Mot-clé : accès à l'eau

Par Agra

Irrigation : des ministres de l’Agriculture poussent pour faciliter l’accès à l’eau

Alors que la Commission européenne a annoncé au mois de septembre le lancement d’une initiative européenne sur l’eau, la France, avec le soutien d’une dizaine d’Etats membres, a demandé le 26 octobre des dispositions pour favoriser l’accès à l’eau pour les agriculteurs. Il ne faut plus « écarter par principe l’extension d’hectares irrigués car cela ne signifie pas nécessairement plus de prélèvements », a souligné la ministre Annie Genevard lors du conseil des ministres de l’UE à Luxembourg. Et il ne faut « pas s’interdire de prélever plus d’eau durant l’hiver », a-t-elle ajouté. En matière d’adaptation au changement climatique, le document préparé par Paris et cosigné par le Portugal, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et Chypre précise aussi que la Pac doit « sortir d’une simple logique de compensation et rémunérer les agriculteurs au-delà des surcoûts engendrés par les pratiques favorables déployées ». Il est également proposé que les futurs fonds des plans de partenariat nationaux et régionaux qui seront fléchés vers la ruralité au titre de la « cible rurale » permettent« de cibler l’enjeu de l’accès à l’eau dans les territoires, afin d’investir en particulier dans les projets multi-usages ».


Par Agra

Eau : les réserves mondiales présentent une tendance à la baisse, selon l’ONU

Les réserves mondiales des eaux continentales présentent une tendance à la baisse depuis 2014-2016, un signal persistant depuis une décennie, a averti l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution spécialisée des Nations unies, dans un rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde publié le 17 septembre. L’année 2025, parmi les plus chaudes jamais enregistrées, compte désormais parmi les plus sèches de ces 35 dernières années en matière de débit fluvial. Cette situation s’inscrit « dans un contexte de baisse à long terme des réserves d’eau douce de la Terre et de recul durable des glaciers – des tendances lourdes de conséquences pour les populations et les économies à l’avenir », explique l’OMM dans un communiqué.

Certains éléments du cycle de l’eau évoluent rapidement, comme les précipitations, l’écoulement fluvial et l’humidité du sol, réagissant aux conditions météorologiques en quelques jours ou semaines. D’autres éléments, comme les eaux souterraines, les glaciers et le manteau neigeux saisonnier, évoluent plus lentement, au fil des saisons, voire des décennies ou plus, constituant des réserves qui permettent d’atténuer les années de sécheresse. Or, « nous sommes en train de vider ces réserves », a alerté la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, devant les journalistes.


Par Agra

Sécheresse : la Commission européenne promet une «nouvelle initiative européenne sur l’eau»

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a annoncé, dans son discours annuel sur l’État de l’union prononcé le 16 septembre au Parlement européen, le lancement d’une «nouvelle initiative européenne sur l’eau». «Les cultures ont besoin d’eau pour croître, et le bétail pour survivre. Des récoltes entières en dépendent. C’est pourquoi nous ferons des propositions pour améliorer la gestion des risques et combler les lacunes en matière d’assurance», a-t-elle ajouté. Le commissaire européen à l’Agriculture a apporté par la suite quelques précisions : «La nouvelle initiative européenne sur l’eau doit répondre aux besoins des agriculteurs : irrigation efficace, infrastructures modernes et technologies d’IA favorisant une gestion avisée de cette ressource précieuse».

Christophe Hansen évoque aussi« un plan européen de lutte contre les vagues de chaleur» pour améliorer la préparation face aux phénomènes climatiques extrêmes avec des outils pour encourager le recours aux assurances. Toutefois les organisations professionnelles du secteur ont critiqué le manque d’engagements concrets pris par Bruxelles. «L’absence d’initiatives d’investissement et de plan d’urgence pour faire face à une sécheresse historique est préoccupante», déplore notamment Farm Europe.


Par Agra

Incendies : à Fontainebleau, les agriculteurs indemnisés pour avoir acheminé de l’eau

Les départements de l’Essonne et de Seine-et-Marne ont annoncé, dans un communiqué du 27 juillet, qu’ils consacreraient 87 500 € pour indemniser les agriculteurs ayant participé à l’acheminement de l’eau lors de la lutte contre l’incendie qui a frappé la forêt de Fontainebleau les 12 et 13 juillet. Dès les premières heures du sinistre, 70 agriculteurs seine-et-marnais et 34 agriculteurs essonniens se sont portés volontaires pour épauler les sapeurs-pompiers. « Grâce à leurs équipements, leur réactivité et leur connaissance du terrain, ils ont apporté un soutien déterminant dans la lutte contre les flammes », saluent les départements.

Dans le détail, les agriculteurs ayant assuré les rotations d’eau recevront une indemnisation forfaitaire de 50 €/h d’intervention. En Seine-et-Marne, « en lien avec la FDSEA », le département consacrera ainsi 70 000 € à l’indemnisation de 45 agriculteurs (près de 1 350 h d’intervention). En Essonne, le département prendra en charge l’indemnisation de huit agriculteurs, pour environ 350 h d’intervention, soit 17 500 €.

Les deux département prévoient également un geste de reconnaissance à l’ensemble des agriculteurs ayant apporté leur concours aux opération, y compris ceux ayant participé à la création de pares-feux, sous la forme d’invitations à découvrir un site touristique de leur département.


Par Agra

Légumes/canicule : entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu (profession)

Légumes de France (FNSEA) dresse de premières estimations des pertes en maraîchage engendrées par les récentes canicules dans son bulletin Direct Légumes le 10 juillet. On peut considérer qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Les données consolidées et établies avec Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) indiquent des situations diverses selon les variétés. Il est prévu de 20 à 100% de pertes pour les salades et jeunes pousses à date. Mais, en théorie, celles-ci peuvent être replantées.

Là, le facteur limitant est l’accès à l’eau si la sécheresse perdure. « Les maraîchers ont largement voire entièrement utilisé leurs réserves personnelles, stockées via le ruissellement sur leurs bâtiments, et ne peuvent plus arroser leurs re-semis et re-plantation » précise Légumes de France. D’autre part, le potentiel des espèces annuels est fortement entamé : 30 % en fraises, de 20 à 30 % en carottes, y compris pour les productions d’automne (les semis ont brulé), de 50 % en poireaux de printemps, de 20 à 30 % en navets, de 30 à 40 % en pois et haricots d’industrie. Les remontées d’information sont en cours pour d’autres production de plein champ telles que asperges, petits pois, fèves, choux et artichauts.