Mot-clé : Blé

Par Agra

Blé : dans l’Ouest, les agriculteurs ont vendu très tôt leur récolte (négoces)

Rencontré à l’occasion du Space, à Rennes, Cyril Legris, délégué régional de NégoA pour les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie, a fait le point pour Agra sur la campagne en cours : « L’un des faits marquants reste les ventes précoces de blé de la part des agriculteurs pour, notamment, combler les problèmes de trésorerie. Difficile de quantifier le phénomène, mais il est plus important que les autres années. Les négoces ont donc dû eux aussi anticiper les règlements, ce qui, ponctuellement, peut compliquer la gestion des entreprises. » Comme dans de nombreuses régions, les négoces s’attendent à une moisson d’automne en net recul, notamment en maïs.

Dans les allées du salon, certains avançaient « une moisson divisée par cinq », « en recul de deux tiers ». Une chose est sûre, cela aura des impacts notamment pour les structures qui possèdent des outils en nutrition animale. Beaucoup se questionnent aussi de l’impact, sur le terrain, du rapprochement entre les coopératives Agrial et Terrena : plusieurs négoces de la région étant filiales de ces groupes coopératifs. Du côté d’Agrial et Terrena, aucun commentaire n’a été fait, si ce n’est que « le dossier avance et devrait être bouclé d’ici à la fin de l’année ».


Par Agra

Céréales : les agriculteurs « anxieux » pour les semis d’hiver 2026 (FranceAgrimer)

Lors d’une visioconférence le 16 septembre, le président du conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer Benoît Piètrement a indiqué que les agriculteurs français étaient « anxieux » en vue des semis de céréales d’hiver 2026. Si les travaux sont censés commencer courant octobre pour les blés et les orges, le manque d’eau commence déjà à inquiéter. « Pour l’instant, on ne peut pas travailler les sols. Aucune pluie n’est attendue prochainement. Il y a certes encore du temps mais il faudrait vraiment qu’il pleuve », lance le président, également céréalier dans la Marne.

Le manque d’eau empêche, par exemple, les travaux de préparation des sols, notamment certaines pratiques de désherbage (faux semis, déchaumage etc.), alors que les parcelles hexagonales souffrent de gros problèmes d’adventices. Ensuite, la situation des colzas ajoute aux inquiétudes. Benoît Piètrement confirme les conditions difficiles de semis et de levée dans bon nombre de secteurs, en raison de la sécheresse et d’attaque de punaises des champs. « Il faut parfois semer autre chose que du colza, mais quoi ? Agronomiquement, faire un blé sur blé est loin d’être idéal », alerte-t-il. Il ajoute craindre un certain « plan social » dans certaines zones, notamment celles intermédiaires, se traduisant par la disparition d’agriculteurs, et donc une potentielle baisse des surfaces.


Par Agra

Blé : production mondiale revue en hausse, mais difficultés attendues en mer Noire

Le blé devrait se faire plus abondant que prévu cette année, selon les nouvelles prévisions du ministère américain de l’Agriculture (USDA), porté par une production en hausse chez les grands cultivateurs et malgré les difficultés d’export en mer Noire. Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (Wasde) publiée vendredi, le ministère annonce tabler désormais sur une récolte mondiale de plus de 822 millions de tonnes de blé pour la campagne 2026-27, contre 819 millions précédemment. L’Australie, un acteur important pour cette céréale, voit ainsi ses perspectives de production bondir de plus de 10 % par rapport à l’estimation précédente, du fait notamment «de conditions très favorables» dans le sud du pays.

La moisson canadienne est aussi escomptée en hausse. Cette profusion de blé devrait permettre à ces deux pays d’accroître le rythme de leurs exportations, compensant ainsi partiellement certaines difficultés en Europe. Sans mentionner directement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’USDA a abaissé ses anticipations quant à leurs exportations, s’attendant à ce qu’ils restent en deçà des niveaux des dernières années.
La mer Noire, par laquelle passe une grande partie des livraisons russes et ukrainiennes de denrées agricoles, mais pas que, est bloquée depuis plusieurs semaines en raison d’attaques accrues des deux camps.


Par Agra

Blé : l’export français aspiré par un marché européen en manque de maïs

Face à un manque de maïs européen en 2026-2027, les exportations françaises de blé tendre penchent vers le Vieux Continent, a souligné le 27 août le cabinet Argus Media. « La pénurie de maïs va profiter au blé », a lancé l’analyste Maxence Devillers. Malgré une moisson décevante – la production nationale de blé tendre étant chiffrée à 30,80 Mt (contre 33,35 Mt l’an dernier) –, Argus Media table sur une hausse des utilisations en alimentation animale, à 5,2 Mt (contre 4,7 Mt), et à l’export vers l’UE, à 8,2 Mt (contre 8 Mt). Cela pénalise les exportations de blé français vers les pays tiers, estimées à 6 Mt (contre 7,3 Mt) sur la nouvelle campagne.

Une situation qui résulte de la mauvaise récolte prévue en maïs grain, « au plus bas depuis 1976 ». Argus Media l’estime cette année en France à 6,9 Mt (contre 13,2 Mt). Ce manque de disponibilités concerne tout le marché européen. La production de maïs grain est chiffrée en forte baisse dans l’UE à 46,9 Mt (contre 57,9 Mt), conséquence là aussi de la sécheresse et des canicules. « Le marché européen du maïs est en perte de vitesse », considère Maxence Devillers. Une substitution s’opère au profit du blé. Résultat, ses stocks fondent. Ils sont prévus à 10,9 Mt de blé fin 2026-2027 dans l’UE, au plus bas depuis 2020-2021.


Par Agra

Sélection/sécheresse : une étude des génomes anciens ouvre des pistes d’adaptation

Des travaux de recherche sur l’histoire des gènes du blé et de l’orge ouvrent de nouvelles pistes de sélection variétale face au changement climatique, annonce l’Inrae dans un communiqué le 25 juillet. Menés par des chercheurs de l’Inrae, de l’université de Clermont Auvergne et du CNRS, ils s’appuient sur la reconstitution de dix génomes anciens, des « paléogénomes », d’ancêtres communs de 84 espèces de plantes d’intérêt agronomique, selon les résultats publiés dans Molecular Plant et Nature Plants. Objectif : identifier des gènes communs, conservés au cours de l’évolution, qui ont pu intervenir dans l’adaptation à des contraintes environnementales, comme la sécheresse.

L’étude comparative, notamment du blé et de l’orge, révèle une centaine de variants de gènes ayant des rôles clés dans l’adaptation de ces plantes cultivées à différents climats au cours de leurs 10 000 ans de domestication et de sélection par l’homme, souligne l’Inrae. Fruits de ces travaux, deux outils informatiques en accès libre, AGR et OrthoViewer, sont mis à disposition des scientifiques et des sélectionneurs. Ils permettent de comparer et identifier des gènes d’intérêt chez les plantes cultivées.


Par Agra

Grains : le CIC abaisse encore ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs

En raison des fortes chaleurs en Europe, le Conseil international des céréales (CIC) a abaissé, une nouvelle fois, ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs dans son rapport mensuel publié le 20 août. La production 2026-2027 de blé est désormais attendue à 817 Mt (-4 Mt en un mois) et celle de maïs grain à 1 305 Mt (-1 Mt en un mois). Tous grains confondus, la production mondiale est désormais prévue à 2 416 Mt (-6 Mt). Malgré ce recul, ce niveau constituerait la deuxième récolte la plus élevée de l’histoire, après 2025-2026. L’organisation a aussi révisé à la baisse sa prévision de consommation mondiale de grains, à 2 444 Mt (-3 Mt en un mois), « principalement liée à une révision de la demande pour l’alimentation animale ».

Concernant les échanges mondiaux de grains, ils sont revus légèrement à la hausse sur un mois (+1 Mt, à 451 Mt), « surtout en raison des besoins croissants de l’UE en importations de maïs ». Au-delà de ce frémissement, le CIC confirme le ralentissement du commerce mondial de grains (-16 Mt sur un an), « principalement en raison d’expéditions réduites vers le Proche-Orient et l’Afrique du nord ». Quant à l’arrêt du transit via la mer Noire provoqué par la guerre en Ukraine, il a surtout « affecté les flux de blé », avec une perte « d’environ 4 Mt par rapport à la normale » depuis mi-juillet.


Par Agra

Blé : la Syrie est autosuffisante pour la première fois depuis 15 ans

La Syrie a atteint cette année l’autosuffisance en blé, pour la première fois en 15 ans, la guerre civile qui avait éclaté en 2011 ayant durement frappé le secteur agricole et contraint le pays à l’importation, a indiqué le 6 août un responsable à l’AFP. Dévastée par cette guerre qui a pris fin en 2024, la Syrie a en outre subi au cours des dernières années des vagues successives de sécheresse, la plus sévère étant survenue en 2025 selon l’ONU, nuisant à la production agricole et poussant les autorités à importer.

« Il ne sera pas nécessaire d’importer cette saison », a annoncé le directeur adjoint de l’Organisation générale des céréales, Ahmad Qadoun. Cette dernière a annoncé le 5 août avoir reçu de la part des agriculteurs des différentes provinces 2,7 Mt de blé pour la saison courante, dépassant les besoins annuels, estimés à 2,55 Mt, selon l’agence de presse officielle syrienne Sana. Avant 2011, la production atteignait en moyenne 4,1 Mt/an. Le régime de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste, importait notamment du blé de l’allié russe.


Par Agra

Céréales : cessez-le-feu au Moyen-Orient, les prix reculent sur Euronext

Les cours du blé tendre, du maïs et de la graine de colza reculent assez nettement sur Euronext, suite à l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, impliquant une réouverture du détroit d’Ormuz. A la mi-journée du 8 avril, les prix du blé tendre et du maïs reculaient de 3 à 5 €/t selon les échéances, de mai 2026 à 2027. Ceux du colza affichaient un effritement d’environ 10-11 €/t sur les mêmes échéances. Les cours des grains ont ainsi suivi la chute de ceux de l’énergie. Dans la matinée du 8 avril, le baril de pétrole à New-York chutait de près de 15 % à 96,10 $/baril, tandis que le baril de Brent perdait 13,5 % à 94,5 $/baril, rapporte dans sa note quotidienne Argus Media (ex-Agritel). De son côté, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du marché du gaz, plongeait de 14,55% à 45,50 euros, rapporte l’AFP.

Bien entendu, la prudence reste de mise. D’une part, la trêve reste fragile, et de court terme pour l’instant. D’autre part, Argus Media rappelle que les cours du pétrole restent pour le moment bien au-dessus de leurs niveaux d’avant-guerre.

Source Agra


Par Agra

Blé : jusqu’à six fois plus de canicules et de sécheresses d’ici 2100, selon l’Inrae

Dans un communiqué du 10 février, l’Inrae a présenté une méthode pour anticiper et mesurer la fréquence des années à haut risque pour les récoltes françaises de blé d’ici 2100. Elle explicite divers scénarios, variant selon l’intensité du changement climatique. Selon l’institut, dans le pire des cas, les épisodes de canicules et de sécheresses verraient leur probabilité d’apparaître multipliée par trois à six d’ici la fin du siècle, selon les secteurs. Par ailleurs, les hivers doux et les printemps excessivement humides pourraient devenir « douze fois plus fréquents dans le nord de la France ». À l’inverse, dans un scénario modéré « conforme aux objectifs de l’accord de Paris », les risques climatiques demeureraient similaires aux conditions actuelles. L’élaboration de ces projections par les scientifiques de l’Inrae est le résultat d’une combinaison « de modèles de développement de variétés de blé, de données climatiques historiques, de projections climatiques du GIEC », relate le communiqué. La méthode de l’institut a été publiée dans la revue Agricultural and Forest Meteorology.


Par Agra

Céréales : des stocks de blé tendre au plus haut depuis 2004-2005, selon Argus Media

Le cabinet d’analyse Argus Media (ex-Agritel) a confirmé le haut niveau attendu des stocks français de fin de campagne 2025-2026 de blé tendre, à 4 Mt. En juillet, FranceAgriMer se montrait un peu plus optimiste, tablant sur un peu plus de 3,8 Mt environ. Les raisons sont multiples. La production hexagonale 2025 a bien rebondi, estimée à 33,4 Mt par l’analyste, en hausse de 30 % par rapport à 2024. Mais c’est surtout l’affaiblissement des débouchés à l’export vers les pays tiers qui justifie le pessimisme ambiant.

L’Algérie, client historique, boycotte le blé français depuis 2024. «Nous ne nous attendons pas à de reprise des exports vers l’Algérie cette année», commente Alexandre Willekens, analyste au sein du cabinet. De son côté, la Chine réduit drastiquement ses achats, dans un contexte macroéconomique morose. Les disponibilités mondiales sont abondantes, pesant sur les prix, et laissent peu de place, pour l’instant, à une potentielle remontée des cours en 2025-2026, à moins d’un accident climatique, géopolitique, etc. La rentabilité de bon nombre d’agriculteurs dans le monde, et spécialement en France, s’en retrouve dégradée. Argus Media prévoit un coût de production moyen du blé hexagonal 2025 à 200 €/t (248 €/t en 2024, et 175 €/t en 2021).

Source Agra