Mot-clé : rendement

Par Agra

Maïs : les prévisions de rendements européens revues à la baisse par la Commission

En raison de la persistance d’un temps chaud et sec, la Commission européenne revoit nettement à la baisse ses prévisions de rendement du maïs sur le Vieux continent, d’après le bulletin JRC Mars publié le 25 août. Elle table en 2026 sur 6,61 t/ha (-5 % en un mois) pour le maïs grain et 37,8 t/ha (-8 %) pour le maïs fourrager. Les stress thermiques et hydriques ont de « sévères impacts » sur les cultures d’été en France, sud de l’Allemagne, nord et centre de l’Italie, Autriche, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie et ouest de la Roumanie, selon le bulletin.

Des « impacts modérés » sont également relevés dans les pays du Benelux, en Slovénie et Croatie. « Bien que les conditions restent plus favorables pour les cultures d’été dans certaines régions du nord et de l’est de l’Europe, les prévisions de rendement de l’UE pour toutes les cultures d’été ont été fortement revues à la baisse, chutant jusqu’à 14 % en dessous de la moyenne quinquennale », affirme la Commission. Concernant le maïs grain, elles tombent en France à 6,5 t/ha (-16 % par rapport au mois précédent), en Hongrie à 3,85 t/ha (-15 %), en Allemagne à 8,46 t/ha (-8 %), en Italie à 8,39 t/ha (-1 %).


Par Agra

Blé tendre : Arvalis table sur un rendement de 70 q/ha en France, légèrement sous la moyenne

Dans un communiqué du 30 juillet, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a livré les premières estimations de rendements français 2026 d’Arvalis de blés et d’orges. En blé tendre, ils atteindraient 70 q/ha, soit un repli de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale. Dans son rapport du 16 juillet, le ministère de l’Agriculture (Agreste) tablait sur 69,3 q/ha, soit une récolte d’environ 32 Mt. Sur une surface de 4,616 Mha, un rendement de 70 q/ha donnerait 32,3 Mt environ. D’autres analystes sont plus pessimistes. Courant juillet, Argus Media tablait sur 30,8 Mt, tandis que Soufflet Agriculture annonçait une fourchette de 31,5 à 32 Mt.

En blé dur, Arvalis table pour le moment sur 51 q/ha (51,7 q/ha, selon Agreste), en repli de 4 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. Sur 210 000 ha, les volumes attendraient 1,07 Mt. En orge d’hiver, la productivité moyenne est estimée à 63 q/ha, « proche de la moyenne ». Celle des orges de printemps atteindrait 53 q/ha, « un niveau globalement inférieur aux références habituelles ». La baisse des rendements incite l’AGPB à réclamer des « mesures rapides de la part du gouvernement à intégrer d’urgence dans le prochain budget de l’État », spécialement concernant les zones intermédiaires.


National | Par Agra

Microplastiques : nouveau fléau des sols agricoles

Les sols sont le parent pauvre de la recherche sur la pollution plastique. « Le milieu marin est le plus étudié, puis les eaux continentales. Les sols, c’est là où il y a le plus de trous aujourd’hui : les recherches n’ont commencé qu’en 2015 », constate Bruno Tassin, chercheur sur les sources de contamination à l’École des Ponts ParisTech. Pourtant la pollution plastique des sols est « ubiquitaire », selon l’expertise scientifique collective (ESCo)…


Par Agra

Céréales/climat : un effet sur les rendements de 4 à 13% depuis un demi-siècle (étude)

Des chercheurs de Stanford ont publié une étude le 5 mai dans la revue PNAS, qui se penche sur les effets du changement climatique sur les conditions de croissance de cinq grandes cultures, sur les 50 dernières années dans le monde. « Nous estimons que les tendances climatiques ont entraîné une baisse des rendements mondiaux actuels du blé, du maïs et de l’orge de 10%, 4% et 13% par rapport à ce qu’ils auraient été autrement », écrivent les chercheurs dans une synthèse. Ainsi, sur la période, « ces pertes ont probablement dépassé les bénéfices des augmentations de CO2 », comme la stimulation de la photosynthèse, « alors que les bénéfices du CO2 ont probablement dépassé les pertes liées au climat pour le soja et le riz ». Si les auteurs soulignent l’efficacité des modèles climatiques, ils pointent deux « surprises » : les modèles « surestiment substantiellement la chaleur et l’assèchement expérimentés par les cultures d’été en Amérique du Nord », notamment dans le Midwest américain, et ils « sous-estiment » l’assèchement dans « la plupart des régions tempérées », comme l’Europe et la Chine. Interrogé par le site de Stanford, l’auteur principal David Lobell rappelle que 5% de baisse de rendement, « c’est suffisant pour transformer les marchés ». « Nous parlons de quantités de nourriture suffisantes pour des centaines de millions de personnes. »


Par La rédaction

Blé tendre : les rendements 2024 estimés en baisse de 13% sur un an à cause des pluies

Dans un communiqué paru le 5 juillet, Arvalis (institut technique) et Intercéréales (interprofession) estiment que le rendement moyen de blé tendre en France devrait atteindre 64 quintaux à l’hectare en 2024, soit une baisse de 13% par rapport à 2023 et de 11% par rapport à la moyenne en 10 ans. Un décrochage attribué à une année exceptionnellement pluvieuse (+40% en moyenne en France par rapport aux vingt dernières années d’après Arvalis). Une météo qui a perturbé les conditions de semis, puis de croissance. Pour Jean-Pierre Cohan, directeur R&D d’Arvalis, l’année a aussi été marquée «par une forte pression des adventices et des maladies, et enfin par une baisse du rayonnement affectant une grande partie du territoire, -7% en moyenne en France par rapport aux 20 dernières années et jusqu’à -15%». Concernant la qualité des grains, la teneur moyenne en protéines du blé tendre français est estimée à 11,6% en 2024, une valeur équivalente à 2023 et très proche de la moyenne décennale. Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales se veut, de son côté, rassurant. Arvalis et Intercéréales rappellent que ces données sont des prévisions. La réalité des rendements et de la qualité du grain ne pourra être réellement vérifiée qu’à la fin des récoltes.


Par Eva DZ

Climat : des rendements pires que prévu en maïs et soja à la fin du siècle

Les projections mondiales de rendements de céréales sont pires que prévu pour la fin du siècle en raison du changement climatique, selon une étude publiée dans la revue Nature food par le chercheur à Columbia University Jonas Jägermeyr. La productivité du maïs baisse de 24% (contre +1% dans les projections initiales) dans le scénario de très hautes émissions du Giec, d’après les données du réseau scientifique international AgMIP (Agricultural Model Intercomparison and Improvement Project). Celle du soja baisse de 2%, et celle du riz n’augmente que de 2% (contre +23% dans les projections initiales). À l’inverse, le rendement mondial moyen de blé augmente de 18%. Ces changements arrivent plus ou moins vite selon les régions du globe, parfois avant 2040.

Publiée en avril, une étude complémentaire du chercheur à la Nasa Alex Ruane révèle que 18% de la production actuelle de soja sont situés dans des zones particulièrement à risque de «mal-adaptation». C’est aussi le cas du maïs dans le nord du Midwest américain ou au nord-est de l’Europe.