Mot-clé : Plateforme Epidémiosurveillance

Par Agra

Bovins : le nouvel orthobunyavirus désormais présent dans treize départements français

Présent jusque-là dans l’est de la France et en Normandie, le nouvel orthobunyavirus affectant les bovins a été détecté dans 13 départements, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans son bulletin du 18 août. Ce virus identifié fin juillet est désormais présent dans le Massif central (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme), en Alsace (Bas-Rhin, Haut-Rhin), en Bourgogne-Franche-Comté (Côte-d’Or, Doubs, Jura) et dans les Alpes (Ain, Savoie, Haute-Savoie), ainsi que dans le Calvados et les Ardennes. Ces cas ont « tous » été détectés sur des animaux « présentant des symptômes » (diarrhée, fièvre, baisse de la production laitière).

Des analyses sont toujours en cours afin de déterminer si ce virus, proche de Schmallenberg, est à l’origine de ces symptômes. C’est l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) qui a confirmé les foyers, à la suite du développement, « en urgence », d’une méthode de détection par PCR. Véhiculé par les moucherons Culicoïdes, le nouvel orthobunyavirus (Shamonda) est aussi présent en Suisse et en Allemagne ; « des investigations sont en cours » aux Pays-Bas, en attente de confirmation, selon la plateforme ESA. Sur son site internet, le ministère de l’Agriculture indique que « la situation est évolutive ».


Par Agra

Bovins : l’orthobunyavirus également détecté dans l’est de la France et en Allemagne

Le nouveau virus récemment détecté sur des vaches laitières malades en Suisse est également présent dans l’est de la France et en Allemagne, rapporte la plateforme Epidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note du 5 août. La présence de cet orthobunyavirus a été confirmée dans des « échantillons de plasma et de selles provenant de plusieurs exploitations laitières de Haute-Savoie », « analysés en mélanges ».

Les experts précisent qu’il est « très proche du virus Shamonda », qui appartient au groupe Simbu, comprenant aussi le virus Schmallenberg. Pour la plateforme ESA, « l’analyse phylogénétique doit encore être affinée, mais elle permet d’ores et déjà de considérer qu’il s’agit de l’émergence en France d’un nouveau virus ».

Les experts sanitaires notent une multiplication « ces derniers jours » des « cas de diarrhée aiguë, accompagnés de fièvre, abattement et baisse de production laitière » dans le Doubs, l’Ain, les Savoie, en Suisse et dans le sud de l’Allemagne (Bade-Würtemberg et Bavière). Malgré la présence du virus, il n’est pas encore confirmé qu’il est à l’origine de ces symptômes, ni qu’il circule activement.

En raison du faible nombre d’élevages touchés, « à ce stade, la situation n’est pas alarmante », relativise Alexandre Dimberton, président du GTV (groupement technique vétérinaire) de Bourgogne-Franche-Comté, auprès de nos confrères de Réussir Lait.


Par Agra

Bovins/MHE : « très faible nombre de détections » en 2025 et 2026 (rapport)

La maladie hémorragique épizootique (MHE) a fait l’objet d’un « très faible nombre de détections » en Europe en 2025 (neuf cas dans quatre pays), selon un rapport de la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) paru le 28 juillet. Dans le détail, on a dénombré l’année dernière un cas en Belgique, un en Espagne, deux au Portugal et cinq en France. Véhiculée par les moucherons Culicoides, cette maladie touchant les bovins est apparue en Europe du sud en 2022, avant de remonter en France en septembre 2023. C’est dans l’Hexagone qu’elle a connu sa plus forte diffusion, avec 3 695 foyers en élevage en 2023 (essentiellement dans le Sud-Ouest), puis 4 195 en 2024 (dans la partie ouest du pays).

En 2026, aucun foyer n’a été détecté, selon le ministère de l’Agriculture. Malgré cette « diminution exceptionnelle », la plateforme ESA appelle au « maintien d’une surveillance épidémiologique et entomologique », en raison de « la présence de Culicoides » et du « risque de réémergence lors des prochaines saisons d’activité vectorielle ». Comparée à d’autres maladies, la mortalité provoquée par la MHE reste faible, et une campagne de vaccination a été lancée en 2024 en France. Elle peut toutefois provoquer des entraves aux exportations en raison de son classement dans la catégorie D au titre du droit européen


Par Agra

Bovins : un premier cas français de dermatose nodulaire contagieuse, en Savoie

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 29 juin que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmée pour la première fois en France, dans un élevage bovin de Savoie. Les animaux « ont présenté des signes cliniques évocateurs » de cette maladie (fièvre et nodules sur la peau), précise un communiqué, sans donner le nom de la commune où se situe le troupeau infecté. Celui-ci sera abattu, la réglementation européenne imposant l’éradication de la maladie. D’après une note de la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale, « une zone réglementée (zone de protection de 20 km et zone de surveillance de 50 km) autour du foyer a été instaurée » ; elle concerne les départements de Savoie, Haute-Savoie, Ain et Isère. Des arrêtés préfectoraux y imposent des « restrictions notamment sur le déplacement des bovins », ainsi qu’un « renforcement de la surveillance vétérinaire », selon la Rue de Varenne. De l’autre côté des Alpes, un foyer avait été confirmé le 25 juin en Lombardie (Italie), à moins de 250 km de la frontière française. Les bovins contaminés provenaient d’un élevage de Sardaigne, où avait été détecté le premier cas en Europe quelques jours plus tôt. Non transmissible à l’homme, la DNC est provoquée par un virus du genre Capripoxvirus, véhiculé par des piqûres de mouches hématophages (stomoxes et taons).