Mot-clé : Coopération agricole

Par Agra

Élection présidentielle : les coopératives agricoles présentent leurs priorités

À l’occasion d’une conférence de presse le 1er septembre, le nouveau président de la Coopération agricole (LCA) Jean-Luc Duval a présenté les demandes du réseau pour l’élection présidentielle. « Si vous voulez refaire de la France une puissance agricole, nous serons partenaires, a déclaré l’agriculteur normand. Si vous voulez en faire un grand parc naturel, on va avoir des problèmes. » LCA a présenté trois priorités. La première est intitulée : « sécuriser les moyens de production », ce qui inclut la « relocalisation des intrants stratégiques », les questions de gestion de l’eau (« stockage raisonné, REUT, adaptation »), la « modernisation des outils industriels ». La seconde priorité est d’« améliorer la compétitivité », en baissant « les impôts de production », en révisant le droit de la concurrence, et en préserver des « prix connectés aux marchés ». Jean-Luc Duval a redit son opposition au principe des tunnels de prix tels qu’adoptés dans la loi d’urgence cet été. La troisième et dernière priorité est d’« adapter et transformer les filières ». Pour ce faire, le réseau veut de l’aide pour « renforcer les fonds propres des coopératives », créer un « fonds mutualisé de transition et de gestion des risques agricoles », du soutien pour « accompagner la diversification des revenus agricoles », et pouvoir « flécher une partie de l’épargne des Français vers l’agriculture ».


Par Actuagri

Agrivoltaïsme : crainte d’une baisse des soutiens publics (organisations professionnelles)

Dans un communiqué paru le 28 juillet, la FNSEA et la Coopération agricole «dénoncent les orientations envisagées pour les prochains appels d’offres photovoltaïques de la Commission de régulation de l’énergie (CRE)». Selon les deux organisations agricoles, la commission prévoit «d’abaisser les niveaux de soutien» et de «mettre l’agrivoltaïsme en concurrence sur le seul critère du prix», ce qui menacerait «directement des centaines de projets agricoles partout en France.» Elles appellent le gouvernement «à suspendre les évolutions annoncées et ouvrir une concertation urgente avec les représentants du monde agricole», pour «garantir dès maintenant, une place spécifique et identifiable à l’agrivoltaïsme dans les futurs appels d’offres» ; «préserver les conditions de développement des projets déjà engagés» ; «retrouver une simplicité de réalisation pour le photovoltaïque sur bâtiments agricoles » ; et «donner rapidement de la visibilité sur les volumes et calendriers des futurs appels d’offres.»


Par Agra

Lait/tunnels de prix : les organisations de producteurs ne sont pas convaincues

Une semaine après l’adoption, dans la loi d’urgence agricole, d’une ouverture possible du principe de tunnel de prix à de nouvelles filières, les organisations de producteurs de lait de France OP Lait craignent, dans un communiqué paru le 27 juillet, que cette disposition, qui doit préalablement être activée par le gouvernement, ne transforme l’indicateur interprofessionnel « en prix plancher, voire en prix administré », et « fragilise la liberté de négociation des organisations de producteurs (OP) et de leurs associations ». Pour Loïc Adam, président de France OP Lait, cité dans le communiqué, « les indicateurs interprofessionnels (…) ne doivent pas se substituer à la négociation des OP ».

France OP Lait considère par ailleurs que ces dispositions « présentent une fragilité juridique, en raison de l’atteinte potentielle à la liberté contractuelle et au rôle reconnu aux OP par le droit européen ». De son côté, Yohann Barbe, le président de la FNPL (éleveurs, FNSEA), a indiqué le 22 juillet qu’il demandera la mise en place d’une expérimentation sur les tunnels de prix si aucun accord n’est trouvé au sein du Cniel (interprofession laitière) sur les indicateurs de prix d’ici la fin de l’année 2026. Pour rappel, la Fnil (industriels), la FCD (distributeurs) et la Coopération agricole sont opposés aux tunnels de prix.


Par Agra

Coopératives : Dominique Chargé quittera la présidence de LCA le 1er juillet

Dans un communiqué du 22 mai, La Coopération Agricole (LCA) a annoncé le départ de Dominique Chargé le 1er juillet prochain, après sept ans de mandat. Le syndicat rappelle que l’actuel président avait pris l’engagement, lors de sa réélection en décembre 2024, «de mettre un terme à son troisième mandat dès lors que la transmission de son exploitation serait achevée». Cette dernière arrivant à son terme, Dominique Chargé a donc par la suite manifesté sa volonté d’enclencher «le processus de renouvellement au conseil d’administration de janvier 2026. Sur proposition du bureau, le Conseil d’administration a engagé les modalités permettant l’élection d’un nouveau président lors de sa réunion du 18 juin», qui débouchera sur une prise de poste effective le 1er juillet. LCA précise que Dominique Chargé «poursuivra son engagement au service du modèle coopératif au sein du Conseil économique, social et environnemental (Cese) en tant que conseiller».


Par Agra

Luzerne déshydratée : la filière française mieux protégée qu’ailleurs du prix de l’énergie

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 7 avril, La Coopération Agricole (LCA) Luzerne de France a expliqué que la guerre au Moyen Orient, provoquant une hausse des coûts de l’énergie, affecte la filière hexagonale, mais bien moins que ses concurrents européens (Espagne, Italie etc.). « Nos usines de déshydratation sont largement décarbonées. Contrairement à d’autres pays, nos sites tournent à 100 % », précise Yann Martinet, directeur de LCA Luzerne de France. Ainsi, la France espère tirer au maximum son avantage compétitif sur le marché européen de la luzerne déshydratée, d’autant que l’Italie et l’Espagne sont davantage tournés vers le grand export. « Nous n’excluons pas de nous tourner à 100 % vers les clients européens en cas de prolongement du conflit », précise Pierre Bergoc. Mais « nous n’excluons absolument pas les autres débouchés du grand export, notamment les pays asiatiques […] Nous espérons placer quelques volumes en Chine, ayant obtenu l’autorisation d’y exporter en 2025 », pointe-t-il. Pierre Bergoc, directeur général de France Luzerne et de Désialis, représentant le plus important acteur de la commercialisation de la filière luzerne déshydratée, a indiqué avoir renforcé sa présence commerciale en Europe, via « l’embauche en janvier 2026 d’un commercial en Allemagne ». Un communiqué de LCA Luzerne de France précise que l’équipe commerciale des Pays-Bas a aussi été renforcée.


Par Agra

Ovins viande : chez Arterris, 21 € en plus par agneau pour produire en contre-saison

Dans un communiqué du 10 mars, la coopérative Arterris présente son « dispositif d’accompagnement financier » pour inciter à la production d’agneaux en contre-saison, axe central du plan de la filière pour augmenter la production française. Le groupe sudiste a déployé trois leviers financiers, le premier consistant en « un différentiel de prix de plus de 21 € par agneau par rapport aux périodes de pleine production ». À titre de comparaison, la cotation nationale moyenne (PMP) s’établissait à 9,73 €/kg carcasse au 23 février, pour un poids de carcasse situé en général autour d’une quinzaine ou d’une vingtaine de kilos. Arterris propose aussi une aide pour « inciter de nouveaux éleveurs à produire en contre-saison », ainsi qu’une « aide complémentaire, spécifique à la continuité de production pour les adhérents qui produisent plus de 30 % en contre saison ». Le groupe coopératif rappelle que la production ovine est « traditionnellement concentrée autour de Pâques », provoquant « un déficit marqué en contre-saison, entre septembre et décembre ». Dans le cadre des Conférences de la souveraineté, l’interprofession Interbev s’est fixée l’objectif d’un million d’agneaux supplémentaires d’ici 2030 (soit une croissance d’un tiers), grâce à l’accompagnement technique et la désaisonnalisation. Une feuille de route reprise par la Coopération agricole pendant le Salon de l’agriculture.


Par Agra

Conférences souveraineté : la Coopération agricole pousse les programmes opérationnels

À l’occasion des Assises du déclin agricole le 2 février, le président de la Coopération agricole, Dominique Chargé, a émis le souhait qu’il y ait « davantage de programmes opérationnels dans la Pac », pour mieux « orienter la production ». Interrogé en marge de l’évènement, l’éleveur explique qu’il souhaite en faire « un des éléments contributifs des conclusions des Conférences de la souveraineté ». Dans le détail, le vice-président de Terrena mise davantage sur la prochaine programmation de la Pac que l’actuelle, même s’il faut utiliser « toutes les latitudes ». Dans la déclinaison nationale de la Pac actuelle (PSN), la France avait prévu de réorienter 0,5 % des aides directes vers le cofinancement de nouveaux PO (hors filière fruits et légumes), pour un montant de 10 M€. Les secteurs suivants avaient été choisis : fourrages séchés ; plantes vivantes et produits de la floriculture ; veaux sous la mère Label rouge ; oléoprotéagineux et légumes secs ; et cuniculture. De nombreuses autres filières ont lorgné sur ces enveloppes, gérées par les organisations de producteurs (OP) : les filières luzerne, porc, lait conventionnel (Poplait) et bio – cette dernière a obtenu gain de cause en 2025 avec un programme opérationnel de 5 M€. Le secteur du riz avait finalement renoncé au dispositif.


Par Agra

Bio: les 10 propositions de La Coopération agricole pour relancer les filières

Dans un manifeste dévoilé au Salon Tech et Bio le 25 septembre, la Coopération agricole (LCA) fait 10 propositions pour « amplifier la sortie de crise et pour renouer avec le développement » de l’agriculture biologique, selon l’édito du président de la commission bio, Jérôme Caillé. En ce qui concerne le maillon amont de la production agricole, LCA appelle à « agir pour limiter les déconversions », qui ont bénéficié de budgets publics « conséquents », et à se fixer des objectifs de croissance « en lien avec les marchés ». Elle souhaite renforcer « l’ancrage » dans les « dynamiques locales (PAT, circuits courts, RHD relocalisée) ». Concernant le maillon de la transformation, LCA appelle à « soutenir les investissements dans les outils industriels adaptés au bio » : vu les coupes budgétaires du fonds avenir bio, LCA estime qu’il « est nécessaire que les dossiers bio soient éligibles à tous les appels à projets en faveur des transitions. » Elle appelle aussi à « inciter à la contractualisation ». Enfin, sur le volet soutien par la consommation, LCA propose d’expérimenter « la TVA différentielle sur les produits vertueux », de « dynamiser l’export », et d’« encadrer » les allégations environnementales sur les emballages à niveau européen.


Monde | Par Agra

Lait : les coopératives réfléchissent à une stratégie export

Les coopératives laitières veulent s’adapter à un contexte international chahuté, marqué par des crises économiques, politiques, sanitaires et environnementales difficiles à anticiper. Parmi les pistes : la diversification des marchés à l'export, la valorisation des savoir-faire et l’innovation pour élaborer des produits exclusifs. Alors que le renforcement des barrières douanières entre les États-Unis, la Chine et l’Europe risque d’amoindrir la capacité à exporter des opérateurs économiques, les coopératives laitières entendent…


Par La rédaction

Alimentation animale : la filière française atteint 84,4 % de soja non déforestant

Un communiqué commun du Snia (fabricants « privés » d’alimentation animale) et de la Coopération agricole Nutrition animale (coopératives) annonce le dépassement de l’objectif pour 2024 de 75 % de soja « durable » utilisé dans les usines. En effet, les signataires du manifeste des fabricants d’aliments pour la non-déforestation et la non-conversion d’écosystèmes – qui représentent la quasi-totalité de la production française – ont utilisé 84,4 % de ce soja « durable » l’an dernier, selon les deux syndicats. Le communiqué rappelle que l’objectif pour 2025 est de 100 % d’approvisionnements présentant des garanties de non-déforestation et de non-conversion. La filière française s’est ainsi engagée alors que l’application de la règlementation européenne de lutte contre la déforestation et la conversion d’écosystèmes a été reportée d’un an par les institutions européennes, soit au 30 décembre 2025. Elle s’appuie, précise le communiqué, sur des origines de soja « à faible risque » et respecte des « critères précis de traçabilité et de durabilité » compatibles avec les lignes directrices « soja responsable » de la fédération européenne de la nutrition animale (Fefac).

Source Agra