Mot-clé : Copa cogeca

Par Agra

Recherche : inquiétudes pour les futurs fonds dédiés au secteur

Plus d’une vingtaine d’organisations agricoles européennes (Copa-Cogeca, Euroseeds, croplife, europabio…) s’inquiètent, dans une déclaration commune du 7 avril, de la disparition des références à l’agriculture et à la bioéconomie dans le projet de rapport du Parlement européen sur le programme-cadre pour la recherche et l’innovation Horizon Europe 2028-2034. Le rapporteur parlementaire Christian Ehler (Allemagne, PPE), au sein de la commission de l’Industrie et de la recherche (ITRE), propose en effet de renommer le chapitre «Santé, biotechnologies, agriculture et bioéconomie» par le terme plus général de prospérité durable. «Si le changement de nom proposé peut sembler d’ordre technique ou éditorial, il comporte des implications pratiques et politiques importantes», préviennent les organisations agricoles. Alors que la proposition de cadre financier pluriannuel pour 2028-2034 pourrait conduire à une baisse importante de l’enveloppe de la Pac, les fonds consacrés à la recherche ou aux investissements stratégiques sont vus par le secteur agricole comme une bouée de secours. Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture devraient, de leur côté, adopter leur avis sur ce dossier lors de leur réunion du 8 avril sur la base du travail mené par le conservateur néerlandais Bert-Jan Ruissen. Il y insiste sur l’octroi de ressources budgétaires spécifiquement à la recherche et à l’innovation dans les domaines de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la bioéconomie. Mais une fois adopté, son avis sera adressé (parmi d’autres) à la commission ITRE qui a la main sur le dossier.


Par Agra

Visite de von der Leyen en Australie du 23 au 25 mars pour «renforcer les liens»

La Commission européenne a fait savoir, le 18 mars, que sa présidente, Ursula von der Leyen, se rendra en visite officielle en Australie du 23 au 25 mars afin de «renforcer les liens avec un partenaire de confiance et partageant les mêmes valeurs dans la région indo-pacifique» alors que les pourparlers commerciaux semblent entrer dans leur dernière ligne droite.

De son côté, le Premier ministre australien, Anthony Albanese a confirmé qu’il rencontrerait la présidente de la Commission européenne, le 24 mars à Canberra. Dans un contexte géopolitique complexe marqué par des tensions commerciales avec les Etats-Unis et la Chine, Ursula von der Leyen a fait de la conclusion des discussions avec l’Australie une priorité après avoir finalisé en 2026 celles avec les pays du Mercosur et l’Inde. Mais le sujet agricole demeure un point particulièrement sensible des négociations, notamment l’accès au marché de l’UE pour la viande rouge australienne. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont une nouvelle fois rappelé, le 17 mars, leurs «sérieuses inquiétudes quant à l’équilibre et l’équité du résultat».

Source Agra


Par Agra

Engrais : le Copa-Cogeca dévoile ses exigences concernant le futur plan d’action de Bruxelles

Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont publié, le 6 mars, un papier de position concernant le futur plan d’action sur les engrais que la Commission européenne doit présenter dans les prochains mois.

Le document du Copa-Cogeca contient des propositions à court, moyen et long terme afin «d’apporter un soulagement» et de «rétablir la stabilité du marché». Comme attendu, les organisations plaident pour la suspension immédiate du MACF (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) pour les engrais, mais aussi pour la suspension des droits de la nation la plus favorisée (NPF) et des mesures anti-dumping sur les importations d’engrais pour sécuriser l’approvisionnement. Elles souhaitent, en outre, des modifications ciblées, «sans délai», de la directive Nitrates, afin d’obtenir une plus grande flexibilité dans l’utilisation du fumier et d’autoriser l’usage du digestat au-delà des seuils actuels. Elles préconisent aussi l’harmonisation des règles pour développer à grande échelle les nutriments organiques et recyclés.

Le Copa-Cogeca conclut en indiquant que «ces mesures représentent le minimum nécessaire pour répondre à une crise que les agriculteurs dénoncent depuis des années».

Source Agra


Par Agra

Marchés publics : Bruxelles se penche sur les moyens de favoriser les produits alimentaires locaux

Les commissaires européens Christophe Hansen (Agriculture) et Stéphane Séjourné (Marché intérieur) ont lancé, le 5 mars, un dialogue sur l’alimentation, dont la première réunion était consacrée aux produits locaux et de saison. Ce forum de discussion avait été promis dans le cadre de la Vision sur l’agriculture et l’alimentation adoptée il y a un an. Bruxelles s’y engageait à proposer une législation sur les marchés publics pour que «le prix le plus bas ne soit plus le seul critère» lors de l’achat de produits alimentaires, afin de récompenser les efforts de qualité et de durabilité des agriculteurs.

Les parties prenantes participantes à l’évènement ont en particulier discuté de la manière dont ces marchés publics et les partenariats avec les collectivités locales pouvaient influencer les choix alimentaires. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) y ont insisté sur la nécessité «d’adopter des critères de meilleur rapport qualité-prix, intégrant la qualité, la sécurité, la durabilité et réduisant la dépendance aux importations qui ne respectent pas les normes de production de l’UE».

La prochaine session de ces dialogues sur l’alimentation, prévue plus tard dans l’année, portera sur la compétitivité de l’industrie agroalimentaire européenne.

Source Agra


Par La rédaction

Engrais: le Copa-Cogeca tire la sonnette d’alarme et fustige le MACF

«Les derniers chiffres de la Commission européenne confirment un effondrement spectaculaire et sans précédent des importations d’engrais azotés de l’UE suite à l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF)», s’alarment dans un communiqué du 13 février les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca). Selon les données recueillies par le Copa-Cogeca, en janvier 2026, l’UE n’a importé que 179.877 tonnes d’engrais azotés, contre 1,2 Mt en janvier 2025. «Les engrais azotés, directement concernés par le mécanisme de compensation des prix des engrais (CBAM), représentent environ 46% de la consommation totale d’engrais de l’UE, dont plus de 30% sont traditionnellement importés », rappelle-t-il. Et d’ajouter que parallèlement, les prix des engrais sur le marché intérieur continuent d’augmenter (+25% en janvier 2026 par rapport à la moyenne de 2024) et «les niveaux de stocks sont tout aussi préoccupants» (seulement 45 à 50% des besoins en engrais des agriculteurs pour la récolte 2026 sont couverts). Le Copa-Cogeca exige donc, une nouvelle fois, «la suspension immédiate du MACF sur les engrais» ainsi que des mesures structurelles pour garantir la disponibilité et l’accessibilité financière des engrais à long terme au sein de l’UE. La Commission européenne est en train de finaliser un plan d’action sur les engrais qu’elle devrait présenter dans les prochains mois.


Par Agra

UE/Inde : conclusion des négociations commerciales, baisse des droits pour le vin

Comme prévu, l’UE et l’Inde ont annoncé, le 27 janvier, la conclusion des négociations concernant leur accord de libre-échange, « le plus important de ce type jamais conclu par l’une ou l’autre des parties », indique Bruxelles. Cette possibilité a été facilitée par l’exclusion des principaux produits agricoles sensibles, point d’achoppement des discussions jusqu’à présent. L’UE va donc maintenir ses droits de douane actuels sur le bœuf, le sucre, le riz, la volaille, le lait en poudre, le miel, les bananes, le blé tendre, l’ail et l’éthanol. Et elle devrait ouvrir des « contingents calibrés » pour les importations de viande ovine et caprine, de maïs doux, de raisins, de concombres, d’oignons séchés, de rhum à base de mélasse et d’amidons. En échange, Bruxelles obtient une réduction des tarifs douaniers sur plusieurs produits dont les boissons alcoolisées, un de ses intérêts offensifs majeurs dans les pourparlers. Dans le détail, les droits de douane indiens sur le vin, marché réputé fermé, vont passer de 150% à 75% à l’entrée en vigueur, puis à 20 % (segment haut de gamme, plus de 10 €) et 30 % (moyenne gamme, entre 2,50 € et 10 €) après 7 ans. Les droits de douane sur l’huile d’olive passeront de 45 % à 0 % sur cinq ans. En outre, les droits de douane indiens sur la viande ovine passeront de 33 % à 0 % alors que ceux pour les saucisses seront abaissés à 50 % (contre plus de 110 % actuellement). Enfin, comme pour l’accord avec le Mercosur, le texte prévoit la mise en place d’un mécanisme de sauvegarde bilatéral en cas perturbation du marché. Il va, à présent, suivre la procédure classique de conclusion des accords commerciaux de l’UE.

L’accord commercial conclu entre l’Union européenne et l’Inde est «une avancée significative et équilibrée» pour le commerce agroalimentaire, a salué le 27 janvier le Copa-Cogeca. Ce traité «renforce l’accès à un marché clé, tout en reconnaissant clairement le besoin de protection des secteurs les plus sensibles de l’agriculture européenne et de son modèle de production», souligne le comité. En réduisant de manière substantielle ou en éliminant des droits de douane jusqu’ici prohibitifs sur certains produits – aliments transformés, huile d’olive, jus de fruits, vins et spiritueux – il crée des opportunités d’exportation significatives».« L’exclusion des produits les plus sensibles de cette libéralisation (tarifaire), dont le bœuf, le sucre, le riz, la volaille et le miel, reflète une approche pragmatique et responsable». À l’inverse les vins et spiritueux européens verront, sur sept ans, les droits indiens passer de 150% à 20% pour les vins de plus de 10 euros la bouteille (et 30% pour les moins chers), de 150% à 40% pour les spiritueux et la bière de 110% à 50%. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) a salué «une avancée considérable», au moment où le secteur affronte des droits accrus aux États-Unis, son principal marché à l’export, et peine en Chine.


Par Agra

UE-Mercosur/Pac/MACF : plus de 10 000 agriculteurs attendus à Bruxelles

Le 18 décembre, «plus de 10.000 agriculteurs venus de toute l’Europe se rassembleront à Bruxelles pour une manifestation qui s’annonce historique», promettent les organisations et coopératives agricoles de l’agricole (Copa-Cogeca). Une manifestation qui se tiendra à la veille de la réunion des chefs d’Etats et de gouvernement qui auront une première discussion sur le futur cadre financière pluriannuel de l’UE. Dans un manifesto publié pour l’occasion, le 15 décembre, le Copa-Cogeca précise ses trois grandes exigences pour la Pac, la simplification et la politique commerciale de l’UE. Il demande tout d’abord une Pac forte (avec deux piliers distincts), commune et bien dotée financièrement. Sur le volet de la simplification, il souhaite le report de l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour les engrais, un allégement significatif de la législation environnementale (restauration de la nature, émissions industrielles, nitrates…) et l’accélération des autorisations de produits alternatifs de protection des plantes. Enfin concernant le commerce, le Copa-Cogeca appelle à rejeter l’accord avec le Mercosur, à renforcer la réciprocité et à imposer des clauses de sauvegarde dans les accords (notamment avec l’Ukraine, les Etats-Unis ou le Maroc).


Europe | Par Actuagri

Des mesures pour soutenir le renouvellement des générations

La Commission européenne a présenté le 21 octobre sa « stratégie pour le renouvellement des générations dans l'agriculture ». Jeunes agriculteurs et le Copa-Cogeca soulignent le manque de souffle de ce projet. © iStock-fotokostic Cette stratégie définit une feuille de route pour soutenir les jeunes agriculteurs et attirer davantage de personnes vers l'agriculture. Elle a pour ambition de doubler la part des jeunes agriculteurs dans l'UE d'ici à 2040, l'objectif…


Par Agra

UE/Mercosur : l’accord sera bien présenté le 3 septembre malgré l’opposition du secteur agricole

Comme pressenti, l’adoption du partenariat entre l’UE et le Mercosur sera bel et bien à l’ordre du jour de la réunion du Collège des commissaires européens prévue le 3 septembre. Suivant le même schéma que l’accord entre l’UE et le Chili signé en 2023, la Commission européenne devrait soumettre à l’approbation des commissaires, un accord de partenariat ainsi qu’un accord intérimaire sur le commerce. Cette adoption devrait ainsi déclencher la prochaine phase du processus de ratification qui impliquera le Conseil de l’UE mais également le Parlement européen. Une perspective qui n’est pas du goût des représentants professionnels du secteur agricole. Dans un communiqué du 2 septembre, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) qualifient ce processus de « passage en force politique » qui envoie un nouveau « signal négatif » après les propositions de coupes dans le budget de la Pac et l’octroi des concessions dans le cadre de l’accord UE/États-Unis.


Par Agra

UE/Mercosur : le Copa-Cogeca veut des mesures contraignantes, pas une déclaration politique

Alors que la présentation de l’accord de libre-échange UE/Mercosur au Conseil de l’UE semble imminente, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) rappellent leur ferme opposition. À l’occasion d’une conférence de presse le 19 juin, la secrétaire générale du Copa-Cogeca, Elli Tsiforou, a affirmé que le lobby agricole attendait des mesures contraignantes sur les clauses de sauvegarde et non une simple déclaration politique. En effet, l’ajout d’une annexe mentionnant des mesures de sauvegarde sur l’agriculture est l’une des hypothèses évoquées afin d’obtenir l’assentiment des États membres au Conseil de l’UE. De son côté, le président du Copa, l’italien Massimiliano Giansanti (Confagricoltura), a insisté sur le manque de réciprocité des normes de production entre l’UE et les pays du Mercosur, rendant l’accord impossible à accepter pour les agriculteurs. « Dans notre histoire (du Copa-Cogeca, NDLR), c’est le seul accord de libre-échange qui suscite l’opposition unanime des membres », a précisé Elli Tsiforou. Au-delà du contenu, la question du cadre juridique qui sera choisi par la Commission européenne représente un enjeu majeur pour l’organisation.

source: Agra