Mot-clé : Vin

Par Agra

Vin : le guichet de 130 M€ pour l’arrachage est ouvert aux demandes de paiement

Prévu dans le cadre des 130 M€ d’aide nationale à l’arrachage de vignes, le guichet de demandes de paiement est ouvert, a annoncé le 7 juillet FranceAgriMer. Les viticulteurs ont jusqu’au 1er mars 2027 pour effectuer leur démarche en ligne, « une fois tous les arrachages réalisés et toutes les déclarations achevées », selon le communiqué. Après un premier dispositif de 120 M€ en 2024-2025, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard s’était engagée à mettre en œuvre une seconde mesure d’aide à l’arrachage définitif « pour répondre aux difficultés du secteur face à la baisse de la consommation de vins », rappelle l’établissement national. FranceAgriMer avait ouvert, le 6 février, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) ayant reçu 5 923 demandes, pour une surface de 27 926 hectares. Dans ce total, 1 392 viticulteurs avaient dit vouloir arrêter totalement leur activité, soit une surface de 10 342 hectares, d’après le communiqué. Rappelons que l’arrachage partiel est réservé aux surfaces plantées avant le 1er août 2015, à l’exclusion du cépage chardonnay. Le bénéficiaire « ne pourra pas demander d’autorisations de plantations nouvelles pendant les dix campagnes viticoles » suivantes.


Par Agra

Vin/réemploi : des bouteilles standards lancées à l’échelle nationale

L’éco-organisme Adelphe a présenté le 23 juin des bouteilles de vin réemployables, en vue d’un lancement national au mois de septembre. Trois modèles sont proposés via l’opérateur Go ! Réemploi, selon un communiqué. Le dispositif repose sur un service « clé en main », incluant la mise à disposition des bouteilles, la collecte, le lavage, l’inspection, le contrôle qualité, le stockage et la livraison retour. Son prix : 27,5 centimes par bouteille.

« Le réemploi ne peut changer d’échelle qu’avec des emballages standards, capables de simplifier la logistique, de mutualiser les flux et de créer un écosystème ouvert, explique Yannick Astesana, directeur délégué d’Adelphe. C’est précisément l’ambition des bouteilles de vin R-Cœur. » Disponibles en format Bordeaux (vert et transparent) et format Bourgogne (feuille morte), elles ont été « coconstruites et testées avec la filière ». Les bouteilles R-Coeur s’inscrivent dans le programme ReUse de la maison mère Citeo, qui vise à mettre en place un dispositif mutualisé de consigne pour réemploi en grande distribution. Une première phase régionale est en cours dans quatre régions (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie et Hauts-de-France), avant un déploiement national prévu d’ici à 2027.


Par Agra

Vin : la vigne résiste à la vague de chaleur mais file vers des vendanges précoces

La vague de chaleur installée sur la France en cette fin mai ne présente pas de risque pour la vigne à ce stade, mais elle intervient dans une année de floraison très avancée qui annonce de nouveau des vendanges précoces, a indiqué à l’AFP Bernard Farges, président du Cniv (interprofessions). Ces fortes températures ne présentent pas de risque pour le raisin, encore au stade de mini grappes, voire « a des effets positifs sur l’état sanitaire », d’après lui. Les nuits restent fraîches et il a aussi plu ces dernières semaines. En revanche, l’épisode intervient dans une année où le cycle de la vigne « est déjà précoce dans tous les vignobles, avec des [signalements] d’avance de floraisons et de débourrements… Ce qui va nous conduire à des vendanges encore plus précoces que ce qu’on a connu ces dernières années », ajoute M. Farges. « On a des vendanges qui seront début août dans certains endroits. » Une récolte avancée se profile donc, avec « toutes les difficultés de recrutement » que cela implique, mais aussi une veille particulière à exercer sur les salariés comme sur le raisin quand s’installent les fortes températures aoûtiennes.


Par Actuagri

Les exportations de vin français en fort recul en 2025

Après un léger rebond lors de la précédente campagne, les exportations de vins français (hors spiritueux) ont accusé un net repli entre août et décembre 2025 : – 4 % en volume et – 10 % en valeur par rapport à la même période de 2024, selon une note de conjoncture d’Agreste. Toutes les catégories de vins sont concernées, en particulier les AOP (- 9 % en volume et – 13 % en valeur). Seuls les vins sans IG sans cépage font exception, avec une hausse de 15 % des exportations en volume et de 2 % en valeur. Sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026 (août à décembre 2025), les ventes de vins français d’appellation reculent nettement en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis, premier marché d’exportation pour ces vins (- 29 % en volume et – 46 % en valeur). Les ventes reculent également vers le Canada (de 9 % en volume et de 6 % en valeur) et vers la Chine (- 17 % en volume et – 13 % en valeur). Les exportations de Champagne atteignent de leur côté leur plus bas niveau depuis 12 ans avec -2 % en volume et 8 % en valeur sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026.


Par Agra

Vin : les IGP se dotent d’un socle commun pour améliorer leur durabilité

Les vins IGP se dotent d’un socle commun pour «structurer et valoriser leurs démarches de durabilité», a indiqué le 18 mars leur confédération. Ce nouveau dispositif a été adopté la veille par le comité national des vins IGP de l’Inao, d’après le communiqué.

Le 16 septembre, l’Inao avait publié un guide pour accompagner les organismes de gestion et de défense (ODG) dans «l’élaboration d’une démarche de durabilité appelée par les changements économique, social, et environnemental». Mais certains d’entre eux ont eu des difficultés à se l’approprier, relate la Confédération des vins IGP.

Le socle commun, travaillé avec l’IFV (institut technique), se veut «plus concret, plus lisible et plus simple à mettre en œuvre». Il repose d’abord sur un bilan d’évaluation, à travers 26 mesures, permettant «d’identifier et de valoriser les actions déjà engagées». A partir de ce diagnostic, les ODG pourront «définir une stratégie d’évolution et de renforcement de leurs engagements en matière de durabilité».

En 2024, les ODG avaient été invités par l’Inao à mettre en commun et parfaire leurs réflexions sur les enjeux de durabilité, dans l’objectif de renforcer la capacité des Siqo à répondre aux «défis contemporains : volatilité des marchés économiques, dérèglement climatique, attentes sociétales des consommateurs…», selon l’institut.

Source Agra


Par Agra

Vin : au Wine Paris, Macron promet de défendre l’exportation

Défendre le vin français en France et à l’international : Emmanuel Macron a marqué son soutien à cet «art de vivre à la française» bousculé par la guerre des droits de douane en inaugurant le 9 février Wine Paris, salon international de référence de la filière. «La clé, c’est de défendre d’abord la consommation avec modération (…) En même temps, on défend le vin français comme faisant partie de l’art de vivre à la française, de notre gastronomie, sa consommation et l’export», a lancé le chef de l’État. «La France, c’est le pays du vin. (…) il faut être fier de ce qu’on est». Les alcools européens souffrent de la hausse des droits de douane décidée en 2025 aux États-Unis. Le secteur, confronté au changement climatique, doit aussi faire face à de nouveaux modes de consommation (moins d’alcool, plus de vins frais, etc.). «Un des points clés, c’est de bien exporter en Europe, de le défendre à l’international quand il est attaqué par des pratiques qui sont agressives et puis d’aller conquérir de nouveaux marchés», a insisté le président, citant l’Inde, le Canada ou le Brésil.

Source Agra


Par Agra

Crise viticole : dans le Bordelais, olives et asperges en tête des reconversions

Dans le cadre du plan d’arrachage des vignes mis en place pour lutter contre la crise viticole, la région Nouvelle-Aquitaine a « accompagné 45 projets de réorientation » (pour 1,4 M€ d’aides), annonce-t-elle dans un communiqué du 22 décembre. La «grande majorité» de ces projets porte sur les productions végétales, avec 14 projets d’implantation d’oliviers, dix en asperges, ainsi que 15 projets de production de fruits (kiwis, noisettes, fraises, agrumes, prunes) et de luzerne. Six projets portent sur les productions animales (bovins viande, poules pondeuses).

A travers ce guichet ouvert jusqu’au 31 décembre, l’exécutif régional finance les «investissements d’implantation de cultures pérennes», plusieurs types de matériel (abris froids, récupération d’eau, bâtiments d’élevage, etc.), ainsi que les «investissements liés à la transformation et commercialisation». Pour rappel, ce dispositif intervient en complément de l’État et du CIVB (interprofession), qui «ont financé l’arrachage de 18 000 ha de vignes dans le bordelais à des fins de renaturation ou de diversification». Au niveau national, près de 27 000 ha ont déjà été arrachés et un second plan a été annoncé le 24 novembre, pour 130 M€ (dont 70 M€ en 2026).

Source Agra


Par Agra

Vin : en Occitanie, région et chambre alertent sur des arrachages trop élevés (presse)

La région Occitanie et la chambre régionale d’agriculture alertent, le 8 décembre dans le journal Les Echos (article payant), sur le risque d’arrachages trop conséquents au sein de leur vignoble. « Il n’est pas question que le Languedoc-Roussillon soit une variable d’ajustement, avec trop d’arrachage de vignes », déclare le vice-président de la région Jean-Louis Cazaubon. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé, le 24 novembre, 130 M€ pour un nouveau plan national d’arrachage. « Il y a déjà eu beaucoup d’arrachage en Languedoc-Roussillon, du fait de la pyramide des âges des exploitants et de nombreuses situations de détresse. Mais si 15 000 ha sont encore arrachés, les autres régions vont garder leur potentiel de production, et nous pourrions manquer de vin à terme », anticipe Jean-Louis Cazaubon. « En Occitanie, beaucoup veulent arrêter, notamment ceux qui exploitent les parcelles qui souffrent le plus de l’impact du réchauffement climatique », signale aux Echos le président de la chambre régionale d’agriculture Denis Carretier. L’élu propose de limiter à un tiers de l’arrachage national pour le Languedoc-Roussillon, soit 10 000 ha. Pour y parvenir, « des critères doivent être fixés par FranceAgriMer. Il doit cibler davantage les vins rouges, en surstock, que les blancs et les rosés. Et il faut éviter d’arracher dans les zones irrigables », précise-t-il.


Par Agra

Vin : le guide Michelin lance les « grappes », une nouvelle distinction

Après les étoiles pour les restaurants et les clefs pour les hôtels, le guide Michelin étend son influence au monde du vin avec le lancement des « grappes », une nouvelle distinction destinée aux domaines viticoles, a-t-il annoncé le 2 décembre. Trois niveaux sont définis : une grappe pour les producteurs de « grande qualité », deux grappes pour les domaines d’« excellence » et trois grappes pour les producteurs d’« exception ». Comme pour les restaurants et les hôtels, une mention « recommandé », pour des vignobles qui n’auraient pas atteint la grappe, complétera le dispositif. Pour établir cette hiérarchie, cinq critères seront évalués : la qualité de l’agronomie, reflet « du travail dans la vigne », la maîtrise technique en cave, l’identité du vin, mesurant son caractère « inimitable », son équilibre, « promesse d’harmonie », et enfin sa constance à travers plusieurs millésimes. Les visites et évaluations seront réalisées par une équipe d’experts salariés, pour garantir « l’indépendance ». « Il s’agit d’une approche qui ne se prétend pas exhaustive », a assuré le directeur Gwendal Poullennec. Les toutes premières grappes concerneront le Bordelais et la Bourgogne et seront dévoilées en 2026. Le guide prévoit ensuite d’étendre la sélection à d’autres régions viticoles de France et dans le monde dans les prochaines années.


Par Agra

Vin : la FNSEA déplore un calendrier des aides à l’arrachage « pas à la hauteur »

La FNSEA a jugé le 25 novembre que le calendrier des aides à l’arrachage de vignes n’était « pas à la hauteur de ce qui avait été demandé », après un échange avec Annie Genevard, présente à l’ouverture du salon Sitevi à Montpellier. « Le 130 M€ d’hier soir n’est plus à ce stade que 70 M en 2026 », a déploré auprès de l’AFP le président Arnaud Rousseau. « La ministre vient de préciser que ce ne serait que 70 M€ en 2026 », a-t-il déploré, précisant que le reste serait « étalonné en 2027. À 4 000 euros l’hectare arraché, ça ne fait qu’un peu moins de 20 000 hectares », loin de la première phase de 50 000 ha souhaités par la FNSEA. « Ça n’est pas ce que les viticulteurs avaient compris hier soir », d’après lui. « Nous ferons une première évaluation à 70 M€ pour un déploiement ensuite à la hauteur de ce que nous avons dit, a déclaré à la presse la ministre de l’Agriculture. Nous verrons bien ce que nous aurons consommé en 2026 », a-t-elle précisé, ajoutant qu’« il n’y avait absolument aucun doute sur la somme des 130 M€ sur laquelle le gouvernement s’est engagé ». « Nous, nous demandons que cet arrachage ne soit pas définitif, mais temporaire, a souligné Rémi Dumas, président JA de l’Hérault. Nous voulons des perspectives pour planter de la vigne qui s’adapterait aux consommateurs, tels que de nouveaux cépages par exemple ».