Mot-clé : Centrales d'achat

Par Agra

Négociations commerciales : amende de 6 M€ pour la centrale d’achat de Carrefour

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé le 10 avril avoir infligé à la centrale d’achat Eureca Mayoristas une amende de 6,1 millions d’euros pour non-respect de la date-butoir dans le cadre des négociations commerciales avec ses fournisseurs français. Eureca Mayoristas est la centrale d’achat européenne de Carrefour. Les Fraudes ont relevé « 19 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs français au plus tard le 1er mars 2025 », selon la décision. « Dès lors que la négociation commerciale porte sur des produits destinés à une commercialisation en France, et quel que soit le droit du contrat, les accords sont soumis aux dispositions » du code de commerce, affirme la DGCCRF, en référence aux centrales d’achat européennes des distributeurs. Carrefour a dénoncé cette décision qu’il contestera « sur tous les terrains juridiques possibles ». « Il est seulement reproché à notre centrale d’achat européenne d’avoir signé avec quelques jours de retard des contrats avec de grandes multinationales qui avaient tout intérêt à jouer la montre », ajoute Carrefour.


Par Agra

Centrales d’achat européennes : Genevard veut faire évoluer le droit (presse)

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a déclaré qu’elle voulait « faire évoluer le droit européen » sur les centrales d’achat européennes (presse) dans une interview donnée au Parisien le 16 février. « Les hausses (de tarifs demandés par les industriels, NDLR) sont (…) généralement justifiées et le contournement de la loi française via les centrales d’achat européennes n’est plus possible. Nous devons donc faire évoluer le droit européen, avec (le ministre des PME et du Commerce) Serge Papin. C’est ce sur quoi j’échangerai avec les commissaires européens » au Salon de l’agriculture, indique Annie Genevard. Certaines enseignes de la grande distribution exercent un « chantage mortifère » sur les industriels de l’agroalimentaire dans le cadre des négociations commerciales, dénonce la ministre. « Or, si les négociations sont violentes, elles sont destructrices de valeur pour toute la chaîne, pour la rémunération des industriels, et donc pour le prix d’achat des produits agricoles. À l’arrivée, ce sont les agriculteurs qui vont trinquer », juge Annie Genevard. « Certaines enseignes menacent de déréférencer certaines marques faute d’accord. J’estime que c’est un chantage mortifère pour l’agroalimentaire », ajoute-t-elle.


Aveyron | Par Eva DZ

Action FDSEA – JA : «La loi EGAlim doit continuer de s’appliquer»

A l’issue d’une section, mardi 27 janvier, les responsables bovins lait de la FDSEA et de JA Aveyron ont réalisé des relevés de prix et d’origine sur les produits laitiers, dans le magasin Intermarché de La Gineste à Rodez, enseigne pointée du doigt par les industriels pour la création d’une centrale d’achat, Everest, aux Pays-Bas, qui contournerait les principes de la loi EGAlim. Les producteurs de lait de vache sont…


Par Agra

Négociations commerciales : Papin veut promouvoir les contrats tripartites pluriannuels

Auditionné par les sénateurs réunis en commission des affaires économiques le 20 janvier, le ministre du Commerce et des PME Serge Papin a donné son sentiment sur la manière d’améliorer les négociations commerciales en cours. Selon lui, il faudrait promouvoir, pour les marques nationales fabriquées par les PME, des contrats tripartites pluriannuels, comme cela se fait déjà pour les marques de distributeurs. « La pluriannualité sera la meilleure façon de sortir du rapport de forces entre distributeurs et fournisseurs », a-t-il indiqué. Il a rappelé les avancées obtenues par Egalim, notamment la construction du prix en marche avant et la sanctuarisation de la matière première agricole, des points sur lesquels il va se montrer « très attentif » pour les négociations 2026. Le ministre a mis en lumière les progrès obtenus quant au nombre de contrats signés par les PME à date, plus important que les années précédentes, grâce à la charte signée en décembre. Il a aussi rappelé que les centrales d’achat européennes seront bien contrôlées par la DGCCRF (fraudes), sans pouvoir s’exprimer sur la centrale Everest, dont les fournisseurs dénoncent les pratiques consistant, selon, à contourner la loi française.