Mot-clé : Fièvre aphteuse

Par Agra

Ovins/caprins : traçabilité renforcée en raison des maladies « dans les pays de l’Est » (JO)

Un arrêté paru au Journal officiel le 4 avril renforce la traçabilité des mouvements d’ovins et de caprins en raison des « risques de maladies de catégorie A dans les pays de l’Est ». Du 28 avril au 28 mai inclus, les détenteurs de ces petits ruminants doivent déclarer les mouvements d’animaux dans un délai de 48 heures, au lieu de sept jours en temps normal. Sont concernés les mouvements d’entrée et de sortie des élevages, centres de rassemblement et marchés de bétail vif, ainsi que les départs pour l’abattoir et l’équarrissage. Au moins trois maladies de catégorie A (éradication obligatoire et immédiate) sont actuellement présentes dans les pays de l’Est. La clavelée, qui touche les ovins et caprins, est très présente en Grèce (1 600 foyers depuis le 1er juillet 2025), ainsi que dans d’autres pays de la région. Quant à la fièvre aphteuse, très contagieuse pour de nombreuses espèces d’élevage, elle a été détectée en Grèce (île de Lesbos) et dans les deux parties de Chypre (Turquie et UE). Enfin, avec moins d’une dizaine de cas, la peste des petits ruminants semble moins active ; la situation reste toutefois « incertaine » dans les Balkans (Albanie, Croatie, Kosovo), où la plateforme française ESA suspecte une « circulation à bas bruit ». La France n’importe pas ni ovin ni caprin de ces régions.


Par Elisa LLop

Fièvre aphteuse: la France et la Pologne annoncent le renforcement des contrôles

Après la déclaration de trois cas de fièvre aphteuse en Allemagne, «nous renforçons drastiquement les contrôles et enquêtes auprès des filières animales concernées», a indiqué le ministère français de l’Agriculture dans un message à la presse le 15 janvier. La fièvre aphteuse, dont c’est le premier cas dans l’UE depuis 2011, touche une grande majorité des animaux d’élevage: bovins, ovins, caprins et porcins. «En France, on a vérifié les flux d’animaux arrivés potentiellement d’Allemagne», précise David Ngwa Mbot, vétérinaire conseil à GDS France, à Agra Presse. «On a cherché si des animaux venaient de la zone concernée: il n’en y a pas.» De son côté, le ministère polonais de l’Agriculture a aussi instauré des «contrôles stricts (…) sur les transports d’animaux sensibles à la maladie entrant en Pologne». Les foyers déclarés en Allemagne l’ont été à Hoppegarten, près de Berlin et à «environ 70 km de la frontière polonaise», rappelle le ministère dans un communiqué. Au sens de la réglementation européenne, la fièvre aphteuse est classée comme «à éradication immédiate» (catégorie A+D+E). Tout nouveau foyer entraîne la mise en place d’un zonage d’où les animaux sensibles ne peuvent pas sortir. Mais, en raison du marché unique, «un État membre ne peut pas interdire les introductions d’animaux en provenance d’un autre État membre», explique David Ngwa Mbot.


Par La rédaction

Elevage : trois cas de fièvre aphteuse en Allemagne, les premiers en UE depuis 2011

Un foyer de fièvre aphteuse a été détecté en Allemagne sur des buffles d’eau près de Berlin, ont annoncé le 10 janvier les autorités, soit les premiers cas dans l’UE depuis 2011. «Il s’agit des premiers signalements de cette maladie en Allemagne depuis 1988», a indiqué un porte-parole du ministère allemand de l’agriculture, Michael Hauck. Selon les autorités régionales, trois buffles d’eau sont atteints. «Des zones de restriction ont été mises en place» autour du foyer concerné, a précisé M. Hauck. D’origine virale, Il s’agit de l’une des maladies animales les plus contagieuses. De ce fait, elle peut entraîner des pertes économiques importantes. Lors des précédentes épidémies en Europe, plus de 2 000 animaux ont été abattus pour lutter contre la maladie au Royaume-Uni après une épidémie en 2007, selon le gouvernement britannique, et des centaines ont été abattus en Bulgarie après une épidémie en 2011, le dernier cas connu dans l’UE, selon l’organisation mondiale de la santé animale (WOAH). Des buffles d’eau sont élevés en Allemagne depuis les années 1990, selon le gouvernement du Land de Berlin. Ils sont élevés pour leur lait et leur viande et utilisés pour maîtriser la croissance de l’herbe dans les champs.