Mot-clé : importations

Par Agra

Viande : le Brésil bel et bien interdit d’exporter en UE au 3 septembre, mais des audits en cours

Les services de la Commission européenne ont confirmé, le 31 août que le Brésil ne sera plus autorisé, à partir du 3 septembre, à exporter vers l’UE des animaux destinés à la production alimentaire ni des produits d’origine animale, notamment les viandes bovine et de volaille, les œufs, le miel et les boyaux, destinés à la consommation humaine. « Le Brésil est un partenaire important pour l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin de garantir leur conformité à ces exigences », précise toutefois un porte-parole de la Commission européenne. « Pour la première fois depuis longtemps, l’Europe fait preuve de lucidité et décide de protéger son marché, ses producteurs et ses consommateurs », se félicite Patrick Bénézit président de la fédération nationale bovine. En parallèle, les services de la DG Santé de la Commission européenne mène actuellement, jusqu’au 4 septembre, des audits au Brésil auprès de producteurs de volailles et de miel. En cas de résultat positif, Bruxelles pourrait proposer de réintégrer le Brésil à la liste des pays autorisés à exporter vers l’UE mais le bœuf ne sera pas concerné. Toutefois, un vote des experts nationaux en comité permanent (Scopaff) reste nécessaire sans qu’aucune date ne soit, pour l’heure, confirmée.


Par Agra

Viandes : en 2025, progression des importations et de leur poids dans la consommation

Une récente synthèse de FranceAgriMer et d’Agreste (ministère de l’Agriculture) souligne la « dépendance croissante aux importations » de l’Hexagone, alors que les importations de viandes, toutes espèces confondues, ont continué leur croissance en 2025, de 5 %. Une accélération après une hausse de 2,1 % en 2024. Sans surprise, le mouvement est largement porté par la « forte progression » des importations de volaille (+8,6 %), et en particulier celles de poulet (+9,9 %).

La part de poulet importé représente désormais 52 % de la consommation. Seule la viande ovine dépasse ce niveau, avec 62 % de la consommation couverts par l’import (volumes en hausse de 1,5%). La viande porcine voit, elle aussi, ses importations augmenter, de 3,9 %, couvrant 29 % de la consommation. Seules les importations de viande bovine reculent en volume (-0,8 %), mais leur poids relatif s’accroît (à 26 %) en raison du « repli de la consommation ».

Plus largement, les tendances de consommation des différentes viandes (calculée par bilan) restent inchangées en 2025 : dynamisme pour la volaille (+3,3 %, à 2,2 Mtéc), pour le porc (+2,7 %, à 2,2 Mtéc), baisse pour la viande bovine (-2,7 %, à 1,4 Mtéc) et chute plus prononcée pour la viande ovine (-5,9 %, à 136 000 téc).


Par Agra

Bio : Bruxelles propose une liste d’importations classées à « haut risque »

La Commission européenne a ouvert, le 27 juillet et jusqu’au 24 août, une consultation publique sur un projet de règlement d’exécution établissant, pour la première fois, une liste de produits biologiques et en conversion importés considérés comme « à haut risque ». Il prévoit d’imposer des contrôles renforcés sur un certain nombre de produits originaire de cinq pays : Chine, Pérou, Equateur, Togo et Turquie. Entre 5 à 20 % des lots seront contrôlés au départ et à l’arrivée pour protéger l’intégrité du label bio européen. La Chine est la plus concernée, avec trois produits dans la ligne de mire: le gingembre, le thé et le soja. Sont également concernées les avocats, le cacao et les bananes du Pérou, les bananes d’Equateur, le soja du Togo et les raisins secs de Turquie. Une fois adoptée (théoriquement au troisième trimestre 2026), cette liste sera réexaminée au moins une fois par an sur la base des non-conformités constatées, des alertes enregistrées dans le système d’information sur l’agriculture biologique (OFIS) et des contrôles réalisés par les États membres.


Par Agra

Viande bovine : la Chine impose 55% de droit de douane sur les importations australiennes

Depuis le 20 juin, la Chine impose un droit de douane de 55% sur les importations de viande bovine en provenance d’Australie en raison du dépassement des volumes autorisés au sein de son contingent tarifaire annuel. En raison des difficultés économiques de son secteur, l’empire du Milieu a, en effet, mis en place depuis le 1er janvier une mesure de sauvegarde permettant de limiter les importations de viande bovine sur son territoire en provenance de ses principaux partenaires grâce à un quota.

En 2026, l’Australie s’est donc vue attribuée un contingent tarifaire dont le volume s’établissait à 205 000 t. Volume qu’elle a officiellement dépassé le 19 juin. « Atteindre 100 % du quota est une étape majeure et lourde de conséquences, avec des répercussions immédiates pour les exportateurs australiens », a réagi Tim Ryan, p.d-g. du Conseil australien de l’industrie de la viande (AMIC). Et d’ajouter : « Un tarif douanier de cette ampleur va perturber gravement les flux commerciaux vers l’un de nos marchés les plus importants et aura des conséquences sur la capacité des consommateurs chinois à accéder à du bœuf australien sûr et fiable ».


Par Agra

Engrais : la FNSEA pousse un projet d’azote décarboné sur le site de Grandpuits

À l’occasion d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat, le 10 juin, le président de la FNSEA a indiqué qu’il poussait le gouvernement à aider la reconversion du site de production d’ammonitrates LAT Nitrogen (Agrofert) de Grandpuits, dont la fermeture est annoncée depuis un an et demi, vers la production d’engrais azotés décarbonés. « Nous sommes allés voir l’État pour dire :  » C’est le moment de se poser la question de la production d’engrais décarbonés  » », a expliqué Arnaud Rousseau, soulignant la proximité du site avec la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.

L’agriculteur en a discuté avec le Premier ministre, la ministre de l’Agriculture et le ministre de l’Industrie, qu’il doit rencontrer prochainement pour discuter « du retour sur investissement, qui n’est pas garanti à ce stade ». Le président de la FNSEA s’est par la suite interrogé, au vu de la dépendance de la France aux importations de gaz : « Est-ce qu’on peut avoir une stratégie interne dans laquelle nous essayerions de passer un cap technologique avec des politiques publiques qui compensent le gap de prix au départ ? » Au printemps, l’État a déjà annoncé 144 millions d’euros d’aide pour soutenir l’entreprise Hynamics (filiale d’EDF) dans la production d’hydrogène renouvelable et bas carbone pour le secteur des engrais. Concrètement, le projet HyforSeeds installera et exploitera une unité de production d’une capacité de 50 MW sur le site de LAT Nitrogen dans la zone industrielle d’Ottmarsheim-Chalampé (Haut-Rhin).


Par Agra

UE-Mercosur : Les Républicains alertent Bruxelles sur le risque de captation des quotas agricoles

Dans une lettre ouverte publiée le 7 juin dans Le Journal du Dimanche, plusieurs membres des Républicains alertent le commissaire européen à la Santé, Oliver Varhelyi, sur la possible « mainmise » du groupe brésilien JBS sur le marché européen de la viande par le biais de l’accord UE-Mercosur, une polémique qui a vu le jour juste avant l’entrée en vigueur provisoire du traité commercial le 1er mai. Les auteurs de cette lettre* avancent que la Commission européenne a laissé la gestion des contingents tarifaires agricoles de l’accord aux autorités des pays exportateurs, faisant craindre des conséquences économiques et sanitaires pour les agriculteurs européens.

Ils saluent, toutefois, l’action du commissaire hongrois visant à suspendre l’accès au marché européen pour les opérateurs ne respectant pas les exigences sanitaires de l’UE. Et d’ajouter : « Nous vous appelons à maintenir cette exigence dans la durée et à ne céder à aucune pression. » Enfin, ils exhortent Bruxelles à analyser l’impact d’une potentielle concentration des importations et, le cas échéant, à « mettre en œuvre les sanctions qui s’imposent ».

* Céline Imart, Julien Aubert, François-Xavier Bellamy, Julien Dive, Laurent Duplomb, Christophe Gomart, Isabelle Le Callennec et Nadine Morano


Par Agra

Viande/antibiotiques: le Brésil doit se mettre en conformité s’il veut continuer à exporter vers l’UE

Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre. «Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra.


Par Agra

Bio : les Vingt-sept soutiennent les grandes lignes de la proposition de simplification

Les représentants des États membres du Comité spécial Agriculture se sont accordés, le 11 mai, sur une position de négociation concernant la proposition de simplification de la réglementation bio présentée fin 2025 par la Commission européenne. Ce texte vise principalement à apporter des précisions sur les conditions dans lesquelles le logo bio de l’UE peut être utilisé pour des produits importés. Il propose aussi de prolonger de dix ans, jusqu’au 31 décembre 2036, la reconnaissance des pays tiers dont les systèmes de production et de contrôle biologiques sont reconnus comme équivalents à ceux de l’UE. Toutefois, le Conseil de l’UE précise que les produits importés reconnus comme équivalents ne peuvent pas utiliser le logo bio de l’UE, mais uniquement celui de leur pays d’origine. Les Vingt-sept se disent néanmoins favorables à l’utilisation du logo de l’UE si ces produits satisfont à des exigences supplémentaires, allant au-delà des normes d’équivalence. Les États membres ont par ailleurs rejeté la proposition de Bruxelles visant à autoriser l’apposition du label bio sur des produits contenant jusqu’à 5 % d’ingrédients provenant de pays tiers ne répondant pas à ces critères supplémentaires. Les discussions au Parlement européen sur ce dossier sont moins avancées. Un vote en commission de l’Agriculture est prévu le 21 juillet afin que des négociations en trilogue puissent débuter probablement en septembre.


Par Agra

UE-Mercosur : les enseignes françaises opposées aux produits importés d’Amérique du Sud

Plusieurs dirigeants d’enseignes de la grande distribution française ont manifesté leur opposition à la vente de produits importés de pays du Mercosur dans leurs magasins. Thierry Cotillard, patron d’Intermarché, a indiqué le 12 janvier sur France info : « On l’a clairement dit, et je le redis ce matin, on n’achètera pas ces produits-là. On ne le fera pas pour acheter le poulet qu’on mettrait dans notre paella à marque de distributeur. » Et d’ajouter : « On peut rassurer les agriculteurs sur le fait qu’on n’achètera pas ces produits à l’étranger. » Le patron d’Intermarché s’est toutefois interrogé sur l’attitude des industriels, en proposant de rendre obligatoire le logo Origin’Info pour que les consommateurs soient informés sur l’origine des ingrédients. Autre interrogation soulevée : les cantines achèteront-elles des produits du Mercosur ? Alexandre Bompard, p.-d.g. de Carrefour, a déclaré le 7 janvier sur BFM TV que « la décision du groupe Carrefour et de ses confrères est de s’approvisionner quasi exclusivement, voire exclusivement selon les filières, en produits français », ajoutant qu’il n’y aura « pas de changement ». Système U et E. Leclerc sont sur la même position.


Par Agra

Contrôles aux frontières : la « brigade » promise par le gouvernement découle du plan européen

Parmi la « série de mesures fortes » pour l’agriculture présentée en conférence de presse le 9 janvier, puis dans un communiqué le lendemain, le gouvernement promet de créer « une brigade spéciale pérenne » pour contrôler les denrées importées. « Ces contrôles renforcés seront menés dans les ports, les aéroports, et plus largement partout sur le territoire », détaille le communiqué. Interrogé, le cabinet de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard indique que la création de cette brigade renvoie au plan de renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires aux frontières présenté par la Commission européenne le 9 décembre. Bruxelles s’est engagée notamment à augmenter de 33 % les audits des postes de contrôle frontaliers européens, de 50 % le nombre d’audits réalisés dans les pays tiers au cours des deux prochaines années, tout en renforçant la surveillance des produits et des pays non conformes. Au moins dix personnes seront recrutées dans les principaux ports de l’UE. La Commission a assuré qu’elle prendrait sa part à l’effort, même si la charge reposera principalement sur les épaules des États membres. La « brigade » française sera donc créée dans ce cadre. « Ce sont des redéploiements de personnels du ministère de l’Agriculture, donc pas de nouveau budget pour cela », précise le cabinet d’Annie Genevard.