Mot-clé : Céréales

Par Agra

Prix alimentaires : géopolitique et climat nourrissent la flambée en juillet (FAO)

Les vagues de chaleur, les prix de l’énergie et le contexte géopolitique tendu ont poussé en juillet l’indice des prix alimentaires de la FAO à la hausse de 0,6 % sur un mois, et de 1 % par rapport à l’an dernier, tiré notamment par les cours du sucre, des céréales et des huiles végétales. Ces augmentations ont été « partiellement compensées par les baisses » des cours de la viande et des produits laitiers, explique l’organisation onusienne le 7 août. Les prix du sucre ont bondi le mois dernier à cause des « inquiétudes » générées par les effets des canicules et sécheresses sur la production européenne, ainsi que par le phénomène El Niño sur la production asiatique, a relevé la FAO.

L’indice reste toutefois inférieur de 8 % comparé à l’année dernière. Les dérèglements climatiques ont aussi eu un impact sur les céréales, au premier rang desquelles le blé dont les prix ont bondi (+5,8 % en juillet et +9,9 % sur un an). Les cours du blé font également l’objet d’« inquiétudes accrues concernant la poursuite des perturbations des flux d’exportation en mer Noire », a souligné l’organisme. La production de maïs (prix à +3,6 %), déjà perturbée par la flambée des prix de l’énergie provoquée par la crise au Moyen-Orient, a aussi souffert de la chaleur.


Par Agra

Céréales : l’Ukraine a attaqué le plus grand port céréalier de Russie

D’après un article de Reuters du 12 août repris dans plusieurs médias, le port de Novorossiysk, plus grand port d’exportation de grains de Russie, a subi une attaque ukrainienne. L’activité des deux plus grands terminaux céréaliers du site a même été suspendue, ont rapporté quatre sources industrielles anonymes à l’agence. Le premier terminal dispose d’une capacité d’export de 8,5 Mt/an, pendant que celle du second s’élève à 7,1 Mt. Des dégâts auraient été rapportés sur les deux sites, sans plus de précision. Les prix des céréales, particulièrement du blé tendre, au départ du port de Novorossiysk constituent la référence du marché physique mondial.

Les cours du blé tendre sur Euronext ont d’ailleurs progressé de 4 à 5 €/t sur la récolte 2026. Rappelons que l’Ukraine subit également, de son côté, d’importantes difficultés pour exporter ses grains, en raison des attaques russes. Les deux pays cherchent des routes alternatives à la mer Noire, qui restera de toute manière difficilement remplaçable. Illustration : dans son rapport mensuel paru hier soir, l’USDA a revu à la baisse les exportations de blé de ces deux pays pour 2026-2027. Les exportations russes sont attendues à 46 Mt, contre 47,5 Mt en juillet, et celles en provenance d’Ukraine à 13,5 Mt, contre 14,5 Mt le mois antérieur.


Par Agra

Agroforesterie : pas d’impact observé sur les rendements des céréales (étude)

Il y a dix ans naissait le projet Tetrae-ac2tion, financé par l’Inrae et la région Nouvelle-Aquitaine. L’enjeu : étudier l’impact de l’agroforesterie (ici des noyers et des merisiers) sur la culture de céréales (blé tendre, orge de printemps et triticale) implantées en alternance, en bio, en conventionnel ou en semis direct. Les premiers résultats ont été publiés, relayés via un article de Perspectives agricoles. Premier constat : « Les arbres permettent un enrichissement significatif en matières organiques du sol (entre 1,5 et 3,5 g C/kg de sol) », via leur feuillage, mais aussi au travers de leurs racines fines, en constant renouvellement.

La teneur en azote total augmente également, de 0,3 g N/kg de sol là où les arbres sont les plus âgés. Autre atout de cette pratique : « Les arbres entretiennent et stabilisent l’activité microbienne des sols ». L’étude s’est également penchée sur les rendements et, contrairement aux idées reçues, n’a montré aucune perte de rendement des céréales à paille, quelle que soit la distance aux arbres : les tonnages obtenus sont dans la moyenne de ceux du département. L’idée est désormais de préciser les interactions entre les arbres et les pratiques culturales pour mesurer l’impact sur la nutrition des céréales pour, à terme, éventuellement réduire les besoins en fertilisation. (Anne Gilet)


Par Agra

Entreprises de travaux agricoles: la FNEDT alerte sur les difficultés de paiements des agriculteurs

Dans un communiqué du 29 juillet, les entreprises de travaux agricoles (ETA) de la FNEDT ont fait part d’inquiétudes « sur la capacité de certains clients (agriculteurs, NDLR) à régler les travaux réalisés ». La fédération cite des cas dans les Pays de la Loire et la Charente, régions qui ont subi de grosses baisses de rendements en céréales notamment. Elle ajoute que le repli de la production « signifie aussi moins de volumes à récolter, arracher ou déterrer ». La situation des cultures de printemps, spécialement le maïs, le tournesol, mais aussi la betterave, est difficile, souligne l’organisation.

Sans oublier les éleveurs, qui souffrent de disponibilités fourragères plus restreintes, et que le déroulé de la future campagne de semis d’hiver interroge, dans un contexte de hausse des prix des intrants. Ces éléments cumulés engendrent « allongement des délais de paiement, tensions de trésorerie, investissements différés ». La FNEDT craint donc que la situation précaire des agriculteurs ne se répercute sur ses entreprises adhérentes. Elle appelle donc les autorités à « préserver la souveraineté alimentaire », en soutenant les agriculteurs, mais aussi les ETA.


Par Agra

Céréales : importantes baisses de surfaces de blés aux USA et au Canada

Les autorités états-uniennes et canadiennes ont indiqué le 30 juin, dans des rapports, tabler sur des reculs sensibles de leurs assolements de blés (blé tendre d’hiver, de printemps, blé dur) entre 2025 et 2026. Selon le département américain de l’agriculture (USDA), la sole nationale de blé s’effriterait de 6 % par rapport à l’an dernier, à 42,7 millions d’acres (Ma), soit 17,28 Mha.

Ce chiffre inclut le repli de celle de blé de printemps 2026, de 6 % par rapport à 2025, pour tomber cette année à 9,39 Ma, soit 3,8 Mha. Celle de blé dur décrocherait de manière encore plus drastique, de 16 %, à 1,83 Ma, soit 740 000 ha. Le même jour, StatCan rapportait un recul de la sole canadienne de 5,9 %, à 25,3 Ma (10,2 Mha). Celle de blé de printemps décrocherait de 3,9 %, à 18,1 Ma (7,32 Mha). Comme aux USA, l’effritement en blé dur est particulièrement intense, de 10,3 %, à 5,9 Ma (2,38 Mha). Notons la hausse de surfaces d’oléagineux dans les deux pays. Aux USA, celle de soja atteindrait 85,4 Ma (34,56 Mha), en hausse de 5 % par rapport à 2025. Celle de canola au Canada atteindrait un record de 23,4 Ma (9,46 Mha), en hausse de 8,4 % par rapport à l’an dernier.


Par Agra

Céréales : vers une récolte française 2026 moyenne en blé tendre et en orge

Contacté par Agra Presse, un pool de professionnels de la filière céréalière a indiqué s’attendre à une récolte française de blé tendre à environ 32-33 Mt, et de 10,5-11,5 Mt en orge. En blé tendre, certains vont même jusqu’à 34 Mt, pendant que d’autres se rapprochent des 31 Mt. En orge, les plus optimistes se rapprochent des 12 Mt, alors que les plus pessimistes évoquent des niveaux proches de 10 Mt. Si ces chiffres se confirmaient, il s’agirait de récoltes « moyennes », voire « moyennes basses », évoque l’une des parties prenantes contactée.

Quant à la qualité, les taux de protéines attendus sont plutôt élevés pour les deux espèces. Cette prévision reste très provisoire, car les effets de la succession chaud-frais, et surtout des coups de chaud, reste difficile à mesurer sur les céréales à paille. Les retours terrain parlent de rendements très hétérogènes en orge. Jean-Pierre Cohan, directeur R & D d’Arvalis, rappelle que « nous avons vécu ces dernières semaines un enchaînement d’événements climatiques étranges, totalement inédit ». Ajoutons à cela que les coupes sont très loin d’être achevées. L’incertitude fait que l’intégralité des professionnels qui ont accepté de livrer leurs projections chiffrées a souhaité conserver l’anonymat.


Par Marion GHIBAUDO

Céréales : une campagne chaotique

La visite de la plateforme d’essais d’Arvalis, qui a eu lieu le 2 juin, à permis à la petite quarantaine de participants d’échanger, de s’interroger sur les adaptations techniques à intégrer dans la conduite des céréales et des rotations. Chacun a commencé à repérer quelques variétés qui pourraient tirer leur épingle du jeu dans ce contexte si particulier.


Par Agra

Céréales : nette dégradation des conditions de cultures d’orge de printemps et de blé dur

Dans son dernier bulletin Céré’Obs, publié le 5 juin, FranceAgriMer a rapporté une nette dégradation des conditions françaises de cultures d’orge de printemps et de blé dur sur la période allant du 26 mai au 1er juin. Pour la première espèce, le taux de plantes se développant dans des conditions « bonnes » à « très bonnes » chute de 15 %, pour tomber à 68 %. Il s’élevait à 73 % à la même époque en 2025. En blé dur, la baisse est moins massive, mais reste considérable : de 6 %, à 65 % (73 % en 2025 à la même époque).

Le coup de chaud survenu fin mai semble être à l’origine de la dégradation des notations. Notons que les précipitations ainsi que le rafraîchissement des températures ces derniers jours pourraient améliorer la situation. Sachant que d’autres pluies sont espérées dans les prochains jours. Les notations concernant les autres espèces se sont également effritées, mais de manière bien plus mesurée, et restent meilleures qu’en 2025 concernant les cultures d’hiver. En blé tendre, le taux de cultures se développant dans des conditions « bonnes » à « très bonnes » passe de 78 % à 76 % d’une semaine sur l’autre (contre 69 % en 2025). En orge d’hiver, le taux passe de 76 % à 73 %, contre 64 % en 2025 à la même époque. En maïs, il passe de 88 % à 84 % (85 % en 2025).


Aveyron | Par La rédaction

Plateforme céréales à Camjac : faire les bons choix pour les futurs semis

La Chambre d’agriculture et Arvalis organisent la visite de la plateforme de céréales mardi 2 juin à partir de 14h. Lors de la visite de la plateforme céréales l’année dernière. Les céréales ont une place privilégiée dans les assolements des systèmes polyculture élevage aveyronnais. En majorité valorisées en autoconsommation et pour la paille, les filières de vente sont aussi présentes sur le département.Les résultats sont souvent très dépendants du contexte…


Par Actuagri

Céréales : une abondance mondiale sous la pression des coûts

L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a confirmé début mai la bonne tenue des marchés pour la campagne 2025/2026. La production mondiale de céréales atteindrait 3,040 milliards de tonnes (+6 % sur un an), portée par des révisions à la hausse en Europe pour le blé et le maïs. Les stocks mondiaux devraient grimper de 9,6 % pour atteindre un record de 954,6 millions de tonnes, soit un ratio stocks/utilisation très confortable de 32,3 %. Cette dynamique est soutenue par une utilisation accrue, notamment du maïs pour l’alimentation animale (+4,5 %). Toutefois, les perspectives pour la prochaine campagne (2026/2027) s’assombrissent. La production mondiale de blé est attendue en repli de 2 % (817 Mt), freinée par une contraction des surfaces aux États-Unis et en Russie. Surtout, la fermeture du détroit d’Ormuz renchérit les coûts de l’énergie et des engrais, pesant sur les marges des exploitants alors que les prix du blé se tassent. À l’inverse, le maïs sud-américain reste dynamique : des récoltes records sont attendues en Argentine et au Brésil grâce à une météo favorable et une forte demande exportatrice. Dans l’Union européenne, les rendements sont stables malgré des déficits pluviométriques émergents à l’Est.