Mot-clé : Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC)

Par Agra

Bovins/DNC : le vaccin du Cirad devrait être disponible « d’ici 18 à 36 mois »

Les recherches menées notamment par le Cirad sur un nouveau vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) devraient aboutir à un produit « disponible d’ici 18 à 36 mois », a indiqué Élisabeth Claverie de Saint Martin, p.-d.g. sortante de l’institut, à l’AFP. Menés « avec le privé et une unité de recherche en infectiologie à Lyon », ces travaux visent à fabriquer un vaccin provoquant « moins d’effets secondaires » et « associé à un test permettant de savoir si l’animal est vacciné ou malade ». Cette dernière fonction (technologie DIVA) vise à fluidifier l’export. « La France est le leader en vaccination animale. (…) On a intérêt à avoir la base scientifique et industrielle chez nous, tout simplement pour ne pas manquer de doses », a expliqué Mme Claverie de Saint Martin à l’AFP. Comme le rappelle GDS France (groupements de défense sanitaire), deux vaccins étaient mis à disposition par l’État dans le cadre des campagnes 2025 et 2026 : le LSDvaccine (fabriqué en Afrique du Sud par OBP) et le Lumpyvax (fabriqué aux Pays-Bas par MSD). Jusque-là, les pouvoirs publics n’ont pas manqué de doses, qui étaient commandées au fur et à mesure de l’extension des zones réglementées. Par ailleurs, à la demande du gouvernement, le Cirad travaille aussi sur une analyse de risque complémentaire sur l’abattage partiel en zone vaccinée, attendue en juin.


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DNC/bovins : deux nouveaux foyer en Sardaigne, à proximité du dernier cas récent

Deux nouveaux foyers de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) ont été détectés dans le sud de la Sardaigne les 14 et 15 avril à proximité du premier foyer qui avait été détecté le 14 avril, indique la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note publiée le 17 avril. «A ce stade, aucun élément ne permet de déterminer s’il s’agit d’une résurgence ou d’une nouvelle introduction», répètent les analystes français. Avant ces trois cas, le dernier foyer sarde remontait au 24 octobre 2025. C’est dans l’île italienne que cette maladie exotique a fait son retour en Europe fois en juin 2025, une dizaine d’années après un épisode dans les Balkans (2015-2017). En 2025, 79 foyers ont été détectés en Sardaigne. Les dernières restrictions y ont été levées le 24 février. Toujours selon la plateforme ESA, les autorités y ont mis en place une « campagne de vaccination massive » couvrant 97 % du cheptel, et « projettent de reproduire cette stratégie en 2026 ». Un seul autre pays européen a déclaré des foyers de DNC en 2026, l’Espagne avec deux cas en février. En France, aucun dernier foyer n’a été détecté depuis le début de l’année, et une nouvelle campagne de vaccination vient d’être lancée dans les anciennes zones réglementées.


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Salon de l’agriculture : davantage de place pour les ovins, porcins et équins

Pour cette édition doublement perturbée, par l’absence des bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par les travaux en cours porte de Versailles qui privent les visiteurs du pavillon 3, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse le 10 février, les aménagements prévus. Dans le pavillon 1, davantage de place sera faite aux porcins et aux ovins. Le grand ring des bovins accueillera toujours des animations de la filière bovine (sans animaux), mais aussi cette année des démonstrations équines (débardage, attelage, voltige, dressage…). En raison de l’influenza aviaire, les volailles continueront d’être absentes du salon, comme c’est le cas depuis 2019. Le pavillon 2 sera dédié à la culture, avec un cinéma d’une centaine de places, un cabinet de curiosités, un kiosque musical et une librairie. Le salon organisera pour la première fois un prix de « littérature agricole », dont le jury sera réuni pendant l’évènement. Les organisateurs ont rappelé leur souhait de ne pas voir s’organiser de manifestations agricoles à l’intérieur du salon, pour éviter aux visiteurs « d’être pris dans des mêlées », selon les termes d’Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca. Ils ont également rappelé leur souhait de limiter la taille des délégations d’élus à 25 personnes. En cinq ans, le nombre de visites institutionnelles est passé de 42 à 80, ont-ils expliqué.


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DNC : les sénateurs dressent un premier bilan financier et des pistes d’amélioration

Au 9 décembre, la crise sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a coûté 42 millions d’euros (M€) à l’État, selon un rapport d’information adopté par les sénateurs de la commission des Affaires économiques le 4 février. Une somme qui ne comprend ni la vaccination élargie dans le Sud-Ouest (750 000 bovins) ni le fonds d’urgence de 22 M€ pour les aides économiques. Devant ce coût «écrasant», les élus proposent de «solliciter l’activation de la réserve de crise européenne pour tenter d’obtenir un cofinancement», selon le rapporteur Christian Redon-Sarrazy (socialiste, Haute-Vienne).

Dans le détail, les deux principaux postes sont les frais vétérinaires (21,3 M€) et les indemnisations sanitaires aux élevages dépeuplés (15 M€). La vaccination représentait à l’époque 3,1 M€, les analyses 100 000 € et les frais liés la biosécurité 800 000 € ; 1,7 M€ de dépenses diverses sont regroupées dans un catégorie «autres». «Les acteurs du monde agricole [sont] globalement satisfaits» des indemnisations, notent les sénateurs, à l’exception des aides aux élevages laitiers touchés par un abattage sanitaire. Outre la valeur des animaux abattus, ces indemnisations prennent en compte un «déficit de momentané de production» sur une période de trois mois. Des pertes «sous-estimées», selon M. Redon-Sarrazy, qui propose de passer à six mois.


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DNC : la Coméco du Sénat recommande d’anticiper la campagne de vaccination 2026

Alors que la stratégie vaccinale 2026 contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) doit bientôt être décidée, un rapport d’information du Sénat adopté le 4 février propose «d’anticiper le déploiement de ces opérations pour ne pas être pris de court». Les sénateurs de la commission des Affaires économiques ont adopté à l’unanimité ce document issu d’une mission d’information «flash» transpartisane, lancée en novembre 2025. Une réunion du Cnopsav («Parlement du sanitaire») est prévue le 9 février, au cours de laquelle sera fixée la nouvelle stratégie vaccinale. Sans préjuger de la décision, les sénateurs – qui ne siègent pas au Cnopsav – posent «la question de la revaccination des zones vaccinales au printemps». Le rapport souligne que «certains animaux [risquent] de se retrouver sans protection vaccinale à l’été 2026» (veaux, bovins adultes vaccinés depuis plus d’un an, etc.) et invite les pouvoirs publics à s’assurer «que le stock de vaccins disponibles est suffisant». En revanche, les élus s’opposent à une vaccination préventive dans toute la France. Selon le rapport (qui cite le ministère), une telle campagne présenterait un coût direct de 345,8 M€. Quant à la perte du statut indemne, elle provoquerait «5 à 10 Md€ de pertes annuelles», directes et indirectes.


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Bovins/DNC : l’Opecst appelle à « renforcer les contrôles » des mouvements d’animaux

Dans un rapport sur la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) paru le 29 janvier, l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) recommande de « renforcer les contrôles de la circulation des animaux pour mieux garantir leur traçabilité ». L’interdiction des mouvements d’animaux dans les zones réglementées autour des foyers constitue un des piliers de la lutte contre la DNC. « La responsabilité d’un ou plusieurs mouvements illégaux de bovins dans l’expansion de la DNC en Occitanie ne fait pas de doute », soulignent les parlementaires de l’Opecst. D’où leur appel à un « renforcement des contrôles inopinés » (y compris aux frontières) et à « la mise en place d’outils informatiques pour simplifier les processus». Des demandes également portées par les JA et les chambres d’agriculture. Plus largement, l’Office exhorte à « imposer le respect du protocole national visant l’éradication de la DNC ». Dans le même temps, l’Opecst pousse les pouvoirs publics à poursuivre le « travail de pédagogie auprès du grand public et des éleveurs ».


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Bovins/DNC : l’Espagne et le Kosovo acceptent l’importation de bovins vaccinés

L’Espagne et le Kosovo ont donné leur accord pour recevoir des bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 27 janvier. À l’instar de l’accord passé avec l’Italie, ces nouveaux accords s’appliquent aux animaux issus des « zones vaccinales II » (zones vaccinales succédant à une zone réglementée), situées en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et dans 500 communes du Sud-Ouest. Les conditions d’export vers l’Espagne – deuxième débouché français pour les broutards et premier pour les veaux laitiers – sont légèrement moins contraignantes que pressenti : contrairement à l’Italie, aucun test PCR n’est requis, selon le site internet du ministère.


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Bovins/DNC : zone réglementée levée dans 500 communes du Sud-Ouest

Une partie de la sixième zone réglementée mise en place afin de lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans le Sud-Ouest sera « levée à compter du 27 janvier », annonce le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 26 janvier. Cette mesure concerne « plus de 500 communes situées dans le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées » (voir la carte). Les bovins pourront désormais en sortir « vers l’ensemble du territoire national, sous conditions stricte de vaccination », indique la Rue de Varenne. La zone concernée devient une « zone vaccinale de type 2 » (ZV 2, zone vaccinale suivant une zone réglementée), par opposition à la zone vaccinale de type 1 (vaccination préventive sans foyer).

 


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Salon de l’agriculture : les pistes des organisateurs pour pallier l’absence des bovins

À l’occasion d’une conférence de presse le 20 janvier, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont présenté de premières pistes pour pallier l’absence des bovins, qui occupent traditionnellement le hall numéro 1 du parc d’exposition de la porte de Versailles. Deux pistes sont d’ores et déjà explorées : « avoir le plus d’animaux possible » et accentuer la présence du « pastoralisme », a expliqué le président du Salon de l’agriculture, Jérôme Despey. Pour rappel, 2026 a été proclamée par les Nations unies « année internationale du pastoralisme et des pâturages ». « Les ovins, caprins, porcins vont être démultipliés, il y aura beaucoup de mouvement », promet l’agriculteur. Les organisateurs ont reçu 64 propositions de la part des participants au salon, et en étudient plusieurs autres à leur initiative. « Nous devons désormais donner du sens à tout cela », a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, propriétaire de l’évènement. « Pour les éleveurs qui seront tout de même présents, nous nous devons d’attirer du monde, pour qu’ils puissent expliquer leur métier. Le hall 1 doit ne pas être une morne plaine. » Le programme devrait être finalisé d’ici début février, ont prévu les organisateurs.


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Bovins/DNC : « pas de débouché » à l’export pour la zone vaccinale élargie (négociants)

« Il n’y a pas de débouché » à l’export pour les bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) situés dans la zone vaccinale élargie du Sud-Ouest (ZV 1), a indiqué Romain Ferrier, directeur de la FFCB (négociants en bestiaux), à Agra Presse le 19 janvier. Cette zone comprend les départements indemnes concernés par la campagne de vaccination préventive lancée le 15 décembre (Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn, Aude, Hérault), à l’exclusion de ceux comptant un foyer (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées). Selon le dernier bilan au 18 janvier, plus de 93 % des bovins de la zone sont vaccinés. Pour l’heure, la sortie des animaux de la zone est interdite, mais la question de l’exportation se posera à la levée de la zone. La zone ZV 1 n’est pas incluse dans les accords bilatéraux par lesquels l’Italie et la Suisse ont accepté de recevoir des bovins vaccinés. Ces accords ne concernent que la zone vaccinale ZV 2, constituée des anciennes zones réglementées des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté. Comme les éleveurs, la FFCB estime que ces accords sont « très contraignants ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait annoncé qu’elle se rendrait « dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants.