Catégorie : Aveyron

Par Agra

Photovoltaïque : possibilités de raccordement saturées dans certaines zones rurales

Enedis et RTE s’apprêtent à publier une carte des départements où le raccordement des parcs d’énergies renouvelables devient difficile, voire impossible, au vu des contraintes des réseaux électriques, indiquent nos confrères Les Echos (article payant). Ils vont diffuser dans quelques jours « une carte des capacités du réseau pour mieux orienter les producteurs », a dévoilé le 22 juin Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis, lors d’un échange avec l’Association de journalistes de l’énergie (AJDE). « Il y a des zones qui sont en contrainte, où c’est difficile, voire pas possible à moins d’un délai important, de raccorder des nouvelles énergies renouvelables, a expliqué la dirigeante. Mais elles sont limitées, localisées et objectivées. Et surtout, ça conduit à nos propositions d’orienter les énergies renouvelables vers les zones où il y a de la capacité disponible, tout de suite et maintenant. » « Moins de 10 % du territoire » est considéré comme saturé, précise Enedis. Marianne Laigneau cite « le Cher, l’Indre, le Lot-et-Garonne, la Nièvre et l’Aveyron ». Point commun à ces territoires, ils « ont peu d’habitants mais ont vu exploser l’installation des énergies renouvelables », explique-t-elle, alors que « le réseau, notamment de transport [les lignes à haute tension de RTE, NDLR], n’était pas surdimensionné car il y avait peu de consommateurs ».


Par Agra

Lait : les éleveurs de l’Unell mécontents du prix du lait payé par Lactalis

Les éleveurs réunis au sein de l’association d’organisations de producteurs Unell (livreurs Lactalis) estiment que le prix du lait payé actuellement par Lactalis France est trop bas. « Le prix formule de mai a été revalorisé de 1,02 euro pour arriver à 400 euros les 1000 litres, mais c’est insuffisant pour faire face à la hausse de nos coûts de production », calcule Delphine Macé, présidente de l’Unell. Les éleveurs estiment que leurs coûts de production, notamment pour ce qui est de l’énergie et des engrais, sont en forte hausse. Et que les bons résultats enregistrés par Lactalis en 2025 pourraient l’inciter à faire un geste positif sur le prix payé. Cette revendication est activement défendue par les éleveurs aveyronnais à travers la FDSEA et les JA. Ils dénoncent dans un communiqué du 4 juin « une hausse ridicule de 0.00102€ par litre (soit 1,02 €/1000 litres) ». Ils demandent « une reprise des négociations entre l’Unell et Lactalis » et « la réouverture rapide des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire. » Le prix est négocié chaque mois entre l’Unell et Lactalis sur la base du prix formule, les deux parties arrivant parfois à se mettre d’accord pour deux, voire trois mois afin de donner de la visibilité aux éleveurs. Ainsi, en février et mars, le prix avait atteint 406,53 euros.


Par Agra

Fiscalité : le Sénat valide le crédit d’impôt Cuma, pas celui sur la transmission

Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2026 en séance publique le 30 novembre, le Sénat a voté en faveur de plusieurs amendements identiques dont un émanant du gouvernement, instaurant un crédit d’impôt au titre des dépenses de «mécanisation collective» engagées par les agriculteurs regroupés en Cuma. Ce crédit d’impôt de 7,5 % s’appliquerait aux dépenses facturées par les Cuma à leurs coopérateurs au titre des charges de mécanisation collective, dans la limite de 3 000 € par an et par exploitation, et sous réserve d’un seuil minimal de 500 €. Par contre, les sénateurs ont rejeté les amendements instaurant un crédit d’impôt d’accompagnement à la transmission d’exploitation. A l’Assemblée, un amendement DR avait été adopté malgré les avis défavorables du gouvernement et de la commission, qui fixait son montant à 5 000 €, reconductible sur cinq ans. Pour y avoir droit, le cédant devait être inscrit au répertoire à l’installation et être accompagné par des structures agréées en conseil et accompagnement à la transmission. Par ailleurs, les sénateurs ont adopté l’élargissement de 12 jours du crédit d’impôt «remplacement» pour les exploitants agricoles en activité exerçant les fonctions de maire d’une commune de moins de 1000 habitants.


Par Agra

Semences : Claude Tabel, nouveau président du Conseil de surveillance du groupe RAGT

Le conseil de surveillance du groupe RAGT a désigné Claude Tabel comme son nouveau président. Il succède à Daniel Segonds, arrivé au terme de son dernier mandat en juin, après avoir occupé ce poste durant douze ans. De juillet 2013 à décembre 2021, Claude Tabel a occupé la présidence du Directoire du groupe. Ce poste est depuis piloté par Laurent Guerreiro. Pour rappel, le conseil de surveillance exerce un contrôle de la gestion et des orientations données par le directoire. Claude Tabel a par ailleurs assuré la présidence de l’UFS, l’Union française des semenciers, de 2019 à 2022. (Anne Gilet)


Par Agra

Loup : un animal responsable de plusieurs attaques de moutons abattu en Aveyron

Un loup qui avait attaqué à trois reprises le troupeau d’un éleveur de moutons en Aveyron a été abattu dans la nuit du 25 au 26 août par des agents de l’État, a annoncé la préfecture dans un communiqué mardi. Lors des attaques survenues en août sur une exploitation située dans la commune de Sévérac d’Aveyron, « 17 brebis avaient été tuées ou grièvement blessées », a détaillé Marie-Amélie Viargues, présidente de la FDSEA de l’Aveyron, auprès de l’AFP. À la suite de ces attaques répétées, la préfecture de l’Aveyron a autorisé la mise en œuvre de tirs de défense. Au niveau national, un arrêté est paru le 22 juin au Journal officiel qui précise les conditions dans lesquelles les préfets peuvent accorder des tirs de défense aux éleveurs de bovins. Selon le bilan officiel au 31 mai, on comptait en France 1 245 attaques et 4 040 bêtes prédatées depuis le début de l’année. En déplacement dans l’Aveyron, le 3 juillet, Emmanuel Macron, avait plaidé pour empêcher l’implantation du loup là « où il y a du pastoralisme », quitte à en « prélever davantage », c’est à dire autoriser qu’un plus grand nombre de canidés soient abattus. Le loup abattu sera décompté du plafond national de 192 spécimens fixé pour l’année, ajoute le communiqué de la préfecture de l’Aveyron.


Par Agra

Egalim 4 : les quatre demandes de Pact’Alim à Annie Genevard et Véronique Louwagie

Le président de Pact’Alim Jérôme Foucault a rencontré le 10 juillet les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Véronique Louwagie (PME) pour leur présenter les demandes des PME et ETI de l’alimentation dans la perspective d’une loi Egalim repoussée pour l’instant à l’après-2025. Quatre principales propositions ont été présentées, dans un courrier à leur attention. Demandant une « référence obligatoire aux indicateurs interprofessionnels », Pact’Alim prévoit qu’après consolidation et fiabilisation de ces indicateurs avec les interprofessions, les « clauses de révision automatiques des prix ne soient pas négociables si elles font référence à des indicateurs interprofessionnels ou publics lorsqu’ils existent. » Autres demandes : une clause de révision automatique non négociable, à l’initiative du fournisseur, impérativement adossée aux indicateurs interprofessionnels ou publics ; un renforcement de la sanctuarisation des matières premières agricoles en clarifiant la notion de non-négociabilité, avec une durée minimale des contrats pour les marques de distributeur (MDD) de 24 mois ; et la réduction de la durée des négociations commerciales annuelles en avançant la date butoir au 31 janvier au lieu du 1er mars.


Par Agra

Loup : Macron veut empêcher son implantation «là où il y a du pastoralisme»

En marge d’un déplacement à Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron), consacré aux 100 ans du fromage AOP, le 3 juillet, Emmanuel Macron a dit vouloir empêcher l’implantation du loup «là où il y a du pastoralisme». «On ne va pas laisser le loup se développer et qu’il aille dans des massifs où il est en compétition avec des activités qui sont les nôtres», a ajouté le chef de l’État. «Et donc ça veut dire qu’il faut, comme on dit pudiquement, le prélever davantage». Le statut de protection du prédateur vient d’être abaissé dans la Convention de Berne et dans la directive européenne Habitats, ouvrant la porte à une gestion plus souple.

Un travail est en cours au sein du Groupe national loup pour explorer les conséquences de ce changement juridique dans le droit français. Selon l’AFP, le président de la République a jugé «vraisemblable qu’il faille une loi» pour parvenir à ses fins. «Il faut passer de la parole aux actes», a exhorté le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, réagissant dans un message envoyé à la presse. Et d’appeler à commencer par «lever la décision de restreindre l’envoi de la louveterie», dans un contexte de forte hausse des attaques et des prélèvements de loups début 2025.

Source Agra


Par Agra

Fromages : le Pérail reconnu IGP, la fromagerie de la Lémance tolérée cinq ans

La dénomination pérail est officiellement reconnue comme IGP (indication géographique protégée) suite à la publication du règlement d’exécution au Journal officiel de l’Union européenne (IGP) du 26 mai 2025. Le pérail avait demandé précédemment une AOP, mais celle-ci avait été rejetée par l’INAO en 2019. Le cahier des charges de ce petit fromage au lait de brebis Lacaune, produit essentiellement en Aveyron et dans certaines zones du Tarn, de la Lozère, du Gard et le l’Hérault, prévoit que les animaux soient nourris « en aliments non OGM et provenant au moins à 70 % de l’aire géographique de l’IGP, excluant les produits dérivés de palme », comme le précise l’INAO dans un communiqué. L’obtention de l’IGP est assortie d’une exception pour la fromagerie biologique La Lémance, située à Montayral (Lot-et-Garonne). Le règlement d’exécution du JO de l’UE indique qu’il a été donné une suite favorable à la demande des autorités françaises pour que cette fromagerie, bien qu’en dehors de l’aire géographique délimitée, puisse continuer d’utiliser la dénomination de vente « pérail ». La Lémance, qui utilisait cette dénomination depuis plus de cinq ans pourra continuer de le faire pendant encore cinq ans à partir du 26 mai 2025.

 

source: Agra


Par Agra

Dégâts d’oiseaux : le Conseil d’Etat enjoint à revoir certains classements en espèce nuisible

Le classement de la corneille noire, du corbeau freux ou de la pie a dans certains départements, a été annulé par une décision du Conseil d’Etat rendue le 13 mai et saluée par les ONG. Plusieurs associations de défense de l’environnement avaient attaqué devant la haute juridiction administrative un arrêté pris en 2023 par le gouvernement pour déterminer les «espèces susceptibles d’occasionner des dégâts», autrefois qualifiées de nuisibles. Ce classement permet de les tuer par piégeage ou par tir, généralement sous condition, pour préserver des activités agricoles ou d’élevage.

L’arrêté pris en 2023 qui inscrivait «parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts» (ESOD) :

  • la martre (dans toute la France),
  • la fouine (Aveyron, Morbihan, Territoire de Belfort),
  • le renard (Aveyron, Haute-Loire, Lozère hors zones où il est susceptible d’occasionner des débats),
  • le corbeau freux (Nord et Pas de Calais),
  • la corneille noire (Alpes de Haute Provence, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Haute-Loire, Vaucluse),
  • la pie bavarde (Ariège, Charente, Haute-Garonne, Gers, Maine-et-Loire, Somme, Essone),
  • l’étourneau sansonnet (Corrèze, Meurthe et Moselle, Meuse)
  • et le geai des chênes (Corrèze, Lot et Garonne), seulement.

est ainsi annulé indique dans sa décision le Conseil d’Etat. Pour motiver sa décision, le Conseil d’Etat détaille la présence jugée «significative» ou non des animaux localement, ainsi que leurs éventuels dégâts.


Par Agra

Ovins : dans le Tarn, 3 000 agneaux morts dans un élevage après une panne de ventilation

Un total de 3 000 agneaux sont morts dans une exploitation à Saint-Jean-de-Marcel (Tarn) à la suite d’une panne de ventilation provoquée par un orage dans la nuit du 3 au 4 mai, a appris l’AFP le 5 mai auprès de la direction. « Il y a un orage qui s’est abattu sur le site, c’est la foudre qui est tombée sur le bâtiment » générant une coupure électrique qui a coupé la ventilation, a déclaré à l’AFP Grégory Allié, directeur général de la société Ovi Plateau Central, propriétaire de ce centre d’engraissement collectant des animaux du rayon de Roquefort. « Ça s’est passé dans la nuit et le matin à la première heure, on a fait face à l’ampleur du sinistre », a-t-il dit, confirmant une information de La Dépêche du Midi faisant état de 3 000 bêtes ayant trouvé la mort et de 1 000 sauvées (article payant). « Tout le monde est sous le choc », a affirmé M. Allié, sa société travaillant avec plusieurs familles d’éleveurs. Le préjudice économique est « très difficilement » chiffrable, a-t-il complété. « C’est l’expertise des assurances qui le déterminera mais aujourd’hui, il y a (…) un préjudice évidemment moral dans le sens où cela affecte tout le monde énormément », a-t-il insisté.