Mot-clé : Climat

National | Par Actuagri

Environnement : l’agriculture montre des signes encourageants

Le rapport 2026 de l’OCDE sur la performance environnementale de l’agriculture révèle un bilan contrasté. Si la productivité s’accroît avec une meilleure efficacité des intrants, les pressions sur la biodiversité et le climat stagnent. L’organisation appelle à développer des politiques plus ciblées et efficaces. L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) vient de publier son dernier rapport sur les indicateurs agro-environnementaux, couvrant la période 1990-2023. Le premier constat qu’il…


Par Agra

Élevage : la vague de chaleur précoce fait craindre d’importantes pertes de production

L’épisode de fortes chaleurs que traverse actuellement la France, avec des conditions caniculaires dans le Nord-Ouest, pourrait avoir d’importantes conséquences sur les filières d’élevage, a averti David Renaudeau, chercheur au sein de l’unité Pegase de l’Inrae Bretagne Normandie, lors d’une conférence le 27 mai. Il souligne la vulnérabilité particulière de l’ouest du pays, qui concentre 75 % de la production porcine française, 80 % de la production de poulets de chair et 20 % du cheptel laitier. La précocité de l’épisode aurait par ailleurs pris de nombreux éleveurs de court : «Il existe une relative impréparation des éleveurs, qui n’ont par exemple pas vérifié leur système d’abreuvement», observe M. Renaudeau.

Les premiers effets attendus concernent une baisse de la production de viande, de lait et d’œufs. Chez les vaches laitières, l’Inrae observe habituellement une diminution immédiate d’environ 5 % de la production lors des vagues de chaleur. «Les effets perdure une fois la vague terminée» ajoute M. Renaudeau, évoquant des pertes de production «relativement importantes» pour les éleveurs. Une altération de la qualité est également attendue. Dans les élevages de poules pondeuses, par exemple, des œufs de plus petit calibre et plus fragiles ont déjà été signalés, avec des risque de déclassement. Enfin, les conséquences les plus visibles concernent la surmortalité animale, même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les pertes liées à cet épisode.

Source Agra


Par Agra

Climat : un mois d’avril parmi les moins arrosés en France depuis le début des mesures

Le mois d’avril a été marqué en France par une grande douceur et une quasi-absence de pluie, qui ont entraîné une importante sécheresse des sols, selon le bilan climatique mensuel de Météo-France publié le 4 mai. «En lien avec des conditions anticycloniques persistantes, il n’a quasiment pas plu dans le pays au cours du mois d’avril, excepté en Haute-Corse, dans le Massif central ou encore sous forme d’orages dans les Pyrénées», a indiqué l’établissement public. Le déficit de précipitations atteint près de 70 % par rapport aux normales (1991-2020) dans le pays au cours du mois passé, qui se classe au quatrième rang des mois d’avril les moins arrosés depuis le début des mesures en 1959. C’est même le mois d’avril le moins arrosé depuis le début des mesures dans quelques départements (Aisne, Hauts-de-Seine, Marne, Seine-et-Marne, Yonne, Nièvre et Var).

L’humidité des sols superficiels a pour sa part «nettement diminué» et, «après avoir atteint des records humides au mois de février, les sols sont en moyenne très secs en France et correspondent à ce qu’on devrait traditionnellement observer au cours du mois de juin», observe Météo-France. «Néanmoins, des précipitations ont lieu début mai et devraient permettre aux sols de se réhumidifier, au moins temporairement», complète le bilan.

Source Agra


Par Agra

Climat : le retour d’El Niño est « de plus en plus probable » à partir de la mi-2026

Le développement d’un épisode El Niño est « de plus en plus probable » à partir de la mi-2026, avec des incidences sur les températures et précipitations à l’échelle mondiale, a annoncé l’Organisation météorologique mondiale (OMM) le 24 avril. Selon la dernière mise à jour de l’agence onusienne, qui note « un net changement dans le Pacifique équatorial », les « températures de surface augmentent rapidement, laissant présager un retour probable d’El Niño dès la période de mai à juillet 2026 ». Les prévisions pour ces trois prochains mois indiquent une « prédominance quasi mondiale de températures supérieures à la normale à la surface des terres émergées », accompagnée de variations régionales des régimes de précipitations, précise l’OMM. El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Il se produit d’ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. L’OMM a indiqué qu’elle publierait son prochain bulletin « Info-Niño/Niña » à la fin du mois de mai « afin de fournir des orientations plus fiables pour la prise de décisions durant la période de juin à août et au-delà ».


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La recrudescence des chaleurs extrêmes pousse l’agriculture mondiale «à bout» selon l’ONU

La recrudescence des épisodes de chaleur extrême pousse l’agriculture mondiale «à bout» et menace déjà la santé et les moyens de subsistance de plus d’un milliard de personnes, alertent l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un rapport publié le 22 avril. Lié au réchauffement climatique, le phénomène fait déjà perdre chaque année 500 milliards d’heures de travail à l’agriculture. Or, ces températures «exceptionnellement chaudes» par rapport aux normales devraient encore s’accentuer. Leur intensité pourrait ainsi doubler dans un scénario de réchauffement à 2°C, préviennent les scientifiques. Partout dans le monde, les effets sont déjà visibles et pas un secteur agricole n’y échappe.

Pour l’élevage bovin, la chaleur extrême engendre des troubles physiologiques et réduit la production de lait. Côté cultures, les rendements déclinent au-delà de 30°C, et avant pour les pommes de terre ou l’orge. À ces effets s’ajoutent des maladies, la disparition des pollinisateurs ou encore le stress hydrique. Aussi le rapport appelle-t-il à adapter les systèmes de production à ces conditions nouvelles et à mettre des systèmes d’alerte à disposition des agriculteurs. Mais, sans réduction «ambitieuse» des gaz à effet de serre, «la sévérité des chaleurs extrêmes excèdera de plus en plus la capacité à faire face», note le rapport.

Source Agra


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Climat : mars 2026, quatrième mois de mars les plus chaud jamais enregistré

Mars 2026 se classe au quatrième rang des mois de mars les plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air en surface de 13,94 °C, au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), a indiqué l’observatoire européen Copernicus dans son bulletin mensuel du 10 avril. À l’échelle européenne, le mois de mars 2026 se classe au deuxième rang des mois de mars les plus chaud, derrière celui de 2025, avec une température moyenne de 5,88°C, soit 2,2°C au-dessus de la normale 1991-2020. La quasi-totalité du continent a enregistré des températures supérieures à la moyenne, particulièrement marquées dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. « Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir », a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. « Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d’un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes », a-t-il jugé. Dans ce contexte, le retour de plus en plus probable d’El Niño dans la seconde partie de l’année fait craindre aux climatologues que l’humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées.


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Climat : légère baisse des émissions agricoles en 2025, proche de la trajectoire SNBC 3

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,2 %, en raison de la baisse du cheptel bovin, tandis que la hausse des apports d’engrais entraîne une augmentation des émissions des cultures, indique le Citepa (pollution climatique) dans son baromètre 2025 publié le 8 avril. Elles s’établissent à 75 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e), contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,5 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,2 %. à l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une hausse de 1,5 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Selon l’association, cette évolution reste « globalement en ligne » avec la trajectoire de la SNBC 3, publiée en décembre 2025 et dont l’adoption est prévue au printemps 2026. Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,5 % des émissions de GES en 2025, après une baisse de 1,8 % en 2024, après à une réduction plus significative de 6,8 % en 2023. Un rythme « insuffisant » pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030.


Par Agra

Climat : les experts de la Commission européenne critiquent les aides directes, notamment à l’élevage

Le Conseil scientifique consultatif européen sur le changement climatique estime, dans un nouveau rapport publié le 11 mars, que les progrès actuels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ne sont pas «à la hauteur du rythme d’aggravation des risques climatiques». Cette instance de conseil à la Commission européenne juge que les «politiques publiques existantes, la PAC en premier chef, sont insuffisantes». Et de prévenir que «des améliorations marginales au moyen de technologies et de pratiques agricoles ne suffiront pas à elles seules». Ces experts suggèrent donc de supprimer progressivement les paiements qui incitent aux pratiques les plus émettrices de gaz à effet de serre, en particulier les aides couplées à l’élevage.

Ils critiquent également les aides à l’hectare qui «incitent à l’intensification de la production agricole au détriment d’autres utilisations des terres». Autre proposition : «Introduire un mécanisme spécifique de tarification des gaz à effet de serre dans le système agroalimentaire, tout en réaffectant les recettes afin de soutenir les agriculteurs et de récompenser les absorptions de carbone». Enfin, ils recommandent l’adoption de régimes alimentaires conformes aux recommandations nutritionnelles, notamment à base de végétaux.

Source Agra


Par Agra

Porc: comment la Cooperl a réduit les GES de 20% pour son jambon «impact climat réduit»

La récupération du méthane issu des effluents d’élevage est le principal levier de décarbonation du jambon Madrange «jambon «impact climat réduit – 20% de CO2» lancé à la fin février, a expliqué Michaël Bérard, chargé d’études environnementales de Cooperl, à Agra Business.

Les éleveurs fournissant cette filière méthanisent, individuellement ou collectivement, a indiqué l’ingénieur, réduisant ainsi de plus de 10% les émissions de leurs élevages. L’autre levier est la nutrition des porcs. Ceux de Cooperl étant non castrés, ils valorisent mieux l’alimentation. L’analyse de cycle de vie (ACV) de l’aliment économisé par ces porcs représente une moindre émission carbone de 8,6% par rapport au standard, une donnée enregistrée au titre du «porc bien-être de Cooperl» dans Agribalise, a souligné Michaël Bérard. Pour atteindre avec dix ans d’avance l’objectif de décarbonation agricole de 46% en 2050 (au titre des Accords de Paris, par rapport à 2015), soit dès 2040, Cooperl prévoit de méthaniser plus de 90% du lisier des élevages.

Selon Michaël Bérard, moins de 10% des éleveurs de la coopérative méthanisent aujourd’hui. Cooperl a aussi engagé des travaux de R&D sur le mode de production des céréales servant à nourrir les porcs. 

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

Le Ségala face au changement climatique

Face aux défis climatiques, les acteurs du territoire du Ségala, l’EPAGE Viaur, l’EPAGE Aveyron Amont, Arbres Haies Paysages d’Aveyron, la Chambre d’agriculture de l’Aveyron et l’IRVA proposent aux éleveurs, à travers trois rencontres terrain, des solutions concrètes et éprouvées autour de la gestion de l’eau, de l’herbe et du bois. Premier rendez-vous mardi 10 mars autour de l’eau au pâturage. Exemple d’un bac à eau avec barrière (© Epage Viaur).…