Mot-clé : importations

Par Agra

Viande bovine : la Chine impose 55% de droit de douane sur les importations australiennes

Depuis le 20 juin, la Chine impose un droit de douane de 55% sur les importations de viande bovine en provenance d’Australie en raison du dépassement des volumes autorisés au sein de son contingent tarifaire annuel. En raison des difficultés économiques de son secteur, l’empire du Milieu a, en effet, mis en place depuis le 1er janvier une mesure de sauvegarde permettant de limiter les importations de viande bovine sur son territoire en provenance de ses principaux partenaires grâce à un quota.

En 2026, l’Australie s’est donc vue attribuée un contingent tarifaire dont le volume s’établissait à 205 000 t. Volume qu’elle a officiellement dépassé le 19 juin. « Atteindre 100 % du quota est une étape majeure et lourde de conséquences, avec des répercussions immédiates pour les exportateurs australiens », a réagi Tim Ryan, p.d-g. du Conseil australien de l’industrie de la viande (AMIC). Et d’ajouter : « Un tarif douanier de cette ampleur va perturber gravement les flux commerciaux vers l’un de nos marchés les plus importants et aura des conséquences sur la capacité des consommateurs chinois à accéder à du bœuf australien sûr et fiable ».


Par Agra

Engrais : la FNSEA pousse un projet d’azote décarboné sur le site de Grandpuits

À l’occasion d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat, le 10 juin, le président de la FNSEA a indiqué qu’il poussait le gouvernement à aider la reconversion du site de production d’ammonitrates LAT Nitrogen (Agrofert) de Grandpuits, dont la fermeture est annoncée depuis un an et demi, vers la production d’engrais azotés décarbonés. « Nous sommes allés voir l’État pour dire :  » C’est le moment de se poser la question de la production d’engrais décarbonés  » », a expliqué Arnaud Rousseau, soulignant la proximité du site avec la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.

L’agriculteur en a discuté avec le Premier ministre, la ministre de l’Agriculture et le ministre de l’Industrie, qu’il doit rencontrer prochainement pour discuter « du retour sur investissement, qui n’est pas garanti à ce stade ». Le président de la FNSEA s’est par la suite interrogé, au vu de la dépendance de la France aux importations de gaz : « Est-ce qu’on peut avoir une stratégie interne dans laquelle nous essayerions de passer un cap technologique avec des politiques publiques qui compensent le gap de prix au départ ? » Au printemps, l’État a déjà annoncé 144 millions d’euros d’aide pour soutenir l’entreprise Hynamics (filiale d’EDF) dans la production d’hydrogène renouvelable et bas carbone pour le secteur des engrais. Concrètement, le projet HyforSeeds installera et exploitera une unité de production d’une capacité de 50 MW sur le site de LAT Nitrogen dans la zone industrielle d’Ottmarsheim-Chalampé (Haut-Rhin).


Par Agra

UE-Mercosur : Les Républicains alertent Bruxelles sur le risque de captation des quotas agricoles

Dans une lettre ouverte publiée le 7 juin dans Le Journal du Dimanche, plusieurs membres des Républicains alertent le commissaire européen à la Santé, Oliver Varhelyi, sur la possible « mainmise » du groupe brésilien JBS sur le marché européen de la viande par le biais de l’accord UE-Mercosur, une polémique qui a vu le jour juste avant l’entrée en vigueur provisoire du traité commercial le 1er mai. Les auteurs de cette lettre* avancent que la Commission européenne a laissé la gestion des contingents tarifaires agricoles de l’accord aux autorités des pays exportateurs, faisant craindre des conséquences économiques et sanitaires pour les agriculteurs européens.

Ils saluent, toutefois, l’action du commissaire hongrois visant à suspendre l’accès au marché européen pour les opérateurs ne respectant pas les exigences sanitaires de l’UE. Et d’ajouter : « Nous vous appelons à maintenir cette exigence dans la durée et à ne céder à aucune pression. » Enfin, ils exhortent Bruxelles à analyser l’impact d’une potentielle concentration des importations et, le cas échéant, à « mettre en œuvre les sanctions qui s’imposent ».

* Céline Imart, Julien Aubert, François-Xavier Bellamy, Julien Dive, Laurent Duplomb, Christophe Gomart, Isabelle Le Callennec et Nadine Morano


Par Agra

Viande/antibiotiques: le Brésil doit se mettre en conformité s’il veut continuer à exporter vers l’UE

Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre. «Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra.


Par Agra

Bio : les Vingt-sept soutiennent les grandes lignes de la proposition de simplification

Les représentants des États membres du Comité spécial Agriculture se sont accordés, le 11 mai, sur une position de négociation concernant la proposition de simplification de la réglementation bio présentée fin 2025 par la Commission européenne. Ce texte vise principalement à apporter des précisions sur les conditions dans lesquelles le logo bio de l’UE peut être utilisé pour des produits importés. Il propose aussi de prolonger de dix ans, jusqu’au 31 décembre 2036, la reconnaissance des pays tiers dont les systèmes de production et de contrôle biologiques sont reconnus comme équivalents à ceux de l’UE. Toutefois, le Conseil de l’UE précise que les produits importés reconnus comme équivalents ne peuvent pas utiliser le logo bio de l’UE, mais uniquement celui de leur pays d’origine. Les Vingt-sept se disent néanmoins favorables à l’utilisation du logo de l’UE si ces produits satisfont à des exigences supplémentaires, allant au-delà des normes d’équivalence. Les États membres ont par ailleurs rejeté la proposition de Bruxelles visant à autoriser l’apposition du label bio sur des produits contenant jusqu’à 5 % d’ingrédients provenant de pays tiers ne répondant pas à ces critères supplémentaires. Les discussions au Parlement européen sur ce dossier sont moins avancées. Un vote en commission de l’Agriculture est prévu le 21 juillet afin que des négociations en trilogue puissent débuter probablement en septembre.


Par Agra

UE-Mercosur : les enseignes françaises opposées aux produits importés d’Amérique du Sud

Plusieurs dirigeants d’enseignes de la grande distribution française ont manifesté leur opposition à la vente de produits importés de pays du Mercosur dans leurs magasins. Thierry Cotillard, patron d’Intermarché, a indiqué le 12 janvier sur France info : « On l’a clairement dit, et je le redis ce matin, on n’achètera pas ces produits-là. On ne le fera pas pour acheter le poulet qu’on mettrait dans notre paella à marque de distributeur. » Et d’ajouter : « On peut rassurer les agriculteurs sur le fait qu’on n’achètera pas ces produits à l’étranger. » Le patron d’Intermarché s’est toutefois interrogé sur l’attitude des industriels, en proposant de rendre obligatoire le logo Origin’Info pour que les consommateurs soient informés sur l’origine des ingrédients. Autre interrogation soulevée : les cantines achèteront-elles des produits du Mercosur ? Alexandre Bompard, p.-d.g. de Carrefour, a déclaré le 7 janvier sur BFM TV que « la décision du groupe Carrefour et de ses confrères est de s’approvisionner quasi exclusivement, voire exclusivement selon les filières, en produits français », ajoutant qu’il n’y aura « pas de changement ». Système U et E. Leclerc sont sur la même position.


Par Agra

Contrôles aux frontières : la « brigade » promise par le gouvernement découle du plan européen

Parmi la « série de mesures fortes » pour l’agriculture présentée en conférence de presse le 9 janvier, puis dans un communiqué le lendemain, le gouvernement promet de créer « une brigade spéciale pérenne » pour contrôler les denrées importées. « Ces contrôles renforcés seront menés dans les ports, les aéroports, et plus largement partout sur le territoire », détaille le communiqué. Interrogé, le cabinet de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard indique que la création de cette brigade renvoie au plan de renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires aux frontières présenté par la Commission européenne le 9 décembre. Bruxelles s’est engagée notamment à augmenter de 33 % les audits des postes de contrôle frontaliers européens, de 50 % le nombre d’audits réalisés dans les pays tiers au cours des deux prochaines années, tout en renforçant la surveillance des produits et des pays non conformes. Au moins dix personnes seront recrutées dans les principaux ports de l’UE. La Commission a assuré qu’elle prendrait sa part à l’effort, même si la charge reposera principalement sur les épaules des États membres. La « brigade » française sera donc créée dans ce cadre. « Ce sont des redéploiements de personnels du ministère de l’Agriculture, donc pas de nouveau budget pour cela », précise le cabinet d’Annie Genevard.


Par Agra

Fruits et légumes: Lecornu annonce des clauses de sauvegarde sur cinq pesticides

Comme Annie Genevard en avait annoncé l’intention lors du lancement des Conférences de la souveraineté, le Premier ministre et la ministre de l’Agriculture ont indiqué le 4 janvier la suspension prochaine d’importations de denrées alimentaires, surtout des fruits et légumes, contenant des résidus de plusieurs substances interdites en Europe. «Un arrêté sera pris dans les prochains jours, à l’initiative de la Ministre de l’agriculture Annie Genevard, pour suspendre l’importation de produits contenant des résidus de substances interdites en Europe : mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime», des produits fongicides ou herbicides, a annoncé sur X (ex-Twitter) Sébastien Lecornu. A Agrapresse, Annie Genevard ajoute également le benomyl à la liste. Les denrées concernées seront «essentiellement des fruits et légumes», a précisé la ministre sur CNews. Avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins et pommes «d’Amérique du Sud ou d’ailleurs», mais aussi melons, cerises, fraises ou pommes de terre ne pourront plus entrer en France ni être commercialisés, a listé M. Lecornu. Il s’agira d’activer des clauses de sauvegarde, comme l’avait fait Stéphane Le Foll pour le diméthoate en cerise, ou l’avait demandé Gabriel Attal en 2024 pour le thiachlopride. Contacté par l’AFP, le ministère de l’Agriculture a indiqué que l’arrêté serait publié mardi. La France devra toutefois obtenir le feu vert de la Commission européenne dans les 10 jours, un accord qu’espère obtenir mercredi la ministre lors de son déplacement à Bruxelles, a-t-on expliqué de même source.


Par Agra

Volailles : les importations de l’UE refluent de 5,4 %, notamment grâce à l’influenza au Brésil

Sur une année 2025 presque complète (jusqu’au 14 décembre), l’UE a importé 5,4 % de volailles en moins qu’en 2024 (en volume), signale l’Itavi dans sa lettre d’information de décembre. L’institut technique donne comme principale explication la fermeture du marché communautaire aux volailles du Brésil, premier fournisseur de l’UE, du fait de l’apparition d’un cas d’influenza aviaire au Brésil en mai. Alors que l’UE a levé son embargo le 2 octobre, les volumes importés du Brésil en octobre et novembre sont restés inférieurs de 53 % à ceux de la même période de 2024. Pour l’année complète, les importations de volailles brésiliennes sont en retrait de 13 %. Face au retrait du Brésil, l’Ukraine, deuxième pays fournisseur en 2024, a été entravée par le rétablissement des droits de douane en juin. Les importations de volailles ukrainiennes se sont stabilisées en 2025, en dépit d’un redressement en fin d’année à la faveur de la baisse des approvisionnements brésiliens. L’augmentation des volumes en provenance de Thaïlande a propulsé ce pays au deuxième rang des pays fournisseurs de l’UE. Mais la hausse de 13 % des importations thaïlandaise et 46 % de celles de Chine n’ont pas compensé le retrait brésilien.


Par Agra

Pesticides : la Commission européenne lance une étude d’impact sur la réciprocité sur les produits importés

La Commission européenne a annoncé, le 25 novembre, le lancement d’une analyse d’impact afin de renforcer le réciprocité des normes de production de l’UE relatives aux pesticides vis-à-vis des produits importés. Il s’agira, précise Bruxelles, de « comprendre les conséquences économiques, environnementales et sociales qu’une plus grande cohérence des exigences pourrait avoir » notamment les impacts potentiels sur les flux commerciaux de l’UE et la compétitivité des producteurs européens. Une étude préliminaire va être confiée au Centre commun de recherche de la Commission européenne (JRC) dont les résultats sont attendus « d’ici l’été 2026 ». Sur cette base, l’exécutif européen pourra décider « d’éventuelles modifications appropriées et proportionnées du cadre juridique existant afin de progresser vers une plus grande réciprocité des normes ». La Commission européenne doit déjà présenter, le 16 décembre, un paquet de simplification des règles en matière de sûreté alimentaire qui devrait comprendre un engagement à fixer les limites maximales de résidus (LMR) pour les substances les plus dangereuses interdites dans l’UE au niveau de la limite de quantification.