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Par Agra

Blé : dans l’Ouest, les agriculteurs ont vendu très tôt leur récolte (négoces)

Rencontré à l’occasion du Space, à Rennes, Cyril Legris, délégué régional de NégoA pour les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie, a fait le point pour Agra sur la campagne en cours : « L’un des faits marquants reste les ventes précoces de blé de la part des agriculteurs pour, notamment, combler les problèmes de trésorerie. Difficile de quantifier le phénomène, mais il est plus important que les autres années. Les négoces ont donc dû eux aussi anticiper les règlements, ce qui, ponctuellement, peut compliquer la gestion des entreprises. » Comme dans de nombreuses régions, les négoces s’attendent à une moisson d’automne en net recul, notamment en maïs.

Dans les allées du salon, certains avançaient « une moisson divisée par cinq », « en recul de deux tiers ». Une chose est sûre, cela aura des impacts notamment pour les structures qui possèdent des outils en nutrition animale. Beaucoup se questionnent aussi de l’impact, sur le terrain, du rapprochement entre les coopératives Agrial et Terrena : plusieurs négoces de la région étant filiales de ces groupes coopératifs. Du côté d’Agrial et Terrena, aucun commentaire n’a été fait, si ce n’est que « le dossier avance et devrait être bouclé d’ici à la fin de l’année ».


Par Agra

Fruits et légumes : le Royaume-Uni élargit le spectre de son soutien aux robots de récolte

Le ministère britannique de l’Environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Defra) a annoncé allouer 20 M£ (environ 23,4 M€) au développement de technologies agricoles permettant de pallier la pénurie de travailleurs saisonniers outre-Manche, rapporte le site FruchtHandel le 20 août. Les fonds soutiendront des technologies pouvant faciliter diverses tâches agricoles, des semis à la récolte, en passant par l’entretien des cultures, et ce dans un nombre de domaines plus large que dans le précédent appel à projets, lancé en 2023. La cueillette des fruits est également mentionnée.

Ce programme de financement est mis en œuvre conjointement avec Innovate UK, l’organisme britannique de financement de l’innovation et des technologies. « La robotique et l’automatisation deviennent des outils de plus en plus importants pour aider les agriculteurs à améliorer leur productivité et à bâtir des exploitations plus résilientes », explique Chris Danks, responsable du secteur agroalimentaire. Cette subvention entre dans le cadre du Programme d’innovation agricole du gouvernement britannique, d’un total de 123 M£ pour l’année 2026 (144 M€). D’ici 2030, le gouvernement ambitionne d’investir au moins 200 M£ (234 M€) dans l’innovation agricole.


Par Agra

Moisson 2026 : qualité « prometteuse » pour les céréales à paille (Arvalis/FranceAgriMer)

Dans une note publiée le 20 août, Arvalis et FranceAgriMer dévoilent les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026 de céréales à paille. Alors que le rendement moyen du blé tendre est estimé à 69,2 q/ha (-1,7 % par rapport à la moyenne quinquennale), la qualité est, elle, jugée « prometteuse » : teneur en protéines souvent supérieure à 11,5, poids spécifiques (PS) moyens compris entre 77 et 81 kg/hl, indices d’Hagberg très bons, teneurs en eau basses à très basses (un atout pour les marchés). « Attention toutefois à la casse possible des grains lors du stockage et lors de la préparation des blés meuniers », soulignent les deux organismes.

Pour le blé dur, baisse également des volumes (-16,6 %) avec une qualité, là aussi, « bonne à très bonne » : taux de protéines entre 13 et 14,5 %, PS entre 79 et 80 kg/ha, faible taux de grains mouchetés… De bons résultats permettant de répondre à tous les cahiers des charges. Pour les orges d’hiver, la qualité, au rendez-vous, présente de fortes disparités régionales : taux de protéines entre 10 et 11,5 % et des calibrages entre 80 et 90 %. Les orges de printemps enregistrent la plus forte baisse de production (-36 6 %), expliquée par le recul des surfaces et des rendements : les taux de protéines, parfois trop élevés pour la filière brassicole, ont conduit à des déclassement en orges fourragères.


Par Agra

Maïs : le ministère table sur une production française 2026 au plus bas depuis « au moins 1980 »

Dans une note d’Agreste publiée le 7 août, le ministère de l’Agriculture projette la production française de maïs grain cette année à un niveau jamais observé depuis « au moins 1980 », à 9 Mt, incluant les semences. Hors semences, elle tomberait même à 8,821 Mt. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’une chute annuelle de la production nationale de 35,5 % par rapport à l’an dernier, et de 34,1 % par rapport à la moyenne quinquennale.

La baisse attendue de la production s’explique par le repli annuel des surfaces et surtout par la sécheresse, accompagnée de températures caniculaires, survenue à un stade de développement sensible des plantes, rappelle le ministère. Le rendement moyen tomberait à 70,3 q/ha, un plus bas depuis 2003, et en recul de 16 q/ha par rapport à 2025.

De leur côté, les surfaces sont estimées à 1,281 Mha, contre 1,613 Mha l’an dernier. Quant au tournesol, sa production se stabiliserait autour de 1,4 Mt, grâce à la nette hausse des assolements. Les rendements décrocheraient, passant de 20,7 q/ha à 18,1 q/ha. Les récoltes de ces deux cultures n’ayant pas encore commencé, les chiffres sont amenés à évoluer, prévient le ministère.


Par Agra

Maïs : les conditions de culture se dégradent encore, selon FranceAgriMer

Dans son bulletin hebdomadaire Céré’Obs du 31 juillet, FranceAgriMer a une nouvelle fois revu à la baisse le taux de cultures de maïs se développant dans des conditions « bonnes » à « très bonnes ». Entre le 21 et le 27 juillet, il chute de 38 % à 34 %. L’an dernier à la même époque, il s’élevait à 69 %. Le stade floraison femelle, très sensible au déficit hydrique, passe de 87 % à 95 %, contre 93 % en 2025 à la même période, et 79 % sur la moyenne 2021-2025.

« La date médiane de ce stade présente deux jours d’avance par rapport à 2025 et sept jours d’avance par rapport à la moyenne [sur] cinq ans », précise le bulletin. Le stade « humidité du grain 50 % » débute à 1 %, contre 2 % l’an dernier à la même période et 1 % sur la moyenne quinquennale. La profession s’attend à une récolte hexagonale catastrophique cette année. Il y a quelques jours, l’AGPM (maïsiculteurs, FNSEA) tablait sur 9,5 Mt au mieux, chiffre qui risque de plus en plus de ne pas être atteint. Par ailleurs, les tournesols sont également en difficulté, et les entrepreneurs de travaux agricoles de la FNEDT ont alerté sur les conditions de culture de betteraves.


Par Agra

Blé tendre : Argus Media table sur une récolte française 2026 sous les 31 Mt

Dans un communiqué du 20 juillet, le cabinet d’analyse Argus Media a annoncé tabler sur une récolte 2026 française de blé tendre à 30,8 Mt, soit un niveau qui « déçoit à nouveau », déclare l’analyste-senior Alexandre Willekens. L’estimation provient d’une enquête terrain réalisée entre le 13 et le 17 juillet. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’un recul de la production nationale de 2,55 Mt par rapport à l’an dernier. Notre enquête de juin auprès de plusieurs professionnels de la filière révélait des prévisions autour de 32-33 Mt, mais avec une fourchette plus large, les plus pessimistes étant davantage proches des 31 Mt.

La récolte 2025 avait été dans la moyenne (bons rendements mais surfaces faibles), alors que celle de 2024 s’était avérée catastrophique, rappelle Argus Media. « Rare point positif de la campagne (2026, NDLR), les conditions climatiques clémentes de l’automne dernier ont permis une augmentation de la surface de blé tendre en France », explique le cabinet d’analyse. Elle atteignait 4,616 Mha selon Agreste, en hausse de 124 000 ha par rapport à l’an dernier, ce qui a permis de limiter la portée des rendements finalement plutôt faibles. Mais là aussi, ce niveau reste plutôt faible, puisque la moyenne quinquennale s’élevait à 4,796 Mha. Les rendements sont donc attendus à seulement 6,67 t/ha, « soit une baisse de 6,5 % par rapport à la moyenne olympique 10 ans ».


Par Agra

Céréales : vers une récolte française 2026 moyenne en blé tendre et en orge

Contacté par Agra Presse, un pool de professionnels de la filière céréalière a indiqué s’attendre à une récolte française de blé tendre à environ 32-33 Mt, et de 10,5-11,5 Mt en orge. En blé tendre, certains vont même jusqu’à 34 Mt, pendant que d’autres se rapprochent des 31 Mt. En orge, les plus optimistes se rapprochent des 12 Mt, alors que les plus pessimistes évoquent des niveaux proches de 10 Mt. Si ces chiffres se confirmaient, il s’agirait de récoltes « moyennes », voire « moyennes basses », évoque l’une des parties prenantes contactée.

Quant à la qualité, les taux de protéines attendus sont plutôt élevés pour les deux espèces. Cette prévision reste très provisoire, car les effets de la succession chaud-frais, et surtout des coups de chaud, reste difficile à mesurer sur les céréales à paille. Les retours terrain parlent de rendements très hétérogènes en orge. Jean-Pierre Cohan, directeur R & D d’Arvalis, rappelle que « nous avons vécu ces dernières semaines un enchaînement d’événements climatiques étranges, totalement inédit ». Ajoutons à cela que les coupes sont très loin d’être achevées. L’incertitude fait que l’intégralité des professionnels qui ont accepté de livrer leurs projections chiffrées a souhaité conserver l’anonymat.


Par Agra

Assurance récolte : l’Autorité de la concurrence émet un avis favorable sur le pool

L’Autorité de la concurrence a rendu un avis favorable sur les modalités de fonctionnement du pool de co-réassurance (GIE France Agriclimat), prévu par la réforme de l’assurance récolte de 2022, rapporte un communiqué du 4 septembre. Elle émet toutefois plusieurs réserves, concernant les conditions d’accès et de fonctionnement du groupement et les modalités d’échanges d’informations en son sein. L’Autorité demande par exemple que les modalités de candidature des nouveaux membres soient plus explicitement mentionnées.

En outre, elle recommande d’exclure la possibilité qu’un adhérent puisse détenir plus d’un tiers des voix en assemblée générale, et plus de 25 % en conseil d’administration (CA). Pour empêcher la discrimination des nouveaux adhérents, les critères afférents à leur adhésion au CA devront être révisés, de même que les conditions de perte de la qualité d’administrateur.

Enfin, l’Autorité souhaite que des représentants de l’État soient invités de manière permanente au conseil d’administration du groupement. Quant aux informations échangées au sein du groupement, les adhérents auront l’obligation de communiquer à France Agriclimat et à l’État, par l’intermédiaire d’un tiers indépendant, un certain nombre de données individuelles. Afin de s’assurer de leur conformité avec le droit de la concurrence, les parties devront prévoir les modalités de restitution des données et de diffusion des analyses de sinistralité.

Source Agra


Par Agra

Pommes/poires : l’ANPP «optimiste», avec une production 2025 en légère hausse

À l’occasion du lancement de la campagne pommes et poires 2025, le 28 août, l’ANPP (producteurs de pommes et de poires) a annoncé une production de pommes en hausse (+3,6 %) à 1,485 millions de tonnes (Mt), avec «un taux de sucre estimé supérieur à l’année passée». L’offre reste toutefois «à confirmer» en raison du risque d’attaques de pucerons. «Le lancement de campagne me laisse optimiste, avec la possibilité de transformer le plomb en or», a souligné son président, Daniel Sauvaitre. En matière de pommes transformées, le marché français est en croissance, notamment en valeur, dans une offre européenne en repli. Si la partie consacrée à l’industrie n’est pas encore connue, l’ANPP constate que la consommation hexagonale de pommes se répartie à parts égales ente pommes fraîches et pommes transformées.

Côté bio, la situation reste fragile, marquée par une «légère érosion» des volumes achetés comme des sommes dépensées. L’ANPP observe toutefois un «frémissement» de la consommation, en particulier dans les magasins spécialisés. Elle estime que le marché de la pomme bio pourrait retrouver son équilibre d’ici 2029. La production de poires est quant à elle estimée à 140 000 t, supérieure à la moyenne, avec une plus grande offre de poires d’automne et d’hiver que de poires d’été.

Source Agra


Par Agra

Moissons : rebond amplifié des volumes, les qualités «satisfaisantes»

Les derniers chiffres officiels sur la moisson 2025, diffusés le 8 août par Agreste, montrent un rebond amplifié des volumes, alors que les qualités sont «satisfaisantes», selon une publication le 13 août de FranceAgriMer et des instituts techniques. En blé tendre, le ministère de l’agriculture table sur 33,1 Mt (contre 32,6 Mt au 1er juillet).

«Les teneurs en protéines moyennes sont généralement comprises entre 10,5 et 11,5 %, selon un axe croissant ouest-est», les poids spécifiques (PS) «majoritairement élevés», selon le communiqué de l’établissement national, d’Arvalis et et de Terres Inovia. En blé dur, 1,3 Mt sont attendues et «le mitadinage semble limité» en l’absence de pluies. Côté orge d’hiver, la récolte est estimée à 8,4 Mt. «Les teneurs en protéines oscillent entre 9,5 et 10,5 % sur une large partie du territoire», quand les PS et calibrages s’avèrent «bons voire très bons». L’orge de printemps est chiffrée à 3,5 Mt (contre 3,4 Mt précédemment), avec des protéines entre 9,8 et 10,8 %, et des PS et calibrages «excellents». En colza, l’estimation bondit à 4,5 Mt (4,2 Mt précédemment). «La qualité des graines est remarquable avec une teneur en huile à plus de 45 %, en nette hausse par rapport à 2024». La récolte de pois protéagineux est, elle, chiffrée à 0,5 Mt.

Source Agra