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Par Agra

Lait : en mars, le prix du beurre se stabilise, celui de la poudre remonte

Selon le dernier bilan de conjoncture laitière publié par le Cniel (interprofession) le 7 avril, il apparaît que les cours du beurre tendent à se stabiliser « autour de 4500 € la tonne » depuis ces dernières semaines, après une forte baisse. Autre produit industriel, la poudre de lait écrémé, dont « le prix a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2700 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le début de l’année 2023. » La collecte de lait en France reste très dynamique. « En rythme journalier, elle affiche une croissance de 2,2% sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Cette tendance se poursuit sur le début de l’année 2026, sachant que le contexte sanitaire du début 2025 était particulièrement préoccupant et avait induit une baisse assez nette de la production dans plusieurs bassins laitiers. » Les autres grands bassins exportateurs laitiers sont aussi orientés à la hausse en termes de volumes. Pour les prochaines semaines, le Cniel estime que « le maintien de cette fermeté des prix (…) reste néanmoins incertain, car il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Par Agra

Lait : « légère érosion » de la production européenne prévue en 2026

La production européenne de lait devrait connaître une « légère érosion » en 2026, « après le record de 2025 », indique l’Idele (Institut de l’élevage) dans son dossier annuel bovins lait paru le 25 mars. La collecte laitière pourrait ainsi se replier en 2026 à un niveau intermédiaire aux deux dernières années, à 146,3 millions de tonnes de lait (-0,5% par rapport à 2025). La baisse du cheptel d’environ 1% par rapport à 2025 expliquerait cette prévision. En France, selon l’Idele, le cheptel pourrait baisser dans les mêmes proportions qu’en 2025 (-2 à -2,5%) à cause de la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans l’Ouest, des départs plus nombreux d’éleveurs (ceux qui ont décalé leur départ prévu en 2025) et d’envois en hausse de vaches en réforme (report des envois non effectuées en 2025). La situation sanitaire à partir du printemps constitue toutefois une incertitude. Le lait toujours très abondant en volume en ce début 2026 amène à penser que son prix devrait continuer de baisser au cours de l’année. « Malgré cela, la progression de la productivité laitière pourrait rester soutenue » à cause de la robotisation et un prix de l’alimentation « demeurant compétitif au moins en première partie d’année. »


Par Agra

Lait : les eurodéputés appellent Bruxelles à intervenir sur le marché

Les eurodéputés de la Commission de l’Agriculture du Parlement européen, réunis le 18 mars à Bruxelles, ont unanimement appelé la Commission européenne à intervenir sur le marché laitier européen via notamment un programme de réduction volontaire de la production pour faire face à la crise qui se profile. Plusieurs ministres de l’agriculture (Italie, Hongrie…) ont déjà adressé les mêmes demandes ces derniers mois lors des réunions mensuelles du Conseil.

Selon les chiffres de l’observatoire européen du marché laitier, le prix du lait à la ferme dans l’UE a en effet entamé une baisse depuis le mois d’août 2025. Il se situait en décembre 2025 à 48,15 centimes/kg soit un niveau inférieur de 12 % à celui de décembre 2024. Dans de nombreux pays, les coûts de production sont désormais supérieurs au prix de vente. «La question est toute simple : est-ce que la Commission européenne a l’intention d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard ?», résume l’eurodéputé roumain Daniel Buda (PPE).

Pour l’instant Bruxelles se contente de surveiller le marché et rappelle qu’en 2016 la programme de réduction de la production avait couté 150 000 millions d’euros. Le Français Éric Sargiacomo (S&D) a par ailleurs demandé l’ouverture d’une enquête de l’Autorité européenne des marché financier (AEMF) pour s’assurer du bon fonctionnement du marché à terme du beurre de l’EEX à Liepzig où, selon lui, la spéculation totalement «déconnectée de la réalité des agents économiques» est en partie responsable de la chute des prix du lait.

Source Agra


Par La rédaction

Lait : la collecte française soutenue début 2026, prix du lait en baisse

La collecte de lait de vache en France poursuit sa hausse à un rythme soutenu en ce début 2026 : sur les sept premières semaines de l’année, elle progresse de 5,3% par rapport à la même période de 2025, selon les données publiées par FranceAgriMer. La collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025, affichant une croissance de 1,9% sur l’ensemble de l’année 2025. La production laitière augmente ainsi pour la deuxième année consécutive, souligne le Cniel (interprofession laitière) dans sa note de conjoncture de février 2026, publiée le 4 mars. Conséquence de cet afflux de matière première, « le prix standard du lait conventionnel s’est établi à 454,8 €/1 000 l en décembre 2025, un recul de 5,5 €/1 000 l sur un mois, passant ainsi sous son niveau de décembre 2024. Au total, entre septembre et décembre 2025, le prix du lait s’est dégradé de 23,8 €/1 000 l », note FranceAgriMer. L’abondance de lait dans tous les grands bassins exportateurs « entraîne les prix des produits laitiers industriels dans une phase descendante », note le Cniel. « Bien que le prix des vaches de réforme soit actuellement assez élevé, il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Par Agra

Lait : la FNPL vent debout contre la réduction des volumes à l’échelle européenne

A l’occasion d’un point presse tenu le 21 févier sur le Salon de l’agriculture, la FNPL (éleveurs, FNSEA) s’est montrée fermement opposée à l’idée de réduire les volumes de lait produits à l’échelle de l’Union européenne, une dizaine de jours après que  l’European Milk Board (EMB) a demandé que l’activation de la réduction volontaire des livraisons. Selon son président Yohann Barbe, il est «inconcevable» que les éleveurs français modèrent leur production dans le cadre d’un marché concurrentiel, puisque les grands exportateurs profiteraient immédiatement d’un affaiblissement de la capacité de production européenne.

Autre argument : la souveraineté laitière française n’est pas suffisamment assurée, alors que le gouvernement français appuie cette idée à travers les conférences de la souveraineté alimentaire. Et toute perte de volume entraînerait une perte de capacité de transformation. La FNPL estime que d’autres pays ont beaucoup augmenté leur production depuis ces 20 dernières années, comme l’Allemagne (+19% de volume sur 20 ans) ou l’Irlande (+80%), alors que le France n’a augmenté que de 4%. Enfin, les éleveurs estime que la situation sanitaire hexagonale n’est pas stabilisée et pourrait avoir comme conséquence un affaiblissement des volumes prochainement. La FNPL privilégie comme solution une aide européenne au stockage privé du beurre et de la poudre 0%.

Source Agra


Par Agra

Lait : les prix des produits industriels poursuivent leur baisse

La dernière note de conjoncture laitière publiée le 28 janvier par le Cniel atteste d’une hausse des volumes collectés dans les grands bassins exportateurs laitiers que sont la Nouvelle-Zélande (+1,7% sur un an), les Etats-Unis (+2,3%) et l’UE (+1,3%). « En France, la collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025. Elle affiche une croissance de 1,3% en rythme journalier sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Sur les deux premières semaines de 2026, la collecte apparaît également en hausse par rapport à l’année précédente, mais la dynamique de croissance s’avère moins nette que précédemment », note le Cniel. Résultat attendu, les cours des produits laitiers industriels poursuivent leur baisse, surtout le beurre à -2500 euros la tonne depuis l’été dernier, passant désormais au-dessous de 5000 euros. La poudre de lait écrémé continue de reculer depuis le début 2025 pour atteindre 2000 euros la tonne. Selon FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 460 euros les 1000 litres en novembre 2025, orienté à la baisse depuis les mois précédents. L’indice général Ipampa Lait de vache de l’Idele (prix unitaire des charges dans les élevages) est en recul de 1% par rapport à novembre 2024.


Par Actuagri

La collecte laitière en croissance

La production laitière se développe de nouveau dans les grands bassins exportateurs mondiaux, en particulier en Nouvelle-Zélande (+1,9 % sur douze mois) et aux Etats-Unis (+1,4 %) et depuis peu y compris au sein de l’Union Européenne (+0,3 %), relève le dernier bulletin de conjoncture du CNIEL. En France, la collecte, globalement stable depuis le début de l’année 2025, s’est sensiblement redressée au cours des dernières semaines. « Depuis le début du mois d’aout, les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer montrent une croissance moyenne de 3,4 % par rapport aux semaines équivalentes de 2024 », explique Benoit Rouyer, directeur Economie et Territoires de l’interprofession. Selon l’enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel atteint un nouveau record sur le mois d’août 2025 à 477€ les 1 000 litres, soit 31€ au-dessus du niveau d’aout 2024, ce qui représente +7 % en un an. Les prix des produits laitiers industriels sont en baisse, avec des niveaux de valorisation très différents. Le prix du beurre reste élevé malgré un recul de 1 000€ la tonne en l’espace d’un mois et demi, le prix de la poudre de lait écrémé reste bas à moins de 2 100€ la tonne.


Par Agra

Lait : reprise de la collecte en août, prix du beurre et de la poudre maigre en recul

La production de lait en France s’est redressée en août. «Depuis le début du mois d’août, les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer montrent une croissance moyenne de 3,4% comparativement aux semaines équivalentes de 2024», note le Cniel dans sa note de conjoncture publiée le 23 octobre.

Depuis le début de l’année, le collecte est stable en France. Cette reprise récente est à l’image de ce qui se passe dans les grands bassins laitiers exportateurs, Etats-Unis, UE et Nouvelle-Zélande), qui sont tous orientés à la hausse depuis le début de l’année 2025. En dépit de cette abondance de lait qui pourrait déboucher sur une baisse des cours, les prix en France sont toujours à la hausse selon les relevés de FranceAgriMer. Le prix standard du lait de vache conventionnel atteint un nouveau record en août 2025 à 477 €/1000 litres, soit 31€ au-dessus du niveau d’août 2024 (+7% en l’espace d’un an). Le coût de production du lait illustré par l’indice Ipampa lait de vache de l’Institut de l’élevage est en recul de 1% par rapport à août 2024, mais en hausse de 21% depuis 2020. Selon les données de FranceAgriMer, le beurre industriel est en fort recul de 1000 €/tonne en un mois et demi et le prix de la poudre de lait écrémé s’avère particulièrement bas, à moins de 2100 € la tonne.

Source Agra


Par Actuagri

Lait de chèvre : En France, la collecte estivale supérieure à 2024

La qualité du fourrage récolté à la fin du printemps a largement contribué à l’augmentation progressive de la collecte hebdomadaire de lait de chèvre jusqu’à dépasser, depuis le début de l’été, celle de l’an passé. Semaine 38, close le 15 septembre dernier, elle était même supérieure de 5 %. Le redressement de la production est spectaculaire. Au mois de janvier, les éleveurs caprins avaient livré 7 % de lait en moins qu’à la même époque un an auparavant. En cumul sur les sept premiers mois de l’année, la collecte (309 millions de litres) reste cependant inférieure de 3 % à 2024, souligne l’Institut de l’élevage (Idele). Aussi, les transformateurs ont importé 52 millions de tonnes de lait afin de compléter la collecte hexagonale déficitaire et fabriquer 57 000 tonnes de fromages (=2024). Durant le second trimestre, les 1 000 litres étaient facturés 832 € (+ 1 %) alors que l’indice Ipampa avait perdu quelques points. En Espagne, le prix payé (900 €/1 000 l en juillet) est dorénavant supérieur à 2024. Aux Pays-Bas, les éleveurs voient le leur se redresser mois après mois et équivaloir au mois de juin 690 €/1 000 l comme l’an passé. Depuis, la hausse se poursuit.


Par Agra

Lait bio : le Cniel craint un record de déconversions en 2025-2026

A l’occasion du salon Tech&Bio, la filière laitière a fait un point sur la baisse de l’offre en bio. Corentin Puvilland, économiste au Cniel a indiqué que l’interprofession anticipe, en 2025-2026, un nombre record de cessations d’activité en agriculture biologique (arrêt de l’exploitation ou déconversion), qui pourrait aller jusqu’à 7 % par an. Toutefois, le lait conventionnel pourrait ne plus être aussi attractif, alors que les signaux sont plutôt baissiers, du fait d’une forte production mondiale. L’économiste a rappelé que la filière bio laitière avait atteint un record de 40 % de déclassements en 2021, en raison de la baisse de la consommation, et de la hausse du prix du lait conventionnel. Cela a poussé des éleveurs à se déconvertir sur les années qui ont suivi, « voire à cesser leur activité ». Après avoir atteint un record en 2022, le nombre d’éleveurs laitiers bio avait a chuté, passant de 4003 à 3688 aujourd’hui, soit une baisse de 15 %. La collecte s’en est ressentie, avec une baisse équivalente, passant de 1,3 MdL à 1,13 MdL. Corentin Puvilland ajoute que la crise du lait bio est une spécificité française, les autres pays européens rémunérant le bio via une prime indexée sur le conventionnel. « Mais la valorisation à l’export est insuffisante pour constituer un débouché pour les éleveurs laitiers français », conclut-il. (Elena Blum)