Mot-clé : Bovins

Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Produire du fourrage en été : le pari du sorgho

Mardi 21 juillet, la chambre d’agriculture de l’Aveyron a organisé un coin de champs sur l’exploitation de Pierre-Henri Lacombe, pour échanger sur «la production de fourrages de qualité en été». Ce dernier est installé depuis 2008, et en agriculture biologique depuis 2018. Il exploite une ferme de 38 vaches laitières produisant entre 180 000 et 200 000 litres de lait par an pour Biolait. Il utilise le sorgho depuis plusieurs…


Par Agra

Fromages/sécheresse : cahiers des charges assouplis pour comté, beaufort et abondance

Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et comté, en raison de la sécheresse, selon trois arrêtés publiés le 26 août au Journal officiel. Les cahiers des charges de ces trois fromages imposent normalement aux éleveurs de nourrir leurs vaches majoritairement avec de l’herbe issue d’une zone géographique délimitée, dans les Alpes pour les deux premiers, et dans le massif du Jura pour le comté. Le manque de pluie des derniers mois ayant asséché les pâturages, les producteurs ont obtenu des dérogations exceptionnelles pour nourrir leurs troupeaux.

Pour l’abondance, les éleveurs pourront notamment réduire fortement la part d’herbe pâturée et utiliser davantage de fourrage provenant de l’extérieur de la zone de l’appellation. Pour le beaufort, la part de foin et d’herbe devant provenir de la zone de production est abaissée, tandis que davantage d’aliments complémentaires pourront être donnés aux vaches. Pour le comté, l’assouplissement est plus limité : jusqu’à fin octobre, le maïs vert donné aux animaux pourra provenir, en partie, de l’extérieur de l’exploitation.


Par Agra

Bovins : le nouvel orthobunyavirus désormais présent dans treize départements français

Présent jusque-là dans l’est de la France et en Normandie, le nouvel orthobunyavirus affectant les bovins a été détecté dans 13 départements, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans son bulletin du 18 août. Ce virus identifié fin juillet est désormais présent dans le Massif central (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme), en Alsace (Bas-Rhin, Haut-Rhin), en Bourgogne-Franche-Comté (Côte-d’Or, Doubs, Jura) et dans les Alpes (Ain, Savoie, Haute-Savoie), ainsi que dans le Calvados et les Ardennes. Ces cas ont « tous » été détectés sur des animaux « présentant des symptômes » (diarrhée, fièvre, baisse de la production laitière).

Des analyses sont toujours en cours afin de déterminer si ce virus, proche de Schmallenberg, est à l’origine de ces symptômes. C’est l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) qui a confirmé les foyers, à la suite du développement, « en urgence », d’une méthode de détection par PCR. Véhiculé par les moucherons Culicoïdes, le nouvel orthobunyavirus (Shamonda) est aussi présent en Suisse et en Allemagne ; « des investigations sont en cours » aux Pays-Bas, en attente de confirmation, selon la plateforme ESA. Sur son site internet, le ministère de l’Agriculture indique que « la situation est évolutive ».


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Versoa : Les éleveurs reprennent la main sur la valorisation des animaux

Mercredi 29 juillet, Versoa, l’association d’éleveurs du Lot, du Cantal et d’Aveyron, a fêté son premier anniversaire sur l’exploitation du Gaec des Hortes, à Bagnac-sur-Célé, en présence de ses partenaires et adhérents. «L’idée est simple», détaillent les deux co-présidents de l’association Thierry Arnal et Jean-François Exe. «C’est de reprendre la main sur toute la filière par laquelle nos animaux passent, du champ à l’assiette». Pour ce faire, les agriculteurs adhérents,…


Par Agra

Bovins/MHE : « très faible nombre de détections » en 2025 et 2026 (rapport)

La maladie hémorragique épizootique (MHE) a fait l’objet d’un « très faible nombre de détections » en Europe en 2025 (neuf cas dans quatre pays), selon un rapport de la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) paru le 28 juillet. Dans le détail, on a dénombré l’année dernière un cas en Belgique, un en Espagne, deux au Portugal et cinq en France. Véhiculée par les moucherons Culicoides, cette maladie touchant les bovins est apparue en Europe du sud en 2022, avant de remonter en France en septembre 2023. C’est dans l’Hexagone qu’elle a connu sa plus forte diffusion, avec 3 695 foyers en élevage en 2023 (essentiellement dans le Sud-Ouest), puis 4 195 en 2024 (dans la partie ouest du pays).

En 2026, aucun foyer n’a été détecté, selon le ministère de l’Agriculture. Malgré cette « diminution exceptionnelle », la plateforme ESA appelle au « maintien d’une surveillance épidémiologique et entomologique », en raison de « la présence de Culicoides » et du « risque de réémergence lors des prochaines saisons d’activité vectorielle ». Comparée à d’autres maladies, la mortalité provoquée par la MHE reste faible, et une campagne de vaccination a été lancée en 2024 en France. Elle peut toutefois provoquer des entraves aux exportations en raison de son classement dans la catégorie D au titre du droit européen


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Les agriculteurs demandent des réponses structurelles

Mercredi 22 juillet, à l’invitation de la FDSEA et des JA, la préfète d’Aveyron, Claire Chauffour-Rouillard, s’est rendue au GAEC de Campalvies à Camarès. Pertes fourragères, assurance, stockage de l’eau : les acteurs agricoles ont exposé leurs inquiétudes et appelé à des réponses durables face aux conséquences de la sécheresse. Le reportage vidéo complet est à retrouver sur notre chaîne Youtube. La réunion a rassemblé élus agricoles, éleveurs, coopératives et…


Par Agra

États-Unis/Brésil : Trump impose une taxe de 25 % mais exclut la viande bovine brésilienne

Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé le 15 juillet, la mise en place, à compter du 22 juillet, de droits de douane définitifs de 25 % à l’encontre de certaines importations en provenance du Brésil. Cette décision a été prise à la suite d’une enquête menée dans le cadre de la section 301 du Trade Act de 1974. Toutefois, ces droits de douane ne s’appliquent pas à plusieurs produits brésiliens, parmi lesquels la viande bovine, le café, les oranges ou encore le jus d’orange. Pour justifier cette sanction, l’USTR avance notamment que le Brésil restreint l’accès à son marché de l’éthanol et que les agriculteurs brésiliens tirent avantage de terres déboisées illégalement.

De son côté, le gouvernement brésilien a condamné cette décision. « Rien ne justifie des mesures unilatérales contre notre pays », précise le président Luis Inacio Lula da Silva dans un message publié sur le réseau social X, évoquant « une manœuvre construite avec la collaboration active de la famille Bolsonaro ». Brasília s’engage à porter cette affaire devant le mécanisme de règlement des différends de l’OMC.


Par Agra

Bovins/DNC : le vaccin du Cirad devrait être disponible « d’ici 18 à 36 mois »

Les recherches menées notamment par le Cirad sur un nouveau vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) devraient aboutir à un produit « disponible d’ici 18 à 36 mois », a indiqué Élisabeth Claverie de Saint Martin, p.-d.g. sortante de l’institut, à l’AFP. Menés « avec le privé et une unité de recherche en infectiologie à Lyon », ces travaux visent à fabriquer un vaccin provoquant « moins d’effets secondaires » et « associé à un test permettant de savoir si l’animal est vacciné ou malade ». Cette dernière fonction (technologie DIVA) vise à fluidifier l’export. « La France est le leader en vaccination animale. (…) On a intérêt à avoir la base scientifique et industrielle chez nous, tout simplement pour ne pas manquer de doses », a expliqué Mme Claverie de Saint Martin à l’AFP. Comme le rappelle GDS France (groupements de défense sanitaire), deux vaccins étaient mis à disposition par l’État dans le cadre des campagnes 2025 et 2026 : le LSDvaccine (fabriqué en Afrique du Sud par OBP) et le Lumpyvax (fabriqué aux Pays-Bas par MSD). Jusque-là, les pouvoirs publics n’ont pas manqué de doses, qui étaient commandées au fur et à mesure de l’extension des zones réglementées. Par ailleurs, à la demande du gouvernement, le Cirad travaille aussi sur une analyse de risque complémentaire sur l’abattage partiel en zone vaccinée, attendue en juin.


Par Agra

Elevage de montagne: une femme tuée par un troupeau de vaches en Autriche

Une Autrichienne de 67 ans a succombé à ses blessures après avoir été attaquée le 17 mai dans l’après-midi par un troupeau de vaches dans une zone de pâturage à Oberlienz, dans l’ouest de l’Autriche, a annoncé la police du Tyrol dans un communiqué. Son mari, âgé de 65 ans, a lui été transporté à la clinique d’Innsbruck dans un état grave, a ajouté la police, qui a ajouté que l’enquête sur les circonstances de l’accident était toujours en cours. Quelques dizaines de vaches, appartenant à une coopérative d’agriculteurs, se trouvaient regroupées dans la zone de pâturage où le couple a été attaqué, a précisé la police. En septembre, un randonneur viennois, âgé de 85 ans, était mort dans les Alpes autrichiennes après l’attaque d’un troupeau de vaches, au cours de laquelle son épouse de 82 ans avait été blessée. En 2024, une randonneuse accompagnée de deux chiens avait été tuée dans des circonstances similaires. D’autres attaques avaient eu lieu en 2017 et 2014.


Par Actuagri

Bovins : hausse des abattages et des cours

En février dernier, les abattages de gros bovins ont progressé de +1,4 % sur un an pour atteindre 247 000 têtes, indique une note d’Agreste publiée fin mars. Cette hausse est principalement tirée par les réformes de vaches laitières (+9,4 %) et les mâles (+2,4 %). À l’inverse, les abattages de vaches allaitantes sont en net repli (-6,8 %). Le segment des veaux de boucherie recule également, avec une baisse de 6,6 % sur un an. Le marché reste extrêmement ferme : le cours de la vache O atteint 6,63 €/kg carcasse, soit + 33,9 % sur un an (vs fév. 2025) et de +55,1 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le veau de boucherie suit cette tendance avec une hausse de 20,4 %. En parallèle, les éleveurs bénéficient d’une détente sur le prix des intrants, en repli de 2,2 % en janvier. Côté échanges, la consommation française de viande bovine est stable (+0,2 %) en janvier. Toutefois, les exportations de viande reculent de 6,1 % et celles de broutards de 5,8 %, plombées par l’effondrement des ventes de broutards légers (-45,0 %). À l’inverse, les exportations de génisses (+12,8 %) et de veaux d’élevage (+17,9 %) affichent une forte progression, notent les statisticiens du ministère de l’Agriculture.