Mot-clé : Commission européenne

Par Agra

UE/Ukraine : Kiev s’oppose à une adhésion avec une limitation de ses exportations agricoles

L’Ukraine s’oppose aux restrictions qui s’appliqueraient à ses exportations agricoles dans le cadre du processus d’adhésion à l’UE, a fait savoir le 7 octobre le ministre ukrainien de la Politique agraire, Taras Vyssotsky. Cette prise de parole intervient au lendemain de la publication par la Commission européenne d’un document de préparation à l’élargissement de l’UE dans lequel elle propose des « dispositions ciblées » pour limiter l’accès au marché de l’UE pour les produits sensibles ukrainiens.

Interrogé à ce sujet par l’AFP, Taras Vyssotsky a affirmé que l’Ukraine serait prête à d’éventuelles mesures temporaires mais s’opposerait à « une restriction permanente », qui « contredirait la logique même de l’adhésion pleine et entière à l’UE ». Selon lui, un dispositif comme celui-ci s’apparenterait « en réalité d’un modèle différent d’adhésion ». Et de conclure : « L’Ukraine ne peut pas accepter une telle approche ». Une position également soutenue par les représentants ukrainiens de l’industrie agroalimentaire (UCAB – Ukrainian Agribusiness Club) qui s’estiment, dans un communiqué publié le même jour, « de plus en plus préoccupés par une approche excessivement protectionniste de l’intégration de l’agriculture ukrainienne ».


Par Agra

UE/Chine : Paris et Berlin plaident pour un outil de lutte contre la guerre commerciale

Dans un courrier adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, consulté le 5 octobre par l’AFP, la France et l’Allemagne demandent à Bruxelles la mise en place d’un outil qui permettrait « si nécessaire » d’aller jusqu’à exclure immédiatement du marché intérieur les biens et les services d’un pays qui mène une guerre commerciale contre l’UE. Une demande qui fait écho à celle issue du Conseil européen de juin. Selon l’AFP, un tel mécanisme permettrait de d’agir en quelques jours, à moins que les États membres ne décident de s’y opposer à la majorité qualifiée (55 % des États membres représentant 65 % de la population totale de l’UE).

Bien que ne mentionnant pas explicitement la Chine, ces propositions interviennent au moment où le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic doit se rendre à Pékin les 8 et 9 octobre à l’invitation du ministre du Commerce Wang Wentao pour poursuivre le dialogue et tenter d’obtenir des résultats en vue de rééquilibrer les relations commerciales. De son côté, l’Empire du Milieu a déjà menacé l’UE de représailles en cas « mesure protectionniste ou unilatérale », comme il a pu le faire par le passé contre certains produits agroalimentaires.


Par Agra

Foncier : Bruxelles épingle les restrictions imposées par la Bulgarie aux étrangers

La Commission européenne a adressé, le 1er octobre, un avis motivé complémentaire à la Bulgarie lui demandant de modifier sa législation sur l’acquisition de terres agricoles pour la rendre conforme au traité de l’UE. La loi bulgare sur la propriété et l’utilisation des terres agricoles impose en effet aux personnes souhaitant acquérir des terres agricoles de résider ou d’être établies depuis plus de cinq ans dans le pays. Introduites en 2014, ces règles nationales restreignent de manière disproportionnée l’acquisition de terres agricoles par des non-résidents et des entités récemment établies, estime la Commission européenne.

Bruxelles avait déjà adressé un avis motivé sur ce sujet à la Bulgarie en 2016 mais, déplore-t-elle, « bien que diverses discussions aient eu lieu, la situation perdure à ce jour ». Entre temps, la Cour de justice de l’UE a rendu un arrêt en janvier 2024 qui confirme que les règles de l’UE relatives à la libre circulation des capitaux s’opposent à ce qu’il soit exigé d’une personne qu’elle réside dans un pays pendant plus de cinq ans pour pouvoir acheter des terres agricoles. Si la Bulgarie ne met pas sa législation nationale en conformité avec le droit de l’UE dans un délai de deux mois, la Commission pourrait décider de saisir la Cour de justice de l’UE.


Par Agra

UE-Canada : Trump menace Bruxelles de couper les liens commerciaux après le rapprochement avec Ottawa

Le resserrement des liens entre le Canada et l’UE, annoncé en grande pompe lors du discours sur l’état de l’Union le 16 septembre par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas du goût du président américain Donald Trump. En guerre commerciale ouverte avec son voisin canadien depuis son retour aux affaires en janvier 2025, il a menacé Bruxelles de rompre les échanges commerciaux en réaction au projet de faire du Canada le premier pays membre associé de l’UE. Une idée qu’il a même qualifié de « ridicule ».

« S’ils font cela, si j’estime qu’il s’agit d’un acte hostile, j’imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l’Europe », a-t-il lancé à des journalistes l’interrogeant sur le sujet, selon l’AFP. De son côté, la Commission européenne tente de jouer l’apaisement. « La proposition de renforcement de notre partenariat avec le Canada n’est dirigée contre personne », a d’ailleurs souligné Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne en charge du Commerce, auprès de l’AFP.


National | Par Actuagri

Les JA exigent des actes face aux crises

La 12e édition des Terres de Jim, qui s’est tenue à Metz-Magny (Moselle) les 11, 12 et 13 septembre 2026, a rassemblé 100 000 visiteurs. Derrière la grande réussite festive de cet événement, le syndicat des Jeunes Agriculteurs a fermement interpellé le gouvernement et la Commission européenne pour exiger une vraie vision d'avenir. Crédit : Actuagri Metz-Magny (Moselle) a accueilli la 12e édition des Terres de Jim, organisée par les…


Par Agra

UE/Inde : Bruxelles présente l’accord commercial au Conseil de l’UE pour signature

La Commission européenne a présenté, le 11 septembre, le texte de l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde au Conseil de l’UE. Il s’agit d’une étape indispensable en vue d’obtenir l’autorisation de signature et de débuter ensuite le processus de ratification au Parlement européen. Afin de finaliser la conclusion du texte avant la fin de cette année civile, la Commission européenne a donc pris la décision de présenter l’accord au Vingt-sept uniquement dans la langue des négociations, c’est-à-dire l’anglais.

Interrogé sur ce point lors de la conférence de presse du 11 septembre, Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne, assure que « toutes les versions dans les langues de l’UE seront mises à disposition dès que possible au cours du processus, et certainement avant que l’accord ne soit soumis au vote du Parlement européen ». L’exécutif européen justifie cette décision d’accélération par l’incertitude géopolitique et la pression croissante sur le système commercial mondial. « Notre objectif a été clair dès le début : veiller à ce que les entreprises et les citoyens ressentent le plus rapidement possible les avantages tangibles de cet accord de libre-échange historique », indique pour sa part le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic.


Par Agra

Régions ultrapériphériques : Bruxelles veut élargir le champ de l’OCM aux produits tropicaux

La Commission européenne a dévoilé, le 10 septembre, une nouvelle stratégie pour les régions ultrapériphériques de l’UE*. Cette communication s’accompagne également d’un paquet réglementaire permettant des adaptations ciblées de la législation de l’UE afin de mieux refléter les réalités et les contraintes de ces régions. Concrètement, au niveau agricole, Bruxelles propose d’inclure certains produits tropicaux (manioc frais et congelé, ignames, taro et malanga – ou yautia –, noix de coco desséchée, curcuma et gingembre) au champ d’application des secteurs des fruits et légumes de l’OMC, dans l’optique de permettre aux États membres de leur accorder un soutien par l’intermédiaire des programmes opérationnels.

« Cette stratégie vise à transformer le potentiel stratégique en opportunités économiques, et ces opportunités économiques en meilleures conditions de vie pour la population », précise Raffaele Fitto, le commissaire à la Politique de cohésion, en charge du dossier.

 

*Guyane française, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, Réunion, Saint-Martin, les Açores, Madère et les Îles Canaries


Par Agra

Poulet : le Brésil augmente ses exportations vers l’UE de 50 % au premier semestre

Les exportateurs brésiliens ont envoyé en Europe 7 131 t de viande de poulet au cours du premier semestre 2026, soit 50 % de plus que sur la même période en 2025, selon la Confédération nationale d’agriculture (agriculteurs brésiliens). Malgré ce redoublement des envois lors des mois précédant la sortie du Brésil de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux vers l’UE, appliquée le 3 septembre, l’organisation estime que le préjudice de cette exclusion reste colossal.

Les exportations brésiliennes de viandes, d’œufs et de miel vers l’UE s’élevaient à 1,7 Md€ l’an dernier : le Brésil a notamment exporté 915 M€ de viande de bœuf vers l’UE, 672 M€ de viande de poulet, selon le ministère brésilien de l’Agriculture. C’est dans les régions hébergeant les pôles industriels de la viande que la décision de Bruxelles fait le plus mal. L’État du Paraná, champion national de l’exportation de poulet, subirait un préjudice annoncé de 337 M€/an tant que la suspension sera maintenue. L’industrie du bœuf du Mato Grosso, premier bassin allaitant du Brésil, perdrait des opportunités à l’export à hauteur de 260 M$/an, selon l’Institut du Mato Grosso d’économie agraire.


Par Agra

Recherche/innovation : Bruxelles dévoile sa nouvelle approche stratégique pour l’agriculture

La Commission européenne a dévoilé, le 8 septembre, sa nouvelle approche stratégique en matière de recherche et d’innovation pour l’agriculture, la sylviculture, les zones rurales et les systèmes alimentaires destinée à être un levier afin de renforcer la compétitivité, la durabilité et la résilience dans la chaîne. Elle s’appuie sur les résultats de l’actuelle qui date de 2016 ainsi que de la stratégie Food 2030 et s’articule autour de deux cadres que Bruxelles considère liés et complémentaires : AgRI 2040 et Food 2040. L’objectif de la Commission européenne est de « renforcer l’écosystème d’innovation agroalimentaire » tout au long de la chaîne et stimuler la mise à disposition des résultats de cette recherche aux exploitations agricoles. Pour ce faire, Bruxelles dévoile près d’une vingtaine d’actions à mettre en œuvre entre 2026 et 2028. « La recherche et l’innovation peuvent véritablement transformer nos pratiques agricoles et la gestion de nos espaces ruraux », souligne le commissaire à l’Agriculture Christophe Hansen. Et d’ajouter : « Notre mission est de veiller à ce que ces idées ne restent pas cantonnées aux laboratoires, mais soient testées, adaptées aux réalités locales et transformées en solutions concrètes, utilisables et déployables à plus grande échelle ».


Par Agra

OCM : Bruxelles plaide pour maintenir l’orientation de la Pac vers le marché

À l’occasion du débat au sujet les amendements au projet de rapport sur la révision du règlement OCM lors de la commission de l’Agriculture du Parlement européen le 2 septembre, la Commission européenne a mis en garde les députés contre le risque d’une remise en cause de l’orientation de la Pac vers le marché. Cet avertissement intervient alors que la proposition du rapporteur, le socialiste français Eric Sargiacomo fait la part belle au renforcement des outils de stabilisation des marchés (hausse des prix d’interventions ou encore constitution de stocks stratégiques alimentaires).

Plusieurs amendements déposés vont également dans ce sens. « Nous devons avoir un filet de sécurité pour les circonstances véritablement exceptionnelles mais celui-ci ne doit pas devenir un instrument pour piloter les marchés par le biais d’un déclenchement automatique ou d’une intervention publique permanente », a donc averti la représentante de la DG Agriculture. Et d’ajouter que « lier les seuils aux mesures de production et demander des actions quand les prix tombent en dessous d’un certain niveau risque de faire plus de mal que de bien. Les seuils de référence risquent de devenir des prix d’orientation ce qui affecterait la compétitivité des agriculteurs ».