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Par Agra

GNR : la FNSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs

La FNSEA a réclamé un doublement des aides aux agriculteurs pour l’achat de gazole non routier (GNR), invoquant l’envolée des prix des carburants. Le président du syndicat Arnaud Rousseau a déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de la FNSEA qu’il demandait que l’aide pour l’achat de gazole non routier (GNR) passe à 30 centimes par litre, contre 15 centimes depuis avril. « Depuis le début de la semaine, le gasoil non routier pour l’agriculture a dépassé 1,50 €/l HT, rendant son acquisition extrêmement difficile pour les agriculteurs à la veille des travaux d’automne », a-t-il détaillé.

« Pour nous, les 15 centimes annoncés par le gouvernement tenaient la route à partir du moment où les gasoils étaient autour de 1,20 €/l », a ajouté M. Rousseau. Le syndicat souhaite aussi que cette aide vienne « en pied de facture (…) pour accélérer les remboursements, qu’ils soient immédiats ». « Nous nous rendons compte que les remboursements d’avril, de mai, de juin tardent dans un certain nombre de départements. Ça n’est pas acceptable pour les agriculteurs de faire cette avance de trésorerie », a-t-il déploré.


Par Agra

Sécheresse : les banques dévoilent de premières mesures d’aide, au cas par cas

Alors que des discussions sont toujours en cours entre les banques et le gouvernement pour mettre en place des prêts «sécheresse» (deux ans, sans échéance la première année, taux préférentiel), le Crédit Agricole et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont annoncé chacun de leur côté le 15 septembre de premières mesures pour aider les agriculteurs. Le Crédit Agricole a annoncé au Space qu’il propose de « moduler ou suspendre jusqu’à 12 mois les échéances de prêts en cours, afin d’adapter les remboursements à chaque situation » et de pouvoir « bénéficier d’un financement à court terme sur 12 mois à taux préférentiel pour l’achat de fourrages ». A moyen terme, la banque verte propose aussi de financer les dispositifs de ventilation, brumisation, refroidissement des bâtiments et les changements de pratiques culturales grâce à une offre de crédit jusqu’à 75 000 euros sur 7 ans et à taux préférentiel. De leur côté, les réseaux Crédit Mutuel et CIC renforcent leur dispositif d’urgence, incluant « des simples reports aux modulations d’échéances, au Prêt de soutien agricole bonifié, jusqu’aux restructurations complexes », selon un communiqué. Les facilités de remboursement sont prévues « au cas par cas », pour faire face aux difficultés conjoncturelles. Crédit Mutuel Alliance Fédérale propose aussi, pour assurer la reprise de production, des solutions de financement « personnalisées ». Un Prêt de soutien agricole (60 mois) est destiné aux exploitations « les plus fragilisées ».


Par Agra

Fourrages/sécheresse : aide débloquée en Haute-Vienne, en préparation dans les Landes

Alors que la sécheresse et les canicules amputent la production fourragère partout en France, au moins deux conseils départementaux ont annoncé des aides pour l’achat de fourrages. Dans un communiqué du 5 août, le département de la Haute-Vienne indique avoir débloqué une enveloppe d’urgence de 100 000 €, « à destination des jeunes agriculteurs et des exploitations en situation de grande précarité ». Un dispositif adopté la veille, en commission permanente. L’aide atteindra au maximum « 400 € par exploitation » et pourra financer l’achat de « fourrage, paille, céréales, compléments, semences fourragères, plants, semis… ». Les bénéficiaires seront identifiés en lien avec « les Jeunes agriculteurs (JA) 87 et l’association Solidarité paysans Limousin », précise la collectivité.

De con côté, le département des Landes mettra au vote « dans les prochaines semaines » un « plan fourrage » d’un montant de 550 000 €, élaboré avec les professionnels et la chambre d’agriculture. D’après un communiqué du 7 août, il regroupera cinq aides forfaitaires : achat de fourrages (60 €/t hors ensilage, 360 €/ha pour l’ensilage de maïs), semis de dérobées d’automne et couverts d’intercultures (60 €/ha), réalisation d’ensilage de maïs (30 €/ha), semis de prairies (150 €/ha) et sursemis de prairies (100 €/ha).


Par Agra

Incendies : à Fontainebleau, les agriculteurs indemnisés pour avoir acheminé de l’eau

Les départements de l’Essonne et de Seine-et-Marne ont annoncé, dans un communiqué du 27 juillet, qu’ils consacreraient 87 500 € pour indemniser les agriculteurs ayant participé à l’acheminement de l’eau lors de la lutte contre l’incendie qui a frappé la forêt de Fontainebleau les 12 et 13 juillet. Dès les premières heures du sinistre, 70 agriculteurs seine-et-marnais et 34 agriculteurs essonniens se sont portés volontaires pour épauler les sapeurs-pompiers. « Grâce à leurs équipements, leur réactivité et leur connaissance du terrain, ils ont apporté un soutien déterminant dans la lutte contre les flammes », saluent les départements.

Dans le détail, les agriculteurs ayant assuré les rotations d’eau recevront une indemnisation forfaitaire de 50 €/h d’intervention. En Seine-et-Marne, « en lien avec la FDSEA », le département consacrera ainsi 70 000 € à l’indemnisation de 45 agriculteurs (près de 1 350 h d’intervention). En Essonne, le département prendra en charge l’indemnisation de huit agriculteurs, pour environ 350 h d’intervention, soit 17 500 €.

Les deux département prévoient également un geste de reconnaissance à l’ensemble des agriculteurs ayant apporté leur concours aux opération, y compris ceux ayant participé à la création de pares-feux, sous la forme d’invitations à découvrir un site touristique de leur département.


National | Par Actuagri

Incendies en Gironde : le monde agricole mobilisé

Des agriculteurs de l’ensemble de la région ont proposé leur aide ces derniers jours. Les autorités invitent les volontaires à se recenser pour une coordination des initiatives. @wirestock-magnific Les témoignages ont afflué ces derniers jours, témoignant de la mobilisation des agriculteurs contre les incendies, en particulier en Gironde où ils avaient parcouru 42 000 hectares ce lundi. De nombreux exploitants du département et des départements alentours ont ainsi mis à…


Par Agra

Engrais azotés : le ministère accorde une aide de 50 €/t à 70 €/t aux agriculteurs

Lors d’une conférence de presse le 9 juillet, la ministre de l’Agriculture Annie Gennevard a annoncé, dans le cadre du plan d’urgence engrais, l’octroi d’une aide « à tous les agriculteurs » de 50 €/t pour l’achat d’engrais azotés dits simples (solution azotée, urée, ammonitrate), pouvant aller jusqu’à 70 €/t pour ceux dont le coût des engrais (tous confondus : azote, phosphore, potassium) représente plus de 10 % de leurs charges. Le montant minimum de l’aide s’élève à 750 € par exploitation, plafonné « à hauteur de la moitié de leur consommation de 2025 ». FranceAgriMer (FAM) ouvrira un guichet du 1er août au 30 septembre, avec une période de rétroactivité allant jusqu’au 1er juin.

« Au 30 septembre, un point de situation permettra d’apprécier l’évolution du prix des engrais lié à la situation au Proche Orient », et de décider ou non de la poursuite des mesures de soutien. Ces aides sont financées par le déblocage de la réserve de crise par la Commission européenne, qui a accordé 107 M€ à la France, auquel s’ajoute 38 M€ de fonds nationaux, portant le total à 145 M€. La ministre a précisé que les démarches seront simples et rapides, afin de soulager les trésoreries des agriculteurs, notamment les céréaliers, « qui ont peiné lors des trois dernières années à se servir un salaire », et de les inciter à semer durant l’automne-hiver prochain.


Par Agra

Élevage/canicule : Genevard promet des aides aux diagnostics et aux équipements

Dans un communiqué du 1er juillet, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, annonce un train de « mesures d’urgence et d’anticipation » face aux canicules. Pour répondre rapidement à la vague de juin, le ministère prépare en particulier « un dispositif d’aide destiné aux éleveurs afin de financer les diagnostics ou des équipements (type brumisation ou ventilation) permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments d’élevage, notamment par le recours à des prêts de trésorerie ». «Nous allons débloquer dans les jours qui viennent des prêts de trésorerie pour que les agriculteurs, les éleveurs puissent s’équiper en systèmes de brumisation et de ventilation pour se préparer aux prochaines canicules», a dit la ministre Annie Genevard sur BFMTV.

Ce dispositif de prêts, qui devraient être garantis par la BPI, la Banque publique d’investissement, vise à financer les diagnostics ou équipements permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments, explique le ministère. Ce dernier étudie en outre « la mise en place d’un dispositif d’appui au transport de fourrage ». Si elle a relativement épargné les cultures d’hiver (blé, orge d’hiver, colza), la canicule a touché les cultures de printemps (maïs, soja, tournesol). Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans.


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Engrais : la Commission européenne débloque 300 millions d’euros supplémentaires

La Commission européenne a publié, dans la soirée du 9 juin, son projet de budget rectificatif pour 2026 qui prévoit d’ajouter 300 millions d’euros à la réserve agricole afin de venir en aide aux agriculteurs affectés par l’envolée des prix des engrais. Cette nouvelle enveloppe, dont le montant restait à préciser, avait été annoncée dans le cadre du plan d’action sur les engrais présenté le 19 mai. À la Commission européenne, on précise être en train d’évaluer le montant exact qu’il reste dans cette réserve.

Environ 200 millions d’euros seraient disponibles selon des estimations préliminaires ce qui porterait l’enveloppe de l’aide d’urgence du plan engrais à au moins 500 millions d’euros au total. Les détails en seront présentés le 12 juin mais il faudra attendre environ deux semaines pour connaître la clef de répartition exacte entre les États membres (au moment de l’examen du texte en comité permanent). Le même jour, Bruxelles présentera aussi ses propositions législatives d’amendement ciblé de la Pac prévue dans le plan d’action. Elles permettront notamment, une fois validées par les colégislateurs, de créer un nouveau fonds de liquidités autorisant les États membres à allouer des fonds de développement rural non utilisés aux agriculteurs affectés et procéder à des paiements anticipés.


Par Agra

Aides Pac : une refonte à risque du système informatique derrière Telepac d’ici 2030

Dans son rapport publié le 26 mai sur l’agence de services et de paiement (ASP), qui assure l’instruction et le versement d’une grande partie des aides Pac, la Cour des comptes indique qu’une « refonte en profondeur » du système informatique qui sous-tend le portail Telepac doit être réalisée avant 2030. Ce chantier dénommé « projet Gaia » doit rendre la plateforme « plus modulaire et adaptable ». Pour la Cour des comptes, la conduite de ce projet « présente un risque majeur pour l’Agence et surtout pour l’État », compte tenu de « la forte dépendance de l’ASP aux prestataires informatiques et à des systèmes d’information tiers ». Elle souligne aussi que l’ASP « peine à conduire des projets informatiques d’ampleur ». La Cour rappelle notamment que la précédente réforme de la Pac avait été « à l’origine de nombreux dysfonctionnements dont les effets ont été perceptibles jusqu’en 2018, dont d’importants retards de versements : « La refonte mal anticipée du système d’information avait conduit à des anomalies fréquentes », résume-t-elle. Les auteurs recommandent donc de « sécuriser le financement du projet Gaia ». Ils plaident aussi pour « poursuivre l’effort de réduction de la dépendance à l’égard des prestataires externes », qui constitue aujourd’hui « un risque majeur », avec « 816,3 M€ de dépenses, dont la moitié attribuée à cinq prestataires ».


Par Agra

GNR : l’aide pour le mois d’avril au JO

Un décret séparé publié le 2 mai acte l’aide destinée aux utilisateurs de carburants agricoles (gazole non routier, GNR) annoncée pour le mois d’avril, soit 3,86 centimes par litre qui correspondent au droit d’accise. Cette exonération de taxe sur le GNR agricole représente 14 millions d’euros. Le gouvernement a annoncé fin avril de nouvelles mesures pour passer l’aide de 3,86 à 15 centimes par litre pour les agriculteurs et de 30 à 35 centimes pour les pêcheurs contre 20 centimes précédemment. En avril, le montant de l’aide est fixé à 50.000 euros maximum par exploitation et les agriculteurs peuvent la demander pendant deux mois grâce à un formulaire dédié (site portail.chorus-pro.gouv.fr) en envoyant leurs factures et une déclaration sur l’honneur.