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Par Agra

Budget de l’UE 2027 : le Parlement européen souhaite revoir à la hausse les fonds agricoles

La plénière du Parlement européen a validé, le 20 octobre à Strasbourg, sa position concernant le projet de budget de l’UE pour 2027, proposant un ajout de 1,17 milliard d’euros (Md€) à la proposition de la Commission européenne, soit 194 Md€. Une hausse qui devrait toucher les fonds liés à l’agriculture. Concrètement, les eurodéputés souhaitent que le financement du Fonds européen agricole de garantie (Feaga), le premier pilier de la PAC, soit augmenté de 85 M€, dont 20 M€ supplémentaires à destination des jeunes agriculteurs. En outre, ils plaident pour un ajout de 85 M€ pour le programme Life (environnement). Enfin, l’hémicycle strasbourgeois appelle à augmenter le financement du mécanisme de protection civile de 80 M€ afin de mieux répondre aux catastrophes naturelles, après avoir été fortement sollicité cet été face notamment aux nombreux feux de forêts ayant touché l’UE.

S’ouvrent à présent trois semaines de négociations avec le Conseil de l’UE, qui, de son côté, a adopté sa position en septembre, afin de parvenir à un accord sur le budget de l’année prochaine. Le premier cycle de négociations devrait avoir lieu dès le 3 novembre.

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Chambres d’agriculture : nouveau bureau et sortie de crise en vue en Lozère

Lundi 28 septembre, la chambre d’agriculture de Lozère a voté son budget, après avoir renouvelé son bureau le 7 septembre, selon les informations de l’AFP. La structure était dans une situation de blocage depuis les élections Chambre de 2025, et le budget n’avait pu être approuvé.

Lors de ces élections, la CR avait obtenu 13 élus sur 18 dans le collège 1 (chefs d’exploitation), mais les autres collèges du monde agricole (salariés, retraités, coopératives…) avaient renversé la tendance pour arriver à une égalité parfaite ; la présidente sortante Christine Valentin avait finalement été élue au bénéfice de l’âge. Mais la CR contestait ce résultat et avait refusé en novembre 2025 de voter le budget 2026 et le budget rectificatif 2025.

Un nouveau bureau directeur a été élu le 7 septembre 2026, comprenant cinq élus de la liste CR et indépendants, cinq de l’union JA/FDSEA et un de la Confédération paysanne. Jean-Luc Boulet, la tête de liste « CR et indépendants » en 2025 (qui n’a depuis pas repris sa carte à la CR, comme deux autres des élus de cette liste au bureau), indique avoir accepté d’entrer au bureau pour « construire un budget qui corresponde aux attentes de la majorité des agriculteurs lozériens ».


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Sécheresse : les ministres de l’Agriculture de l’UE espèrent des fonds dans le prochain budget

Conscients que les fonds européens manquent, alors que 540 M€ ont déjà été débloqués avant l’été pour faire face l’envolée des prix des engrais, les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis les 7 et 8 septembre à Dublin pour une réunion informelle, comptent surtout sur Bruxelles pour faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre de la Pac et des obligations environnementales dans les prochains mois. Le commissaire européen Christophe Hansen doit faire le point sur la situation le 8 septembre.

Lors d’un échange avec la presse le 7 septembre en marge de la réunion, il a indiqué que les yeux des ministres étaient surtout tournés vers le prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034, et en particulier l’« objectif rural » qui devrait représenter au minimum 10 % des fonds des plans de partenariats nationaux et régionaux. Il estime que cet argent pourra être largement consacré à des investissements dans l’irrigation et la gestion de l’eau. Quelque 15 % du fonds « Next Generation EU » ont déjà été utilisés en Espagne pour moderniser les systèmes d’irrigation, a souligné le ministre espagnol Luis Planas. Il plaide aussi pour la création d’un réseau européen afin de soutenir les systèmes d’assurance.


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Sécheresse : Lecornu promet un «plan de sauvetage» puis un «plan de relance»

Sébastien Lecornu a promis le 30 août «un plan de soutien et de sauvetage» pour aider les agriculteurs à «passer l’hiver» après un été de sécheresse, puis «un plan de relance pour 2027» pour la filière, dans un entretien accordé au Parisien. «L’agriculture, c’est mon dossier numéro un de la rentrée. Il faut agir et vite», a déclaré le Premier ministre. «La ministre Annie Genevard a démarré les consultations, je vais m’y impliquer à ses côtés. On va faire du sur-mesure. Ces dispositions seront dans le budget 2027», a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement a par ailleurs annoncé le prolongement des aides à l’achat de carburant, pour «les filières impactées et les travailleurs les plus modestes». Les modalités de cette reconduction n’ont pas été précisées.

A l’issue du conseil des ministres le 24 août, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon avait indiqué que l’exécutif «travaill(ait) à une reconduction» des aides pour les secteurs les plus exposés à la hausse des prix du carburant. Les aides destinées aux secteurs les plus exposés, que sont l’agriculture, la pêche, le BTP et le transport expirent le 31 août. La porte-parole du gouvernement avait assuré : «nous ne laisserons aucun secteur sur le carreau».

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Forêts : le gouvernement promet un plan d’investissement face au changement climatique

Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé le 20 juillet que les moyens consacrés au renouvellement forestier seraient « très importants » dans le prochain budget, sans dévoiler les détails du plan forêt présenté aujourd’hui. Rappelant que le gouvernement compte porter le Fonds vert à un milliard d’euros, après avoir réduit sa dotation de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837 millions d’euros (M€) dans le budget 2026, M. Lefèvre a indiqué que 438 M€ avaient été consacrés au « renouvellement forestier » depuis 2021. « La forêt est en première ligne face au dérèglement climatique (…) et ce qui était impensable il y a de ça quelques années encore, c’est-à-dire que les forêts au nord de la Loire connaissent de tels épisodes de sécheresse » et des incendies, est devenu « malheureusement possible » a souligné M. Lefèvre, lors d’un déplacement ans la forêt de Chantilly (Oise). Ces quinze derniers jours, en forêt de Chantilly, « l’ONF a éteint trois départs de feux », a expliqué Daisy Copeaux, directrice du Domaine forestier et immobilier du château de Chantilly. Face aux multiples incendies de forêts liés à la canicule et la sécheresse, Mme Barbut a annoncé le 15 juillet vouloir réunir « prochainement l’ensemble des acteurs de la forêt, ainsi que les entreprises et les financeurs, pour engager un grand plan d’investissement pour la forêt française » sans en préciser les détails et les modalités de financement.


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Budget du ministère de l’Agriculture : Bercy propose 100 millions d’euros de moins en 2027

Le gouvernement a publié le 16 juillet son projet de dépenses pour un budget 2027 «de sauvegarde républicaine», selon le ministre des Comptes publics David Amiel, marqué par une hausse des dépenses de l’État quatre fois inférieure à l’inflation, hors défense et intérêts de la dette. Bercy a transmis la veille aux commissions des Finances du Parlement ce document annuel fixant les «plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027», le «tiré à part» en jargon budgétaire, dont l’AFP a obtenu une copie.

En juin, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait écrit aux ministres pour leur demander de revoir à la baisse leurs demandes initiales. Résultat, hormis la hausse des dépenses de Défense (+6,4 milliards d’euros) et la charge de la dette (+12,3 milliards), le gouvernement affiche l’ambition de limiter l’an prochain la progression des dépenses ministérielles à 0,4%, «soit quatre fois moins que l’inflation attendue en 2027». Ainsi, hors Défense, les crédits des ministères n’augmenteront que de 1,5 milliard d’euros au total, à raison de 1,5 milliard d’euros pour l’Écologie, notamment après les épisodes de canicule, 0,8 pour l’Enseignement scolaire, 0,6 pour la Recherche et l’enseignement supérieur, ou 0,4 pour la Justice. En revanche, la mission Travail perdrait 2,8 milliards, l’Aide publique au développement 0,3, les missions Agriculture et Santé 0,1 milliard chacune.


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Promotion agricole de l’UE : quinze organisations préoccupées par la baisse du budget en 2027

Après le cercle de réflexion Farm Europe, quinze organisations agricoles et agroalimentaires de l’UE (dont le Copa-Cogeca) s’inquiètent à leur tour de la baisse « drastique » envisagée pour le budget de la promotion en 2027. Dans une lettre conjointe à l’attention du commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen publiée le 6 juillet, ces organisations exhortent Bruxelles à maintenir les montants à au moins 205 millions d’euros, contre 112 M€ dans la proposition actuelle (-45%).

Elles estiment notamment qu’une telle baisse budgétaire risque de mettre en péril la stabilité des programmes de promotion. Elles soulignent également une contradiction vis-à-vis de la nécessité pourtant mise en avant à plusieurs reprises par la Commission européenne de diversifier les marchés d’exportation. Pour l’heure, l’exécutif européen a indiqué que les montants évoqués ne sont pas définitifs et qu’il n’est pas nécessaire d’en tirer des conclusions. Une lettre rectificative est ainsi prévue pour le mois d’octobre et Bruxelles tentera de compléter les fonds. Dans l’intervalle, la question reviendra sur la table des ministres de l’Agriculture qui en discuteront lors de leur réunion du 13 juillet à Bruxelles.


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Budget de l’UE : les Vingt-sept toujours aussi divisés

Les ministres des affaires européennes se sont montrés une nouvelle fois divisés, lors de leur réunion du 26 mai à Bruxelles, concernant le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034.

Deux camps en particulier continuent de s’opposer : d’un côté le groupe des pays dits «frugaux» – constitué de contributeurs nets au budget de l’UE issus du nord de l’Europe – et de l’autre les autoproclamés «Amis de la Cohésion» et accessoirement de la PAC regroupant les pays d’Europe centrale et orientale mais aussi du sud de l’UE. Ces derniers ont adopté, la veille, une déclaration commune signée par 16 délégations emmenées par la Roumanie (Espagne, Italie, Pologne…) dans laquelle elles déplorent que «la politique de Cohésion, les politiques agricoles et de la pêche soient les seules à subir des réductions en termes réels, malgré l’augmentation globale de la taille du nouveau CFP». Neuf États membres contributeurs nets au budget (Suède, Danemark, Finlande, Autriche, Pays-Bas, Allemagne, France, Irlande et Belgique) se sont, eux, réunis pour un petit déjeuner le 26 mai. L’Allemagne notamment a plaidé pour un budget restreint focalisé sur les nouvelles priorités comme la défense et la compétitivité. La France, la Belgique ou l’Irlande se sont placées dans une position intermédiaire plaidant pour le maintien du budget alloué à la PAC.

Dans ce contexte, la présidence chypriote du Conseil de l’UE prévoit de présenter le 10 juin un premier projet de cadre pour les négociations budgétaires à venir (appelé «négo box»).

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Budget la PAC : la commission des Budgets du Parlement européen se prononce pour une hausse de 139 Md€

La commission des Budgets du Parlement européen a adopté le 15 avril (par 26 voix contre 9 et 5 abstentions) un projet de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE proposant une augmentation de 139,31 milliards d’euros du budget de la PAC. Les eurodéputés souhaitent réintroduire le second pilier de la PAC (supprimé par la Commission européenne dans sa proposition initiale) avec une enveloppe pour les zones rurales de 106,41 Md€. L’enveloppe consacrée aux aides aux revenus serait, elle, revue à la hausse de 26,6 Mrd€.

Au total, le budget de la PAC devrait donc atteindre donc 433 Mrd€ sur la période (contre 293,7 Md€ dans la proposition de Bruxelles), demandent les élus de la commission des Budgets. Globalement, ils se sont prononcés pour une augmentation de 10% du CFP répartis de manière égale entre les différentes rubriques. Bien que le rapport ne modifie pas la structure proposée par la Commission, les eurodéputés préviennent qu’ils «s’opposent fermement à la renationalisation du budget européen, rejettent l’idée d’une Union « à la carte » et avertissent que l’approche consistant à établir un plan par État membre pourrait porter atteinte aux politiques de l’UE, réduire la transparence et créer une concurrence entre les bénéficiaires».

Cette position sera soumise à un vote en plénière le 29 avril. Les États membres eux sont encore loin d’avoir une position dans ce dossier. Réunis à Nicosie (Chypre) les 23 et 24 avril, les dirigeants européens aborderont cette question avec l’objectif très ambitieux fixé par le président du Conseil européen, António Costa, d’aboutir à un accord d’ici la fin de l’année.

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Future PAC : divergences au Parlement européen sur les indicateurs de performance

Les eurodéputés de la commission de l’agriculture ont entamé, le 8 avril, l’examen du cadre de suivi de la performance du futur budget de l’UE dont celui de la PAC. La rapporteur pour avis de la Comagri, la sociale-démocrate allemande Maria Noichl propose notamment dans son projet de réintroduire des indicateurs d’impact afin d’assurer un suivi des grandes tendances environnementales, économiques et sociales sur le moyen terme.

«L’efficacité et les changements concrets ne peuvent être correctement évalués qu’à travers l’impact» et «les États membres collectent déjà ces données», justifie Maria Noichl. Elle souhaite aussi «réintroduire la possibilité de demander aux États membres un plan d’action pour imposer des mesures correctives, si les objectifs politiques ne sont pas atteints». Des suggestions que les eurodéputés de droite (PPE, conservateurs, extrême-droite) n’ont pas soutenues lors de leurs interventions estimant que l’objectif de la PAC devait rester la sécurité alimentaire. Le vote sur ce dossier en Comagri est prévu pour le 14 juillet. Il sera ensuite transmis aux commissions des Budgets et du Contrôle budgétaire responsables sur le fond.

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