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Par Agra

Prix du lait : dans l’Ouest, la FRSEA lance « un dernier avertissement » avant le Space

Alors que les prix du lait reculent depuis l’automne 2025, la FRSEA Ouest (Bretagne et Pays de la Loire) lance, dans un communiqué du 10 août, un « dernier avertissement » aux industriels. Le syndicat exige « des réponses concrètes et des engagements précis de la part des transformateurs laitiers avant le Space » (du 15 au 17 septembre à Rennes), faute de quoi « les éleveurs sauront se faire entendre ». Cela fait déjà
« plusieurs mois » que la FRSEA alerte sur « la dégradation du prix du lait ».

Après un début 2026 marqué par une production laitière trop importante, « les faits ont changé », martèle-t-elle. Le syndicat souligne que « la collecte laitière a nettement reculé dans l’Ouest » en avril, mai et, encore plus en juin, notamment en raison des canicules. « Dans le même temps, les marchés des principaux produits industriels se stabilisent », mais « les producteurs ne voient toujours aucune revalorisation ». La FRSEA déplore le « silence total » des industriels, alors que « les exploitations traversent une période particulièrement difficile » (sécheresse et canicules, hausse des charges, manque de fourrages, etc.).


Par Actuagri

Union européenne : des mesures de soutien pour compenser la hausse des prix des engrais

La Commission européenne a adopté, le 31 juillet, des mesures destinées à aider les agriculteurs confrontés à la forte hausse des prix des engrais et à soutenir la sécurité alimentaire de l’Europe. Ainsi, un nouveau dispositif de soutien de crise au titre du développement rural, destiné à améliorer la trésorerie des exploitations agricoles, pourra être cofinancé à hauteur de 65 % au maximum par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Les États membres peuvent compléter ce financement par une contribution nationale pouvant atteindre 200 %. Ce dispositif pourra mobiliser des fonds inutilisés « qui risqueraient autrement d’être perdus », précise la Commission. Par ailleurs, afin d’améliorer la trésorerie des exploitations, les États membres ont la possibilité de verser aux agriculteurs des avances sur les paiements directs avant le 16 octobre. Enfin, les États membres disposeront d’une plus grande souplesse pour faire face aux conséquences de la hausse des prix des engrais, en adaptant les montants alloués aux paiements directs pour l’année civile 2027. Ces mesures complètent l’ensemble de mesures de soutien financier de 540 millions d’euros annoncé dans le plan d’action sur les engrais.


Par Actuagri

Engrais : après le lancement de son aide, Genevard appelle à la responsabilité sur les prix

Quelques jours après le lancement du guichet d’aide à l’achat d’engrais, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard appelle, dans un communiqué du 28 juillet, « à la responsabilité de tous quant aux prix pratiqués depuis l’annonce de l’aide à l’achat d’engrais, destinée à sécuriser la campagne 2027 ». A l’issue d’une réunion de la filière engrais (importateurs, producteurs etc.) le même jour, la ministre fait état « de premières remontées faisant état de possibles tensions sur les prix». Au cours de cette réunion, elle a souligné «sans préjuger de leur réalité (…) la nécessité d’une vigilance collective afin que le soutien public bénéficie pleinement aux agriculteurs », peut-on lire dans le communiqué. Annie Genevard a aussi rappelé « l’effort exceptionnel de 145 M€ consenti par la Nation et la Commission européenne » pour inciter les producteurs à couvrir leurs besoins. Ainsi, l’aide « ne saurait alimenter des marges supplémentaires ou des comportements opportunistes ». Le ministère de l’agriculture s’engage à suivre l’évolution des prix des engrais azotés simples durant la période d’éligibilité du dispositif, courant jusqu’au 30 septembre prochain. Un point sera réalisé le 1er octobre pour décider d’un éventuel prolongement du dispositif d’aide. Rappelons que bon nombre de professionnels de la filière ont critiqué cette fenêtre d’éligibilité aux aides, la jugeant bien trop courte pour être efficace.


Par Agra

Céréales : les prix du blé tendre et du maïs au plus haut depuis plus de deux ans

Lors de la séance du 22 juillet, les prix du blé tendre sur Euronext ont clôturé en spot à 244,25 €/t, soit un niveau plus observé depuis juin 2024, et en hausse de 9,50 €/t par rapport à la veille. Ceux du maïs s’affichent à 259 €/t, en progression de 2,75 €/t en spot, soit un plus haut depuis mars 2023, mais de 8 €/t sur les échéances nouvelle récolte. Le principal facteur haussier est l’intensification des combats entre Ukrainiens et Russes sur la zone mer Noire.

Le principal port d’exportation de blé tendre de Russie, Novorossiysk, aurait décidé de suspendre les chargements nocturnes, en raison des attaques de drones ukrainiens, rapportent des sources privées au média Reuters le 22 juillet. Rappelons que c’est par la mer Noire que deux des plus gros exportateurs internationaux de grains et dérivés (blé tendre pour la Russie, maïs et huile de tournesol pour l’Ukraine) font transiter leurs marchandises (dont le plus gros exportateur en blé tendre, à savoir la Russie). À cela s’ajoutent des inquiétudes sur la production de blé de printemps aux États-Unis, sachant que la production de blé tendre en France s’avère plutôt décevante. Rappelons qu’Argus Media (ex-Agritel) table désormais sur un volume 2026 à seulement 30,8 Mt.


Par Actuagri

Les pressions sur les prix du maigre « injustifiées » selon la FNB

Les pressions que subissent les éleveurs sur les prix des bovins sont « totalement injustifiées », assure la fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué du 21 juillet. Le syndicat déplore en effet qu’alors que les prix semblaient se stabiliser, des exigences de baisse se manifestent sur les prix des bovins maigres en raison d’une baisse de la demande à l’export. « Contrairement aux fake news qui circulent, le prétexte d’un prétendu arrêt de l’export ne tient pas », écrit la fédération. « Sur juin et juillet, près de 150 000 animaux vifs ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne, soit un niveau équivalent à celui de 2025. » En parallèle, les disponibilités ne vont pas s’améliorer. En effet il manquera au moins 70 000 broutards sur le 2ème semestre 2026 du fait des baisses de naissance. « Dans ces conditions, comment justifier aujourd’hui des pressions à la baisse sur le prix des broutards ? » La FNB dénonce la répétition de « rumeurs non fondées de certains opérateurs » et demande au ministère de l’Agriculture « de faire toute la lumière sur ces pratiques et de garantir le bon fonctionnement du marché ».


Par Agra

Lait bio : hausse de la collecte et des prix au 1er trimestre 2026

Le lait biologique reprend des couleurs au premier trimestre 2026 si l’on en croit la dernière note de conjoncture mensuelle sur la filière lait de vache de FranceAgriMer. La collecte est orientée à la hausse à +3,6 % au premier trimestre 2026, comparé à la même période de 2025, grâce à la qualité des fourrages, et alors que les livreurs continuent à être de moins en moins nombreux. Le prix standard du lait biologique s’est amélioré de 3,1% à 521,8 €/1000 litres. Les fabrications sont aussi en progression au T1 2026 : le lait conditionné bio a augmenté de 1,6 %, les yaourts ont augmenté de 10,2% et les desserts lactés frais ont également été très soutenus à + 39%, mais les fabrications de beurre sont en léger retrait.

En revanche, les achats des ménages sont mitigés selon les données Worldpanel by Numerator. Les quantités achetées ont reculé pour le lait conditionné de 5,7 % et pour le beurre de 19,3 %. L’ultra-frais a été en hausse grâce aux progressions des quantités achetées de desserts frais (+ 6,4 %) et de fromages frais (+ 8,2 %), tandis que les volumes de yaourts ont reculé de 7,6 %. « Cette divergence entre fabrications et achats des ménages suggère que la consommation en restauration hors domicile est restée solide en ce début d’année 2026 », selon FranceAgriMer.


Par Agra

Bovins viande : les prix des vaches rebondissent, pas ceux des jeunes bovins

Après plusieurs semaines de baisse, les cotations nationales des vaches (entrée abattoir) ont connu un rebond en semaine 22 (du 25 mai), apprend-on dans le bulletin hebdomadaire d’Interbev publié le 4 juin. Par rapport à la semaine précédente, les vaches U gagnent 8 ct€/kgéc, contre 2 ct€/kgéc pour les vaches R et 3 ct€/kgéc pour les vaches O. « Les cours des vaches avaient un peu reculé après Pâques mais cette période semble se clôturer », observait l’Institut de l’élevage (Idele) dès le 28 mai dans son bulletin Tendances, notant que « les effectifs se présentant à l’abattage restent toujours très faibles ».

« Le marché s’est réajusté sur quasiment toutes les catégories et montre à présent des signes de stabilisation. » Les prix des broutards exportés vifs se stabilisent, tandis que ceux des jeunes bovins (JB) engraissés en France continuent leur chute (-4 ct€/kgéc en semaine 22, pour les conformations U et R). Due « traditionnellement à une demande qui diminue après l’hiver », cette baisse saisonnière est « particulièrement marquée » cette année, dans un contexte de « baisse de pouvoir d’achat en Europe », analyse l’Idele. En hausse quasi continue depuis 2024, les cours de tous les bovins ont chuté en avril ; une baisse « injustifiée » pour la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), qui a déclenché des actions syndicales.


Par Agra

Relations commerciales : un rapport sénatorial demande plus de transparence

Après six mois de travaux, et près de 200 responsables auditionnés, la commission d’enquête sénatoriale sur les marges des industriels et des distributeurs a dévoilé son rapport le 21 mai. La rapporteur Antoinette Guhl (écologiste) et la présidente de la commission Anne-Catherine Loisier (centriste) émettent 24 recommandations, dont plusieurs portent sur la transparence en rendant obligatoire «l’affichage des marges sur les produits non transformés, en priorité les fruits et légumes, voire sur les produits transformés labellisés (bio, AOP, Label rouge)», en rendant publique, chaque année, «la comparaison entre l’évolution des prix de vente aux consommateurs et celle des tarifs négociés avec les fournisseurs» ou encore en faisant apparaître la part de matière première agricole française lorsqu’un transformateur a recours à l’option 3.

Le rapport préconise aussi d’encadrer le recours aux centrales d’achat européennes en excluant de leur champ les entreprises dont les produits intègrent au moins 80 % de matière première agricole française ou qui produisent et vendent majoritairement en France. Autres recommandations : imposer aux distributeurs une déclaration annuelle des flux financiers avec les centrales d’achats et de services européennes et rendre publique les montants des marges arrière.

Source Agra


Par Agra

Foncier : l’inflation s’est tassée pour les terres et près en 2025, les vignes plongent encore

Le marché du foncier agricole a globalement confirmé en 2025 les tendances de prix des années précédentes, selon une présentation le 21 mai par la FNSafer. En hausse «mesurée», les terres et prés libres s’affichent à 6 460 €/ha (+0,9 %), soit une inflation contenue par rapport à 2024 (+3,2 %). Les zones de grandes cultures grimpent à 8 150 €/ha (+4,2 %), portées par de meilleures récoltes. Tandis qu’en élevage bovin, à 4 740 €/ha (-1 %), les prix reculent  «dans une conjoncture toujours porteuse pour la viande mais baissière en fin d’année pour le lait». Une quatrième augmentation consécutive est observée pour les terres et prés loués, à 5 350 €/ha (+2,5 %).

De leur côté, les vignes AOP plongent encore, à 171 400 €/ha (-2,9 %). Cette tendance cache des situations encore plus variées qu’en 2024. La baisse des prix s’accentue dans les bassins Sud-Ouest (-28,1 %) et Bordeaux-Aquitaine (-23,8 %), la quasi-totalité des appellations girondines subissant un décrochage. À l’inverse, la hausse se poursuit en Bourgogne-Beaujolais-Savoie-Jura (+3,9 %), soutenue par la Côte-d’Or et les meilleurs terroirs de Champagne. Une stabilité est notée en Languedoc-Roussillon (-0,2 %). Enfin, la crise s’accentue dans le Cognac. Cela fait chuter de moitié le prix des vignes à eaux-de-vie AOP, à 23 200 €/ha (-54,5 %).

Source Agra


Par Agra

Bovins viande : le marché « se réajuste », « pas de raison » que la baisse s’accentue (Idele)

La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours devraient globalement « rester élevés » dans les prochains mois, indique Caroline Monniot, responsable du service Économie des filières à l’Idele. « Le marché est en train de s’équilibrer après une phase de forte hausse des cours » ces dernières années, provoquée par la pénurie d’animaux généralisée sur le Vieux continent. En l’absence de surplus structurel d’offre, « il n’y a aucune raison que les prix baissent sur la durée », affirme l’experte de l’Institut de l’élevage. « Les acteurs craignaient un afflux de vaches laitières en raison du retournement de la conjoncture laitière, mais il n’a pas eu lieu. Même si les réformes se sont un peu accélérées, on n’observe pas d’afflux massif, car les cheptels laitiers européens se sont déjà fortement réduits ces deux dernières années. » Plus largement, « on ne retrouvera pas les prix d’avant 2024, car on a franchi des clapets qu’on ne refranchira pas dans l’autre sens : dans toute l’Europe, les coûts de production sont enfin couverts, alors que ce n’était pas le cas avant ». Selon elle, « les filières ont pris conscience que la décapitalisation est aussi liée à une rémunération insuffisante des éleveurs ».