Mot-clé : Sanitaire

Par Agra

Assises du sanitaire : les députés votent une mise en œuvre accélérée et concertée

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission des Affaires économiques, le 6 mai, les députés ont adopté six amendements visant à raccourcir le temps de mise en œuvre des Assises du sanitaire animal. Le gouvernement aura désormais six mois après la publication de la loi (au lieu de douze mois dans le texte initial) pour publier les ordonnances traduisant les résultats des Assises, qui sont toujours en cours. Une accélération demandée par la FNSEA et les JA, à l’origine des amendements.

Lancé début 2025 et censé aboutir au premier semestre 2026, cet exercice vise à réformer le système sanitaire (financement, gouvernance) ; il comprend notamment plusieurs chantiers techniques (identification des animaux, rôle des vétérinaires, etc.). Interrompus en 2025 en raison de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ces travaux ont récemment été relancés. Par ailleurs, les députés ont adopté un amendement de Géraldine Grangier (RN, Doubs) qui impose une «concertation avec les organisations professionnelles et interprofessionnelles représentatives» avant la publication des ordonnances. «Les acteurs seront largement consultés, les ordonnances seront ratifiées par le Parlement, et je m’engage à ce que leur contenu soit partagé en toute transparence», a promis la ministre de l’agriculture Annie Genevard aux députés.

Source Agra


Par Agra

GDS : réélu président, Christophe Moulin veut préparer la « nouvelle ère sanitaire »

Lors d’un conseil d’administration le 28 avril, Christophe Moulin a été réélu président de GDS France (groupements de défense sanitaire) pour un troisième mandat de trois ans. Il est accompagné d’un bureau de 15 membres, dont deux nouveaux. L’un d’eux est un apiculteur, ce qui constitue « un signe fort attendu par notre réseau », souligne M. Moulin. Pour les GDS, qui tenaient leur congrès les 23 et 24 avril à Avignon, ce nouveau mandat sera celui de « l’adaptation à la nouvelle ère sanitaire », dans un contexte de multiplication des épizooties et de réforme en cours (Assises du sanitaire). Dans son discours, Christophe Moulin a insisté sur l’importance du « maillage territorial » en matière sanitaire. « Sans la présence sur le terrain, on perd rapidement la légitimité pour mettre en œuvre les protocoles sanitaires » visant à lutter contre les maladies animales, rappelle-t-il. Un risque illustré par la récente crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et la controverse autour de l’abattage total. Le congrès d’Avignon a été marqué par la présence de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a souligné « l’engagement sans faille » des GDS face aux crises sanitaires. Un signe de « reconnaissance » salué par le président de GDS France, après une année 2025 « éprouvante ».


Par Agra

Élevage : les principaux salons plaident pour une approche commune sur le sanitaire

Après des éditions perturbées par les maladies animales, le Salon de l’agriculture, le Space et le Sommet de l’élevage ont envoyé un courrier à la ministre de l’Agriculture pour « se concerter et travailler ensemble » sur le volet sanitaire, annonce le directeur du Ceneca* Arnaud Lemoine le 28 avril sur LinkedIn. La démarche vise « à trouver ensemble les solutions pour continuer à montrer à nos visiteurs professionnels ou grand public, la diversité de l’élevage français ». Cette initiative est menée avec Races de France (organismes de sélection) et GDS France (groupements de défense sanitaire), et elle est « soutenue » par quatre associations spécialisées de la FNSEA (bovins viande, bovins, ovins, caprins). Elle « reste ouverte » à d’autres salons qui seraient intéressés, précise M. Lemoine, ajoutant qu’une « réunion de travail se tiendra après la loi d’urgence agricole ». En parallèle du cadre réglementaire, « l’idée est de définir des règles préalables pour maintenir autant que faire se peut les rassemblements d’animaux », précise le président de GDS France, Christophe Moulin. Le tout en évitant de « faire courir des risques aux exposants et aux acheteurs d’animaux ».
* Société propriétaire du Salon de l’agriculture


Par Agra

DNC : la Sardaigne déclare son premier foyer en 2026

Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé en Sardaigne le 14 avril, indique la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note publiée le 16 avril. Ce premier cas déclaré sur l’île en 2026 est survenu dans un élevage de 148 bovins à Muravera (sud). Les experts de la plateforme ESA ajoutent que, «à ce stade, aucun élément ne permet de déterminer s’il s’agit d’une résurgence ou d’une nouvelle introduction». Avant cela, le dernier foyer sarde remontait au 24 octobre 2025. C’est dans l’île italienne que cette maladie exotique a fait son retour en Europe fois en juin 2025, une dizaine d’années après un épisode dans les Balkans (2015-2017). En 2025, 79 foyers ont été détectés en Sardaigne. Les dernières restrictions y ont été levées le 24 février. Toujours selon la plateforme ESA, les autorités y ont mis en place une «campagne de vaccination massive» couvrant 97 % du cheptel, et «projettent de reproduire cette stratégie en 2026».

Un seul autre pays européen a déclaré des foyers de DNC en 2026, l’Espagne avec deux cas en février. En France, aucun dernier foyer n’a été détecté depuis le début de l’année, et une nouvelle campagne de vaccination vient d’être lancée dans les anciennes zones réglementées.

Source Agra


Par Agra

DNC : nouvelle vaccination lancée, modalités à caler dans le Sud-Ouest

«La campagne 2026 de vaccination contre la DNC (dermatose nodulaire contagieuse, NDLR) vient d’être lancée», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué le 9 avril. Le but : «Maintenir la couverture vaccinale de l’ensemble des bovins présents dans les ex-zones réglementées» jusqu’à la fin de l’année. Annoncée en février, cette seconde campagne démarrera «de manière séquencée» selon les dates de primo-vaccination, sachant que la protection vaccinale dure 15 mois.

Les premiers à être de nouveau vaccinés sont les bovins de «l’ancienne zone réglementée qui concerne la Savoie, la Haute-Savoie, l’Isère et l’Ain», théâtre des premiers foyers français à l’été 2025. Cette zone «a reçu l’ensemble des doses vaccinales nécessaires», précise la Rue de Varenne. Suivront les bovins des autres anciennes zones réglementées des régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Les derniers concernés seront les animaux du Sud-Ouest, ciblés par une campagne de vaccination préventive fin 2025 et début 2026. Les modalités pour cette zone «seront définies à l’occasion d’un prochain Cnopsav» (ou «Parlement du sanitaire»). Par ailleurs, la campagne de vaccination préventive en Corse «s’est officiellement achevée le 31 mars», et l’île a atteint l’immunité collective, selon le ministère.

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

GDS Aveyron : Loïc Christophe va présider sa première AG

En novembre, Loïc Christophe a succédé à Bernard Lacombe à la présidence de FODSA - GDS Aveyron. Ce vendredi 3 avril, l’éleveur de Montbazens présidera sa première assemblée générale. Rencontre. Loïc Christophe a succédé à Bernard Lacombe à la présidence de FODSA GDS Aveyron. Pouvez-vous vous présenter ?L. Christophe : «J’ai repris en 1998 la petite exploitation de mes parents, sur le secteur de Montbazens et j’ai pu concrétiser ce…


Par Agra

Elevage : la Comagri demande des soutiens accrus notamment pour l’innovation et le sanitaire

Alors que la Commission européenne prévoit de présenter avant l’été une stratégie sur l’élevage, la commission de l’agriculture du Parlement européen a adopté le 18 mars un rapport d’initiative dans lequel elle fixe ses priorités dans cette optique.

Les eurodéputés soulignent le rôle stratégique du secteur de l’élevage pour la sécurité alimentaire, les économies rurales et la nutrition. Ils demandent la création d’un groupe de haut niveau sur l’élevage afin d’élaborer des solutions adaptées à la diversité régionale. Les parlementaires insistent sur la nécessité de soutiens renforcés à l’innovation, à la promotion des produits d’élevage de l’UE à l’étranger (étiquetage plus clair, protection des indications géographiques) et aux mesures contre les maladies animales (stratégies coordonnées de vaccination, systèmes de détection précoce et de partage de données, banque de données de vaccination centralisée, dispositifs d’indemnisation des éleveurs). Il souhaitent aussi que des efforts soient faits pour garantir que les normes de l’UE en matière de bien-être animal, de santé et de performance environnementale soient prises en compte dans tous les accords commerciaux. Ce rapport d’initiative doit désormais être adopté lors d’une prochaine plénière à Strasbourg, probablement lors de la session d’avril (27-30).

Source Agra


Par Agra

Loi d’urgence/élevage : un volet sanitaire à déployer par ordonnance

Comme attendu, le projet de loi d’urgence agricole (PLUA), dévoilé en intégralité le 11 mars par le média Contexte, comporte un chapitre sur la santé animale, reprenant des sujets actuellement en discussion dans le cadre des Assises du sanitaire. L’article 15 du texte habiliterait le gouvernement à prendre des ordonnances, dans un délai de 12 mois, dans quatre domaines. Il s’agirait d’abord de «définir les principes de financement des mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre les dangers sanitaires», sujet au cœur des Assises.

Second thème : les «outils et systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données sanitaires et de mouvement des animaux». Les Chambres d’agriculture demandaient d’inclure dans le PLUA des dispositions notamment sur la dématérialisation de l’identification des animaux (bovins notamment). Enfin, il s’agirait de «conférer une habilitation aux piégeurs agréés» en matière de lutte contre les maladies animales, et de «préciser» les modalités de «l’habilitation sanitaire des vétérinaires». Lancées il y a plus d’un an, les Assises du sanitaire animal ont été retardées par l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par le blocage politique lié au projet de loi de finances 2026 ; le gouvernement prévoit toujours de les faire aboutir au premier semestre 2026.

Source Agra


Par Agra

DNC : un foyer en Espagne provoque une zone réglementée dans les Hautes-Pyrénées

Quelques jours après la levée de la dernière zone réglementée en France, un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été découvert dans le nord de l’Espagne, ce qui a provoqué la mise en place d’une zone réglementée dans un rayon de 50 km, englobant 26 communes des Hautes-Pyrénées (zone de surveillance). Selon l’arrêté préfectoral instaurant cette zone, le cas a été détecté le 28 février dans la commune de Fiscal (province de Huesca). L’élevage concerné compte 133 bovins de race à viande, indique La Dépêche du Midi. De son côté, le GTV Occitanie (groupement technique vétérinaire) précise que «cet élevage n’avait pas été vacciné, bien qu’en zone de vaccination».

Ce nouveau cas ne devrait pas modifier les conditions de déplacement des animaux dans les Hautes-Pyrénées : l’ensemble du département était déjà en zone vaccinale 2 (ZV 2) et reste sous ce statut, précise la préfecture. La règle générale est l’interdiction de sortie des bovins de cette zone, hormis pour les animaux valablement vaccinés (28 jours) et disposant d’un laissez-passer sanitaire. En France, le dernier foyer de DNC remonte au tout début de l’année, et la dernière zone réglementée, dans les Pyrénées-Orientales, a été levée le 27 février.

Source Agra


Par Agra

DNC : l’accord d’export vers l’Italie étendu à la zone vaccinale préventive (ZV 1)

L’Italie a accepté de recevoir les bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en provenance de la zone vaccinale 1 (ZV 1, Sud-Ouest et Corse), a annoncé le ministère de l’agriculture le 28 février. Jusque-là, le premier débouché des broutards français n’avait accepté que les importations en provenance de la zone vaccinale 2 (ZV 2), établie autour des foyers de DNC. Après l’annonce de l’accord début novembre dernier, les expéditions avaient repris progressivement à partir du 8 décembre. L’extension annoncée le 28 février permet l’envoi des animaux vaccinés préventivement dans la ZV 1 : cette zone, qui ne comprenait aucun foyer, a fait l’objet d’une campagne de «vaccination étendue» à partir du 15 décembre.

Par ailleurs, le ministère annonce «une simplification des conditions d’exportation» des bovins vaccinés vers l’Italie en «supprimant l’obligation de réaliser des tests virologiques avant le départ». Les animaux exportés devront être vaccinés depuis au moins 28 jours en ZV 2, et 60 jours en ZV 1. Dans les deux cas, ils doivent provenir d’une zone sous immunité collective (vaccination dans un rayon de 50 km depuis au moins 60 jours. S’y ajoute, pour la ZV 1, une obligation de désinsectisation des moyens de transport.

Source Agra