Mot-clé : Tourteau de soja

Par Agra

Alimentation animale: la Chine réduit sa dépendance au soja grâce à la fermentation (presse)

Les aliments protéiques et les acides aminés essentiels obtenus par fermentation de matières végétales permettent à l’élevage chinois de moins dépendre du tourteau de soja importé, rapporte l’agence Reuters le 7 avril. Parmi les avancées, l’agence mentionne les aliments sans soja pour poulets et canards fabriqués par l’agroindustriel New Hope Liuhe à partir de lentilles d’eau. Elle mentionne aussi l’usage d’acides aminés ayant permis à Muyuan Foods, premier éleveur de porcs au monde, de réduire la part de tourteau de soja dans ses aliments de 10 % il y a six ans à 7,3 % aujourd’hui, selon Zhang Meng, directeur de la division alimentation de l’entreprise chinoise. Reuters retire de ses entretiens auprès de dizaines de producteurs de bétail et d’aliments, de chercheurs d’Etat et d’experts du secteur, que Pékin avance plus vite que prévu dans le déploiement de nouvelles technologies et la promotion des aliments fermentés. Selon les experts la part d’aliments fermentés en élevages industriels en Chine progresserait de 8% actuellement à 15 % prévus en 2030. La Chine pourrait ainsi réduire son tonnage de soja importé de 6,3% alors qu’elle les a vu croître de 6,5% en 2025.


Par Agra

Tourteau de soja : la France pourrait couvrir 40 % de ses besoins en non OGM en 2032 (étude)

Une étude publiée en mars 2026, pilotée par Sofiprotéol et réalisée par Céréopa, pour le compte du Fonds d’actions stratégique pour les oléagineux et protéagineux (FASO), chiffre la hausse attendue de la production de tourteau de soja français d’ici 2032. Dans le détail, elle augmenterait de 17 % par rapport à la campagne commerciale 2022-2023, à 81 000 t. La publication ajoute que la part du tourteau français à l’horizon 2032 « représenterait ainsi 40 % des environ 200 000 t de tourteau de soja non OGM consommé en France, contre 26 % aujourd’hui ». Cette progression serait notamment permise par l’entrée en vigueur du RDUE (règlement européen contre la déforestation) et la reconfiguration des cheptels français. L’application du RDUE représenterait d’ailleurs un surcoût de 110 M€ pour l’élevage français d’après l’étude, soit 30 €/t sur le tourteau de soja importé, améliorant donc la compétitivité de la matière première hexagonale. Attention néanmoins : « Le RDUE ajoute des contraintes de traçabilité pour le soja français, alors que le développement de la production de graines est déjà un facteur limitant de l’offre en tourteau de soja origine France », peut-on lire dans le document. Il indique par ailleurs que la demande française en tourteau de soja (hors bio) s’élevait à 2,8 Mt environ en 2022-2023, et tomberait à 2,6 Mt en 2032.