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Par Agra

Bovins allaitants : le Crédit agricole lance une offre pour soutenir l’engraissement

Le Crédit agricole de Bretagne a dévoilé le 15 septembre lors du Space de Rennes une offre de financement dédiée aux éleveurs souhaitant engraisser leurs bovins maigres. Cette offre se présente comme une ligne de crédit renouvelable à chaque nouveau lot d’animaux, accessible dans le cadre d’un contrat de production à prix minimum garanti. « Il permet de financer 100% de l’achat de bovins et de sécuriser les flux financiers entre l’éleveur, l’industriel et le Crédit agricole », indique la banque, précisant que le taux est basé sur l’Euribor à 3 mois (+1,7% actuellement). Une première enveloppe de 500 millions d’euros est mobilisée pour cet accompagnement. Un premier test a été réalisé dans une exploitation du Finistère qui a pu engraisser 160 bovins en se finançant à hauteur de 400 000 euros. Cette offre est déployée d’abord en Bretagne et sera généralisée à l’échelle nationale à compter du 1er janvier. Le but de ce dispositif est d’accompagner les éleveurs voulant capter la valeur ajoutée liée à l’engraissement alors que cette étape est souvent réalisée aujourd’hui en Italie ou en Espagne. Plus généralement, l’idée est de faire vivre les bassins d’élevage, des outils d’alimentation animale à ceux dédiés à la transformation.


Par Agra

Viandes : en 2025, progression des importations et de leur poids dans la consommation

Une récente synthèse de FranceAgriMer et d’Agreste (ministère de l’Agriculture) souligne la « dépendance croissante aux importations » de l’Hexagone, alors que les importations de viandes, toutes espèces confondues, ont continué leur croissance en 2025, de 5 %. Une accélération après une hausse de 2,1 % en 2024. Sans surprise, le mouvement est largement porté par la « forte progression » des importations de volaille (+8,6 %), et en particulier celles de poulet (+9,9 %).

La part de poulet importé représente désormais 52 % de la consommation. Seule la viande ovine dépasse ce niveau, avec 62 % de la consommation couverts par l’import (volumes en hausse de 1,5%). La viande porcine voit, elle aussi, ses importations augmenter, de 3,9 %, couvrant 29 % de la consommation. Seules les importations de viande bovine reculent en volume (-0,8 %), mais leur poids relatif s’accroît (à 26 %) en raison du « repli de la consommation ».

Plus largement, les tendances de consommation des différentes viandes (calculée par bilan) restent inchangées en 2025 : dynamisme pour la volaille (+3,3 %, à 2,2 Mtéc), pour le porc (+2,7 %, à 2,2 Mtéc), baisse pour la viande bovine (-2,7 %, à 1,4 Mtéc) et chute plus prononcée pour la viande ovine (-5,9 %, à 136 000 téc).


Par Actuagri

Les pressions sur les prix du maigre « injustifiées » selon la FNB

Les pressions que subissent les éleveurs sur les prix des bovins sont « totalement injustifiées », assure la fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué du 21 juillet. Le syndicat déplore en effet qu’alors que les prix semblaient se stabiliser, des exigences de baisse se manifestent sur les prix des bovins maigres en raison d’une baisse de la demande à l’export. « Contrairement aux fake news qui circulent, le prétexte d’un prétendu arrêt de l’export ne tient pas », écrit la fédération. « Sur juin et juillet, près de 150 000 animaux vifs ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne, soit un niveau équivalent à celui de 2025. » En parallèle, les disponibilités ne vont pas s’améliorer. En effet il manquera au moins 70 000 broutards sur le 2ème semestre 2026 du fait des baisses de naissance. « Dans ces conditions, comment justifier aujourd’hui des pressions à la baisse sur le prix des broutards ? » La FNB dénonce la répétition de « rumeurs non fondées de certains opérateurs » et demande au ministère de l’Agriculture « de faire toute la lumière sur ces pratiques et de garantir le bon fonctionnement du marché ».


Europe | Par La rédaction

PAC : L’avenir de l’élevage de ruminants s’écrit maintenant

Après les propositions de la Commission européenne, le Parlement poursuit les discussions pour l’élaboration de sa position sur la prochaine PAC. Dans la perspective du rapport de la Commission agriculture fin juin, les FNB, FNPL, FNO et FNEC partagent leur vision pour une PAC qui apporte des perspectives aux éleveuses et éleveurs de ruminants. Les associations spécialisées plaident pour un budget fort et autonome, pour une PAC commune, estimant que…


Par Agra

Loup : les députés suppriment l’obligation de réduction de la vulnérabilité pour les bovins

Lors de l’examen en séance publique, le 26 mai, du projet de loi d’urgence agricole, les députés ont adopté plusieurs amendements identiques supprimant l’obligation pour les élevages bovins et équins de mettre en place des mesures de réduction de la vulnérabilité pour bénéficier de tirs de défense contre le loup. Un vote contre l’avis du rapporteur et du gouvernement. Travaillés avec la FNSEA, ces amendements inscrivent dans le Code de l’environnement que, «compte tenu de l’absence de moyens de prévention efficaces disponibles pour protéger les élevages de bovins et d’équins, les tirs sont autorisés sans autre condition dans les territoires colonisés par le loup».

Selon le cadre actuel, issu de la loi d’orientation agricole de mars 2025, pour pouvoir accéder aux tirs, les élevages bovins et équins ayant subi une prédation doivent avoir mis en place une mesure de réduction de la vulnérabilité (au choix parmi une dizaine de mesures listées par la réglementation). Le 26 mai, les députés ont aussi adopté plusieurs nouvelles dispositions : possibilité pour les préfets d’autoriser l’intervention des louvetiers (au lieu du seul préfet coordonnateur) ; extension de la possibilité pour les éleveurs de réaliser eux-mêmes un constat de dommages ; définition légale des «zones difficilement protégeables».

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

Race Aubrac : l’évolution des effectifs conforte les choix de sélection

La race Aubrac affiche des effectifs en croissance, dépassant 271 000 vaches. Une performance dans un contexte national de décapitalisation, résultant, selon les responsables de l’OS Race Aubrac, de l’efficacité des choix de sélection. Crédit A. Méravilles Avec des effectifs en croissance constante depuis plus de 10 ans (+9,6%, + 61 adhérents), l’organisme de sélection de la race Aubrac (OS) n’entend pas se reposer sur ses lauriers. Son président, Mathieu…


Par Agra

LCA demande un soutien public pour inciter les banques à prêter aux éleveurs

Bruno Colin, président du pôle et de la filière bovin-viande du pôle animal de LCA (coopération agricole), a émis le souhait d’un système financier incitant les banques à faire des avances de trésorerie et à soutenir l’investissement en élevage. Ce soutien public, a-t-il indiqué à Agra Presse le 21 mai, pourrait prendre la forme d’une caution solidaire des pouvoirs publics, d’un fonds de garantie ou d’un livret d’épargne. Les besoins ont en effet fortement augmenté ces dernières années, a-t-il expliqué, que ce soit pour l’achat d’animaux (surtout en bovins) ou pour la modernisation ou la construction de bâtiments (surtout en porcs et volailles). Il estimait que les coopératives ne pouvaient faire beaucoup plus d’efforts d’accompagnement. «Rien que dans la filière bovine, les coopératives ont avancé plus de 140 millions d’euros à leurs adhérents en 2025, 10% de plus qu’en 2024», a-t-il précisé. En production bovine, il s’agit d’acheter des broutards à engraisser dont le prix a plus que doublé depuis deux-trois ans, de renouveler les cheptels et de soutenir l’installation. 

Source Agra


Par Agra

Viande bovine : les droits de douane chinois devraient peser sur l’export brésilien

Après avoir tablé dans un premier temps sur une stabilité, les exportateurs brésiliens de l’ABIEC ont indiqué, le 5 mai, s’attendre à un recul de 10 % de leurs expéditions totales de viande bovine en 2026, en raison des récents droits de douane chinois. Afin de protéger sa protection domestique, Pékin impose depuis le 1er janvier un droit de douane supplémentaire de 55 % sur les importations de viande bovine dépassant les quotas alloués à ses fournisseurs. Selon le président de l’ABIEC Roberto Perosa, cité par Reuters, le quota brésilien pour l’année (1,1 Mt) est déjà consommé, les exportateurs ayant précipité leurs envois pour ne pas être pénalisés. M. Perosa prévoit un arrêt des exportations vers la Chine «autour du mois de juin», et compte sur un développement de la consommation domestique pour absorber la viande disponible.

Avec 1,7 Mt en 2025, l’empire du Milieu est le premier débouché de la viande bovine brésilienne (plus de la moitié des exportations). «Il n’y a aucun marché qui peut remplacer la Chine», souligne Roberto Perosa, qui espère toutefois l’ouverture prochaine du marché japonais. L’article de Reuters ne cite pas l’Europe, malgré l’entrée en vigueur provisoire, le 1er mai, de l’accord commercial UE-Mercosur, qui prévoit un quota de 99 000 téc de viande bovine.

Source Agra


Par Agra

Lait/loi d’urgence agricole : la FNPL réagit aux craintes des industriels

La FNPL (producteurs de lait, FNSEA) a réagi le 20 avril à la position affichée par le p.-d.g. de la Fnil (industriels privés) François-Xavier Huard, qui craint un surcoût de 500 M€ pour les transformateurs si les coûts de production des éleveurs étaient pris en compte obligatoirement via un indicateur mis au point par l’Idele. «Les discussions sur les tunnels de prix et la prise en compte des coûts de production dans les contrats doivent rappeler une évidence économique : les coûts de production des éleveurs augmentent fortement, tandis que leur revenu reste insuffisamment sécurisé», déclare la FNPL dans un communiqué. Les éleveurs font référence à une disposition qui pourrait être mise en œuvre dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, dont la discussion à l’Assemblée nationale est prévue à partir de la fin avril.

Le syndicat demande de longue date que le travail des éleveurs soit pris en compte «sur la base d’un indicateur de prix de revient qui intègre l’ensemble des charges, y compris une rémunération de référence de deux Smic pour plus de 60 heures de travail par semaine – un niveau pourtant plus que modeste au regard de l’engagement demandé». Et de déplorer que les industriels mettent en avant leurs faibles marges, alors que pour les éleveurs «la question n’est même pas celle de la marge», mais celle de la rémunération.

Source Agra


Par Agra

DNC : nouvelle vaccination lancée, modalités à caler dans le Sud-Ouest

«La campagne 2026 de vaccination contre la DNC (dermatose nodulaire contagieuse, NDLR) vient d’être lancée», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué le 9 avril. Le but : «Maintenir la couverture vaccinale de l’ensemble des bovins présents dans les ex-zones réglementées» jusqu’à la fin de l’année. Annoncée en février, cette seconde campagne démarrera «de manière séquencée» selon les dates de primo-vaccination, sachant que la protection vaccinale dure 15 mois.

Les premiers à être de nouveau vaccinés sont les bovins de «l’ancienne zone réglementée qui concerne la Savoie, la Haute-Savoie, l’Isère et l’Ain», théâtre des premiers foyers français à l’été 2025. Cette zone «a reçu l’ensemble des doses vaccinales nécessaires», précise la Rue de Varenne. Suivront les bovins des autres anciennes zones réglementées des régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Les derniers concernés seront les animaux du Sud-Ouest, ciblés par une campagne de vaccination préventive fin 2025 et début 2026. Les modalités pour cette zone «seront définies à l’occasion d’un prochain Cnopsav» (ou «Parlement du sanitaire»). Par ailleurs, la campagne de vaccination préventive en Corse «s’est officiellement achevée le 31 mars», et l’île a atteint l’immunité collective, selon le ministère.

Source Agra