Mot-clé : négociations

Par Agra

UE/Afrique : conclusion d’un accord avec les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles

L’UE et quatre États d’Afrique orientale et australe (Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles) ont annoncé le 10 juin la finalisation des négociations sur la modernisation de leur accord de partenariat économique (APE). Au niveau agricole, l’APE va mettre en place un partenariat agricole favorisant un dialogue renforcé visant à soutenir des chaînes de valeur agroalimentaires plus durables. L’accord offre également aux producteurs de la région un accès préférentiel, sans droits de douane ni contingents au marché de l’UE.

De son côté, l’UE bénéficie d’une libéralisation progressive de ses exportations même si l’APE préserve la marge de manœuvre politique de ces pays africains pour protéger les secteurs agricoles sensibles. Par ailleurs, l’exécutif européen précise que l’UE protégera les deux indications géographiques existantes de la région à savoir le rhum et le sucre non raffiné de Maurice. Il ajoute que 135 indications géographiques de l’UE seront protégées à Madagascar, à Maurice et aux Seychelles après une période de transition. L’APE prévoit la possibilité d’ajouter de nouvelles dénominations. Bruxelles assure enfin que « tous les produits alimentaires importés doivent continuer à respecter pleinement les normes de l’UE ». L’accord va à présent suivre la procédure classique de conclusion des accords commerciaux de l’UE.


Par Agra

GNR/engrais : la FNSEA demande la réouverture des négociations commerciales

La FNSEA a demandé la «réouverture immédiate des négociations commerciales» entre industriels et distributeurs, pour prendre en compte la «flambée des coûts» du gaz, du carburant et des engrais depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. «Les agriculteurs font face à une succession de crises sanitaires, réglementaires, économiques et climatiques qui fragilisent profondément les exploitations agricoles», rappelle la fédération dans un communiqué. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement environ 20 % des hydrocarbures et 30 % des engrais mondiaux, a conduit à une hausse brutale des coûts de production dans les fermes. La FNSEA «appelle donc à une réouverture rapide des négociations commerciales afin que la hausse des coûts de production agricole se traduise concrètement par une revalorisation du prix payé aux producteurs».

La grande distribution est hostile à une réouverture de ces négociations, tandis que les industriels de l’agroalimentaire plaident pour une répercussion rapide de leurs hausses de coûts dans un contexte inédit. De son côté, le gouvernement temporise, appelant au dialogue entre acteurs pour répercuter les hausses «au cas par cas».

Source Agra


Par Agra

Relations commerciales : la FCD prudente sur les demandes de renégociations

Après la réunion tenue le 11 mai par les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Serge Papin (Commerce), ouvrant la possibilité de renégociations au cas par cas entre industriels et distributeurs, ces derniers se montrent plutôt prudents par rapport à cette perspective. «Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans les conditions qui nécessiteraient une réouverture généralisée des négociations. Quelques demandes ciblées émanent de secteurs très variés, les boissons, du DPH (droguerie, parfumerie, hygiène, NDLR)… mais des demandes éparses, ponctuelles. Et toute remontée est examinée avec discernement dès lors qu’elle est argumentée et chiffrée», précise Judith Jiguet, déléguée générale de la FCD (distributeurs).

Pour défendre sa position, la FCD rappelle que ces demandes «viennent majoritairement de multinationales qui affichent dans le même temps des bénéfices importants» et qu’«augmenter les tarifs ne garantira pas le maintien des volumes : il (le consommateur, NDLR) fera des arbitrages». Elle récuse par ailleurs le maintien de la date butoir pour les négociations annuelles, une «anomalie» qui «finit in fine par coûter cher, aux distributeurs et aux consommateurs». Les industriels, de leur côté, demandent à renégocier leurs tarifs avec les distributeurs pour prendre en compte les hausses de coûts de production, conséquences de la crise au Moyen-Orient.

Source Agra


Par Agra

Lait/relations commerciales : les coops demandent à rouvrir les négociations commerciales

La Coopération laitière lance un appel au ministre des PME Serge Papin pour réunir un comité de suivi des négociations commerciales, a annoncé son président Pascal Le Brun le 9 avril. Lors de ce comité de suivi, l’objectif est de faire le constat des hausses de coûts qui arrivent sur le carburant, la logistique et les emballages, en conséquence de la crise pétrolière liée à la situation au Moyen-Orient. «On s’attend à des hausses sur la matière première industrielle de de 1 à 5 %», selon Pascal Le Brun. Il alerte aussi sur «les impacts à venir sur l’amont agricole, puisque la hausse de la matière première agricole pourrait être de 5 à 10 %». Ce comité de suivi pourrait déboucher sur la réouverture des négociations commerciales, sous réserve de convaincre les autres fournisseurs et les distributeurs.

L’appel de la Coopération laitière porte aussi sur les négociations pour les produits à marques de distributeurs (MDD) dont les appels d’offres sont diffusés actuellement. Fin mars, la ministre de l’agriculture Annie Genevard a encouragé les éleveurs laitiers à recourir au médiateur des relations agricoles et commerciales dans le cadre d’une éventuelle renégociation des tarifs conclus entre fournisseurs et distributeurs, tout en écartant l’idée de rouvrir les négociations commerciales.

Source Agra


Par Agra

Relations commerciales : 5,46 M€ d’amende pour la centrale d’achat Aura

Aura Retail, centrale d’achat française des distributeurs Intermarché, Auchan et Casino, a été sanctionnée d’une amende de 5,46 millions d’euros (M€) pour n’avoir pas respecté l’année dernière la date limite fixée pour boucler les négociations commerciales avec certains fournisseurs, a annoncé le 25 mars la DGCCRF (Fraudes, ministère de l’Économie). «18 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs au plus tard le 1er mars 2025» sont reprochés à Aura Retail, précise la DGCCRF dans un communiqué.

De son côté, Aura Retail a annoncé qu’elle formerait «un recours administratif», dénonçant dans un communiqué «une sanction disproportionnée et un cadre réglementaire incohérent». «Cette approche (…) introduit un réel déséquilibre dans la conduite des négociations commerciales», estime Aura Retail, selon qui les retards épinglés par la DGCCRF concernent 18 grandes multinationales. En outre, fait valoir la centrale, «la loi n’exige pas la signature de l’accord, mais uniquement l’existence de celui-ci», des délais de signature pouvant exister avec la finalisation de l’écriture des contrats.

Source Agra


Par Agra

Négociations commerciales : à la clôture, Papin promet d’être «intransigeant»

Au lendemain de la fin des négociations commerciales, le 1er mars, le ministre du commerce Serge Papin a promis lundi 2 mars auprès de l’AFP d’être «intransigeant» et de «mener tous les contrôles» sur les contrats passés entre distributeurs et industriels. Si l’heure n’est pas au bilan chiffré sur les prix des produits qui se retrouveront dans les rayons des supermarchés, le ministre explique que, «a priori, les négociations vont déboucher sur une stabilité des prix» : on se dirige vers une augmentation de «0 à +1 %, ce qui correspond plus ou moins à l’inflation». Mais après trois mois d’âpres négociations, «ce qui est le plus important, c’est de mener tous les contrôles», martèle-t-il. «Nous serons intransigeants sur le respect de la loi, en particulier pour Egalim et la matière première agricole».

Ces discussions commerciales annuelles portent sur les tarifs et conditions auxquelles les grandes surfaces s’approvisionnent auprès des fabricants et sont souvent accusées de tirer la rémunération des agriculteurs vers le bas. Serge Papin rappelle qu’environ «1 400 contrôles ont été établis en 2025» et ajoute qu’il s’agit d’un «plancher», avec vraisemblablement plus de contrôles cette année.

Source Agra


Par Agra

Négociations commerciales : près d’une coop sur deux a subi «pressions et menaces de déréférencement»

La Coopération agricole (LCA) a déploré le climat dans lequel se déroulent cette année les négociations commerciales industriels-distributeurs. «Près de la moitié des coopératives ont subi des pressions et des menaces de déréférencement pour se voir imposer des baisses de prix injustifiées, au mépris de la loi Egalim qui impose la non-négociabilité du prix des matières premières agricoles», expose-t-elle dans un communiqué diffusé le 17 février. L’organisation représentant les coopératives agricoles regrette que la charte d’engagements signée fin 2025 ne soit pas respectée. «Aujourd’hui, certains de ses principes sont mis à mal, dégradant le dialogue engagé et souhaité par les pouvoirs publics». Elle appelle à «appliquer la charte d’engagements dans l’esprit de coopération, instaurer un dialogue constructif avec tous les acteurs». Alors que les négociations commerciales doivent être terminées le 1er mars, Lactalis a fait état de déréférencements dans certaines enseignes françaises. Les relations fournisseurs-distributeurs se sont tendues ces derniers jours après les déclarations d’Annie Genevard (Agriculture) en soutien aux industriels, amenant les distributeurs à bouder le comité de suivi du 17 février.

Source Agra


Par Agra

UE-Inde : vers une exclusion de l’agriculture des négociations commerciales

Point d’achoppement des pourparlers commerciaux, l’ensemble du secteur agricole devrait être exclu du futur accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde, a appris Agra Presse le 15 janvier de source européenne. Toutefois, ce retrait ne devrait pas concerner la filière des vins et spiritueux, pour laquelle Bruxelles négocie actuellement une baisse des droits de douane. Pour faciliter la négociation, dont l’agriculture est un point d’achoppement, le sucre et les produits laitiers avaient déjà été exclus, comme l’avait confirmé en septembre Christophe Kiener, négociateur en chef de la Commission européenne chargé des pourparlers avec l’Inde, devant les eurodéputés. De son côté, la filière bovine française espérait ce retrait en raison «de conditions de production indiennes, en matière de traçabilité, de contrôle sanitaire et de garanties d’équivalence de production [qui] ne permettront jamais d’assurer le niveau d’exigence légitimement attendu par les consommateurs européens».

Après l’accord finalisé avec les pays du Mercosur, la Commission européenne souhaite mettre le pied sur l’accélérateur en vue de conclure très prochainement ses discussions commerciales avec l’Inde. Cette finalisation pourrait être annoncée en marge du 16e sommet à haut niveau UE-Inde, qui se déroulera le 27 janvier à New Delhi.

Source Agra


Par Agra

Négociations commerciales : Papin favorable à une priorité aux PME

Le nouveau ministre des Petites et moyennes entreprises et du Commerce Serge Papin a indiqué à RTL le 17 octobre qu’il souhaitait un traitement spécifique pour les petites et moyennes entreprises lors des négociations commerciales. «J’ai commencé à discuter avec mes collègues. Je voudrais que les PME passent en premier dans les négociations. Il faut raccourcir le processus avec elles, c’est trop long. Et il faut un dialogue permanent», a-t-il déclaré. Le nouveau ministre, et ancien patron du distributeur Système U, souhaite que les PME en passant en premier puissent avoir un accès privilégié aux rayons des grandes surfaces alors que la priorité est plus souvent donnée aux grandes marques bien connues des clients et qui servent de produits d’appel.

«Il faudrait que les produits des PME, de France, soient plus compétitifs», a-t-il aussi indiqué, en revisitant les péréquations de marges que réalisent les distributeurs entre les produits de PME et des grands industriels. Objectif : inverser la pratique habituelle consistant à davantage marger sur les produits des PME. En défendant le traitement différencié au profit des PME, Serge Papin appuie une revendication de longue date portée par la Feef, organisation représentant les PME fournisseurs des grandes surfaces.

Source Agra


Par Agra

PAC : les négociations sur la simplification prennent du retard

La Présidence danoise du Conseil de l’UE espérait trouver un accord le 17 octobre lors d’un trilogue avec le Parlement européen sur le paquet de simplification de la PAC qui prévoit notamment un allégement de la conditionnalité pour les prairies permanentes (BCAE 1). Mais les positions des colégislateurs se sont avérées trop éloignées. En effet, le Parlement européen a adopté des dispositions allant bien au-delà de ce qu’a proposé initialement la Commission européenne se prononçant notamment pour la suppression des obligations des BCAE 5 (protection des sols contre l’érosion) et 9 (protection des prairies permanentes des zones Natura 2000). Des ajouts que le commissaire européen à l’agriculture, Christophe Hansen, avait qualifiés de «préoccupants».

Pour la présidence danoise – qui n’a pas de mandat sur ces points puisque les Etats membres n’en ont pas parlé -, les amendements du Parlement vont plus loin que la simplification et s’apparentent à une réforme de la PAC. Elle estime que ces discussions doivent donc avoir lieu dans le cadre de la réforme et pas dans celui de la simplification. Des consultations entre experts vont se tenir pour trouver une solution à ce différend avant que les négociations puissent reprendre. Les colégislateurs veulent toutefois boucler au plus vite afin que les amendements puissent être adoptés avant la fin de l’année pour entrer en vigueur dès 2026.

Source Agra