Mot-clé : Elevage

Par Agra

Élevage : la vague de chaleur précoce fait craindre d’importantes pertes de production

L’épisode de fortes chaleurs que traverse actuellement la France, avec des conditions caniculaires dans le Nord-Ouest, pourrait avoir d’importantes conséquences sur les filières d’élevage, a averti David Renaudeau, chercheur au sein de l’unité Pegase de l’Inrae Bretagne Normandie, lors d’une conférence le 27 mai. Il souligne la vulnérabilité particulière de l’ouest du pays, qui concentre 75 % de la production porcine française, 80 % de la production de poulets de chair et 20 % du cheptel laitier. La précocité de l’épisode aurait par ailleurs pris de nombreux éleveurs de court : «Il existe une relative impréparation des éleveurs, qui n’ont par exemple pas vérifié leur système d’abreuvement», observe M. Renaudeau.

Les premiers effets attendus concernent une baisse de la production de viande, de lait et d’œufs. Chez les vaches laitières, l’Inrae observe habituellement une diminution immédiate d’environ 5 % de la production lors des vagues de chaleur. «Les effets perdure une fois la vague terminée» ajoute M. Renaudeau, évoquant des pertes de production «relativement importantes» pour les éleveurs. Une altération de la qualité est également attendue. Dans les élevages de poules pondeuses, par exemple, des œufs de plus petit calibre et plus fragiles ont déjà été signalés, avec des risque de déclassement. Enfin, les conséquences les plus visibles concernent la surmortalité animale, même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les pertes liées à cet épisode.

Source Agra


Par Agra

LCA demande un soutien public pour inciter les banques à prêter aux éleveurs

Bruno Colin, président du pôle et de la filière bovin-viande du pôle animal de LCA (coopération agricole), a émis le souhait d’un système financier incitant les banques à faire des avances de trésorerie et à soutenir l’investissement en élevage. Ce soutien public, a-t-il indiqué à Agra Presse le 21 mai, pourrait prendre la forme d’une caution solidaire des pouvoirs publics, d’un fonds de garantie ou d’un livret d’épargne. Les besoins ont en effet fortement augmenté ces dernières années, a-t-il expliqué, que ce soit pour l’achat d’animaux (surtout en bovins) ou pour la modernisation ou la construction de bâtiments (surtout en porcs et volailles). Il estimait que les coopératives ne pouvaient faire beaucoup plus d’efforts d’accompagnement. «Rien que dans la filière bovine, les coopératives ont avancé plus de 140 millions d’euros à leurs adhérents en 2025, 10% de plus qu’en 2024», a-t-il précisé. En production bovine, il s’agit d’acheter des broutards à engraisser dont le prix a plus que doublé depuis deux-trois ans, de renouveler les cheptels et de soutenir l’installation. 

Source Agra


Par Agra

Assises du sanitaire : les députés votent une mise en œuvre accélérée et concertée

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission des Affaires économiques, le 6 mai, les députés ont adopté six amendements visant à raccourcir le temps de mise en œuvre des Assises du sanitaire animal. Le gouvernement aura désormais six mois après la publication de la loi (au lieu de douze mois dans le texte initial) pour publier les ordonnances traduisant les résultats des Assises, qui sont toujours en cours. Une accélération demandée par la FNSEA et les JA, à l’origine des amendements.

Lancé début 2025 et censé aboutir au premier semestre 2026, cet exercice vise à réformer le système sanitaire (financement, gouvernance) ; il comprend notamment plusieurs chantiers techniques (identification des animaux, rôle des vétérinaires, etc.). Interrompus en 2025 en raison de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ces travaux ont récemment été relancés. Par ailleurs, les députés ont adopté un amendement de Géraldine Grangier (RN, Doubs) qui impose une «concertation avec les organisations professionnelles et interprofessionnelles représentatives» avant la publication des ordonnances. «Les acteurs seront largement consultés, les ordonnances seront ratifiées par le Parlement, et je m’engage à ce que leur contenu soit partagé en toute transparence», a promis la ministre de l’agriculture Annie Genevard aux députés.

Source Agra


Par Agra

Élevage : les principaux salons plaident pour une approche commune sur le sanitaire

Après des éditions perturbées par les maladies animales, le Salon de l’agriculture, le Space et le Sommet de l’élevage ont envoyé un courrier à la ministre de l’Agriculture pour « se concerter et travailler ensemble » sur le volet sanitaire, annonce le directeur du Ceneca* Arnaud Lemoine le 28 avril sur LinkedIn. La démarche vise « à trouver ensemble les solutions pour continuer à montrer à nos visiteurs professionnels ou grand public, la diversité de l’élevage français ». Cette initiative est menée avec Races de France (organismes de sélection) et GDS France (groupements de défense sanitaire), et elle est « soutenue » par quatre associations spécialisées de la FNSEA (bovins viande, bovins, ovins, caprins). Elle « reste ouverte » à d’autres salons qui seraient intéressés, précise M. Lemoine, ajoutant qu’une « réunion de travail se tiendra après la loi d’urgence agricole ». En parallèle du cadre réglementaire, « l’idée est de définir des règles préalables pour maintenir autant que faire se peut les rassemblements d’animaux », précise le président de GDS France, Christophe Moulin. Le tout en évitant de « faire courir des risques aux exposants et aux acheteurs d’animaux ».
* Société propriétaire du Salon de l’agriculture


Par Agra

ICPE/eau : un décret simplifie le régime de contentieux environnemental

Un décret paru au Journal officiel le 22 avril crée «un nouveau régime contentieux accéléré et unifié» pour certains projets en matière environnementale, dont des projets agricoles. La compétence pour juger les contentieux est confiée aux cours administratives d’appel, qui auront un délai de 10 mois pour statuer. Ce nouveau régime concerne les «150 cathédrales industrielles», ou «grands projets stratégiques» (GPS) – incluant l’agroalimentaire et les biocarburants – évoqués le même jour par le chef de l’État lors d’un Conseil des ministres décentralisé dans l’Allier, rapporte l’AFP.

Le décret, qui fait suite à la loi de simplification adoptée au Parlement la semaine passée, concerne également certains projets agricoles «au titre de la souveraineté alimentaire». Sont concernés des projets relevant de la nomenclature IOTA (installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou déclaration), à savoir certains projets relatifs aux prélèvements d’eau, aux plans d’eau et aux barrages de retenue. Sont aussi concernés certains projets relevant de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), à savoir les projets d’élevage, de couvoirs et d’élevage intensif.

En outre, le ministre délégué à l’environnement, Mathieu Lefèvre, a annoncé que les porteurs de projet pourront saisir la justice en cas de recours «abusif», selon l’AFP. Le décret entrera en application le 1er juillet.

Source Agra


Par Agra

Le plan engrais de Bruxelles attendu le 19 mai, la stratégie élevage le 7 juillet

Selon le dernier calendrier publié le 22 avril par la Commission européenne, celle-ci prévoit de présenter son plan d’action sur les engrais le 19 mai, puis sa stratégie sur élevage le 7 juillet. Pressée par la situation au Moyen-Orient, Bruxelles a dû avancer la date de publication du plan sur les engrais, initialement attendu en juin. Celui-ci devrait comporter à la fois des mesures structurelles (substitution de produits, agriculture de précision…) et des dispositifs de court terme. Mais l’exécutif européen a, jusqu’à présent, toujours repoussé l’idée de suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Quant à la stratégie sur l’élevage – qui visera particulièrement à répondre au manque de rentabilité du secteur des ruminants -, elle devrait porter sur l’innovation, les approches territoriales et la valorisation des produits animaux de qualité.

La liste des points prévus pour figurer à l’ordre du jour des prochaines réunions de la Commission européenne mentionne également pour le 1er juillet la présentation d’un texte sur les marchés publics. Cette réglementation devrait, entre autre, clarifier la manière dont les cadres de passation de marchés dans la restauration collective peuvent mieux reconnaître les systèmes de qualité, les circuits courts, les normes environnementales et sociales (production biologique par exemple). Une démarche qui s’inscrit plus globalement dans la volonté de la Commission de valoriser le «Made in Europe».

Source Agra


Aveyron | Par Bérangère Carel

Le lait de brebis reprend des couleurs

A la fin de la campagne 2024/2025, la France a livré 291 millions de litres de lait, soit une progression de 1 %, inédite après trois ans de baisse. Sans surprise, le lait de brebis est toujours en grande majorité produit dans les trois bassins historiques, qui sont par ailleurs des zones de montagne : les Pyrénées, les contreforts du Massif Central, la Corse. Toutefois, on observe une expansion continue…


Par Agra

Climat : légère baisse des émissions agricoles en 2025, proche de la trajectoire SNBC 3

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,2 %, en raison de la baisse du cheptel bovin, tandis que la hausse des apports d’engrais entraîne une augmentation des émissions des cultures, indique le Citepa (pollution climatique) dans son baromètre 2025 publié le 8 avril. Elles s’établissent à 75 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e), contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,5 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,2 %. à l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une hausse de 1,5 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Selon l’association, cette évolution reste « globalement en ligne » avec la trajectoire de la SNBC 3, publiée en décembre 2025 et dont l’adoption est prévue au printemps 2026. Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,5 % des émissions de GES en 2025, après une baisse de 1,8 % en 2024, après à une réduction plus significative de 6,8 % en 2023. Un rythme « insuffisant » pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030.


Par Agra

Elevage : la Comagri demande des soutiens accrus notamment pour l’innovation et le sanitaire

Alors que la Commission européenne prévoit de présenter avant l’été une stratégie sur l’élevage, la commission de l’agriculture du Parlement européen a adopté le 18 mars un rapport d’initiative dans lequel elle fixe ses priorités dans cette optique.

Les eurodéputés soulignent le rôle stratégique du secteur de l’élevage pour la sécurité alimentaire, les économies rurales et la nutrition. Ils demandent la création d’un groupe de haut niveau sur l’élevage afin d’élaborer des solutions adaptées à la diversité régionale. Les parlementaires insistent sur la nécessité de soutiens renforcés à l’innovation, à la promotion des produits d’élevage de l’UE à l’étranger (étiquetage plus clair, protection des indications géographiques) et aux mesures contre les maladies animales (stratégies coordonnées de vaccination, systèmes de détection précoce et de partage de données, banque de données de vaccination centralisée, dispositifs d’indemnisation des éleveurs). Il souhaitent aussi que des efforts soient faits pour garantir que les normes de l’UE en matière de bien-être animal, de santé et de performance environnementale soient prises en compte dans tous les accords commerciaux. Ce rapport d’initiative doit désormais être adopté lors d’une prochaine plénière à Strasbourg, probablement lors de la session d’avril (27-30).

Source Agra


Par Agra

Loi d’urgence/élevage : un volet sanitaire à déployer par ordonnance

Comme attendu, le projet de loi d’urgence agricole (PLUA), dévoilé en intégralité le 11 mars par le média Contexte, comporte un chapitre sur la santé animale, reprenant des sujets actuellement en discussion dans le cadre des Assises du sanitaire. L’article 15 du texte habiliterait le gouvernement à prendre des ordonnances, dans un délai de 12 mois, dans quatre domaines. Il s’agirait d’abord de «définir les principes de financement des mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre les dangers sanitaires», sujet au cœur des Assises.

Second thème : les «outils et systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données sanitaires et de mouvement des animaux». Les Chambres d’agriculture demandaient d’inclure dans le PLUA des dispositions notamment sur la dématérialisation de l’identification des animaux (bovins notamment). Enfin, il s’agirait de «conférer une habilitation aux piégeurs agréés» en matière de lutte contre les maladies animales, et de «préciser» les modalités de «l’habilitation sanitaire des vétérinaires». Lancées il y a plus d’un an, les Assises du sanitaire animal ont été retardées par l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par le blocage politique lié au projet de loi de finances 2026 ; le gouvernement prévoit toujours de les faire aboutir au premier semestre 2026.

Source Agra