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L’administration du nouveau président américain Donald Trump a annoncé le 20 janvier que les États-Unis se retireraient une deuxième fois de l’accord de Paris sur le climat, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux visant à freiner le réchauffement climatique. «Le président Trump se retirera de l’accord de Paris sur le climat», a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. Les États-Unis, deuxième pollueur mondial derrière la Chine et premier pollueur historique, avaient déjà quitté brièvement l’accord sous le premier mandat du républicain, avant que Joe Biden n’acte leur retour. Le nouveau retrait entrera en vigueur un an après l’annonce officielle. «Nous allons forer à tout-va», a aussi lancé le président américain lors de son discours d’investiture, réitérant sa promesse de campagne de doper la production de pétrole et de gaz des États-Unis, déjà premier producteur mondial, pour faire baisser les coûts de l’énergie. Pour ce faire, le républicain a annoncé qu’il décréterait un état d’«urgence énergétique» national et reviendrait sur nombre de mesures climatiques prises par son prédécesseur Joe Biden pour favoriser la transition énergétique. Parmi celles-ci, les financements alloués aux énergies renouvelables ou à l’achat de véhicules électriques.

La rédaction

La Commission européenne a annoncé le 17 janvier la conclusion des négociations politiques visant à moderniser l’accord commercial entre l’UE et le Mexique. Les grandes lignes de cet accord avaient été convenues en 2020. Il va permettre l’accès en franchise de droits à de nombreuses exportations agroalimentaires de l’UE vers le Mexique en supprimant certains droits de douanes qui atteignent aujourd’hui 100%. Ainsi l’UE bénéficiera d’un accès privilégié pour le fromage et les produits laitiers avec, par exemple, un contingent tarifaire à droit nul de 20.000 t pour les fromages affinés, de 5.000 t pour les fromages frais, 50.000 t pour la poudre de lait écrémé, 13.000 t pour les préparations laitières et 2500 t pour le beurre. La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10.000 t pour les longes. Même chose pour la volaille à l’exception d’un contingent de 20.000 t pour les cuisses de poulet. Un contingent de 30.000t est prévu pour le bœuf. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisés. Selon l’accord convenu en 2020, la Mexique obtient de son côté obtient des contingents de 10.000t pour la viande bovine et 10.000 t pour les abats de bœuf avec un droit de 7,5%, une libéralisation complète pour le porc, à l’exception du jambon congelé avec un contingent de 10.000t et le miel. Des contingent de 25.000 tonnes d’éthanol et 30.000 t (à 49 €/t) de sucre brut destiné au raffinage uniquement seront introduits progressivement. Les textes détaillés de l’accord seront publiés dans les prochains jours, selon la Commission européenne. Ils devront ensuite être finalisés techniquement et traduit avant que la Commission européenne ne les soumette au Conseil et au Parlement européen.

La rédaction

L’ancien ministre français de l’Agriculture, Didier Guillaume, devenu en septembre ministre d’Etat de Monaco chargé de diriger le gouvernement de la principauté, est décédé le 17 janvier d’une «maladie fulgurante», a annoncé la Principauté. Le président Emmanuel Macron a salué la mémoire de cet «élu enraciné dans la Drôme, humaniste en République». «Son engagement pour les autres était comme lui, vibrant, chaleureux, entier. De Bourg-de-Péage à Monaco. Je pense à sa famille. Je perds un ami», a-t-il écrit sur X. Âgé de 65 ans, ce Drômois avait accumulé les mandats dans son département : maire de Bourg-de-Péage (1995-2004), président du Conseil général de la Drôme (2004-2015) puis sénateur (2008-2018). Spécialisé dans les questions agricoles, cet ancien fidèle de François Hollande puis de Manuel Valls avait finalement accédé à un portefeuille gouvernemental sous Emmanuel Macron, en étant chargé de l’Agriculture de 2018 à 2020. Auparavant, ce passionné de rugby avait été pressenti pour prendre la tête du comité d’organisation de la Coupe du monde 2023. Il y avait renoncé, la fonction étant essentiellement honorifique. Après son départ du gouvernement en juillet 2020, il était devenu membre de la Ligue nationale de rugby et conseiller du président sur les affaires publiques.

La rédaction

A l’occasion de l’examen des dépenses agricoles du projet de finances (PLF) pour 2025, les 17 et 18 janvier, les sénateurs ont adopté, avec avis de sagesse du gouvernement, un amendement du sénateur LR Laurent Duplomb visant à supprimer l’Agence bio et transférer ses missions au sein de FranceAgrimer ou au ministère de l’Agriculture. Il espère ainsi dégager 3 millions d’euros (les dépenses de l’agence étaient de 4 millions d’euros en 2022), sans préciser comment. La ministre a qualifié la proposition du sénateur de «tout à fait pertinente», lui indiquant toutefois son souhait d’en discuter au préalable avec les intéressés : «Si je peux approuver le principe de l’internalisation, il faut tout de même que l’on travaille avec les acteurs pour la rendre opérationnelle. Il y a besoin de préparer l’atterrissage, c’est une question de meilleure acceptation». La ministre a ainsi souhaité les «convaincre que leurs missions continueront d’être exercées dans de bonnes conditions». Interrogé par Ouest France, le président de l’Agence bio Jean Verdier a fait part de sa surprise : « Nous sommes surpris et abasourdis. Surtout quand on voit l’efficience de notre structure avec seulement une vingtaine de personnes.» À l’occasion de son discours de politique générale le 14 janvier, le nouveau Premier ministre François Bayrou s’était s’interrogé sur la place des «plus de 1000 agences, organes et opérateurs», qui agissent selon lui «sans contrôle démocratique» et «constituent un labyrinthe».

La rédaction

A l’occasion de la reprise de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2025, le 17 et 18 janvier, les sénateurs ont adopté les crédits de la mission Agriculture et forêt et du Casdar (recherche), rejetant au passage un amendement du gouvernement prévoyant une baisse supplémentaire des crédits de 284 millions d’euros. Déposé en dernière minute, cet amendement visait, à l’instar de ce qui a été proposé pour d’autres ministères, à atteindre «une cible de déficit public de 5,4 % du PIB en 2025», a expliqué la ministre de l’Agriculture en séance. Dans le détail, les coupes concernent les missions «Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt» et «Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation». Après avoir augmenté d’un tiers sur l’année 2024, à 4,7 milliards d’euros (Md€), en loi de finances initiale, le projet de loi de finances pour 2025 du gouvernement Barnier – dont l’examen reprend actuellement au Sénat – intégrait déjà une baisse des crédits de la mission Agriculture et forêt, à 4,43 Md€ (-6%). En séance, la ministre a assuré le maintien des promesses faites sous le gouvernement Barnier: «maintien d’environ 100M€ pour le fonds Ecophyto, avec une sanctuarisation des fonds alloués à recherche alternatives (Parsada), maintien des fonds alloués aux plans fruits et légumes, et protéines. Deux amendements de sénateurs ont reçu avis de sagesse du gouvernement en séance: la baisse de 2,9 millions d’euros des crédits alloués à l’Agence bio et une hausse de 7 millions d’euros pour l’aide à l’installation et aux transmissions.

La rédaction

Dans un «document de réflexion préliminaire et non-contraignant» publié le 16 janvier, le Copa-Cogeca propose les grands principes qui devraient orienter selon lui une future stratégie solaire européenne pour le secteur agricole. Pour les organisations et coopératives agricoles de l’UE, les équipements solaires photovoltaïques au sol devraient utiliser des terrains adaptés à cette fin, tels que les terrains contaminés et industriels et les terres de qualité agricole inférieure. De plus, des limites maximales de surface agricole non exploitable devraient être fixées pour que ces surfaces restent éligibles aux aides à la surface dans le cadre de la Pac «quel que soit le rapport entre le revenu généré par la production d’énergie et celui généré par la production agricole». Le Copa-Cogeca estime aussi qu’il faudra conditionner le rachat de l’électricité produite par l’agri-photovoltaïsme au maintien de l’activité agricole et à la garantie de démantèlement du projet dans le but de rétablir le terrain dans son état d’origine. Il est également suggéré que les pratiques agricoles réalisées en parallèle à la production d’énergies renouvelables soient éligibles à la certification pour les absorptions de carbone agricole.

La rédaction

Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, a présenté le 16 janvier les détails de l’accord UE/Mercosur devant la commission du Commerce international du Parlement européen. Sans surprise, il a mis en avant l’importance géostratégique de ce traité. Et durant près de deux heures, il a tenté de rassurer les eurodéputés sur leurs préoccupations pour l’agriculture en mettant en avant la baisse des droits de douane pour certains produits – notamment les vins et spiritueux ou l’huile d’olive –, ainsi que les quotas à droit nul pour les produits laitiers et la protection de 349 indications géographiques. Sur les intérêts défensifs, «il ne s’agit pas d’un accord où l’agriculture paye pour d’autres», selon lui, tout en détaillant les garde-fous en cas de perturbations des marchés européens (clauses de sauvegarde et fonds de compensation d’un milliard d’euros). Interrogé sur la réciprocité des normes, il souligne le fait que les importations provenant des pays du Mercosur devaient respecter les règles sanitaires et que «la santé des consommateurs n’a jamais fait l’objet des négociations». Il assure que la Commission européenne ne va pas abaisser la qualité des contrôles. Un débat similaire est d’ores et déjà prévu pour la réunion de la commission de l’Agriculture du 30 janvier. Un échange pour lequel il sera accompagné du commissaire à l’Agriculture, Christophe Hansen.

La rédaction

À l’occasion d’une table ronde sur l’impact du changement climatique sur le travail au Comité économique, social et environnemental (Cese) le 15 janvier, Jason Glaser, directeur général de l’ONG américaine La Isla Network (LIN), a proposé  la création «d’un centre d’excellence en France» sur l’amélioration des conditions de travail en agriculture face à la hausse des températures. Ce centre pourrait être à la base d’un réseau dans d’autres pays de l’UE et être «un modèle en Europe pour implanter les systèmes permettant de réduire la charge pour les travailleurs». Jason Glaser a indiqué que ce nouveau centre d’expertise pourrait se situer en Champagne. Un tel centre a déjà été développé à Ingenio San Antonio, une importante sucrerie du Nicaragua. Créé en 2016, LIN a développé un programme «de prévention, de résilience, d’efficacité et de protection afin de garantir que les travailleurs du monde entier soient protégés des risques sur le lieu de travail, comme la chaleur extrême et d’autres risques liés au changement climatique». Dans ce but, l’ONG met en relation entreprises, communautés et experts en utilisant des méthodes basées sur la data et spécifiques aux cultures et aux zones de production. Elle a déjà travaillé avec le distributeur anglais Sainsbury’s sur l’amélioration des conditions de travail dans le maraichage en Espagne.

La rédaction

Afin d’apporter un éclairage aux producteurs et productrices bio sur la façon dont les syndicats généralistes défendent leur mode de production, la Fnab (agriculteurs bio) a publié le 16 janvier une analyse de leurs positionnements, réalisée notamment grâce à l’envoi d’un questionnaire à chaque syndicat. Si la crise du marché bio a eu le mérité d’aligner les syndicats sur certaines demandes (aides d’urgence, application de la loi Egalim, etc.), il reste toutefois des différences «notables» de vision entre syndicats, observe la Fnab. À titre d’exemple, la Confédération paysanne défend le développement de l’agriculture biologique comme l’un des modèles permettant d’arriver à l’agriculture paysanne. De leur côté, la FNSEA et la Coordination rurale (CR) veulent limiter les conversions en conditionnant les aides à des contrats signés. Et de préciser que la CR s’est «régulièrement exprimée contre l’objectif européen de 25% de surfaces bio en 2023». De manière générale, l’agriculture biologique reste souvent «un sujet marginal de mobilisation syndicale». Selon la Fnab, «16% des fermes françaises produisent aujourd’hui en bio et force est de constater que nous n’occupons pas 16% du temps de parole syndical!», s’indigne son président Philippe Camburet.

La rédaction

Dans une enquête publiée le 15 janvier, l’association de défense des consommateurs Foodwatch a analysé la teneur en sucre de douze catégories de produits vendus par la grande distribution selon leur gamme de prix. Résultat: les produits les moins chers sont souvent beaucoup plus sucrés que les produits les plus chers, et les produits de marques distributeurs sont les premiers concernés. D’où le lancement d’une pétition par l’association pour demander «aux cinq distributeurs» français (Auchan, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc et Intermarché) de revoir la recette des produits de leurs propres marques. En tout, l’association a analysé plus de 400 produits (mayonnaise, pain de mie, pesto, cordon bleu etc.), avec des résultats similaires peu importe la catégorie. À titre d’exemple, les cinq conserves de petits pois les moins chères retenues par Foodwatch contiennent en moyenne 3,88 g de sucres pour 100 g de produit, contre 2,72 g pour les 5 g de conserves de petits pois les plus chères. «Non seulement l’offre alimentaire est globalement trop sucrée, mais les prix orientent les consommatrices et consommateurs vers des produits plus sucrés», s’alarme Foodwatch dans un communiqué. À l’AFP, l’association a indiqué rencontrer prochainement la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, sur proposition de cette dernière, pour «avancer sur ce dossier».

La rédaction

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