Mot-clé : Prix du lait

Par Agra

Lait : Lactalis France justifie le prix du lait face au mécontentement de l’Unell

Lactalis France a justifié le prix du lait pratiqué dans le cadre de son accord avec l’association d’organisations de producteurs Unell. Interrogé sur la question, Lactalis France a indiqué, le 8 juin, qu’il avait engagé sur les cinq premiers mois de l’année « un ajustement positif au-delà de la formule de prix, correspondant à un total de 5 millions d’euros. Cet effort visait à maintenir un prix du lait égal ou supérieur à 400 €/1000 litres, malgré des négociations commerciales marquées par une faible prise en compte de l’évolution des charges et une tendance à la déflation. » Pour expliquer le prix trop bas selon l’Unell, soit en juin « 400,05 €/1000 litres en moyenne nationale (38/32) et à 415,05 €/1000 litres (41/33), hors prime RSE », Lactalis France rappelle que la formule de prix a été arrêtée avec l’Unell en novembre : « 50 % de produits de grande consommation vendus sur le marché national, 20 % à l’export et 30 % d’ingrédients de type beurre-poudre ». Or, comme le rappelle l’industriel, d’une part, les ingrédients de type beurre-poudre ont des cours très volatils, et d’autre part, « la légère amélioration du marché de la poudre (…) compense en partie le recul du beurre ». Pour rappel, l’Unell estime que le prix du lait actuellement payé par Lactalis France est trop bas alors que les éleveurs subissent des hausses de charges.


Par Agra

Lait : les éleveurs de l’Unell mécontents du prix du lait payé par Lactalis

Les éleveurs réunis au sein de l’association d’organisations de producteurs Unell (livreurs Lactalis) estiment que le prix du lait payé actuellement par Lactalis France est trop bas. « Le prix formule de mai a été revalorisé de 1,02 euro pour arriver à 400 euros les 1000 litres, mais c’est insuffisant pour faire face à la hausse de nos coûts de production », calcule Delphine Macé, présidente de l’Unell. Les éleveurs estiment que leurs coûts de production, notamment pour ce qui est de l’énergie et des engrais, sont en forte hausse. Et que les bons résultats enregistrés par Lactalis en 2025 pourraient l’inciter à faire un geste positif sur le prix payé. Cette revendication est activement défendue par les éleveurs aveyronnais à travers la FDSEA et les JA. Ils dénoncent dans un communiqué du 4 juin « une hausse ridicule de 0.00102€ par litre (soit 1,02 €/1000 litres) ». Ils demandent « une reprise des négociations entre l’Unell et Lactalis » et « la réouverture rapide des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire. » Le prix est négocié chaque mois entre l’Unell et Lactalis sur la base du prix formule, les deux parties arrivant parfois à se mettre d’accord pour deux, voire trois mois afin de donner de la visibilité aux éleveurs. Ainsi, en février et mars, le prix avait atteint 406,53 euros.


National | Par Actuagri

La filière lait bio française en convalescence

Les indicateurs de la filière lait biologique virent progressivement au vert. Mais question prix, les éleveurs français restent bien moins lotis que leurs voisins européens. La filière française « lait biologique de vache » semble avoir touché le fond. « Entre 2022 et 2025, 13 % de lait en moins avait même été transformé », souligne l’Institut de l’élevage (Idele). Mais depuis le début de l’année, la quantité de lait…


Par Agra

Lait/loi d’urgence : la FNPL réclame des « règles contraignantes » de détermination des prix

Dans un communiqué du 27 avril, la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) réclame l’instauration, dans le cadre de la loi d’urgence agricole en discussion, des « sanctions dissuasives » à l’encontre des opérateurs qui ne respecteraient pas les organisations de producteurs (OP) et des « règles contraignantes » de détermination des prix d’achats du lait. Parmi ses « propositions concrètes », le syndicat suggère « une séparation claire entre le prix de base et la rémunération liée aux exigences environnementales spécifiques » et un encadrement strict de la durée des négociations commerciales. Ces dernières, lorsqu’elles « s’éternisent », profitent aux acheteurs et fragilisent les fermes, constate la FNPL, qui demande aussi « d’assurer un recours effectif au CRDCA (règlement des différends commerciaux, NDLR) pour mettre fin aux situations de blocage ». En termes de transparence, elle souhaite que des données économiques complètes soient transmises à l’OFPM (observatoire de la formation des prix et des marges) et que le « mix de produits » utilisé dans les formules de prix soit certifié par un tiers.


Par Agra

Lait : en mars, le prix du beurre se stabilise, celui de la poudre remonte

Selon le dernier bilan de conjoncture laitière publié par le Cniel (interprofession) le 7 avril, il apparaît que les cours du beurre tendent à se stabiliser « autour de 4500 € la tonne » depuis ces dernières semaines, après une forte baisse. Autre produit industriel, la poudre de lait écrémé, dont « le prix a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2700 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le début de l’année 2023. » La collecte de lait en France reste très dynamique. « En rythme journalier, elle affiche une croissance de 2,2% sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Cette tendance se poursuit sur le début de l’année 2026, sachant que le contexte sanitaire du début 2025 était particulièrement préoccupant et avait induit une baisse assez nette de la production dans plusieurs bassins laitiers. » Les autres grands bassins exportateurs laitiers sont aussi orientés à la hausse en termes de volumes. Pour les prochaines semaines, le Cniel estime que « le maintien de cette fermeté des prix (…) reste néanmoins incertain, car il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Par Agra

Lait : « légère érosion » de la production européenne prévue en 2026

La production européenne de lait devrait connaître une « légère érosion » en 2026, « après le record de 2025 », indique l’Idele (Institut de l’élevage) dans son dossier annuel bovins lait paru le 25 mars. La collecte laitière pourrait ainsi se replier en 2026 à un niveau intermédiaire aux deux dernières années, à 146,3 millions de tonnes de lait (-0,5% par rapport à 2025). La baisse du cheptel d’environ 1% par rapport à 2025 expliquerait cette prévision. En France, selon l’Idele, le cheptel pourrait baisser dans les mêmes proportions qu’en 2025 (-2 à -2,5%) à cause de la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans l’Ouest, des départs plus nombreux d’éleveurs (ceux qui ont décalé leur départ prévu en 2025) et d’envois en hausse de vaches en réforme (report des envois non effectuées en 2025). La situation sanitaire à partir du printemps constitue toutefois une incertitude. Le lait toujours très abondant en volume en ce début 2026 amène à penser que son prix devrait continuer de baisser au cours de l’année. « Malgré cela, la progression de la productivité laitière pourrait rester soutenue » à cause de la robotisation et un prix de l’alimentation « demeurant compétitif au moins en première partie d’année. »


Par La rédaction

Lait : la collecte française soutenue début 2026, prix du lait en baisse

La collecte de lait de vache en France poursuit sa hausse à un rythme soutenu en ce début 2026 : sur les sept premières semaines de l’année, elle progresse de 5,3% par rapport à la même période de 2025, selon les données publiées par FranceAgriMer. La collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025, affichant une croissance de 1,9% sur l’ensemble de l’année 2025. La production laitière augmente ainsi pour la deuxième année consécutive, souligne le Cniel (interprofession laitière) dans sa note de conjoncture de février 2026, publiée le 4 mars. Conséquence de cet afflux de matière première, « le prix standard du lait conventionnel s’est établi à 454,8 €/1 000 l en décembre 2025, un recul de 5,5 €/1 000 l sur un mois, passant ainsi sous son niveau de décembre 2024. Au total, entre septembre et décembre 2025, le prix du lait s’est dégradé de 23,8 €/1 000 l », note FranceAgriMer. L’abondance de lait dans tous les grands bassins exportateurs « entraîne les prix des produits laitiers industriels dans une phase descendante », note le Cniel. « Bien que le prix des vaches de réforme soit actuellement assez élevé, il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Aveyron | Par Eva DZ

Action FDSEA – JA : «La loi EGAlim doit continuer de s’appliquer»

A l’issue d’une section, mardi 27 janvier, les responsables bovins lait de la FDSEA et de JA Aveyron ont réalisé des relevés de prix et d’origine sur les produits laitiers, dans le magasin Intermarché de La Gineste à Rodez, enseigne pointée du doigt par les industriels pour la création d’une centrale d’achat, Everest, aux Pays-Bas, qui contournerait les principes de la loi EGAlim. Les producteurs de lait de vache sont…


Par Agra

Lait : les éleveurs de chèvres demandent une hausse de 50€/1000 litres

La Fédération nationale des éleveurs de chèvres (Fnec) a pris la parole le 13 janvier pour demander une hausse du prix du lait de 50 euros les 1000 litres. En septembre 2025, le prix réel payé à l’éleveur était de 956 euros les 1000 litres, selon FranceAgriMer. Pour justifier cette demande, les éleveurs mettent en avant des charges en hausse. « Ces cinq dernières années, les éleveurs font face à une hausse de 500 € de coût à l’installation ou rénovations par place de chèvre en bâtiment », indique la fédération. Et les coûts de production ne baissent pas et restent toujours élevés, à +25% par rapport à 2020. La Fnec alerte sur une situation d’autant plus difficile que le prix du lait n’a pas augmenté en 2023 et 2024 et que les volumes collectés ont été en recul ces deux dernières années. La Fnec prend position alors que les négociations commerciales battent leur plein actuellement et doivent se terminer mi-janvier pour les PME et fin février pour les grands industriels. « Transformateurs et distributeurs doivent aujourd’hui répondre aux obligations de la loi Egalim pour tenir compte des coûts de production des éleveurs et permettre la modernisation des élevages, ainsi que l’installation des nouveaux éleveurs », souligne la Fnec.


Par Actuagri

La collecte laitière en croissance

La production laitière se développe de nouveau dans les grands bassins exportateurs mondiaux, en particulier en Nouvelle-Zélande (+1,9 % sur douze mois) et aux Etats-Unis (+1,4 %) et depuis peu y compris au sein de l’Union Européenne (+0,3 %), relève le dernier bulletin de conjoncture du CNIEL. En France, la collecte, globalement stable depuis le début de l’année 2025, s’est sensiblement redressée au cours des dernières semaines. « Depuis le début du mois d’aout, les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer montrent une croissance moyenne de 3,4 % par rapport aux semaines équivalentes de 2024 », explique Benoit Rouyer, directeur Economie et Territoires de l’interprofession. Selon l’enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel atteint un nouveau record sur le mois d’août 2025 à 477€ les 1 000 litres, soit 31€ au-dessus du niveau d’aout 2024, ce qui représente +7 % en un an. Les prix des produits laitiers industriels sont en baisse, avec des niveaux de valorisation très différents. Le prix du beurre reste élevé malgré un recul de 1 000€ la tonne en l’espace d’un mois et demi, le prix de la poudre de lait écrémé reste bas à moins de 2 100€ la tonne.