Mot-clé : incendies

Par Agra

Incendies en Gironde : Lecornu annonce 100 M€ d’aides, dont 6 M€ pour l’agriculture

Lors d’un déplacement en Gironde, le Premier ministre a annoncé le 17 juillet un plan d’aides de 100 millions d’euros (M€), en réponse au méga-feu qui a parcouru 42 000 ha dans le département et 3 600 ha dans les Landes. En parallèle des aides à la reconstruction, aux collectivités et au secteur économique, l’agriculture et la sylviculture bénéficient aussi de mesures dédiées. Dans un document envoyé à la presse, le gouvernement évoque, à court terme, la « mobilisation des leviers fiscaux et sociaux » (échéanciers et prises en charge de cotisations MSA, reports d’échéances fiscales et dégrèvements de TFNB).

À moyen terme, la Gironde bénéficiera d’une « enveloppe d’aides ciblées de 6 M€ » afin de « soutenir les trésoreries et relancer la production », dans le cadre de l’« adaptation » du plan national CASI (Canicule, sécheresse, incendie), prévu pour la rentrée. S’y ajouteront des « prêts sécheresse bonifiés ou garantis par l’État, pour adapter les cultures et les élevages ». Concernant la sylviculture, le gouvernement a notamment annoncé une « aide exceptionnelle au broyage des jeunes peuplements », ainsi qu’un « financement pour le renouvellement forestier ». Une centaine d’exploitations agricoles ont été affectées par l’incendie (1 600 ha « dans l’emprise du feu ») ; 200 entreprises de travaux forestiers et, « près de 280 agriculteurs » ont été « réquisitionnés pour lutter contre l’incendie ».

De son côté, lors d’un déplacement dans le Var le 17 août, le président Emmanuel Macron a promis que les communes du département touchées cet été par d’importants incendies bénéficieront des « mêmes dispositifs » d’aides qu’en Gironde.


Par Agra

Incendies : à Fontainebleau, les agriculteurs indemnisés pour avoir acheminé de l’eau

Les départements de l’Essonne et de Seine-et-Marne ont annoncé, dans un communiqué du 27 juillet, qu’ils consacreraient 87 500 € pour indemniser les agriculteurs ayant participé à l’acheminement de l’eau lors de la lutte contre l’incendie qui a frappé la forêt de Fontainebleau les 12 et 13 juillet. Dès les premières heures du sinistre, 70 agriculteurs seine-et-marnais et 34 agriculteurs essonniens se sont portés volontaires pour épauler les sapeurs-pompiers. « Grâce à leurs équipements, leur réactivité et leur connaissance du terrain, ils ont apporté un soutien déterminant dans la lutte contre les flammes », saluent les départements.

Dans le détail, les agriculteurs ayant assuré les rotations d’eau recevront une indemnisation forfaitaire de 50 €/h d’intervention. En Seine-et-Marne, « en lien avec la FDSEA », le département consacrera ainsi 70 000 € à l’indemnisation de 45 agriculteurs (près de 1 350 h d’intervention). En Essonne, le département prendra en charge l’indemnisation de huit agriculteurs, pour environ 350 h d’intervention, soit 17 500 €.

Les deux département prévoient également un geste de reconnaissance à l’ensemble des agriculteurs ayant apporté leur concours aux opération, y compris ceux ayant participé à la création de pares-feux, sous la forme d’invitations à découvrir un site touristique de leur département.


Par Agra

Canicule : Genevard esquisse le contenu du plan d’urgence et mobilise les préfets

Dans un communiqué du 5 août, le ministère de l’Agriculture esquisse les grands axes du plan d’urgence en cours de préparation, baptisé CASI, pour « canicule, sécheresse, incendies ». Annoncé fin juillet par Annie Genevard et attendu pour la rentrée, il se base sur des dispositifs classiquement utilisés dans ce type de situation : « mesures d’urgence en faveur de la trésorerie des exploitations », « prises en charge de cotisations sociales » ou encore « dispositifs de simplification et de dérogation ». Le plan CASI comprendra aussi « des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées ».

La ministre a « réuni l’ensemble des préfets » pour leur demander de désigner un « référent sécheresse » et de mettre en place des « cellules départementales sécheresse ». Cette instance rassemblera les professionnels, les chambres, les banques, les « services sociaux des départements », la MSA et l’administration.

Elle fournira un « diagnostic précis » qui servira de base au plan d’urgence, examinera les « marges de manœuvre » réglementaires en matière de gestion de l’eau. Enfin, la ministre indique avoir « saisi la Commission européenne » afin « qu’aucun exploitant ne soit pénalisé lorsqu’il lui est objectivement impossible de respecter certaines exigences de la Pac en raison de la sécheresse » (couverture des sols, rotation des cultures).


Par Agra

Forêts : le gouvernement promet un plan d’investissement face au changement climatique

Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé le 20 juillet que les moyens consacrés au renouvellement forestier seraient « très importants » dans le prochain budget, sans dévoiler les détails du plan forêt présenté aujourd’hui. Rappelant que le gouvernement compte porter le Fonds vert à un milliard d’euros, après avoir réduit sa dotation de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837 millions d’euros (M€) dans le budget 2026, M. Lefèvre a indiqué que 438 M€ avaient été consacrés au « renouvellement forestier » depuis 2021. « La forêt est en première ligne face au dérèglement climatique (…) et ce qui était impensable il y a de ça quelques années encore, c’est-à-dire que les forêts au nord de la Loire connaissent de tels épisodes de sécheresse » et des incendies, est devenu « malheureusement possible » a souligné M. Lefèvre, lors d’un déplacement ans la forêt de Chantilly (Oise). Ces quinze derniers jours, en forêt de Chantilly, « l’ONF a éteint trois départs de feux », a expliqué Daisy Copeaux, directrice du Domaine forestier et immobilier du château de Chantilly. Face aux multiples incendies de forêts liés à la canicule et la sécheresse, Mme Barbut a annoncé le 15 juillet vouloir réunir « prochainement l’ensemble des acteurs de la forêt, ainsi que les entreprises et les financeurs, pour engager un grand plan d’investissement pour la forêt française » sans en préciser les détails et les modalités de financement.


Par Agra

Incendies : consultation publique sur un décret encadrant les coupures agricoles

Le ministère de la Transition écologique a ouvert, du 13 juillet au 9 août, une consultation publique sur le projet de décret relatif au contrat de mise en valeur agricole ou pastorale, prévu par la loi de 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre le risque incendie. Le texte précise les conditions dans lesquelles des zones cultivées ou pâturées pourront être aménagées en coupures agricoles destinées à renforcer la défense des forêts contre les incendies (DFCI), sans être considérées comme des opérations de défrichement dès lors qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’un contrat conclu avec l’État.

Le texte comporte deux articles : le premier définit les caractéristiques des coupures agricoles et leurs modalités d’implantation et d’entretien ; le second précise le contenu du contrat, ses modalités de contrôle, les sanctions applicables en cas de non-respect et les conditions de fin du dispositif. Pour bénéficier de cette dérogation, les parcelles concernées devront être identifiées comme présentant un intérêt majeur pour la protection contre les incendies, et faire l’objet d’un contrat entre le préfet et le propriétaire de la parcelle, garantissant des pratiques agricoles compatibles avec les enjeux DFCI. La durée du contrat sera alignée sur celle du plan départemental de protection des forêts contre les incendies.


Par Agra

Incendies : Agrica Solidaire réactive son aide financière d’urgence

Face aux incendies qui touchent actuellement plusieurs territoires français et compte tenu des risques élevés tout au long de l’été, le groupe dédié à la protection sociale du monde agricole et alimentaire Agrica a annoncé, dans un communiqué du 9 juillet, avoir réactivé son dispositif de soutien aux personnes sinistrées, qui prévoit une aide financière directe d’urgence. Peuvent en bénéficier tous les salariés ou retraités relevant d’une des institutions du groupe Agrica ayant subi des dommages liés aux incendies.

Son montant peut atteindre 3 000 euros selon que le demandeur relève d’une des institutions de prévoyance du groupe, de son institution de retraite complémentaire ou des deux. À noter que l’aide n’est pas soumise à conditions de ressources. La décision a été prise alors qu’au 6 juillet, les incendies avaient déjà brûlé depuis le début de l’année plus de 11 000 hectares en France métropolitaine, un niveau inédit aussi tôt dans la saison, selon Julien Ruffault, spécialiste des feux de forêts à l’Inrae, interrogé par le Monde. Selon Agrica, ces évènements ont entraîné d’importants dommages matériels et professionnels, fragilisant des familles et des entreprises du monde agricole.


Par Agra

Incendie dans l’Aude : Annie Genevard annonce un fonds d’urgence de 8 M€

En déplacement le 14 août dans l’Aude, à la suite de l’incendie historique qui a ravagé le massif des Corbières et affecté environ 2 000 ha de terres agricoles, la ministre de l’Agriculture a annoncé « un fonds d’urgence de 8 M€ » pour l’ensemble des productions agricoles sinistrées. Cette enveloppe réclamée par les professionnels « servira à indemniser à la fois les pertes de récolte, les pertes de fonds (…) et la destruction de bâtiments et du matériel agricole », a-t-elle indiqué devant la presse. Elle concernera « les terres affectées par le feu, les productions affectées par les fumées et par les mousses retardantes [utilisées pour lutter contre le feu], les productions impropres à la consommation et qui ne sont pas assurables », a précisé Annie Genevard. Son cabinet a précisé à la presse que le fonds d’urgence sera financé par « des crédits nationaux déjà obtenus et validés en interministérielle ». À la demande du Premier ministre, une avance allant « jusqu’à 10 000 euros » sera versée « dans les quinze jours qui viennent ». Autre aide annoncée par la ministre : « un dispositif fiscal qui permettra d’exonérer les taxes foncières, à la main des préfets » (exonération de la TFNB). Par ailleurs, Annie Genevard s’est engagée à revenir sur place « avant la fin de l’année » pour faire le point sur le « plan de sauvegarde et d’avenir » pour les Corbières annoncé par François Bayrou le 6 août.


Par Agra

Incendie dans l’Aude : Delga demande un plan d’investissement et des retenues collinaires

S’exprimant dans un communiqué le 14 août, quelques jours après l’incendie historique qui a dévasté le massif des Corbières, la présidente de la région Occitanie Carole Delga a appelé Emmanuel Macron à « lancer un grand plan national pour l’Occitanie, reconnaissant la spécificité du territoire régional face aux effets du changement climatique ». « Nous sommes la région la plus exposée aux risques climatiques : sécheresses, incendies, inondations, etc. », plaide-t-elle. « Ce que subit l’Occitanie aujourd’hui, demain les autres régions le subiront à leur tour. » Participant à la réunion sur les suites de l’incendie avec la ministre de l’Agriculture le 14 août, Carole Delga a plaidé pour que « l’État simplifie la construction de retenues collinaires ». Pour la présidente de région, il faut que l’État « définisse sans attendre le nombre et le dimensionnement de ces retenues dans les Corbières et qu’il nous garantisse l’autorisation de les réaliser rapidement ». Par ailleurs, la région Occitanie a annoncé « une série de premières mesures d’urgence », en particulier « sur le volet de la compensation des pertes subies et la préservation des activités viticoles, touristiques, économiques », ainsi que pour les collectivités locales (dispositif similaire aux inondations de 2018).


Par Agra

Incendie dans l’Aude : Bayrou annonce « un plan de sauvegarde et d’avenir »

Lors d’un déplacement le 6 août dans l’Aude, en proie à un incendie historique depuis la veille, François Bayrou a annoncé « un plan de sauvegarde et d’avenir » aux contours vagues. Ce « grand plan dont les Corbières pourraient être un laboratoire » sera élaboré « avec les élus locaux, les responsables professionnels, le gouvernement », a précisé le Premier ministre. Parmi les sujets cités, le locataire de Matignon a notamment évoqué les futures plantations de vignes et l’utilisation « d’essences [forestières] différentes », résistant davantage aux incendies. M. Bayrou a insisté sur l’apport des cultures dans la lutte contre les feux de forêt : « Partout où il y avait des vignes, pour l’essentiel le feu a été arrêté ». Le massif des Corbières « a deux orientations économiques », a-t-il relevé : « la vigne d’un côté et le tourisme de l’autre. Les deux sont atteintes. » Cet incendie est « un évènement qui est lié au réchauffement climatique et à la sécheresse », a rappelé François Bayrou. Pour rappel, le gouvernement a lancé en 2024 un plan « Agriculture climat Méditerranée » afin d’accompagner les producteurs dans cette zone « en première ligne des impacts du dérèglement climatique ».


Par Agra

Incendie/vin : dans l’Aude, le feu a détruit au moins 900 ha de vignes (préfecture)

Alors que l’incendie historique qui ravage le massif des Corbières a été « fixé » (stabilisé) jeudi 7 août vers 20h, le préfet de l’Aude Christian Pouget a indiqué lors d’un point presse que « 800 à 900 hectares de vignes [sont] dans le périmètre du feu ». L’incendie a parcouru en tout 17 000 ha, surtout de la forêt. À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, commune la plus touchée, « nous avons 600 hectares de vignes qui ne feront pas de vin », a indiqué le maire Xavier de Volontat lors de la visite de François Bayrou le 6 août. Interrogé par l’AFP, le directeur de la cave coopérative Le cellier des demoiselles, Anael Payrou, estime que « 80 % des vignes sont totalement ou partiellement brûlées » dans les trois principales communes qui alimentent la cave (Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, Tournissan et Coustouge). Selon la Draaf, l’Aude, deuxième département viticole d’Occitanie, compte plus de 62 000 ha de vignes en production, dont 8 300 ha pour l’AOP corbières (chiffres 2023). Sur la radio publique Ici (ex-France bleu) le 7 août, le président des JA d’Occitanie Pierre Hylari estime que « le meilleur des Canadair, c’était la vigne », alors que les surfaces viticoles sont en recul structurel, en particulier dans le sud.