Mot-clé : Ministère de l'Agriculture

Par Agra

Sécheresse : Genevard réunira les préfets le 27 août pour un « état des lieux »

La ministre de l’Agriculture a annoncé le 13 août sur RTL qu’elle réunira les préfets le 27 août pour qu’ils lui fassent un « état des lieux », afin de « calibrer » le plan d’aide aux agriculteurs affectés par la sécheresse et les canicules. Alors que la FNSEA a chiffré les besoins à plusieurs milliards d’euros, Annie Genevard s’est refusée à chiffrer l’enveloppe globale de ce « plan massif ».

Comme annoncé, il comprendra notamment « des aides d’urgence d’appui à la trésorerie » pour les agriculteurs « les plus en difficulté » ; ce dispositif sera « à la main des préfets » et pourra être « déployé assez rapidement, dans les semaines qui viennent ». Par ailleurs, la ministre a indiqué que l’indemnité de solidarité nationale (ISN), visant à compenser « les pertes de production les plus importantes », sera dotée cette année de « plusieurs centaines de millions d’euros, sur la base des prévisions actuelles pertes de récolte ».

Annoncé fin juillet et attendu pour la rentrée, le plan CASI (canicules, sécheresses, incendies) comprendra aussi des « prises en charge de cotisations sociales », des « dispositifs de simplification et de dérogation » et des mesures sur la gestion de l’eau, selon un communiqué du 5 août. « Ce n’est pas une sécheresse de plus, mais un épisode inédit aux conséquences très lourdes pour l’agriculture », estimé la ministre sur RTL le 13 août.


Par Agra

Maïs : le ministère table sur une production française 2026 au plus bas depuis « au moins 1980 »

Dans une note d’Agreste publiée le 7 août, le ministère de l’Agriculture projette la production française de maïs grain cette année à un niveau jamais observé depuis « au moins 1980 », à 9 Mt, incluant les semences. Hors semences, elle tomberait même à 8,821 Mt. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’une chute annuelle de la production nationale de 35,5 % par rapport à l’an dernier, et de 34,1 % par rapport à la moyenne quinquennale.

La baisse attendue de la production s’explique par le repli annuel des surfaces et surtout par la sécheresse, accompagnée de températures caniculaires, survenue à un stade de développement sensible des plantes, rappelle le ministère. Le rendement moyen tomberait à 70,3 q/ha, un plus bas depuis 2003, et en recul de 16 q/ha par rapport à 2025.

De leur côté, les surfaces sont estimées à 1,281 Mha, contre 1,613 Mha l’an dernier. Quant au tournesol, sa production se stabiliserait autour de 1,4 Mt, grâce à la nette hausse des assolements. Les rendements décrocheraient, passant de 20,7 q/ha à 18,1 q/ha. Les récoltes de ces deux cultures n’ayant pas encore commencé, les chiffres sont amenés à évoluer, prévient le ministère.


Par Agra

Canicule : Genevard esquisse le contenu du plan d’urgence et mobilise les préfets

Dans un communiqué du 5 août, le ministère de l’Agriculture esquisse les grands axes du plan d’urgence en cours de préparation, baptisé CASI, pour « canicule, sécheresse, incendies ». Annoncé fin juillet par Annie Genevard et attendu pour la rentrée, il se base sur des dispositifs classiquement utilisés dans ce type de situation : « mesures d’urgence en faveur de la trésorerie des exploitations », « prises en charge de cotisations sociales » ou encore « dispositifs de simplification et de dérogation ». Le plan CASI comprendra aussi « des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées ».

La ministre a « réuni l’ensemble des préfets » pour leur demander de désigner un « référent sécheresse » et de mettre en place des « cellules départementales sécheresse ». Cette instance rassemblera les professionnels, les chambres, les banques, les « services sociaux des départements », la MSA et l’administration.

Elle fournira un « diagnostic précis » qui servira de base au plan d’urgence, examinera les « marges de manœuvre » réglementaires en matière de gestion de l’eau. Enfin, la ministre indique avoir « saisi la Commission européenne » afin « qu’aucun exploitant ne soit pénalisé lorsqu’il lui est objectivement impossible de respecter certaines exigences de la Pac en raison de la sécheresse » (couverture des sols, rotation des cultures).


Par Agra

Bovins/MHE : « très faible nombre de détections » en 2025 et 2026 (rapport)

La maladie hémorragique épizootique (MHE) a fait l’objet d’un « très faible nombre de détections » en Europe en 2025 (neuf cas dans quatre pays), selon un rapport de la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) paru le 28 juillet. Dans le détail, on a dénombré l’année dernière un cas en Belgique, un en Espagne, deux au Portugal et cinq en France. Véhiculée par les moucherons Culicoides, cette maladie touchant les bovins est apparue en Europe du sud en 2022, avant de remonter en France en septembre 2023. C’est dans l’Hexagone qu’elle a connu sa plus forte diffusion, avec 3 695 foyers en élevage en 2023 (essentiellement dans le Sud-Ouest), puis 4 195 en 2024 (dans la partie ouest du pays).

En 2026, aucun foyer n’a été détecté, selon le ministère de l’Agriculture. Malgré cette « diminution exceptionnelle », la plateforme ESA appelle au « maintien d’une surveillance épidémiologique et entomologique », en raison de « la présence de Culicoides » et du « risque de réémergence lors des prochaines saisons d’activité vectorielle ». Comparée à d’autres maladies, la mortalité provoquée par la MHE reste faible, et une campagne de vaccination a été lancée en 2024 en France. Elle peut toutefois provoquer des entraves aux exportations en raison de son classement dans la catégorie D au titre du droit européen


Par Agra

Sécheresse/canicule : le gouvernement prépare un plan «pour la rentrée» (Genevard)

« Nous élaborons un plan global en lien avec le ministère des Comptes publics pour la rentrée, dès qu’on aura les réponses sur l’étendue des pertes », a indiqué la ministre de l’Agriculture, dans un entretien accordé à nos confrères de Ouest France le 22 juillet. « Si la situation continuait de se dégrader, il faudra évidemment aller plus loin, comme on l’a fait avec des mesures dédiées à l’équarrissage et un plan pour des prêts garantis pour équiper les bâtiments d’élevage de brumisateurs et de ventilateurs », ajoute Annie Genevard.

En attendant, la ministre indique avoir prévu de réunir les préfets de région le 27 juillet pour « disposer d’un état des lieux précis, territoire par territoire ». Elle a également demandé à la Commission européenne « que des dispositions en cas de circonstances exceptionnelles puissent être mobilisées ». Les principaux syndicats agricoles ont chacun fait part de leur demande d’un plan de soutien d’urgence pour les agriculteurs les plus touchés. Des demandes sectorielles ont aussi émané des productions de maïs, de fruits et légumes, et des élevages de ruminants.


Par Agra

Tunnels de prix : le gouvernement prêt à les imposer dans la filière bovins viande

Conformément à l’analyse livrée sur la gouvernance des tunnels de prix par le cabinet de la ministre de l’Agriculture le 30 juin, le gouvernement a déposé un amendement à la loi d’urgence agricole actuellement en discussion au Sénat, qui prévoit une gouvernance des tunnels de prix différente pour la filière bovine. Le texte propose la prolongation de l’expérimentation des tunnels de prix pour la filière bovine, sachant que cette expérimentation devait, sinon, se terminer fin décembre.

Et si l’interprofession bovine n’a pas abouti à un accord sous 18 mois à partir de la promulgation de la loi, le gouvernement est prêt imposer un cadre : un décret sera pris « afin de mettre en œuvre l’expérimentation consistant à définir un tunnel dont la borne basse s’assoit sur l’indicateur de coût de production ou de tout autre indicateur si les parties en conviennent. », indique l’exposé des motifs. Pour les autres filières, le gouvernement reste sur sa position de ne pas forcer la main aux interprofessions ; l’amendement leur donne la possibilité d’élaborer des accords « au sein desquels la borne basse du tunnel de prix reposerait sur les indicateurs de coûts de production (ou autres indicateurs, si les parties le choisissent) », selon l’exposé des motifs de l’amendement. S’il y a un accord au sein de l’interprofession, celle-ci « pourra, selon les modalités classiques, demander l’extension de cet accord au pouvoir règlementaire. »


Par Agra

Projet de loi de finances 2027 : les priorités de Genevard pour le budget de son ministère

Dans un entretien publié par le quotidien Les Échos, le 28 juin, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a livré ses « priorités » pour la discussion du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, en vue duquel le Premier ministre a demandé à ses ministre de faire des propositions d’économies. « La première, c’est tout ce qui concourt à la souveraineté alimentaire », a indiqué Annie Genevard. La ministre précise qu’elle prévoit « une réponse budgétaire » aux conférences de la souveraineté, dont les conclusions des déclinaisons régionales doivent être présentées mi-juillet : « Il y a énormément de projets, nous allons travailler à une réponse budgétaire. L’État ne va pas tout financer, mais viendra aider à amorcer les projets ».

La ministre a aussi cité comme « autres priorités » les « projets liés à la gestion de l’eau », « les crédits pour la planification écologique et l’adaptation au changement climatique » et enfin « l’enseignement agricole, où il y a de plus en plus d’élèves ». Pour rappel, le ministère de l’Agriculture a récemment proposé que 97 millions d’euros de reliquats d’aides européennes pour la bio soient fléchés vers l’assurance récolte, faisant craindre une baisse de crédits nationaux pour ce dispositif, par un jeu de modulation du cofinancement.


Par Agra

Reliquats bio : le ministère de l’Agriculture demanderait 40 M€ pour les aides à l’investissement

Dans le cadre des négociations interministérielles concernant la redistribution de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 120 M€/an, le ministère de l’Agriculture demanderait 40 M€ pour les aides à l’investissement, rapportent plusieurs proches du dossier. Au mois de mai, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait déjà annoncé que 40 premiers millions iraient aux MAEC, pour soutenir les zones intermédiaires (ZI) et l’agriculture biologique.

Mais des doutes sont déjà apparus sur la capacité de l’État à cofinancer les MAEC ; en effet, selon nos informations, deux conseils régionaux ont été approchés par les services déconcentrés de l’État pour compléter le cofinancement national de l’enveloppe. Quoi qu’il en soit, si les vœux du ministère de l’Agriculture se concrétisent, il resterait encore 40 M€ de reliquats d’aide bio non utilisés pour la seule année 2025, sans compter les deux années suivantes. Bercy pourrait en être le bénéficiaire, qui souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, pour réaliser des économies sur le budget de l’État. La manœuvre consisterait à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l’assurance récolte (dont le cofinancement européen est variable et peut grimper jusqu’à 65 %), pour diminuer la part de cofinancement de l’État.


National | Par Eva DZ

Egalité des droits et lutte contre les discriminations au ministère de l’agriculture : Une haute-fonctionnaire dédiée

Chaque ministère accueille un poste de haut fonctionnaire en charge de l’égalité des droits et de la lutte contre les discriminations. Ils sont 14 à travailler en réseau et sous le pilotage d’Aurore Bergé, ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Naïda Drif Lamia occupe ce poste au ministère de l’agriculture depuis novembre 2022. Elle explique son rôle et ses missions…


Par Agra

Budget 2026 : le ministère de l’Agriculture épargné par les nouvelles coupes

En quête d’un compromis sur le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté le 16 janvier des mesures pour tenter de convaincre les parlementaires de ne pas censurer son gouvernement. Sébastien Lecornu a indiqué que le déficit public de la France serait ramené à 5% du produit intérieur brut cette année, contre 5,4% en 2025. Mais y parvenir tient du casse-tête et des mesures d’économies drastiques se profilent dans les ministères. «Pour la première fois, les dépenses des ministères en euros courants seront inférieures à celles de l’année dernière», a dit M. Lecornu. En présentant son budget en octobre, l’Etat parlait encore d’une hausse de ses dépenses de 20 milliards d’euros. «Les efforts vont être très importants» à Bercy, a même indiqué son locataire Roland Lescure le 17 janvier. Si certains ministères ne subiront pas ce rabot (les Armées, l’Education, la Justice, l’Intérieur ou encore l’Agriculture), les collectivités vont elles aussi contribuer, «entre 2 et 2,5 milliards d’euros net», selon la ministre des Comptes public Amélie de Montchalin. Dans le projet de loi de finances initial du gouvernement, l’enveloppe du ministère de l’Agriculture n’a pas échappé aux coupes budgétaires, avec une baisse de 200 millions d’euros prévue, que sénateurs et députés ont contesté durant les débats parlementaires, plaidant pour des hausses conséquentes. Il s’agirait de la seconde année de baisse consécutive. En autorisations d’engagements, la mission Aafar était passée de 5,37 Md€ votés en LFI 2024 à 4,62 Md€ d’euros en 2025. Cette première baisse était intervenue après une hausse de plus de 1 Md€ pour le budget 2024 de la Rue de Varenne.