Mot-clé : Elevage

Par Agra

Sécheresse : en Martinique, l’agriculture victime d’un épisode « exceptionnel »

Les Antilles n’ont reçu que la moitié des quantités normales de précipitations en juin et en juillet, entraînant le passage de la Martinique en alerte sécheresse et plongeant les agriculteurs dans une « situation catastrophique », rapporte l’AFP. Alors que la saison cyclonique entamée en juin s’accompagne habituellement de pluies abondantes, la Martinique subit une sécheresse prolongée, causée par El Niño, affectant l’archipel des Caraïbes et son agriculture, notamment l’élevage. Les agriculteurs « figurent parmi les professionnels les plus en difficulté », déplore la préfecture de Martinique, qui a replacé l’île en alerte sécheresse le 17 juillet, comme elle l’avait déjà fait en mai.

Une rencontre est prévue le 25 août entre le préfet et les représentants des filières agricoles pour un « nouveau point de situation ». « D’une façon globale, on est dans une situation assez catastrophique », juge José Maurice, président de la chambre d’agriculture. Les élevages bovins ont constaté « plus de 25 % de mortalité en plus » par rapport à 2025 car les animaux « meurent de faim » sur des pâturages où l’herbe ne pousse plus, s’émeut André Prosper, président de la coopérative Codem. Quant à la canne à sucre, les cultivateurs n’ont pas pu replanter leurs parcelles depuis la fin de la récolte en juin.


Monde | Par Actuagri

International : Agricultrices, une équité encore en devenir

Dans le cadre de l’Année internationale des agricultrices, l’Institut de l’élevage (Idele) a organisé un webinaire sur le thème « Femmes en agriculture - regards croisés à l’international ». Malgré quelques avancées sociales, les agricultrices restent encore dans l’ombre de leurs homologues masculins.  Les agricultrices commencent à s’affirmer comme des actrices incontournables du paysage agricole mondial. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les femmes représentent environ…


Par Agra

Elevage : les Vingt-sept saluent la stratégie de Bruxelles mais restent vigilants sur le bien-être animal

Globalement, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont salué, lors de leur réunion à Bruxelles le 13 juillet, le contenu de la stratégie européenne sur l’élevage et de son plan d’action sur les protéines présentés par la Commission européenne quelques jours auparavant. Les engagements de Bruxelles en matière de santé animale notamment (sur la vaccination, la régionalisation…) ont été largement soutenues. Toutefois quelques-uns ont exprimé leurs réticences concernant la volonté de Bruxelles de présenter, d’ici la fin de l’année, une révision des règles de bien-être animal concernant les poules pondeuses et les poulets de chair, puis, en 2027, les porcs. La France ou l’Espagne ont appelé à un équilibre entre attentes sociétales et viabilité économique des filières. Plus directe, la Pologne a exprimé son opposition à la suppression progressive des cages pour les poules pondeuses, estimant que de nouvelles exigences risqueraient d’accélérer les abandons d’activité. Beaucoup de délégations ont aussi insisté sur la réciprocité qui devrait être imposée aux produits en provenance de pays tiers. La présidence irlandaise du Conseil de l’UE a indiqué qu’elle publierait d’ici la fin de l’année un premier rapport d’avancement sur la mise en œuvre des mesures de cette stratégie, même si beaucoup dépendront de la Pac et surtout de son budget pour soutenir les transitions.


Par Agra

Élevage/canicule : Genevard promet des aides aux diagnostics et aux équipements

Dans un communiqué du 1er juillet, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, annonce un train de « mesures d’urgence et d’anticipation » face aux canicules. Pour répondre rapidement à la vague de juin, le ministère prépare en particulier « un dispositif d’aide destiné aux éleveurs afin de financer les diagnostics ou des équipements (type brumisation ou ventilation) permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments d’élevage, notamment par le recours à des prêts de trésorerie ». «Nous allons débloquer dans les jours qui viennent des prêts de trésorerie pour que les agriculteurs, les éleveurs puissent s’équiper en systèmes de brumisation et de ventilation pour se préparer aux prochaines canicules», a dit la ministre Annie Genevard sur BFMTV.

Ce dispositif de prêts, qui devraient être garantis par la BPI, la Banque publique d’investissement, vise à financer les diagnostics ou équipements permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments, explique le ministère. Ce dernier étudie en outre « la mise en place d’un dispositif d’appui au transport de fourrage ». Si elle a relativement épargné les cultures d’hiver (blé, orge d’hiver, colza), la canicule a touché les cultures de printemps (maïs, soja, tournesol). Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans.


Aveyron | Par Eva DZ

Quelle place pour les outils connectés en agriculture ?

L’Institut de l’élevage a publié une enquête sur l’adoption du numérique dans les élevages de ruminants en France. Le niveau d’équipement est hétérogène selon les filières : une majorité d’éleveurs met en avant le gain de temps et l’amélioration du confort de travail quand d’autres regrettent le coût et la complexité d’utilisation. Quelles sont les tendances ? L’utilisation des technologies numériques est croissante dans les élevages de ruminants : suivi…


National | Par Actuagri

Colloque : Changer le regard sur l’élevage

Enjeux sociétaux et élevage ne font pas toujours bon ménage. Mais des pistes existent pour apaiser les choses. Le projet Entr’Actes (Acteurs face aux enjeux sociétaux), piloté depuis 2023 par les instituts techniques de l’élevage (Idele), du porc (Ifip) et de l’aviculture (Itavi), s’est clôturé par un colloque réuni récemment à Paris. L’actualité et la complexité du débat ont été résumées, en fin de journée, par Dominique Grasset, éleveur de…


Par Agra

Loup : un rapport sénatorial sur le pastoralisme réclame la fin du statut de protection

«L’État français doit avoir le courage de mettre sur la table le sujet d’un nouvel abaissement du niveau de protection du loup», indique le rapport de la mission d’information du Sénat sur le pastoralisme, adopté le 3 juin par la commission des Affaires économiques, à l’unanimité (abstention du groupe écologiste). Après le récent abaissement au niveau d’espèce simplement «protégée», ce nouveau déclassement retirerait le loup de liste des espèces protégées par la Convention de Berne et la directive européenne Habitats.

Par ailleurs, le rapport propose aussi de «supprimer le reste à charge de 20 % pour les éleveurs pour le déploiement des mesures de protection» contre le loup, avec un financement par le ministère de la transition écologique. Sur 13 recommandations, 5 portent sur la gestion du loup, qualifié de «menace existentielle pour le pastoralisme». Sur les autres sujets, les élus veulent notamment «maintenir voire renforcer» l’ICHN dans la prochaine PAC, inclure les «produits issus du pastoralisme» dans les objectifs Egalim en restauration collective, ou encore «faciliter les retenues collinaires multi-usages» pour stocker l’eau. Des dispositions dont certaines sont incluses dans deux textes bientôt examinés par le Sénat : le projet de loi d’urgence agricole (fin juin) et la proposition de loi sur la montagne (début juillet).

Source Agra


Par Agra

Élevage : la vague de chaleur précoce fait craindre d’importantes pertes de production

L’épisode de fortes chaleurs que traverse actuellement la France, avec des conditions caniculaires dans le Nord-Ouest, pourrait avoir d’importantes conséquences sur les filières d’élevage, a averti David Renaudeau, chercheur au sein de l’unité Pegase de l’Inrae Bretagne Normandie, lors d’une conférence le 27 mai. Il souligne la vulnérabilité particulière de l’ouest du pays, qui concentre 75 % de la production porcine française, 80 % de la production de poulets de chair et 20 % du cheptel laitier. La précocité de l’épisode aurait par ailleurs pris de nombreux éleveurs de court : «Il existe une relative impréparation des éleveurs, qui n’ont par exemple pas vérifié leur système d’abreuvement», observe M. Renaudeau.

Les premiers effets attendus concernent une baisse de la production de viande, de lait et d’œufs. Chez les vaches laitières, l’Inrae observe habituellement une diminution immédiate d’environ 5 % de la production lors des vagues de chaleur. «Les effets perdure une fois la vague terminée» ajoute M. Renaudeau, évoquant des pertes de production «relativement importantes» pour les éleveurs. Une altération de la qualité est également attendue. Dans les élevages de poules pondeuses, par exemple, des œufs de plus petit calibre et plus fragiles ont déjà été signalés, avec des risque de déclassement. Enfin, les conséquences les plus visibles concernent la surmortalité animale, même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les pertes liées à cet épisode.

Source Agra


Par Agra

LCA demande un soutien public pour inciter les banques à prêter aux éleveurs

Bruno Colin, président du pôle et de la filière bovin-viande du pôle animal de LCA (coopération agricole), a émis le souhait d’un système financier incitant les banques à faire des avances de trésorerie et à soutenir l’investissement en élevage. Ce soutien public, a-t-il indiqué à Agra Presse le 21 mai, pourrait prendre la forme d’une caution solidaire des pouvoirs publics, d’un fonds de garantie ou d’un livret d’épargne. Les besoins ont en effet fortement augmenté ces dernières années, a-t-il expliqué, que ce soit pour l’achat d’animaux (surtout en bovins) ou pour la modernisation ou la construction de bâtiments (surtout en porcs et volailles). Il estimait que les coopératives ne pouvaient faire beaucoup plus d’efforts d’accompagnement. «Rien que dans la filière bovine, les coopératives ont avancé plus de 140 millions d’euros à leurs adhérents en 2025, 10% de plus qu’en 2024», a-t-il précisé. En production bovine, il s’agit d’acheter des broutards à engraisser dont le prix a plus que doublé depuis deux-trois ans, de renouveler les cheptels et de soutenir l’installation. 

Source Agra


Par Agra

Assises du sanitaire : les députés votent une mise en œuvre accélérée et concertée

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission des Affaires économiques, le 6 mai, les députés ont adopté six amendements visant à raccourcir le temps de mise en œuvre des Assises du sanitaire animal. Le gouvernement aura désormais six mois après la publication de la loi (au lieu de douze mois dans le texte initial) pour publier les ordonnances traduisant les résultats des Assises, qui sont toujours en cours. Une accélération demandée par la FNSEA et les JA, à l’origine des amendements.

Lancé début 2025 et censé aboutir au premier semestre 2026, cet exercice vise à réformer le système sanitaire (financement, gouvernance) ; il comprend notamment plusieurs chantiers techniques (identification des animaux, rôle des vétérinaires, etc.). Interrompus en 2025 en raison de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ces travaux ont récemment été relancés. Par ailleurs, les députés ont adopté un amendement de Géraldine Grangier (RN, Doubs) qui impose une «concertation avec les organisations professionnelles et interprofessionnelles représentatives» avant la publication des ordonnances. «Les acteurs seront largement consultés, les ordonnances seront ratifiées par le Parlement, et je m’engage à ce que leur contenu soit partagé en toute transparence», a promis la ministre de l’agriculture Annie Genevard aux députés.

Source Agra