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Par Agra

Blé : dans l’Ouest, les agriculteurs ont vendu très tôt leur récolte (négoces)

Rencontré à l’occasion du Space, à Rennes, Cyril Legris, délégué régional de NégoA pour les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie, a fait le point pour Agra sur la campagne en cours : « L’un des faits marquants reste les ventes précoces de blé de la part des agriculteurs pour, notamment, combler les problèmes de trésorerie. Difficile de quantifier le phénomène, mais il est plus important que les autres années. Les négoces ont donc dû eux aussi anticiper les règlements, ce qui, ponctuellement, peut compliquer la gestion des entreprises. » Comme dans de nombreuses régions, les négoces s’attendent à une moisson d’automne en net recul, notamment en maïs.

Dans les allées du salon, certains avançaient « une moisson divisée par cinq », « en recul de deux tiers ». Une chose est sûre, cela aura des impacts notamment pour les structures qui possèdent des outils en nutrition animale. Beaucoup se questionnent aussi de l’impact, sur le terrain, du rapprochement entre les coopératives Agrial et Terrena : plusieurs négoces de la région étant filiales de ces groupes coopératifs. Du côté d’Agrial et Terrena, aucun commentaire n’a été fait, si ce n’est que « le dossier avance et devrait être bouclé d’ici à la fin de l’année ».


Par Agra

Séparation vente/conseil : vers une facturation séparée et un conseil stratégique obligatoire

A l’occasion de l’examen de la proposition de loi Entraves le 13 mai, les députés de la commission des affaires économiques ont commencé à examiner l’article premier visant à mettre fin à la séparation de la vente et du conseil. Ils ont rejeté les amendements de suppression de cet article, émanant de la gauche, et adopté de premières modifications. Proposé par Stéphane Travert (Renaissance), le premier amendement adopté propose une facturation différenciée pour les activités de conseil et de vente, comme proposé par le CGAAER. Objectif : permettre aux agriculteurs de pouvoir comparer les tarifs de conseil des distributeurs avec ceux des conseillers indépendants. Ce faisant, le texte supprime le caractère obligatoirement onéreux des conseils, prévu par le texte du Sénat. Les députés ont aussi adopté l’amendement de Stéphane Travert visant à rendre le conseil stratégique obligatoire, sans toutefois préciser de périodicité, ont regretté les socialistes, qui proposaient de le rendre bisannuel. Son cadrage est renvoyé à un décret du Conseil d’Etat. Prévu par la loi Egalim, le conseil stratégique aurait du être réalisé deux fois tous les cinq ans, mais un moratoire a été annoncé avant les dates butoir, par Gabriel Attal en février 2024. Au printemps 2024, la ministre déléguée de l’agriculture Agnès Pannier Runacher avait émis le souhait que le conseil stratégique devienne «facultatif».


Par La rédaction

Séparation vente/conseil : le gouvernement se résout à la supprimer, précisions par décret

À l’occasion de l’examen de la proposition de loi sur les Entraves en séance publique au Sénat le 27 janvier, le gouvernement s’est prononcé en faveur de la suppression de la séparation de la vente et du conseil des pesticides, ne proposant que quelques modifications à la marge du texte des sénateurs Duplomb et Menonville. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a admis que le dispositif n’a «pas eu l’efficacité escomptée», et qu’il s’avère «beaucoup trop complexe». Dans le détail, un amendement proposé par le gouvernement, et qui a été adopté par le Sénat, prévoit de rétablir la possibilité pour un distributeur/vendeur de produits phytopharmaceutiques (une coopérative, un négoce) d’offrir un service de conseil, tout en préservant l’interdiction aux fabricants (p.ex. BASF, Bayer). Des précisions doivent toutefois être apportées par décret pour prévenir des cas de «conflit d’intérêts» que la ministre n’a pas précisés. Pour rappel, lors de sa visite au dernier Salon de l’agriculture, le président de la République Emmanuel Macron avait indiqué son souhait de maintenir le dispositif : «Ce n’est pas celui qui vend les produits phytosanitaires qui peut faire le conseil», avait-il déclaré à son auditoire. Le précédent gouvernement s’était tenu à cette ligne, proposant d’assouplir le dispositif, et non de le supprimer, au grand dam de la Coopération agricole.