Mot-clé : accès à l'eau

Par Agra

Incendies : à Fontainebleau, les agriculteurs indemnisés pour avoir acheminé de l’eau

Les départements de l’Essonne et de Seine-et-Marne ont annoncé, dans un communiqué du 27 juillet, qu’ils consacreraient 87 500 € pour indemniser les agriculteurs ayant participé à l’acheminement de l’eau lors de la lutte contre l’incendie qui a frappé la forêt de Fontainebleau les 12 et 13 juillet. Dès les premières heures du sinistre, 70 agriculteurs seine-et-marnais et 34 agriculteurs essonniens se sont portés volontaires pour épauler les sapeurs-pompiers. « Grâce à leurs équipements, leur réactivité et leur connaissance du terrain, ils ont apporté un soutien déterminant dans la lutte contre les flammes », saluent les départements.

Dans le détail, les agriculteurs ayant assuré les rotations d’eau recevront une indemnisation forfaitaire de 50 €/h d’intervention. En Seine-et-Marne, « en lien avec la FDSEA », le département consacrera ainsi 70 000 € à l’indemnisation de 45 agriculteurs (près de 1 350 h d’intervention). En Essonne, le département prendra en charge l’indemnisation de huit agriculteurs, pour environ 350 h d’intervention, soit 17 500 €.

Les deux département prévoient également un geste de reconnaissance à l’ensemble des agriculteurs ayant apporté leur concours aux opération, y compris ceux ayant participé à la création de pares-feux, sous la forme d’invitations à découvrir un site touristique de leur département.


Par Agra

Légumes/canicule : entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu (profession)

Légumes de France (FNSEA) dresse de premières estimations des pertes en maraîchage engendrées par les récentes canicules dans son bulletin Direct Légumes le 10 juillet. On peut considérer qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Les données consolidées et établies avec Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) indiquent des situations diverses selon les variétés. Il est prévu de 20 à 100% de pertes pour les salades et jeunes pousses à date. Mais, en théorie, celles-ci peuvent être replantées.

Là, le facteur limitant est l’accès à l’eau si la sécheresse perdure. « Les maraîchers ont largement voire entièrement utilisé leurs réserves personnelles, stockées via le ruissellement sur leurs bâtiments, et ne peuvent plus arroser leurs re-semis et re-plantation » précise Légumes de France. D’autre part, le potentiel des espèces annuels est fortement entamé : 30 % en fraises, de 20 à 30 % en carottes, y compris pour les productions d’automne (les semis ont brulé), de 50 % en poireaux de printemps, de 20 à 30 % en navets, de 30 à 40 % en pois et haricots d’industrie. Les remontées d’information sont en cours pour d’autres production de plein champ telles que asperges, petits pois, fèves, choux et artichauts.