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National | Par Agra

Le retour amer de la protéine laitière

Nutrition sportive, traitements anti-obésité… Les protéines laitières ont le vent en poupe et les cours mondiaux s’affolent. Les acteurs néo-zélandais, irlandais et danois trustent ce marché, avec près de la moitié de la production mondiale de concentrés de protéines laitières. De son côté, la France est, pour l’instant, mal placée pour répondre à cette demande. Les éleveurs français se désolent de ne pas en profiter autant que leurs voisins dans…


Par Agra

Lait/tunnels de prix : les organisations de producteurs ne sont pas convaincues

Une semaine après l’adoption, dans la loi d’urgence agricole, d’une ouverture possible du principe de tunnel de prix à de nouvelles filières, les organisations de producteurs de lait de France OP Lait craignent, dans un communiqué paru le 27 juillet, que cette disposition, qui doit préalablement être activée par le gouvernement, ne transforme l’indicateur interprofessionnel « en prix plancher, voire en prix administré », et « fragilise la liberté de négociation des organisations de producteurs (OP) et de leurs associations ». Pour Loïc Adam, président de France OP Lait, cité dans le communiqué, « les indicateurs interprofessionnels (…) ne doivent pas se substituer à la négociation des OP ».

France OP Lait considère par ailleurs que ces dispositions « présentent une fragilité juridique, en raison de l’atteinte potentielle à la liberté contractuelle et au rôle reconnu aux OP par le droit européen ». De son côté, Yohann Barbe, le président de la FNPL (éleveurs, FNSEA), a indiqué le 22 juillet qu’il demandera la mise en place d’une expérimentation sur les tunnels de prix si aucun accord n’est trouvé au sein du Cniel (interprofession laitière) sur les indicateurs de prix d’ici la fin de l’année 2026. Pour rappel, la Fnil (industriels), la FCD (distributeurs) et la Coopération agricole sont opposés aux tunnels de prix.


Par Agra

Lait : la FNPL prête à demander les tunnels de prix, en l’absence d’indicateur beurre-poudre

Yohann Barbe, le président de la FNPL (éleveurs, FNSEA), a indiqué le 22 juillet qu’il demandera la mise ne place d’une expérimentation sur les tunnels de prix si aucun accord n’est trouvé au sein du Cniel (interprofession laitière) sur les indicateurs de prix d’ici la fin de l’année 2026. Ces indicateurs, notamment l’indicateur beurre poudre, ne font toujours pas l’objet d’un consensus au sein de l’interprofession, et cela depuis plusieurs années. Il s’agit d’un point de blocage majeur ayant déjà provoqué une crise de gouvernance au sein du Cniel en 2025.

L’adoption récente de la loi d’urgence agricole pourrait modifier le rapport de force ; elle prévoit l’instauration de tunnels de prix basés sur les coûts de production par un décret du ministre de l’Agriculture, si aucun accord n’est trouvé au sein de l’interprofession. En menaçant de demander la mise la place des tunnels de prix, la FNPL met la pression sur les autres maillons de l’interprofession pour aboutir sur le dossier des indicateurs. Pour rappel, la Fnil (industriels), la FCD (distributeurs) et la Coopération agricole sont opposés aux tunnels de prix.


Par Agra

Lait : les cours de la protéine toujours en hausse, ceux du beurre se stabilisent

Les cours des produits issus du lait atteignent des records et sont toujours orientés à la hausse. « Le prix de la poudre de lait écrémé a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2 900 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis quatre ans. Cette revalorisation concerne les différents ingrédients protéiques. Les tendances sont, en effet, similaires pour la poudre de lactosérum et les différents concentrés de protéines », écrit le Cniel (interprofession) dans sa dernière note de conjoncture pour le mois de mai.

En France, les prix des produits laitiers vendus en magasin affichent des augmentations modérées au cours des douze derniers mois : +1,7% pour le beurre, +0,8% pour le lait liquide. En dépit de ces valorisation haussières, le prix du lait de vache conventionnel payé aux producteurs en France est de 417 €/1000 litres en mars 2026, soit -11% sur un an. En outre, les producteurs sont confrontés à des coûts de production qui repartent à la hausse (+3% en mars 2026 sur un an selon l’indice général Ipampa Lait de vache) après une baisse modérée au cours des derniers mois. « Ce mouvement risque de s’amplifier dans les mois à venir, compte tenu de l’augmentation du prix de l’énergie et des engrais », prévoit le Cniel.


Par Agra

Lait : un pic de collecte avancé de cinq semaines cette année, à cause de la FCO

Les dernières données indiquent une baisse de la collecte de lait de vache en France depuis la semaine du 16 mars, après un pic de collecte. « Cette avancée du pic de la collecte, par rapport aux années précédentes, a pour conséquence que la collecte des semaines les plus récentes baisse par rapport à la même période en 2025 », indique FranceAgriMer dans sa conjoncture lait de vache pour mai. La collecte est en recul de 1,1% la semaine du 4 mai, par rapport à la même semaine de 2025.

« Ainsi, en 2026, le pic laitier aura été plus précoce, avec cinq semaines d’avance, et également plus fort (+ 2 %/pic laitier 2025). » « Cette baisse récente de la production est la conséquence d’un décalage des vêlages dans l’ouest de la France, en liaison avec des problèmes de reproduction survenus l’été dernier du fait de la FCO », indique le Cniel (interprofession) dans sa note de conjoncture publiée début juin. Ce décalage des vêlages devrait induire une hausse de la collecte sur les mois de juin et juillet surtout dans l’Ouest. La collecte présente toutefois « une évolution globale très dynamique sur le début de l’année 2026, avec une croissance de 4% sur les quatre premiers mois de l’année 2026 », indique le Cniel, à cause des prix bas de l’alimentation, des fourrages de bonne qualité et du développement de la robotisation.


National | Par Actuagri

Colloque : Changer le regard sur l’élevage

Enjeux sociétaux et élevage ne font pas toujours bon ménage. Mais des pistes existent pour apaiser les choses. Le projet Entr’Actes (Acteurs face aux enjeux sociétaux), piloté depuis 2023 par les instituts techniques de l’élevage (Idele), du porc (Ifip) et de l’aviculture (Itavi), s’est clôturé par un colloque réuni récemment à Paris. L’actualité et la complexité du débat ont été résumées, en fin de journée, par Dominique Grasset, éleveur de…


Par Agra

Lait : en mars, le prix du beurre se stabilise, celui de la poudre remonte

Selon le dernier bilan de conjoncture laitière publié par le Cniel (interprofession) le 7 avril, il apparaît que les cours du beurre tendent à se stabiliser « autour de 4500 € la tonne » depuis ces dernières semaines, après une forte baisse. Autre produit industriel, la poudre de lait écrémé, dont « le prix a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2700 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le début de l’année 2023. » La collecte de lait en France reste très dynamique. « En rythme journalier, elle affiche une croissance de 2,2% sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Cette tendance se poursuit sur le début de l’année 2026, sachant que le contexte sanitaire du début 2025 était particulièrement préoccupant et avait induit une baisse assez nette de la production dans plusieurs bassins laitiers. » Les autres grands bassins exportateurs laitiers sont aussi orientés à la hausse en termes de volumes. Pour les prochaines semaines, le Cniel estime que « le maintien de cette fermeté des prix (…) reste néanmoins incertain, car il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Par La rédaction

Lait : la collecte française soutenue début 2026, prix du lait en baisse

La collecte de lait de vache en France poursuit sa hausse à un rythme soutenu en ce début 2026 : sur les sept premières semaines de l’année, elle progresse de 5,3% par rapport à la même période de 2025, selon les données publiées par FranceAgriMer. La collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025, affichant une croissance de 1,9% sur l’ensemble de l’année 2025. La production laitière augmente ainsi pour la deuxième année consécutive, souligne le Cniel (interprofession laitière) dans sa note de conjoncture de février 2026, publiée le 4 mars. Conséquence de cet afflux de matière première, « le prix standard du lait conventionnel s’est établi à 454,8 €/1 000 l en décembre 2025, un recul de 5,5 €/1 000 l sur un mois, passant ainsi sous son niveau de décembre 2024. Au total, entre septembre et décembre 2025, le prix du lait s’est dégradé de 23,8 €/1 000 l », note FranceAgriMer. L’abondance de lait dans tous les grands bassins exportateurs « entraîne les prix des produits laitiers industriels dans une phase descendante », note le Cniel. « Bien que le prix des vaches de réforme soit actuellement assez élevé, il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Par Agra

Conférence souveraineté : la filière lait demande aides publiques et de simplification

Dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire lancées par la ministre de l’agriculture Annie Genevard en décembre, l’interprofession laitière a fait part de ses attentes. Selon un document de synthèse du Cniel, la filière veut des «investissements nationaux et régionaux plus dynamiques et ciblés, notamment des aides éligibles par site» et «un grand plan d’investissement public» pour s’engager dans la transition de la production et de la transformation. Pour l’interprofession, un soutien public est nécessaire pour adapter les bâtiments et le stockage de fourrages, moderniser les sites de transformation et mettre en œuvre la dématérialisation des passeports bovins et la généralisation des boucles électroniques.

Sur l’administratif, la filière veut «un allègement de la charge administrative et une réduction drastique des délais d’instruction (ICPE, permis de construire, gestion de l’eau, etc.)», ainsi que le rejet de la création d’un cadre règlementaire relatif au transport des animaux vivants. Il faut aussi «œuvrer à l’application harmonisée des règles européennes actuelles». Autre demande : maintenir les bovins en dehors du champ d’application de la directive IED, dans le cadre de la révision de la règlementation attendue pour 2026.

Source Agra


Par Agra

Lait cru : accord entre ministère et professionnels sur le constat et les priorités

Les organisations professionnelles engagées dans la défense de la filière lait cru se sont montrées satisfaites de la première rencontre avec la ministre de l’agriculture Annie Genevard le 12 janvier. L’Inao, le Cnaol et les interprofessions laitières (Cniel, Anicap et France brebis laitière), qui ont participé à la réunion, saluent «la qualité des échanges, marqués par une volonté partagée de travailler collectivement à la pérennisation des fromages au lait cru». La rencontre a permis de «s’accorder sur des constats et des priorités communes». Les organisations espèrent surtout que cette réunion débouche sur une «feuille de route ambitieuse».

Dès l’automne 2025, elles alertaient l’État sur les difficultés de leur filière fragilisée par les crises sanitaires. Depuis ces derniers temps, le nombre de rappels de produits touchés par des bactéries comme Escherichia coli ou Listeria est en hausse, entraînant des fermetures de sites. La filière demande un soutien public en matière de «recherche, d’accompagnement technique et économique, d’anticipation des crises sanitaires, de cohérence réglementaire et de communication sur les recommandations de santé publique».

Source Agra