de bio), qui s’expliquent «par l’augmentation du nombre de nouveaux déclarants», selon un communiqué du ministère de l’Agriculture. Le nombre de télédéclarations a en effet doublé cette année, s’est félicitée Annie Genevard, qui s’exprimait le 15 novembre à l’ouverture du comité du Conseil national de la restauration collective (CNRC). Pour autant, elles ne représentent que 21% des sites de restauration collective, et la ministre a souhaité que les télédéclarations montent en puissance. La ministre a aussi souhaité que la restauration collective, publique et privée, atteigne rapidement l’objectif Egalim de 50% d’approvisionnements durables et de qualité dont 20% de produits bio, sans pour autant prendre de nouvelles mesures en ce sens. «Dans une période de crises et de difficultés pour notre agriculture, il est essentiel que la restauration collective soit au rendez-vous des objectifs fixés par la loi», a-t-elle déclaré. Le bilan statistique de la télédéclaration 2024 (sur les approvisionnements de 2023) est en cours de finalisation et sera disponible dans la rubrique documentation du site ma cantine.