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Par Agra

DNC : nouvelle vaccination lancée, modalités à caler dans le Sud-Ouest

«La campagne 2026 de vaccination contre la DNC (dermatose nodulaire contagieuse, NDLR) vient d’être lancée», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué le 9 avril. Le but : «Maintenir la couverture vaccinale de l’ensemble des bovins présents dans les ex-zones réglementées» jusqu’à la fin de l’année. Annoncée en février, cette seconde campagne démarrera «de manière séquencée» selon les dates de primo-vaccination, sachant que la protection vaccinale dure 15 mois.

Les premiers à être de nouveau vaccinés sont les bovins de «l’ancienne zone réglementée qui concerne la Savoie, la Haute-Savoie, l’Isère et l’Ain», théâtre des premiers foyers français à l’été 2025. Cette zone «a reçu l’ensemble des doses vaccinales nécessaires», précise la Rue de Varenne. Suivront les bovins des autres anciennes zones réglementées des régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Les derniers concernés seront les animaux du Sud-Ouest, ciblés par une campagne de vaccination préventive fin 2025 et début 2026. Les modalités pour cette zone «seront définies à l’occasion d’un prochain Cnopsav» (ou «Parlement du sanitaire»). Par ailleurs, la campagne de vaccination préventive en Corse «s’est officiellement achevée le 31 mars», et l’île a atteint l’immunité collective, selon le ministère.

Source Agra


Par Agra

Viande bovine brésilienne : «opérations de contrôle» de la FNB la semaine prochaine

Faute de réponse du Président de la République à leur demande, faite début mars, de suspendre les importations de viande brésilienne après des révélations de la presse néerlandaise, les éleveurs de bovins viande de la FNB (association spécialisée de la FNSEA) ont annoncé, lors d’une conférence de presse le 19 mars, qu’ils allaient réaliser des «opérations de contrôle» dans les points de vente sur l’ensemble du territoire. Les opérations porteront sur l’origine brésilienne, mais le soupçon porte également sur l’origine néerlandaise, le port de Rotterdam étant un point d’arrivée majeur des importations brésiliennes.

«Nous ne comprenons pas pourquoi il n’y a pas de suspension», explique le président de la FNB Patrick Bénézit. La presse néerlandaise a publié fin février les résultats d’un rapport de l’agence de sécurité sanitaire des Pays-Bas de novembre 2025 constatant que quelque 5 000 kg de viande bovine congelée brésilienne traitée à l’œstradiol 17β (une hormone utilisée notamment comme stimulateur de croissance) ont été consommés dans le pays. En réaction, la Commission européenne avait minimisé l’importance de cette découverte : «Nous parlons en réalité de 0,1 % des importations de viande en provenance du Brésil, avait expliqué l’exécutif européen. C’était donc vraiment une très petite quantité ; néanmoins, nous avons réagi en renforçant les contrôles».

Source Agra


Par Agra

UE-Australie : Hansen promet un quota de viande bovine en dessous des 35 000 tonnes

Alors que la conclusion des négociations commerciales entre l’UE et l’Australie apparaît de plus en plus imminente, le Commissaire européen à l’agriculture Christophe Hansen a tenté, le 19 mars devant la Commission de l’agriculture du Parlement européen, d’apaiser les craintes quant aux quotas d’importation de viande bovine australienne dans l’UE, un des sujets les plus sensibles des discussions. «Ce sera en dessous des 35 000 t que mon prédécesseur était prêt à céder, mais les derniers détails ne sont pas encore négociés», a-t-il confirmé, alors que les discussions entrent dans leur dernière ligne droite.

En février, l’Australian Meat Industry Council (AMIC), l’interprofession de viande australienne, exigeait un accès minimum de 50 000 t de viande bovine, tandis que l’AFP rapportait que l’UE ne souhaitait pas aller au-delà de 30 000 t/an. La Commission européenne a fait savoir, le 18 mars, que sa présidente Ursula von der Leyen se rendra en visite officielle en Australie du 23 au 25 mars, afin de «renforcer les liens avec un partenaire de confiance et partageant les mêmes valeurs dans la région indo-pacifique». Une rencontre avec le Premier ministre australien, Anthony Albanese, est prévue à Canberra le 24 mars. En France, l’interprofession bétail et viandes Interbev a interpellé Emmanuel Macron, lui demandant dans une lettre ouverte le 19 mars d’exclure les viandes bovines et ovines des négociations.

Source Agra


Par Agra

UE-Mercosur : les Vingt-sept entérinent le règlement sur la clause de sauvegarde agricole

Le Conseil de l’UE a formellement adopté, le 5 mars, le règlement mettant en œuvre la clause de sauvegarde agricole de l’accord commercial UE-Mercosur. Seule la Hongrie s’est prononcée contre tandis que la Belgique et l’Autriche se sont abstenues. Ces mesures, jugées insuffisantes par certains, sont destinées à répondre aux préoccupations agricoles et à renforcer la protection des secteurs sensibles en facilitant la mise en œuvre des clauses de sauvegarde.

Dans le détail, des enquêtes seront ainsi lancées en cas d’augmentation des importations de 5 % par rapport à une moyenne triennale doublée d’une baisse de 5 % du prix de vente par rapport à l’équivalent européen. Bruxelles disposera d’un délai de quatre mois pour finaliser son enquête et des mesures provisoires pourront être mises en œuvre dans un délai de 21 jours en cas d’urgence. Avec cette ultime validation, le texte va à présent être publié au Journal officiel de l’UE ; il entrera en vigueur le vingtième jour suivant sa publication. Alors que la Commission européenne a décidé, le 27 février, de procéder à la mise en œuvre provisoire du traité, ces mesures s’appliqueront également durant cette période.

Source Agra


Aveyron | National | Par Eva DZ

FNB : Un congrès porteur

Les 4 et 5 février, une délégation aveyronnaise était présente au Congrès de la FNB à Cournon, dans le Puy de Dôme, aux côtés des éleveurs bovins venus de toute la France. Ils seront trois à représenter l’Aveyron au conseil d’administration de la FNB : Maugan De campos, Bruno Nayrolles et Dominique Fayel. La délégation aveyronnaise présente au congrès de la FNB. Béatrice Bousquet, membre de la section bovins viande…


Par Agra

DNC : nouvelle vaccination en 2026 dans les zones touchées

Lors d’une réunion du Cnopsav (le «Parlement du sanitaire») consacrée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le 9 février, «une large majorité des participants s’est prononcée en faveur du renouvellement de la vaccination dans les zones concernées par la maladie en 2025», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué. « l y aura des ajustements qui remonteront du terrain», après quoi la nouvelle campagne démarrera «dans les prochains jours ou les prochaines semaines» pour les deux millions de bovins des actuelles zones vaccinales ou réglementées, a précisé la Rue de Varenne lors d’un brief à la presse.

Les animaux des régions de l’Est (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté) – les premières touchées par la DNC – seront vaccinés avant la montée en estive, sachant que celle-ci peut intervenir «dès la mi-mars». Quant aux bovins du Sud-Ouest (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine), ils seront re-vaccinés au retour d’estive, à l’automne 2026 ; ils ont fait l’objet d’une primo-vaccination fin 2025 et la durée de protection est d’un an. Tous les bovins à partir de l’âge de trois mois sont concernés par l’obligation de vaccination. La vaccination sera toujours à la charge de l’État, pour un coût d’environ 40 M€, qui s’ajoute aux précédentes enveloppes déjà dépensées (plus de 62 M€).

Source Agra


Par Agra

Broutards : forte progression des exportations vers l’Espagne en 2025

Malgré le manque criant de disponibilités en bovins vifs, «l’Espagne a fortement augmenté ses importations» de broutards français en 2025, note l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bilan annuel paru le 4 février. Quelque 140 000 jeunes bovins ont été expédiés vers le deuxième débouché hexagonal (+24 % par rapport à 2024). L’année dernière, l’Espagne a absorbé 15 % des broutards exportés par l’Hexagone, contre 11 % en 2024. Une progression nourrie par les exportations de viande espagnoles : «Dès le début de l’année, les engraisseurs espagnols ont massivement importé des broutards français pour répondre à la demande en viande des pays du Maghreb», rapporte l’institut technique.

Sur les quatre premiers mois de 2025, les envois vers l’Espagne ont ainsi bondi de 68 % sur un an. Autre fait inédit : «Pour la première fois, les envois de broutards lourds vers l’Espagne ont dépassé ceux de broutards légers», constate l’Idele. Quant à l’Italie, elle est restée, de loin, le premier débouché des broutards français, avec 732 000 têtes. Toutefois, «faute d’offre, les envois vers l’Italie ont nettement reculé en 2025», de 6 %. Toutes destinations confondues, les exportations françaises de broutards ont continué de reculer (-3,2 %, à 915 000 têtes).

Source Agra


National | Par Actuagri

Filière bovine : Deux marchés parallèles

Les prix des broutards de 350 kg, exportés depuis les zones indemnes de DNC, flambent. Mais les animaux vaccinés, de plus de 400 kg, destinés au marché français, sont décotés. © iStock-Olivier Gros Le marché des broutards est confronté à un dilemme : pouvoir commercer des animaux à la fois légers (350 kg vifs) et vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), pour les exporter librement. Or les animaux de 350…


Par Actuagri

DNC : la FNB veut éviter le «saupoudrage» des aides économiques

Alors qu’Annie Genevard a récemment annoncé une nouvelle enveloppe d’aides économiques de 11 M€ face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA) mettent en garde le 21 janvier contre un risque de «saupoudrage». «Nous refusons un saupoudrage mal fagoté qui ne génèrera que des insatisfactions», prévient le syndicat dans un communiqué. Annoncée le 9 janvier, cette deuxième tranche de 11 M€ doit venir en aide aux éleveurs dont les animaux sont bloqués dans les zones réglementées ou vaccinales contre la DNC (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Sud-Ouest).

«Certains éleveurs ont pu vendre des animaux avant le blocage, nous avons demandé au ministère que les crédits soient fléchés vers ceux qui ont des animaux réellement bloqués», précise Patrick Bénézit, le président de la FNB, à Agra Presse. L’association spécialisée de la FNSEA estime les besoins à «environ 80 000 à 100 000 broutards de 4 à 16 mois». Depuis plusieurs mois, la FNB demande une «compensation de trois euros par jour par broutard» correspondant à l’alimentation des animaux. Pour rappel, le 16 décembre 2025, une première tranche de 11 M€ avait été annoncée par Sébastien Lecornu, visant les «petits» élevages les plus en difficulté.

Source Agra


Par Agra

Bovins/DNC : deux nouveaux cas en Ariège, 73,5% du cheptel du Sud-Ouest vacciné

Un troisième cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, a appris l’AFP de source proche du dossier au lendemain de l’abattage de 113 vaches dans un autre élevage pour tenter de contenir la propagation de la maladie dans ce département frontalier de l’Espagne. La bête porteuse de la DNC, un veau, a été découverte par les services vétérinaires venus vacciner ce lot d’environ 25 animaux séparé du reste du troupeau, qui ne sera donc pas euthanasié, a ajouté cette source. Conformément au protocole en vigueur, cette vingtaine de bêtes sera abattue lundi, toujours selon cette source ainsi que l’antenne ariégeoise de la Confédération paysanne. Celle-ci a appelé dans un communiqué à un rassemblement de soutien le même jour à midi à Audressein, commune située à l’entrée de la vallée de la Bellongue où se trouvent les animaux. Avant la détection de ce cas, le ministère de l’Agriculture dénombrait sur son site 116 foyers identifiés en France depuis l’apparition de la maladie. Dans les dix départements du Sud-Ouest engagés dans la campagne de vaccination, 539 579 bovins, soit 74,7 % du cheptel concerné, ont reçu une injection, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 4 janvier.