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Dans un communiqué du 14 avril 2026, la région Occitanie annonce mobiliser 200 000 euros supplémentaires pour soutenir des « projets de solidarité alimentaire » après avoir soutenu en 2025 avec près de 210 000 euros 29 projets. L’appel à projets « Investissement pour la solidarité alimentaire », ouvert le 1er avril, vise à soutenir « des solutions concrètes, ancrées dans les territoires », déclare la présidente de la région Carole Delga dans le communiqué. Il « permettent à la fois de lutter contre la précarité alimentaire, de soutenir nos agriculteurs et de favoriser une alimentation locale et de qualité », a-t-elle énuméré. Parmi les projets retenus en 2025 (sur 40 déposés), le communiqué mentionne Terra Flor (jardin collectif et un atelier de transformation articulé avec un tiers-lieu) en Haute-Garonne, La Fenêtre Bleue (éco-restaurant solidaire) dans le même département, Jardin de Cocagne (jardins solidaires couplés à des ateliers d’alimentation durable et cantine solidaire à Toulouse), sur trois départements, Restos du Cœur (épicerie sociale itinérante) en Aveyron, La Calade (conserverie collective) dans le Gard, et Le Maillon Solidaire (cantine à visée pédagogique) dans les Pyrénées-Orientales.

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Le groupe Altares a dévoilé, le 14 avril, les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le premier trimestre 2026 : dans le secteur agricole, elles progressent de 23 %, comparé aux trois premiers mois de 2025. « L’agriculture signe, ce trimestre, un des plus mauvais chiffres sectoriels avec 487 entreprises agricoles ayant fait l’objet d’une ouverture de procédure (+23 % par rapport au 1er trimestre 2025). La tendance est fortement influencée par les activités de culture (276 ; +37 %), et parmi celles-ci, la vigne », selon le communiqué. Altares notait, il y a deux ans, des signaux d’alerte concernant la viticulture, « en particulier girondine » : « Alors que 2023, comptait déjà plus de 130 défaillances, le 1er trimestre 2024 accélérait encore (+24 %) avant qu’un an plus tard les défaillances n’explosent (+75 %). Début 2026, la hausse est encore très lourde (+32 %) et déjà 83 viticulteurs, dont la moitié girondins, sont tombés. » Parmi les autres secteurs, la restauration voit son nombre de défaillances se stabiliser (-0,4 % au 1er trimestre). Elle est toutefois à deux vitesses : si la restauration à table est dans le vert (-2,5 %), la restauration rapide est dans le rouge (+2,4 %).

Agra

En février dernier, les abattages de gros bovins ont progressé de +1,4 % sur un an pour atteindre 247 000 têtes, indique une note d’Agreste publiée fin mars. Cette hausse est principalement tirée par les réformes de vaches laitières (+9,4 %) et les mâles (+2,4 %). À l’inverse, les abattages de vaches allaitantes sont en net repli (-6,8 %). Le segment des veaux de boucherie recule également, avec une baisse de 6,6 % sur un an. Le marché reste extrêmement ferme : le cours de la vache O atteint 6,63 €/kg carcasse, soit + 33,9 % sur un an (vs fév. 2025) et de +55,1 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le veau de boucherie suit cette tendance avec une hausse de 20,4 %. En parallèle, les éleveurs bénéficient d’une détente sur le prix des intrants, en repli de 2,2 % en janvier. Côté échanges, la consommation française de viande bovine est stable (+0,2 %) en janvier. Toutefois, les exportations de viande reculent de 6,1 % et celles de broutards de 5,8 %, plombées par l’effondrement des ventes de broutards légers (-45,0 %). À l’inverse, les exportations de génisses (+12,8 %) et de veaux d’élevage (+17,9 %) affichent une forte progression, notent les statisticiens du ministère de l’Agriculture.

Actuagri

Après l’échec des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran au Pakistan et malgré un fragile cessez-le-feu, un blocus naval des ports iraniens a été décrété le 12 avril par le président américain, créant une nouvelle montée des tensions. Celui-ci devait entrer en vigueur dès le 13 avril. En réponse, l’armée iranienne a dénoncé un blocus « illégal », qui relève de la « piraterie », et a menacé ses voisins du Golfe. De leur côté, la Chine et la Turquie réclament la réouverture du détroit d’Ormuz. La France et le Royaume-Uni souhaitent, eux, organiser « dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer » à « une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation » dans la région. De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé, le 13 avril à l’issue d’une réunion du Collège des commissaires où le sujet était à l’ordre du jour, que le rétablissement de la liberté de navigation est d’une importance « primordiale » pour l’UE. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire aiguë si le conflit au Moyen-Orient se poursuit jusqu’en juin.

Agra

Les deux députés Pascal Lecamp (MoDem, Vienne) et Dominique Potier (PS, Meurthe-et-Moselle) ont été officiellement chargés par le gouvernement « d’une mission temporaire ayant pour objet la fiscalité agricole » indique le Journal officiel du 11 avril. En effet, les enjeux actuels de la fiscalité agricole sont au cœur des débats en France et dans l’Union européenne. Ils touchent à la fois la compétitivité des exploitations, la transition écologique et la souveraineté alimentaire. Les agriculteurs eux-mêmes considèrent que cette fiscalité est inadaptée car dépendante de prix très volatils et de nombreux facteurs extérieurs. Elle est aussi complexe avec des régimes spécifiques. Les deux parlementaires vont auditionner les organisations professionnelles, les institutions publiques (Bercy…). Ils ont six mois pour rendre leur rapport. Celui-ci devrait être rendu public à la mi-octobre.

Actuagri

La campagne de télédéclaration des demandes d’aides de la Politique agricole commune (PAC) pour l’année 2026 a officiellement été lancée le 1er avril dernier, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 9 avril. Les exploitants agricoles doivent réaliser leur déclaration exclusivement par internet sur le site officiel www.telepac.agriculture.gouv.fr. La date limite de dépôt sans pénalités est fixée au lundi 18 mai 2026, bien que les conditions d’éligibilité des demandeurs soient évaluées au 15 mai. Cette procédure dématérialisée concerne une large gamme de soutiens : aides découplées, aides couplées végétales, indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), aides à l’agriculture biologique (AB), mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) et aide à l’assurance récolte. Pour accompagner les agriculteurs, des notices détaillées sur les conditions d’éligibilité et la conditionnalité sont consultables en ligne. Un dispositif d’assistance spécifique est également reconduit via un numéro vert (0800 221 371). Enfin, les services de l’État (DDT-M et DAAF) ainsi que les organismes conventionnés restent mobilisés sur l’ensemble du territoire pour répondre aux questions techniques des exploitants.

Actuagri

La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable en 2025, se hissant sur la première marche du podium en Europe, avec des capacités équivalentes à la consommation annuelle d’environ un million de foyers, selon le Panorama des gaz renouvelables 2025 publié le 9 avril. « La France, en 2025, est devenue le leader de l’injection de biométhane dans les réseaux, devant l’Allemagne, devant le Danemark », s’est félicitée Sandrine Meunier, la directrice générale de NaTran, principal gestionnaire du réseau de transport de gaz, lors d’une conférence de presse. L’Hexagone disposait de 803 sites d’injection de gaz renouvelable dans les réseaux gaziers à la fin de l’année dernière, qui ont permis de couvrir 3,9 % de la consommation de gaz en France en 2025, selon le rapport annuel de la filière (Syndicat des énergies renouvelables, Gaz et Territoires, GRDF, NaTran et Teréga). Cela représente 15,5 térawattheures (TWh) par an de capacités d’injection en service, qui ont permis de produire 13,6 TWh de biométhane en 2025, précise le document. Les gaz renouvelables injectés dans les réseaux sont majoritairement issus de la méthanisation de biodéchets (agricoles, ménagers, boues de stations d’épuration…).

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Après une recharge « exceptionnelle » en février, les nappes phréatiques françaises présentent des niveaux globalement « satisfaisants », mais certaines ont commencé à se vider après un mois de mars déficitaire en pluies, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin du 10 avril. Au 1er avril, la majorité des nappes affiche des niveaux « autour de la normale, de modérément haut à très haut », avec 62 % des points d’observation au-dessus des normales mensuelles, contre 52 % un an plus tôt. Cela s’explique par une « recharge exceptionnelle » en février, mois où la France avait été particulièrement arrosé en raison d’une succession de perturbations. En mars, la situation apparaît « plus contrastée », avec un déficit de pluies observé sur de nombreuses régions qui, couplé au réveil de la végétation printanière, a entrainé un début de vidange sur plusieurs nappes réactives. Ainsi, plus de la moitié (54 %) des points d’observation sont orientés à la baisse à la fin mars. C’est le cas des nappes du socle armoricain ou du socle limousin, des nappes des calcaires jurassiques du grand sud et sud-ouest du pays et de certaines nappes alluviales, y compris en Corse.

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Mars 2026 se classe au quatrième rang des mois de mars les plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air en surface de 13,94 °C, au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), a indiqué l’observatoire européen Copernicus dans son bulletin mensuel du 10 avril. À l’échelle européenne, le mois de mars 2026 se classe au deuxième rang des mois de mars les plus chaud, derrière celui de 2025, avec une température moyenne de 5,88°C, soit 2,2°C au-dessus de la normale 1991-2020. La quasi-totalité du continent a enregistré des températures supérieures à la moyenne, particulièrement marquées dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. « Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir », a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. « Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d’un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes », a-t-il jugé. Dans ce contexte, le retour de plus en plus probable d’El Niño dans la seconde partie de l’année fait craindre aux climatologues que l’humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées.

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La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé le 10 avril avoir infligé à la centrale d’achat Eureca Mayoristas une amende de 6,1 millions d’euros pour non-respect de la date-butoir dans le cadre des négociations commerciales avec ses fournisseurs français. Eureca Mayoristas est la centrale d’achat européenne de Carrefour. Les Fraudes ont relevé « 19 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs français au plus tard le 1er mars 2025 », selon la décision. « Dès lors que la négociation commerciale porte sur des produits destinés à une commercialisation en France, et quel que soit le droit du contrat, les accords sont soumis aux dispositions » du code de commerce, affirme la DGCCRF, en référence aux centrales d’achat européennes des distributeurs. Carrefour a dénoncé cette décision qu’il contestera « sur tous les terrains juridiques possibles ». « Il est seulement reproché à notre centrale d’achat européenne d’avoir signé avec quelques jours de retard des contrats avec de grandes multinationales qui avaient tout intérêt à jouer la montre », ajoute Carrefour.

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