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Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre. «Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra.

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Les négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs pourraient donner lieu à des « discussions au cas par cas », plutôt qu’à une réouverture en bonne et due forme, pour répercuter les hausses de coûts (énergie, emballages, carburant, engrais…) entraînées par la guerre au Moyen-Orient. C’est ce qui est ressorti de la réunion tenue le 11 mai par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard et le ministre du Commerce Serge Papin pour « faire le point sur les hausses de certaines charges » avec les représentants des agriculteurs, des industriels et des distributeurs. Les transformateurs veulent également « des ajustements sur un certain nombre de produits », comme l’a déclaré Jean-Luc Duval, vice-président de la Coopération agricole, ou encore Jean-François Loiseau, président de l’Aania (industriels agroalimentaires), qui a indiqué : « Il ne s’agit pas de négocier mais de répercuter les hausses subies ». Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, juge « urgent que les industriels puissent répercuter leurs hausses de coûts ». Tandis que Léonard Prunier (Feef) insiste sur la mise en place du tarif fournisseurs révisable pour les PME et ETI comme solution à la crise actuelle. Une cellule de crise a été mise en place au ministère du Commerce pour faire remonter les difficultés que pourraient rencontrer les parties prenantes.

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Dans un entretien accordé à l’AFP le 11 mai, Jorge Moreira da Silva, chef d’un groupe de travail de l’ONU chargé de faciliter le passage des engrais dans le détroit d’Ormuz, met en avant le risque d’une « crise humanitaire majeure » d’ici « quelques semaines » en raison du blocage de la voie maritime. « Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim », a-t-il indiqué. Ce groupe de travail a été créé en mars à l’initiative du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il a pour objectif de mettre en place un mécanisme qui permettrait le passage non seulement des engrais mais aussi de matières premières connexes, telles que l’ammoniac, le soufre et l’urée. Pour l’heure, Jorge Moreira da Silva dit avoir rencontré plus de 100 pays pour obtenir leur soutien, mais ceux impliquées dans le conflit ne sont pas encore convaincus. Il estime que le passage de cinq navires chargés d’engrais et de matières premières connexes par jour permettrait d’éviter une crise pour les agriculteurs. En cas d’accord, le mécanisme pourrait être opérationnel en sept jours, affirme-t-il. Mais même si le détroit rouvrait immédiatement, il faudrait, selon lui, trois à quatre mois pour un retour à la normale.

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Les représentants des États membres du Comité spécial Agriculture se sont accordés, le 11 mai, sur une position de négociation concernant la proposition de simplification de la réglementation bio présentée fin 2025 par la Commission européenne. Ce texte vise principalement à apporter des précisions sur les conditions dans lesquelles le logo bio de l’UE peut être utilisé pour des produits importés. Il propose aussi de prolonger de dix ans, jusqu’au 31 décembre 2036, la reconnaissance des pays tiers dont les systèmes de production et de contrôle biologiques sont reconnus comme équivalents à ceux de l’UE. Toutefois, le Conseil de l’UE précise que les produits importés reconnus comme équivalents ne peuvent pas utiliser le logo bio de l’UE, mais uniquement celui de leur pays d’origine. Les Vingt-sept se disent néanmoins favorables à l’utilisation du logo de l’UE si ces produits satisfont à des exigences supplémentaires, allant au-delà des normes d’équivalence. Les États membres ont par ailleurs rejeté la proposition de Bruxelles visant à autoriser l’apposition du label bio sur des produits contenant jusqu’à 5 % d’ingrédients provenant de pays tiers ne répondant pas à ces critères supplémentaires. Les discussions au Parlement européen sur ce dossier sont moins avancées. Un vote en commission de l’Agriculture est prévu le 21 juillet afin que des négociations en trilogue puissent débuter probablement en septembre.

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A l’issue de trois jours d’examen, les députés de la commission des Affaires économiques ont adopté dans la soirée du 7 mai le projet de loi d’urgence agricole, qui doit désormais être débattu à partir du 19 mai en séance publique. Dans un communiqué le 5 mai, la FNSEA avait fait part de son inquiétude sur la capacité à faire tenir l’examen dans le temps imparti, sur quatre jours à ce stade, notamment après que la commission a accepté « à la demande des écologistes, la suppression du temps législatif programmé pour livrer ce texte à l’obstruction ». Pour la FNSEA, « tout est désormais réuni pour empêcher ce texte d’aboutir. » Pour le rapporteur Les Républicains (LR), Julien Dive, « c’est une vraie possibilité que le texte ne soit pas fini à la date du 25 mai », mais reste optimiste sur la capacité à respecter le temps imparti. Le président de la commission des Affaires économiques, Stéphane Travert, se veut rassurant : « Si besoin, nous ouvrirons la semaine suivante. Ça ira au bout », assure-t-il. La FNSEA a également dénoncé l’absentéisme parmi les députés de la commission des Affaires économiques. Ce sont probablement ces absences qui ont entraîné l’adoption d’un amendement instaurant des prix planchers calculés sur les coûts de production dans tout le secteur agricole, sans concertation préalable. Une mesure qui rendrait caduque la plupart des autres dispositions du texte sur les relations commerciales.

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Alors qu’une réunion interministérielle est attendue le 12 mai, avec la menace d’une coupe de Bercy, la ministre de l’Agriculture a annoncé la destination d’une première partie de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 100 M€/an : 40 millions d’euros sont fléchés vers les Mesures agroenvironnementales (Maec), qui doivent faire la part belle aux zones intermédiaires et à l’agriculture, annonce-t-elle dans un communiqué. Les montants alloués à chaque destination ne sont pas précisés : pour les zones intermédiaires, la ministre annonce «l’abondement en urgence des moyens dédiés aux Maec dédiées» à ces régions. Pour la bio, la ministre indique que «la répartition régionale de ce complément tient également compte des besoins remontés dans certaines régions sur les MAEC, systèmes particulièrement sollicités par les agriculteurs bio et dans les zones de captage.» Lors de la redistribution des 257 M€ d’aides bio de 2023 et 2024, 33 M€ étaient revenus à des MAEC herbagères et zones intermédiaires. À l’occasion de l’assemblée générale de la FNSEA, le 2 avril, la ministre de l’Agriculture avait fait part de son souhait que la « majorité » du budget pour 2025, 2026 et 2027 aille aux aides à l’investissement, et le reste aux zones intermédiaires et à la bio. Mais selon nos informations, Bercy souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, pour réaliser des économies sur le budget de l’État. La manœuvre consisterait à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l’assurance récolte (dont le cofinancement européen est variable et peut grimper jusqu’à 65 %), pour diminuer la part de co-financement de l’État.

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La FNO et la Fnec (associations spécialisées ovine et caprine de la FNSEA) mettent la pression par communiqué pour renforcer les mesures de prévention face au risque d’introduction de plusieurs maladies de catégorie A présentes dans les pays de l’Est. Dans un communiqué paru le 7 mai, les associations indiquent qu’elles demandent « depuis plusieurs semaines l’élaboration urgente d’un plan national d’anticipation et de prévention » dédié, qui doit notamment préparer une «réponse opérationnelle en cas d’apparition d’un foyer». Pour l’heure, la DGAL (ministère de l’Agriculture) aurait renvoyé les professionnels aux travaux en cours dans les Assises du sanitaire, qui doivent théoriquement s’achever avant l’été. Une réponse «jugée totalement inadaptée à l’urgence». Au moins trois maladies de catégorie A (éradication obligatoire et immédiate) sont actuellement présentes dans les pays de l’Est, dont la clavelée, très présente en Grèce (1 600 foyers depuis le 1er juillet 2025), ainsi que dans d’autres pays de la région. Une mesure a déjà été prise en France : un arrêté paru au Journal officiel le 4 avril renforce la traçabilité des mouvements d’ovins et de caprins en raison des « risques de maladies de catégorie A dans les pays de l’Est ». Les détenteurs de ces petits ruminants doivent déclarer les mouvements d’animaux dans un délai de 48 heures, au lieu de sept jours en temps normal.

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Le géant britannique des boissons alcoolisées Diageo a publié le 6 mai des ventes en hausse pour son troisième trimestre décalé, grâce notamment aux achats des distributeurs qui se préparent à la Coupe du monde de football. Le groupe, connu pour ses marques Johnnie Walker, Guinness ou Smirnoff, a fait état d’une croissance du chiffre d’affaires de 2,3 % sur un an à 4,5 Md$ (3,8 Md€) pour les trois mois achevés fin mars. Les ventes ont progressé fortement en Europe, dans la zone Amérique latine et Caraïbes ainsi qu’en Afrique, «bénéficiant en partie de l’effet calendaire de Pâques», tombé cette année début avril et dopant donc les ventes fin mars, «et des ventes anticipées avant la prochaine Coupe du Monde de la Fifa», selon un communiqué. En Amérique aussi, les achats des distributeurs de boissons en amont de la Coupe du Monde ont aidé les ventes. Cela n’a pourtant pas suffi à faire progresser le chiffre d’affaires dans cette zone qui pèse pour plus du tiers du chiffre d’affaires de Diageo mais qui continue d’être son talon d’Achille, avec des ventes en baisse de 10 % sur le trimestre. Aux Etats-Unis en particulier, le groupe avait déjà dit en début d’année souffrir de la concurrence de marques moins chères, notamment de tequila, choisies en priorité par les Américains face aux pressions sur le coût de la vie. Source Agra

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Après avoir tablé dans un premier temps sur une stabilité, les exportateurs brésiliens de l’ABIEC ont indiqué, le 5 mai, s’attendre à un recul de 10 % de leurs expéditions totales de viande bovine en 2026, en raison des récents droits de douane chinois. Afin de protéger sa protection domestique, Pékin impose depuis le 1er janvier un droit de douane supplémentaire de 55 % sur les importations de viande bovine dépassant les quotas alloués à ses fournisseurs. Selon le président de l’ABIEC Roberto Perosa, cité par Reuters, le quota brésilien pour l’année (1,1 Mt) est déjà consommé, les exportateurs ayant précipité leurs envois pour ne pas être pénalisés. M. Perosa prévoit un arrêt des exportations vers la Chine «autour du mois de juin», et compte sur un développement de la consommation domestique pour absorber la viande disponible. Avec 1,7 Mt en 2025, l’empire du Milieu est le premier débouché de la viande bovine brésilienne (plus de la moitié des exportations). «Il n’y a aucun marché qui peut remplacer la Chine», souligne Roberto Perosa, qui espère toutefois l’ouverture prochaine du marché japonais. L’article de Reuters ne cite pas l’Europe, malgré l’entrée en vigueur provisoire, le 1er mai, de l’accord commercial UE-Mercosur, qui prévoit un quota de 99 000 téc de viande bovine. Source Agra

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À moins d’un an de l’élection présidentielle, la filière du lait de consommation, représentée par Syndilait, a dévoilé le 6 mai les dix mesures de son plan Ambition 2030. Parmi les attentes, Syndilait souhaite «supprimer la surtransposition réglementaire européenne en particulier sur la question des emballages». La filière est particulièrement remontée contre la loi Agec prévoyant la suppression des emballages plastiques à usage unique en 2040, jugeant qu’aucune solution sans plastique n’existe pour le lait UHT. Elle souhaite aussi «introduire un dispositif de suramortissement ciblé pour faciliter l’investissement d’un milliard d’euros» qu’elle estime nécessaire pour se moderniser et se décarboner d’ici 2030, comme cela existe déjà dans d’autres filières. Alors que la consommation de lait baisse structurellement (encore -5,4 % en 2025 par rapport à 2024), Syndilait souhaite faire reconnaître au niveau français et européen le lait comme un aliment, et non comme une boisson, à l’instar des produits laitiers, afin d’obtenir une meilleure note selon le Nutri-Score. Il est aussi demandé un soutien dans la restauration hors domicile, une amélioration de l’éducation à l’alimentation et une valorisation de l’origine France. Source Agra

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