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Par Agra

Climat : les experts de la Commission européenne critiquent les aides directes, notamment à l’élevage

Le Conseil scientifique consultatif européen sur le changement climatique estime, dans un nouveau rapport publié le 11 mars, que les progrès actuels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ne sont pas «à la hauteur du rythme d’aggravation des risques climatiques». Cette instance de conseil à la Commission européenne juge que les «politiques publiques existantes, la PAC en premier chef, sont insuffisantes». Et de prévenir que «des améliorations marginales au moyen de technologies et de pratiques agricoles ne suffiront pas à elles seules». Ces experts suggèrent donc de supprimer progressivement les paiements qui incitent aux pratiques les plus émettrices de gaz à effet de serre, en particulier les aides couplées à l’élevage.

Ils critiquent également les aides à l’hectare qui «incitent à l’intensification de la production agricole au détriment d’autres utilisations des terres». Autre proposition : «Introduire un mécanisme spécifique de tarification des gaz à effet de serre dans le système agroalimentaire, tout en réaffectant les recettes afin de soutenir les agriculteurs et de récompenser les absorptions de carbone». Enfin, ils recommandent l’adoption de régimes alimentaires conformes aux recommandations nutritionnelles, notamment à base de végétaux.

Source Agra


Par Agra

Porc: comment la Cooperl a réduit les GES de 20% pour son jambon «impact climat réduit»

La récupération du méthane issu des effluents d’élevage est le principal levier de décarbonation du jambon Madrange «jambon «impact climat réduit – 20% de CO2» lancé à la fin février, a expliqué Michaël Bérard, chargé d’études environnementales de Cooperl, à Agra Business.

Les éleveurs fournissant cette filière méthanisent, individuellement ou collectivement, a indiqué l’ingénieur, réduisant ainsi de plus de 10% les émissions de leurs élevages. L’autre levier est la nutrition des porcs. Ceux de Cooperl étant non castrés, ils valorisent mieux l’alimentation. L’analyse de cycle de vie (ACV) de l’aliment économisé par ces porcs représente une moindre émission carbone de 8,6% par rapport au standard, une donnée enregistrée au titre du «porc bien-être de Cooperl» dans Agribalise, a souligné Michaël Bérard. Pour atteindre avec dix ans d’avance l’objectif de décarbonation agricole de 46% en 2050 (au titre des Accords de Paris, par rapport à 2015), soit dès 2040, Cooperl prévoit de méthaniser plus de 90% du lisier des élevages.

Selon Michaël Bérard, moins de 10% des éleveurs de la coopérative méthanisent aujourd’hui. Cooperl a aussi engagé des travaux de R&D sur le mode de production des céréales servant à nourrir les porcs. 

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

Le Ségala face au changement climatique

Face aux défis climatiques, les acteurs du territoire du Ségala, l’EPAGE Viaur, l’EPAGE Aveyron Amont, Arbres Haies Paysages d’Aveyron, la Chambre d’agriculture de l’Aveyron et l’IRVA proposent aux éleveurs, à travers trois rencontres terrain, des solutions concrètes et éprouvées autour de la gestion de l’eau, de l’herbe et du bois. Premier rendez-vous mardi 10 mars autour de l’eau au pâturage. Exemple d’un bac à eau avec barrière (© Epage Viaur).…


Par Agra

Climat : un mois de février «historique» et «anormalement» chaud et pluvieux

Le mois de février a été marqué en France par des conditions météorologiques «historiques», associant un record de pluie, des crues exceptionnelles et une douceur quasiment sans précédent, a annoncé Météo-France dans un communiqué le 4 mars.

Au cours du mois, l’excédent de pluie a été de 100 %, tandis que les températures ont été supérieures de 3,5°C aux normales de la période 1991-2020, classant février au deuxième rang des hivers les plus chauds depuis 1900. Plus largement, l’hiver météorologique (décembre-février) figure au quatrième rang des hivers les plus doux depuis 1900, derrière les hivers 2019-2020, 2015-2016, 2023-2024, avec une anomalie thermique de +1,7°C. Concernant la pluviométrie, cet hiver se classe au huitième rang des hivers les plus arrosés connus par le pays, avec un excédent de 35 %. Pour les crues, l’Hexagone a connu cet hiver 18 jours en vigilance rouge. Un «record absolu» depuis la création de la vigilance aux crues en 2006. À partir de février, les sols sont devenus saturés en eau et on atteint des niveaux record en moyenne en France, entraînant des débordements de cours d’eau et des inondations.

Météo-France n’écarte toutefois par le risque de sécheresse à l’été, qui dépendra de la pluviométrie et des températures printanières et estivales.

Source Agra


Par Agra

Records de pluies : les ETA veulent du soutien pour leur projet d’assurance

Alors que des fortes pluies frappent le territoire hexagonal, perturbant de nombreux chantiers, pénalisant l’activité des entreprises de travaux agricoles, leur fédération, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles et forestiers – ETA/ETF) alerte, dans un communiqué du 18 février, sur les risques qui pèsent sur leur activité. «Si les conditions météorologiques persistent, les difficultés aujourd’hui rencontrées par les ETF risquent de s’étendre rapidement aux ETA et aux travaux ruraux, avec une forte tension sur les capacités d’intervention, alors que les travaux du sols, semis, et autres interventions culturales doivent reprendre».

La FNEDT demande à nouveau le soutien de l’Etat pour son projet de dispositif «assurantiel intempéries» adapté aux ETA et ETF. L’organisation rappelle que l’initiative a déjà été lancée avec des partenaires privés. Mais les moyens publics font défaut, alors que les besoins sont urgents. Le mauvais souvenir de 2024, année de fortes pluies, qui avaient notamment pénalisé les récoltes céréalières et plombé le chiffre d’affaires des ETA/ETF, ressurgit.

Source Agra


Par Agra

Saisonniers : le climat, première source de pénibilité, selon les salariés agricoles

A l’occasion d’une visioconférence organisée le 16 février par l’Afja (journalistes agricoles), les premières données du baromètre Clisève ont été présentées, qui a pour objectif d’évaluer les impacts du climat sur la santé au travail. Premier enseignement : 74% des répondants (2 600 acteurs : exploitants, salariés, saisonniers) se déclarent impuissants face aux événements climatiques. D’autre part, pour les saisonniers, le climat passe devant l’effort physique comme première cause de pénibilité au travail agricole (68% contre 29%). « De plus, 40% subissent la pénibilité climatique plus de trois mois par an. Celle-ci est aujourd’hui structurelle», souligne Caroline Véran, fondatrice de RSE Croissance Bleue, à l’origine de Clisève. Face à cela, les exploitants ont adapté les horaires (75%) et calqué l’organisation sur la météo (73%). Les salariés expriment des besoins de protection : plus d’abris (47%), un accès à l’eau (42%), plus de pauses (41%). « Ce qui frappe, c’est le caractère urgentiste des mesures. La prévention est peu développée : un salarié sur deux indique n’avoir reçu aucune information spécifique sur les risques climatiques » souligne Caroline Véran. Le baromètre Clisève sera présenté lors d’une conférence le 26 février au salon de l’Agriculture.


Par Agra

Climat : les supermarchés français mauvais élèves européens, révèle une étude

Les supermarchés français figurent parmi les moins bons élèves d’Europe en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de rééquilibrage des ventes de protéines vers le végétal, révèle une étude publiée le 27 janvier par le cercle de réflexion néerlandais Questionmark, en partenariat avec le Réseau Action Climat (RAC) pour la France. L’étude compare 27 enseignes de grande distribution dans huit pays (Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède, Suisse), selon deux critères : l’alignement de leurs plans climatiques avec l’Accord de Paris et la manière dont ils orientent leurs ventes de protéines vers davantage d’aliments d’origine végétale. Résultat, les enseignes françaises sont absentes du top 10. Si Carrefour se classe à la 12ème place, Intermarché (20ème) figure parmi les moins bien notés, tout comme E. Leclerc, dernier au classement. Le Rac appelle notamment les supermarchés français à mettre en œuvre des plans d’action climatique alignés sur l’Accord de Paris, à déployer des mesures de rééquilibrage des ventes de protéines, à soutenir leurs fournisseurs dans la transition vers des productions durables. Enfin, le RAC exhorte le gouvernement à renforcer l’encadrement du secteur de la grande distribution et à enfin publier enfin la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc), prévue pour juillet 2023.


Par Agra

Climat : légère baisse des émissions agricoles en 2025, en lien avec la réduction du cheptel bovin

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,8 %, principalement en raison de la réduction du cheptel bovin, indique le Citepa (pollution climatique) dans un baromètre prévisionnel du 13 janvier. Elles s’établissent à 74,6 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e) en 2025, contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,7 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,4 %. À l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une légère hausse de 0,7 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,6 % des émissions nationales de GES, passant de 363,4 Mt CO2e en 2024 à 369,2 Mt CO2e en 2025. Un rythme « en-deçà » des niveaux attendus pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4,6 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030. Selon le Citepa, l’agriculture reste néanmoins le secteur s’approchant le plus du niveau SNBC 3 à atteindre, avec une baisse de 1,8 % contre un objectif de réduction de 2,1 %.


Par Agra

Climat : l’agroclimatologue Serge Zaka placé sous protection policière (presse)

Spécialiste des effets du dérèglement climatique sur l’agriculture, l’agroclimatologue Serge Zaka a révélé, le 31 décembre au micro d’Ici Hérault, avoir été placé sous protection policière du ministère de l’Intérieur, après avoir reçu de « nombreuses » menaces de mort liées à ses prises de parole publiques. Très présent sur les réseaux sociaux, M. Zaka y décrypte les effets concrets du réchauffement climatique sur l’agriculture. Ces derniers jours, l’agroclimatologue a notamment dénoncé l’emballement médiatique autour de l’épisode de froid observé en France en décembre, qualifié à tort de « vague de froid ». Il rappelle que cette notion repose sur des critères scientifiques précis qui n’étaient pas réunis. Selon lui, ce type de confusion nourrit les discours climatosceptiques et contribue à la violence des réactions en ligne. À la suite de son intervention, M. Zaka a été la cible, pendant 72 heures, d’un flot d’insultes et de menaces sur le réseau X, mais également par mail et SMS, comme il l’a précisé sur son compte LinkedIn.


Par Agra

Climat : 2025 sera encore parmi les années les plus chaudes de l’histoire en France

Conséquence du changement climatique, l’année 2025 figurera parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec une température moyenne supérieure de 1°C par rapport aux normales climatiques, selon un bilan provisoire de Météo-France paru le 15 décembre. Les trois années les plus chaudes observées en France sont toutes intervenues après 2020, et les dix années les plus chaudes après 2010. Selon l’établissement public, cette année devrait se classer au troisième ou quatrième rang des années les plus chaudes en France depuis le début des mesures en 1900, sans toutefois dépasser les records établis en 2022 et 2023. Reste que 2025 aura été marquée par plusieurs épisodes de températures « anormalement élevées au cours des mois de mai, juin, août, novembre et décembre », souligne l’établissement public. À l’échelle mondiale, 2025 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, quasiment au même niveau que le record de 2023, selon les données de l’observatoire européen Copernicus. En France, la température moyenne annuelle de cette année est estimée à « environ 14°C, soit une anomalie de 1°C au-dessus de la normale 1991-2020 », indique Météo-France. Selon les projections climatiques de Météo-France (TRACC), si les tendances actuelles se poursuivent, le réchauffement climatique de la France atteindra les +2,7°C d’ici 2050 et les +4°C d’ici 2100 par rapport à la période pré-industrielle.