La rédaction
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La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable en 2025, se hissant sur la première marche du podium en Europe, avec des capacités équivalentes à la consommation annuelle d’environ un million de foyers, selon le Panorama des gaz renouvelables 2025 publié le 9 avril. « La France, en 2025, est devenue le leader de l’injection de biométhane dans les réseaux, devant l’Allemagne, devant le Danemark », s’est félicitée Sandrine Meunier, la directrice générale de NaTran, principal gestionnaire du réseau de transport de gaz, lors d’une conférence de presse. L’Hexagone disposait de 803 sites d’injection de gaz renouvelable dans les réseaux gaziers à la fin de l’année dernière, qui ont permis de couvrir 3,9 % de la consommation de gaz en France en 2025, selon le rapport annuel de la filière (Syndicat des énergies renouvelables, Gaz et Territoires, GRDF, NaTran et Teréga). Cela représente 15,5 térawattheures (TWh) par an de capacités d’injection en service, qui ont permis de produire 13,6 TWh de biométhane en 2025, précise le document. Les gaz renouvelables injectés dans les réseaux sont majoritairement issus de la méthanisation de biodéchets (agricoles, ménagers, boues de stations d’épuration…).
Après une recharge « exceptionnelle » en février, les nappes phréatiques françaises présentent des niveaux globalement « satisfaisants », mais certaines ont commencé à se vider après un mois de mars déficitaire en pluies, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin du 10 avril. Au 1er avril, la majorité des nappes affiche des niveaux « autour de la normale, de modérément haut à très haut », avec 62 % des points d’observation au-dessus des normales mensuelles, contre 52 % un an plus tôt. Cela s’explique par une « recharge exceptionnelle » en février, mois où la France avait été particulièrement arrosé en raison d’une succession de perturbations. En mars, la situation apparaît « plus contrastée », avec un déficit de pluies observé sur de nombreuses régions qui, couplé au réveil de la végétation printanière, a entrainé un début de vidange sur plusieurs nappes réactives. Ainsi, plus de la moitié (54 %) des points d’observation sont orientés à la baisse à la fin mars. C’est le cas des nappes du socle armoricain ou du socle limousin, des nappes des calcaires jurassiques du grand sud et sud-ouest du pays et de certaines nappes alluviales, y compris en Corse.
Agra
Mars 2026 se classe au quatrième rang des mois de mars les plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air en surface de 13,94 °C, au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), a indiqué l’observatoire européen Copernicus dans son bulletin mensuel du 10 avril. À l’échelle européenne, le mois de mars 2026 se classe au deuxième rang des mois de mars les plus chaud, derrière celui de 2025, avec une température moyenne de 5,88°C, soit 2,2°C au-dessus de la normale 1991-2020. La quasi-totalité du continent a enregistré des températures supérieures à la moyenne, particulièrement marquées dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. « Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir », a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. « Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d’un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes », a-t-il jugé. Dans ce contexte, le retour de plus en plus probable d’El Niño dans la seconde partie de l’année fait craindre aux climatologues que l’humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées.
Agra
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé le 10 avril avoir infligé à la centrale d’achat Eureca Mayoristas une amende de 6,1 millions d’euros pour non-respect de la date-butoir dans le cadre des négociations commerciales avec ses fournisseurs français. Eureca Mayoristas est la centrale d’achat européenne de Carrefour. Les Fraudes ont relevé « 19 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs français au plus tard le 1er mars 2025 », selon la décision. « Dès lors que la négociation commerciale porte sur des produits destinés à une commercialisation en France, et quel que soit le droit du contrat, les accords sont soumis aux dispositions » du code de commerce, affirme la DGCCRF, en référence aux centrales d’achat européennes des distributeurs. Carrefour a dénoncé cette décision qu’il contestera « sur tous les terrains juridiques possibles ». « Il est seulement reproché à notre centrale d’achat européenne d’avoir signé avec quelques jours de retard des contrats avec de grandes multinationales qui avaient tout intérêt à jouer la montre », ajoute Carrefour.
Agra
Les aliments protéiques et les acides aminés essentiels obtenus par fermentation de matières végétales permettent à l’élevage chinois de moins dépendre du tourteau de soja importé, rapporte l’agence Reuters le 7 avril. Parmi les avancées, l’agence mentionne les aliments sans soja pour poulets et canards fabriqués par l’agroindustriel New Hope Liuhe à partir de lentilles d’eau. Elle mentionne aussi l’usage d’acides aminés ayant permis à Muyuan Foods, premier éleveur de porcs au monde, de réduire la part de tourteau de soja dans ses aliments de 10 % il y a six ans à 7,3 % aujourd’hui, selon Zhang Meng, directeur de la division alimentation de l’entreprise chinoise. Reuters retire de ses entretiens auprès de dizaines de producteurs de bétail et d’aliments, de chercheurs d’Etat et d’experts du secteur, que Pékin avance plus vite que prévu dans le déploiement de nouvelles technologies et la promotion des aliments fermentés. Selon les experts la part d’aliments fermentés en élevages industriels en Chine progresserait de 8% actuellement à 15 % prévus en 2030. La Chine pourrait ainsi réduire son tonnage de soja importé de 6,3% alors qu’elle les a vu croître de 6,5% en 2025.
Agra
Selon le dernier bilan de conjoncture laitière publié par le Cniel (interprofession) le 7 avril, il apparaît que les cours du beurre tendent à se stabiliser « autour de 4500 € la tonne » depuis ces dernières semaines, après une forte baisse. Autre produit industriel, la poudre de lait écrémé, dont « le prix a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2700 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le début de l’année 2023. » La collecte de lait en France reste très dynamique. « En rythme journalier, elle affiche une croissance de 2,2% sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Cette tendance se poursuit sur le début de l’année 2026, sachant que le contexte sanitaire du début 2025 était particulièrement préoccupant et avait induit une baisse assez nette de la production dans plusieurs bassins laitiers. » Les autres grands bassins exportateurs laitiers sont aussi orientés à la hausse en termes de volumes. Pour les prochaines semaines, le Cniel estime que « le maintien de cette fermeté des prix (…) reste néanmoins incertain, car il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »
Agra
En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,2 %, en raison de la baisse du cheptel bovin, tandis que la hausse des apports d’engrais entraîne une augmentation des émissions des cultures, indique le Citepa (pollution climatique) dans son baromètre 2025 publié le 8 avril. Elles s’établissent à 75 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e), contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,5 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,2 %. à l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une hausse de 1,5 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Selon l’association, cette évolution reste « globalement en ligne » avec la trajectoire de la SNBC 3, publiée en décembre 2025 et dont l’adoption est prévue au printemps 2026. Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,5 % des émissions de GES en 2025, après une baisse de 1,8 % en 2024, après à une réduction plus significative de 6,8 % en 2023. Un rythme « insuffisant » pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030.
Agra
La Coopération laitière lance un appel au ministre des PME Serge Papin pour réunir un comité de suivi des négociations commerciales, a annoncé son président Pascal Le Brun le 9 avril. Lors de ce comité de suivi, l’objectif est de faire le constat des hausses de coûts qui arrivent sur le carburant, la logistique et les emballages, en conséquence de la crise pétrolière liée à la situation au Moyen-Orient. «On s’attend à des hausses sur la matière première industrielle de de 1 à 5 %», selon Pascal Le Brun. Il alerte aussi sur «les impacts à venir sur l’amont agricole, puisque la hausse de la matière première agricole pourrait être de 5 à 10 %». Ce comité de suivi pourrait déboucher sur la réouverture des négociations commerciales, sous réserve de convaincre les autres fournisseurs et les distributeurs.
L’appel de la Coopération laitière porte aussi sur les négociations pour les produits à marques de distributeurs (MDD) dont les appels d’offres sont diffusés actuellement. Fin mars, la ministre de l’agriculture Annie Genevard a encouragé les éleveurs laitiers à recourir au médiateur des relations agricoles et commerciales dans le cadre d’une éventuelle renégociation des tarifs conclus entre fournisseurs et distributeurs, tout en écartant l’idée de rouvrir les négociations commerciales.
Source Agra
Agra
«La campagne 2026 de vaccination contre la DNC (dermatose nodulaire contagieuse, NDLR) vient d’être lancée», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué le 9 avril. Le but : «Maintenir la couverture vaccinale de l’ensemble des bovins présents dans les ex-zones réglementées» jusqu’à la fin de l’année. Annoncée en février, cette seconde campagne démarrera «de manière séquencée» selon les dates de primo-vaccination, sachant que la protection vaccinale dure 15 mois.
Les premiers à être de nouveau vaccinés sont les bovins de «l’ancienne zone réglementée qui concerne la Savoie, la Haute-Savoie, l’Isère et l’Ain», théâtre des premiers foyers français à l’été 2025. Cette zone «a reçu l’ensemble des doses vaccinales nécessaires», précise la Rue de Varenne. Suivront les bovins des autres anciennes zones réglementées des régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Les derniers concernés seront les animaux du Sud-Ouest, ciblés par une campagne de vaccination préventive fin 2025 et début 2026. Les modalités pour cette zone «seront définies à l’occasion d’un prochain Cnopsav» (ou «Parlement du sanitaire»). Par ailleurs, la campagne de vaccination préventive en Corse «s’est officiellement achevée le 31 mars», et l’île a atteint l’immunité collective, selon le ministère.
Source Agra
Agra
Les agriculteurs les plus en difficultés face à la hausse de leurs coûts (carburants, engrais…) liés à la guerre au Moyen-Orient pourront obtenir une prise en charge de leurs cotisations sociales, avec une enveloppe dédiée de 20 millions d’euros (M€), a annoncé le gouvernement le 9 avril. «Les exploitations les plus exposées à un risque de bascule dans une situation de difficulté économique bénéficieront d’une prise en charge exceptionnelle des cotisations sociales dues à la Mutualité sociale agricole (MSA), pour un montant total pouvant atteindre 20 millions d’euros», a indiqué le ministère de l’agriculture à l’AFP. L’identification des exploitations agricoles concernées se fera par les caisses locales de la MSA.
Cette nouvelle annonce reste cependant insuffisante pour la FNSEA, qui demande une aide de 30 centimes par litre de gazole. «Le dispositif reste largement insuffisant. La hausse du GNR se situe entre 60 et 80 % pour tous les agriculteurs, et le ciblage prévu ne concernera qu’une minorité : c’est du saupoudrage», a déclaré son président Arnaud Rousseau dans un message transmis le 9 avril à l’AFP.
Source Agra
Agra
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