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Par Agra

Maraichage diversifié : la Fnab demande un accès prioritaire au « fond de réarmement »

Dans un communique de presse le 18 septembre, la Fnab (agriculteurs bio) demande que le «maraîchage diversifié» soit prioritaire dans l’accès au «fonds de réarmement agricole» du gouvernement, lancé suite aux épisodes de canicule et de sécheresse cette année. Lors du lancement du fonds, la ministre de l’Agriculture avait indiqué que le maraîchage (sans préciser si elle parlait des légumiers ou des maraîchers diversifiés) ferait partie des critères de fléchage de l’enveloppe entre départements. Mais la Fnac constate « trop souvent » l’absence du «maraîchage diversifié», majoritairement pratiqué en bio, dans la construction des critères d’attribution.

Ce faisant, la Fnab demande que les agriculteurs bio soient réintégrés dans les discussions du plan Casi (qui inclut le fonds de réarmement) dans tous les départements, rappelant que les fermes bio sont globalement moins bien assurées. « On a transmis aux préfectures nos bilans d’impacts fin août, mais on a “oublié” de nous inviter aux discussions dans de nombreux départements, c’est fâcheux quand-même d’oublier 17% des fermes françaises », commente Olivier Chaloche, co-président de la fédération. L’enquête qu’avait menée le syndicat en août a montré des pertes de production importantes surtout en légumes, arboriculture et certaines productions céréalières.


Par Agra

Relations commerciales : l’agriculture bio veut plus de transparence sur les marges

La Fnab (agriculture bio), la Forebio (organisations économiques de producteurs bio) et le Synabio (transformateurs et distributeurs bio) ont demandé le 9 juillet « l’élargissement des travaux de l’OFPM (Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires, NDLR) aux principaux produits représentatifs de la consommation bio (œufs, farine, steak haché et jambon), une amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques et la possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents. » Cette demande, formulée à l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’OFPM, permettrait d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels et de connaître la répartition de la valeur entre producteurs, metteurs en marché, transformateurs et distributeurs, selon les trois organisations. Or le rapport de l’OFPM n’assure le suivi que de six produits bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes) sur les 33 produits observés au total. En outre, « l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels », déplorent les signataires.


Par Agra

Bio et future Pac : la Fnab accuse Genevard de lutter contre l’aide au maintien

La Fnab (agriculteurs bio) dénonce, dans un communiqué du 3 juillet, la suppression, « à l’initiative de la ministre de l’Agriculture française », de l’obligation pour les États de financer le maintien de l’agriculture bio dans la future Pac. La Commission européenne a proposé pour la prochaine Pac 2028-2024 l’obligation pour les États de financer à la fois la conversion et le maintien en agriculture biologique. Mais, dans le projet de compromis mis sur la table fin juin par la présidence chypriote du Conseil de l’UE à l’issue de discussions avec les Vingt-sept, cette obligation de prévoir un dispositif pour le « maintien » a été remplacé par un dispositif de « soutien ». Un changement que la Fnab impute à Annie Genevard.

Pourtant, déplore le syndicat, « le choix de la France de mettre tout le budget bio de la Pac 2023-2027 sur la conversion et d’abandonner le maintien a amené une sous-consommation historique des enveloppes, un arrêt quasi total de la dynamique de conversion et, pour la première fois, une régression du nombre de fermes ». Le projet de compromis incriminé est toutefois appelé à encore évoluer au fil des prochains mois. Un accord entre les Vingt-sept sur ce dossier ne pourra être conclu au plus tôt qu’au premier semestre 2027 une fois le cadre financier pluriannuel finalisé. L’organisation européenne de défense du bio (Ifoam) vient aussi de remettre une déclaration sur la Pac 2028-2034 au commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, appelant à un soutien fort et spécifiquement dédié à l’agriculture biologique après 2027 via des dispositifs d’aide à la conversion et au maintien.


Par Agra

Installation en bio: un millier de demandes de candidats collectées par Feve et la Fnab

La foncière Feve (Fermes En Vie) et la Fnab (agriculture bio) ont annoncé le 30 juin la prolongation jusqu’en fin d’année de leur partenariat, lancé au dernier Salon de l’agriculture. Cet appel à projets vise à « identifier et accompagner des agriculteurs souhaitant développer ou reprendre une ferme en agriculture biologique », selon un communiqué commun. Initialement ouvert jusqu’au 30 juin, le dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre.

En voici le bilan à date : « Plus de 6 000 visiteurs se sont rendus sur la page dédiée et plus de 1 000 demandes ont déjà été déposées », indiquent les partenaires. « 10 projets font actuellement l’objet de visites terrain ou d’une étude approfondie et bien d’autres sont à venir. » Sur sa page internet, Feve décline trois promesses du dispositif : un financement (terres + bâtiments) jusqu’à 97,5 % ; un suivi personnalisé ; une levée de l’option d’achat au moment voulu. Il est réservé aux projets avec un investissement minimum de 200 000 € pour une installation, 100 000 € pour une consolidation, et une valeur des bâtiments ne dépassant pas 50 % du montant total.


Par Agra

Bio : baisse confirmée des surfaces en 2025, rebond des conversions dans certaines filières

Lors d’une conférence de presse le 16 juin, l’Agence bio a confirmé le recul de 1,1 % des surfaces bio en 2025, à 2,69 Mha (-30 737 ha). Un niveau en ligne avec la baisse pressentie en début d’année, alors que l’Agence ne disposait pas encore des chiffres consolidés transmis par les certificateurs. Malgré cette troisième année de baisse consécutive, la surface en bio « se maintient à 10 % de la surface agricole française ». Pour la première fois, le nombre d’exploitations engagées en bio diminue lui aussi, de 1,3 %, à 61 159 fermes ; un rythme toutefois moins appuyé que l’ensemble de la ferme France (-3,6 %). Des signaux plus récents dessinent un rebond à venir dans les prochains mois. En 2025, les surfaces en première année de conversion repartent à la hausse en grandes cultures (+24 %) et en légumes frais (+44 %). Et les dernières déclarations Pac, réalisées en mai, font apparaître que « de nouvelles fermes s’engagent dans la conversion », observe le président de l’Agence bio, Bruno Martel, qui se dit « optimiste pour des filières qui avaient baissé en 2025 », comme le lait ou les bovins viande. Quant à la consommation, sa reprise est confirmée, dans tous les circuits de distribution, avec une croissance de 3,6 % en un an (à 12,6 Md€), largement supérieure à celle du marché alimentaire global (+2 %).

Alors que l’Agence bio a confirmé, le 16 juin, le recul de la capacité de production française en 2025, des organisations de l’amont ont réagi, le même jour, en faisant part de leurs inquiétudes. Dans un communiqué de presse, la Fnab (producteurs) estime que « la bio française [est] menacée à moyen terme ». « L’incitation économique à produire en bio n’a jamais été aussi faible », souligne le syndicat, selon qui les trois piliers économiques de la bio « se sont dégradés » depuis 2022 : réduction des charges, prix « plus rémunérateurs qu’en conventionnel » et aides « incitatives ». La Fnab rappelle trois de ses demandes pour pérenniser le secteur : augmenter l’éco-régime bio avec les reliquats de l’aide à la conversion non utilisés ; maintenir le financement des campagnes de communication ; et « une vraie application d’Egalim dans les filières biologiques ». De son côté, Forebio alerte, dans un communiqué, sur le risque d’une « crise structurelle » pour la bio. « Après trois années de manque de débouchés, certaines filières 100 % bio craignent désormais de devoir gérer, à court ou moyen terme, un manque de volumes », avec des « tensions » sur l’approvisionnement « en œufs, beurre et viande bovine », explique la fédération, qui regroupe 18 organisations de producteurs 100 % bio.


Par Actuagri

Bio : la FNAB appelle Régions et Etat à utiliser les reliquats d’aides

La Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) a lancé un appel aux régions et à l’Etat pour qu’ils « flèchent » les reliquats d’aides à la conversion en agriculture biologique (qui s’élèveraient à 150 M€ sur 2025), vers les fermes installées en agriculture biologique. Selon la Fédération, le montant non dépensé de ce dispositif PAC grimperait à 1 milliard d’euros sur la période 2023-2027, confirmant selon elle « un déséquilibre dangereux avec une aide conversion cinq fois plus dotée que l’aide au maintien ». « Ce sont les fermes bio qui en font les frais et qui arrêtent la bio, il faut arrêter l’hémorragie » explique Loïc Madeline, co-président de la FNAB rappelant que les surfaces bio ont reculé de 2 % en 2024 pour la deuxième année consécutive. Pour que ces fonds ne soient pas perdus, l’organisation propose qu’ils soient réaffectés en « dézonant » les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) « Systèmes Herbagers, Réduction des pesticides et Gestion de la fertilisation » afin que l’ensemble des producteurs bio puissent en bénéficier mais aussi en « priorisant » les projets bio dans les aides aux investissements.


Par Agra

Reliquats d’aide bio : Genevard présente son arbitrage, la Fnab claque la porte du CSO

À l’occasion d’un conseil supérieur d’orientation (CSO) le 1er juillet, la ministre de l’Agriculture a présenté la redistribution des 257 M€ de reliquats d’aide à la conversion en bio non consommés en 2023 et 2024, et de 25 M€ de reliquats de programmes opérationnels (PO). Ce sont 108 M€ qui reviennent à la bio, dont 96,3 M€ abonderont les éco-régimes bio (qui atteindront 110 €/ha), et 12 M€ sont alloués à un programme opérationnel sur le lait bio. Le montant a été jugé insuffisant par la Fnab (agriculteurs bio), qui a quitté la réunion avant qu’elle ne s’achève. Le syndicat dénonce un «hold-up», lui qui demandait que l’intégralité du reliquat revienne aux agriculteurs bio Par ailleurs, 55 M€ sont dédiés à l’aide complémentaire pour les jeunes agriculteurs, assortis réglementairement d’une rallonge de 20 M€ à l’aide redistributive. Finalement, 34 M€ sont fléchés vers l’aide à l’investissement, contre 50 M€ promis aux régions au printemps. 33 M€ iront à des MAEC herbagères et zones intermédiaires, et 30 M€ pour abonder les aides couplées ovines (15 M€), blé dur (15 M€) et houblon. La ministre a donné rendez-vous à l’automne pour examiner les reliquats d’aide bio 2025, ce qui exclut qu’ils soient redistribués vers le premier pilier, notamment les éco-régimes, puisque les transferts entre piliers ne sont plus permis jusqu’à la fin de la programmation Pac après le 31 août.

Du côté des réaction, les Régions de France sont déçues de l’enveloppe finalement allouée à l’aide à l’investissement (34 M€, contre 50 M€ annoncé au printemps), face à un besoin estimé de 470 M€. Les Jeunes agriculteurs «saluent» l’arbitrage – notamment la revalorisation de l’aide complémentaire aux jeunes agriculteurs -, qui «vont dans le sens de nos revendications : donner les moyens à la jeunesse agricole de s’installer, produire et résister aux crises». Présent mardi à la réunion, Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, a aussi salué ces choix car, selon lui, «la situation nécessite effectivement d’accompagner les agriculteurs en agriculture biologique mais (…) au rythme où le marché progresse». De même, Pour Chambres d’agriculture France, cela «permet de conforter les producteurs. Pour autant la relance durable de l’agriculture biologique dépendra aussi de la capacité de l’ensemble des acteurs de la chaîne, y compris la grande distribution, à faire remonter les prix vers les producteurs».


Par Agra

Bio : coupes budgétaires dans la communication et les aides à l’investissement (syndicat)

La ministre de l’Agriculture « a annoncé aux familles professionnelles de l’Agence bio son intention de supprimer les budgets de communication 2025 ainsi qu’une partie des budgets d’investissements », dénonce la Fnab (producteurs bio) dans un communiqué le 20 mai. En septembre 2023, Marc Fesneau avait annoncé une campagne de communication dotée de 5 M€ par an sur 2024, 2025 et 2026 afin de relancer la demande en produits bio, affaiblie par l’inflation. Une première vague a été diffusée lors du Salon de l’agriculture 2025 (à partir des crédits 2024) ; une deuxième est prévue le 22 mai en même temps que le Printemps bio et les 40 ans du label AB. L’annulation du budget 2025 « va bloquer tout futur déploiement » de cette campagne intitulée « C’est bio la France ! », explique à Agra Presse la déléguée générale de la Fnab, Sophia Majnoni d’Intignano. Concernant les aides à l’investissement, Annie Genevard a annoncé le 14 mai, lors d’une audition à l’Assemblée, une réduction des crédits du Fonds avenir bio (structuration des filières). En 2025, il bénéficiera de 8,8 M€, contre 16,4 M€ en 2024 (incluant un abondement exceptionnel de 5 M€ provenant des fonds de la planification écologique). Dans un message envoyé à la presse le 20 mai, le ministère de l’Agriculture a dit « prioriser les crédits sur la structuration de la filière en concertation avec les professionnels », évoquant un « contexte budgétaire compliqué ».


Par Agra

Bovins viande : la Fnab lance un projet national pour engraisser les veaux laitiers bio

Dans un communiqué du 13 mai, la Fnab (agriculteurs bio) annonce le lancement du projet Casdar « Valov Bio » visant à développer l’engraissement sur place et en bio des veaux laitiers. Actuellement, environ huit veaux laitiers bio sur dix « finissent en centres d’engraissement conventionnels », rappelle le syndicat. Or, les éleveurs sont « soucieux de garantir des conditions d’élevage bio à tous leurs animaux », selon la Fnab. Le projet « vise aussi à développer de nouveaux débouchés rémunérateurs », dans un contexte de crise du marché bio depuis 2022. Le projet Valov Bio se base sur l’expérience menée par le Civam bio 53 (Mayenne) : un groupe y « développe depuis six ans l’élevage sous nourrices, avec des partenariats inédits entre éleveurs laitiers et allaitants ». En s’appuyant sur son réseau national, la Fnab veut « démultiplier les initiatives des éleveurs de Mayenne sur une dizaine de territoires ». D’une durée de trois ans, Valov Bio rassemble de nombreux partenaires de la recherche (Inrae de Mirecourt, Idele, Itab, FiBL), économiques (groupements de producteurs et « opérateurs économiques » bio), de l’enseignement agricole, ainsi que l’ONG Welfarm.


Par Agra

Bio : deux coprésidents élus à la tête de la Fnab, Loïc Madeline et Olivier Chaloche

Pour le mandat 2025 2029, la présidence de la Fnab (agriculteurs bio) « sera assurée par un binôme d’agriculteurs complémentaires », Loïc Madeline et Olivier Chaloche, annonce la fédération dans un communiqué le 15 mai. Loïc Madeline est polyculteur-éleveur en Normandie, sur une exploitation de 84 ha (dont 30 ha de cultures), avec commercialisation en filière longue. Cet ancien ingénieur de l’Institut de l’élevage était jusque-là en charge de la Pac au sein de la Fnab. Quant à Olivier Chaloche, il est « producteur de céréales, légumes de plein champ et semences » dans le Loiret, sur une ferme de 230 ha (Gaec avec deux associés et deux salariés). Ils succèdent à Philippe Camburet, qui « poursuivra son engagement dans nos réseaux », indique la Fnab ; il présentera sa candidature au nom du syndicat au comité de bassin de l’Agence de l’eau Seine-Normandie et au conseil d’administration de l’Itab (institut technique). Le bureau de la Fnab compte aussi un nouvel entrant en la personne de Thomas Montagne, éleveur dans le Lot-et-Garonne. Par ailleurs, le syndicat s’est doté pour ce mandat d’une « nouvelle feuille de route » en trois axes : structuration des filières, recherche-expérimentation et modèle économique du développement agricole bio.

source: Agra