Mot-clé : Consommation

National | Par Actuagri

La filière viande bio compte sur la grande distribution

L’interprofession bétail et viandes (Interbev) a présenté son Observatoire des viandes bio pour l’année 2025. La filière entend relancer la consommation, notamment par le dialogue avec la grande distribution et le retour des références en rayon. La contractualisation reste un outil pour retrouver d’ici 2030, les volumes de production d'avant-crise. ©iStock-Olivier DJIANN Baisse continue des abattages depuis 2021 Pour la quatrième année consécutive, la viande bio (bovins, veaux et ovins)…


Par Agra

Viandes bio : les abattages ont baissé de 6% en 2025 (Interbev)

En 2025, le potentiel de production des viandes bio (bovins, veaux, ovins) recule significativement pour la quatrième année consécutive, d’après l’observatoire présenté par Interbev (interprofession) le 13 octobre. Au global, les abattages reculent de 6% sur un an, passant de 29 294 tec (tonnes équivalent carcasse) en 2024 à 27 541 tec en 2025. Cela est dû à « la réaffectation d’animaux finis et maigres vers le marché conventionnel, en lien avec l’augmentation des prix des animaux, le déréférencement en grandes et moyennes surfaces et le détachement des consommateurs », indique l’observatoire. Le seul circuit de commercialisation en hausse est la RHD (+1,6%) : il représente 19% des débouchés de viande bio. Les autres circuits sont en recul : boucherie artisanale (-12%), vente directe (-8%), grande distribution (-2%) bien que celle-ci demeure le principal débouché avec environ 44% des ventes, magasins spécialisés (-0,4%). Dans le détail, concernant la viande bovine, les abattages sont en baisse (-4,5%) de même que la consommation, mais le chiffre d’affaires augmente de 4,8% « en raison de l’inflation et de l’augmentation des prix de la viande (+6,5 %) ». Pour les veaux, les abattages ont reculé de 27% (pour s’élever à 1 867 tec). Quant aux agneaux, malgré une baisse des cheptels, les abattages augmentent de 4,3% (1 636 tec).


Par Agra

Viandes : en 2025, progression des importations et de leur poids dans la consommation

Une récente synthèse de FranceAgriMer et d’Agreste (ministère de l’Agriculture) souligne la « dépendance croissante aux importations » de l’Hexagone, alors que les importations de viandes, toutes espèces confondues, ont continué leur croissance en 2025, de 5 %. Une accélération après une hausse de 2,1 % en 2024. Sans surprise, le mouvement est largement porté par la « forte progression » des importations de volaille (+8,6 %), et en particulier celles de poulet (+9,9 %).

La part de poulet importé représente désormais 52 % de la consommation. Seule la viande ovine dépasse ce niveau, avec 62 % de la consommation couverts par l’import (volumes en hausse de 1,5%). La viande porcine voit, elle aussi, ses importations augmenter, de 3,9 %, couvrant 29 % de la consommation. Seules les importations de viande bovine reculent en volume (-0,8 %), mais leur poids relatif s’accroît (à 26 %) en raison du « repli de la consommation ».

Plus largement, les tendances de consommation des différentes viandes (calculée par bilan) restent inchangées en 2025 : dynamisme pour la volaille (+3,3 %, à 2,2 Mtéc), pour le porc (+2,7 %, à 2,2 Mtéc), baisse pour la viande bovine (-2,7 %, à 1,4 Mtéc) et chute plus prononcée pour la viande ovine (-5,9 %, à 136 000 téc).


National | Par Agra

Le retour amer de la protéine laitière

Nutrition sportive, traitements anti-obésité… Les protéines laitières ont le vent en poupe et les cours mondiaux s’affolent. Les acteurs néo-zélandais, irlandais et danois trustent ce marché, avec près de la moitié de la production mondiale de concentrés de protéines laitières. De son côté, la France est, pour l’instant, mal placée pour répondre à cette demande. Les éleveurs français se désolent de ne pas en profiter autant que leurs voisins dans…


Par Actuagri

Viande bovine : le recul de la consommation de steak haché s’accélère en mai

En mai 2026, les achats de steak haché frais par les ménages français ont reculé de 17 % par rapport à mai 2025, alerte Patrick Rietmeyer, spécialiste des achats chez Carrefour, dans un message sur LinkedIn. Le recul de consommation s’accélère pour ce segment habituellement dynamique : les achats des ménages avaient cédé 8 % en avril (pour un chiffre d’affaires en hausse de 6 %), selon les derniers chiffres disponibles sur le site d’Interbev. L’acheteur de Carrefour évoque une « chute historique des volumes », et ce « malgré le fait que les distributeurs ont réduit leur taux de marge sur ce type de produit ». Il attribue cette baisse à la flambée de la viande bovine, qui a connu selon lui « une inflation de 16,5 % sur un an ». Plus largement, la consommation globale de viande bovine, calculée par bilan (ne comprenant pas les stocks des industriels), a reculé de 5,7 % en mai 2026 par rapport à mai 2025. En cumul depuis le début de l’année, la consommation reste stable sur un an (-0,6 %). Ce chiffre officiel est mis en avant par les éleveurs de la FNB (FNSEA), actuellement en mobilisation contre Bigard, pour contester les baisses de prix pratiquées par les abatteurs, « injustifiées » à leurs yeux.


Par Agra

Relations commerciales : l’agriculture bio veut plus de transparence sur les marges

La Fnab (agriculture bio), la Forebio (organisations économiques de producteurs bio) et le Synabio (transformateurs et distributeurs bio) ont demandé le 9 juillet « l’élargissement des travaux de l’OFPM (Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires, NDLR) aux principaux produits représentatifs de la consommation bio (œufs, farine, steak haché et jambon), une amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques et la possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents. » Cette demande, formulée à l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’OFPM, permettrait d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels et de connaître la répartition de la valeur entre producteurs, metteurs en marché, transformateurs et distributeurs, selon les trois organisations. Or le rapport de l’OFPM n’assure le suivi que de six produits bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes) sur les 33 produits observés au total. En outre, « l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels », déplorent les signataires.


Par Agra

Lait bio : hausse de la collecte et des prix au 1er trimestre 2026

Le lait biologique reprend des couleurs au premier trimestre 2026 si l’on en croit la dernière note de conjoncture mensuelle sur la filière lait de vache de FranceAgriMer. La collecte est orientée à la hausse à +3,6 % au premier trimestre 2026, comparé à la même période de 2025, grâce à la qualité des fourrages, et alors que les livreurs continuent à être de moins en moins nombreux. Le prix standard du lait biologique s’est amélioré de 3,1% à 521,8 €/1000 litres. Les fabrications sont aussi en progression au T1 2026 : le lait conditionné bio a augmenté de 1,6 %, les yaourts ont augmenté de 10,2% et les desserts lactés frais ont également été très soutenus à + 39%, mais les fabrications de beurre sont en léger retrait.

En revanche, les achats des ménages sont mitigés selon les données Worldpanel by Numerator. Les quantités achetées ont reculé pour le lait conditionné de 5,7 % et pour le beurre de 19,3 %. L’ultra-frais a été en hausse grâce aux progressions des quantités achetées de desserts frais (+ 6,4 %) et de fromages frais (+ 8,2 %), tandis que les volumes de yaourts ont reculé de 7,6 %. « Cette divergence entre fabrications et achats des ménages suggère que la consommation en restauration hors domicile est restée solide en ce début d’année 2026 », selon FranceAgriMer.


Aveyron | Par Actuagri

Agriculture : le contrat de confiance avec les Français et des journées pour faire découvrir des fermes en Aveyron

Une étude OpinionWay pour Make.org et les Journées nationales de l’Agriculture révèlent l’attachement massif des Français à leurs agriculteurs. Si 84 % leur font confiance pour une alimentation saine, l'inquiétude grandit face aux revenus précaires et à la dépendance aux importations. Un plaidoyer pour un modèle local et souverain. À l'approche des Journées nationales de l'agriculture (5, 6 et 7 juin - voir encadré ci dessous pour le programme en…


Par Agra

Politiques agricoles : les Français placent le revenu des agriculteurs en priorité

Selon un sondage réalisé en avril pour les organisateurs des Journées nationales de l’agriculture, 25 % des Français estiment que «l’objectif prioritaire de l’agriculture française pour les 20 prochaines années» doit être d’«assurer un revenu juste aux agriculteurs». Cet objectif arrive juste devant celui de «privilégier la qualité des produits» (24 %) et de «produire davantage localement» (18 %). L’objectif de «préserver l’environnement» n’arrive qu’en quatrième position (14 %), juste devant celui de «nourrir une population croissante» (11 %), d’«améliorer la productivité des cultures» (4 %) et d’«accélérer l’innovation technologique» (3 %).

Questionnés sur les trois évolutions qui leur «posent le plus d’interrogations», les Français interrogés citent d’abord une agriculture française «plus dépendante aux importations étrangères» (38 % des réponses), ensuite «plus chère pour les consommateurs» (37 %), puis «plus influencée par les grands groupes/lobbies agroalimentaires» (35 %), et «plus difficile pour les agriculteurs» (35 %). La crainte d’une agriculture «moins respectueuse de l’environnement» n’arrive qu’en cinquième position (28 %), devant celle d’une agriculture «plus industrialisée» (27 %) et «plus dépendante des aléas climatiques» (26 %).

Source Agra


National | Par Actuagri

La filière lait bio française en convalescence

Les indicateurs de la filière lait biologique virent progressivement au vert. Mais question prix, les éleveurs français restent bien moins lotis que leurs voisins européens. La filière française « lait biologique de vache » semble avoir touché le fond. « Entre 2022 et 2025, 13 % de lait en moins avait même été transformé », souligne l’Institut de l’élevage (Idele). Mais depuis le début de l’année, la quantité de lait…