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Par Agra

Maïs : crainte d’une flambée du maïs non OGM, pénalisant l’élevage (presse)

« Une flambée des prix du maïs non-OGM » et un écart « considérable » avec ceux du maïs transgénique : ce scénario « est jugé aujourd’hui probable par les acteurs du marché », alerte La Dépêche – Le petit meunier dans un article publié le 14 août. En cause, l’effondrement attendu de la production européenne, « principale source de maïs non-OGM sur la planète ». Le média spécialisé indique que « le cabinet Expana a récemment révisé à la baisse de 4,6 Mt sa projection en maïs, à 49,1 Mt » pour le Vieux continent. Quant à la récolte française, « plusieurs analystes la situent désormais sous les 7 Mt », largement en dessous de la prévision du ministère début août (9 Mt), déjà au plus bas depuis 1980.

Or, au niveau mondial, la récolte de maïs (très majoritairement OGM) « ne suscite pas d’inquiétude », avec 1 300 Mt attendues par l’USDA, « au même niveau élevé que l’an passé ». La Dépêche estime que, « pour la France, la solution passera principalement par l’Ukraine », dont les exportations sont entravées par la guerre avec la Russie. En cas de poursuite du blocage de ses expéditions, « on ne peut pas exclure un maïs européen qui effleurerait les 300 €/t », estime un courtier interrogé par nos confrères. Un surcoût potentiel à venir pour les filières d’élevage sous cahier des charges imposant une alimentation non OGM.


Par Agra

Maïs : le ministère table sur une production française 2026 au plus bas depuis « au moins 1980 »

Dans une note d’Agreste publiée le 7 août, le ministère de l’Agriculture projette la production française de maïs grain cette année à un niveau jamais observé depuis « au moins 1980 », à 9 Mt, incluant les semences. Hors semences, elle tomberait même à 8,821 Mt. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’une chute annuelle de la production nationale de 35,5 % par rapport à l’an dernier, et de 34,1 % par rapport à la moyenne quinquennale.

La baisse attendue de la production s’explique par le repli annuel des surfaces et surtout par la sécheresse, accompagnée de températures caniculaires, survenue à un stade de développement sensible des plantes, rappelle le ministère. Le rendement moyen tomberait à 70,3 q/ha, un plus bas depuis 2003, et en recul de 16 q/ha par rapport à 2025.

De leur côté, les surfaces sont estimées à 1,281 Mha, contre 1,613 Mha l’an dernier. Quant au tournesol, sa production se stabiliserait autour de 1,4 Mt, grâce à la nette hausse des assolements. Les rendements décrocheraient, passant de 20,7 q/ha à 18,1 q/ha. Les récoltes de ces deux cultures n’ayant pas encore commencé, les chiffres sont amenés à évoluer, prévient le ministère.


Par Agra

Viandes : en 2025, progression des importations et de leur poids dans la consommation

Une récente synthèse de FranceAgriMer et d’Agreste (ministère de l’Agriculture) souligne la « dépendance croissante aux importations » de l’Hexagone, alors que les importations de viandes, toutes espèces confondues, ont continué leur croissance en 2025, de 5 %. Une accélération après une hausse de 2,1 % en 2024. Sans surprise, le mouvement est largement porté par la « forte progression » des importations de volaille (+8,6 %), et en particulier celles de poulet (+9,9 %).

La part de poulet importé représente désormais 52 % de la consommation. Seule la viande ovine dépasse ce niveau, avec 62 % de la consommation couverts par l’import (volumes en hausse de 1,5%). La viande porcine voit, elle aussi, ses importations augmenter, de 3,9 %, couvrant 29 % de la consommation. Seules les importations de viande bovine reculent en volume (-0,8 %), mais leur poids relatif s’accroît (à 26 %) en raison du « repli de la consommation ».

Plus largement, les tendances de consommation des différentes viandes (calculée par bilan) restent inchangées en 2025 : dynamisme pour la volaille (+3,3 %, à 2,2 Mtéc), pour le porc (+2,7 %, à 2,2 Mtéc), baisse pour la viande bovine (-2,7 %, à 1,4 Mtéc) et chute plus prononcée pour la viande ovine (-5,9 %, à 136 000 téc).


Par Agra

Canicule : Genevard esquisse le contenu du plan d’urgence et mobilise les préfets

Dans un communiqué du 5 août, le ministère de l’Agriculture esquisse les grands axes du plan d’urgence en cours de préparation, baptisé CASI, pour « canicule, sécheresse, incendies ». Annoncé fin juillet par Annie Genevard et attendu pour la rentrée, il se base sur des dispositifs classiquement utilisés dans ce type de situation : « mesures d’urgence en faveur de la trésorerie des exploitations », « prises en charge de cotisations sociales » ou encore « dispositifs de simplification et de dérogation ». Le plan CASI comprendra aussi « des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées ».

La ministre a « réuni l’ensemble des préfets » pour leur demander de désigner un « référent sécheresse » et de mettre en place des « cellules départementales sécheresse ». Cette instance rassemblera les professionnels, les chambres, les banques, les « services sociaux des départements », la MSA et l’administration.

Elle fournira un « diagnostic précis » qui servira de base au plan d’urgence, examinera les « marges de manœuvre » réglementaires en matière de gestion de l’eau. Enfin, la ministre indique avoir « saisi la Commission européenne » afin « qu’aucun exploitant ne soit pénalisé lorsqu’il lui est objectivement impossible de respecter certaines exigences de la Pac en raison de la sécheresse » (couverture des sols, rotation des cultures).


Par Agra

Blé tendre : Arvalis table sur un rendement de 70 q/ha en France, légèrement sous la moyenne

Dans un communiqué du 30 juillet, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a livré les premières estimations de rendements français 2026 d’Arvalis de blés et d’orges. En blé tendre, ils atteindraient 70 q/ha, soit un repli de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale. Dans son rapport du 16 juillet, le ministère de l’Agriculture (Agreste) tablait sur 69,3 q/ha, soit une récolte d’environ 32 Mt. Sur une surface de 4,616 Mha, un rendement de 70 q/ha donnerait 32,3 Mt environ. D’autres analystes sont plus pessimistes. Courant juillet, Argus Media tablait sur 30,8 Mt, tandis que Soufflet Agriculture annonçait une fourchette de 31,5 à 32 Mt.

En blé dur, Arvalis table pour le moment sur 51 q/ha (51,7 q/ha, selon Agreste), en repli de 4 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. Sur 210 000 ha, les volumes attendraient 1,07 Mt. En orge d’hiver, la productivité moyenne est estimée à 63 q/ha, « proche de la moyenne ». Celle des orges de printemps atteindrait 53 q/ha, « un niveau globalement inférieur aux références habituelles ». La baisse des rendements incite l’AGPB à réclamer des « mesures rapides de la part du gouvernement à intégrer d’urgence dans le prochain budget de l’État », spécialement concernant les zones intermédiaires.


Par Agra

Céréales à paille : le ministère confirme une production française 2026 autour de 46 Mt

Pour sa première estimation de l’année, le ministère de l’Agriculture prévoit, dans sa note de conjoncture Agreste parue le 15 juillet, que la production de blé tendre 2026 s’établira à 31,996 millions de tonnes (Mt), en recul de 4 % sur un an. La baisse est due au recul du rendement, à 69,3 q/ha (soit une baisse de près de 5 q/ha comparé à 2025), «soit une quatrième année depuis 2017 sous les 70 q/ha», souligne le ministère. Ces chiffres corroborent ceux des opérateurs, dont le cabinet d’analyse HSC (StoneX) qui tablait le 10 juillet sur une récolte de 31,8 Mt, et Soufflet Agriculture (InVivo), qui s’attendait début juillet à « 31,5-32 Mt ».

La production d’orge d’hiver est confirmée à 8,8 Mt (+6,1%), et celle d’orge de printemps annoncée à 2,2 Mt, en très forte chute (-36%). La production de blé dur est attendue à 1,087 Mt, en recul de 16% sur un an et de 19,8% comparée à la moyenne quinquennale. Dans la même dynamique, 376 000 tonnes d’avoine devraient être récoltées (-21% sur un an, -5,7% par rapport à 2021-25). A l’inverse, la récolte de triticale rebondit à 1,59 Mt (+2,1% sur un an, +3,1% par rapport à 2021-2025), tout comme celle de seigle, à 116 000 tonnes (+11,4% sur un an, -21,4% par rapport à 2021-2025). Au total, la production de céréales à paille atteint 46,27 Mt, en recul de 4,9% sur un an, et de 2,5% par rapport à 2021-2025)


Par Agra

Ovins : la production laitière par brebis en hausse de 4,6 % en 2025

Le compte-rendu du contrôle laitier ovin pour 2025 fait apparaître une hausse de la production par brebis de 13,8 litres (+4,58 %), celle-ci atteignant « 314,9 litres pour une durée de 174 jours de traite, en hausse d’un jour par rapport à celle de l’année précédente », écrit l’Idele (institut de l’élevage) dans son compte-rendu publié le 22 juin. La hausse est constatée pour toutes les races. « En 2025, les races Lacaune, Manech Tête Rousse Basco Béarnaise et Manech Tête Noire voient leurs productions moyennes augmenter de respectivement 17,5 litres, 7,7 litres, 6,9 litres et 6,7 litres par lactation. »

Seule la race Corse a une production moyenne stable par rapport à 2024. Le nombre d’animaux par troupeau augmente aussi pour atteindre désormais à 466 brebis par élevage, un chiffre en hausse de quatre brebis par rapport à l’année précédente. Le contrôle laitier ovin est basé sur les données de 741 exploitations qui ont fourni des résultats de lactations en 2025, soit neuf de plus que l’année précédente. « En 2025, le nombre total de brebis présentes à la mise-bas s’élève à 345 655, soit une hausse de 6 662 (+2 %) », note l’Idele.


Par Agra

Élevage : la vague de chaleur précoce fait craindre d’importantes pertes de production

L’épisode de fortes chaleurs que traverse actuellement la France, avec des conditions caniculaires dans le Nord-Ouest, pourrait avoir d’importantes conséquences sur les filières d’élevage, a averti David Renaudeau, chercheur au sein de l’unité Pegase de l’Inrae Bretagne Normandie, lors d’une conférence le 27 mai. Il souligne la vulnérabilité particulière de l’ouest du pays, qui concentre 75 % de la production porcine française, 80 % de la production de poulets de chair et 20 % du cheptel laitier. La précocité de l’épisode aurait par ailleurs pris de nombreux éleveurs de court : «Il existe une relative impréparation des éleveurs, qui n’ont par exemple pas vérifié leur système d’abreuvement», observe M. Renaudeau.

Les premiers effets attendus concernent une baisse de la production de viande, de lait et d’œufs. Chez les vaches laitières, l’Inrae observe habituellement une diminution immédiate d’environ 5 % de la production lors des vagues de chaleur. «Les effets perdure une fois la vague terminée» ajoute M. Renaudeau, évoquant des pertes de production «relativement importantes» pour les éleveurs. Une altération de la qualité est également attendue. Dans les élevages de poules pondeuses, par exemple, des œufs de plus petit calibre et plus fragiles ont déjà été signalés, avec des risque de déclassement. Enfin, les conséquences les plus visibles concernent la surmortalité animale, même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les pertes liées à cet épisode.

Source Agra


Par Agra

Viande : après une année 2025 compliquée, les Viandes Limousines veulent rebondir

Comme attendu, les Viandes Limousines Label rouge (bœuf, porc, veau et agneau) ont subi en 2025 une baisse quasi généralisée de la production et des volumes vendus, a indiqué Limousin Promotion (ODG) le 19 janvier en conférence de presse. Comme en 2024, l’agneau du Limousin et le veau du Limousin élevé sous la mère enregistrent les plus fortes chutes de volumes commercialisés, de respectivement 21,3 % et 20,5 % en un an (chiffres de décembre 2025). Ces productions « demandent beaucoup d’investissement sans pour autant être suffisamment valorisées ensuite », explique l’ODG dans un communiqué. De son côté, le bœuf Limousin recule de 9,3 %. Seul le porc du Limousin reste stable (+0,4 %), alors qu’il était en forte progression en 2024. Autre fait marquant : les Viandes Limousines perdent 400 éleveurs en un an (à 5 075) et autant de points de vente (à 1 175). La niveau élevé des prix à la production a bénéficié aux éleveurs, mais a ralenti la consommation. Pour rebondir en 2026, les Viandes Limousines misent sur la communication et sur « un accompagnement renforcé des distributeurs ». La filière compte notamment sur les bouchers, appelés à « faire preuve de pédagogie avec leurs clients pour leur expliquer pourquoi les prix de la viande augmentent » et à « adapter la vente au souhait du consommateur et à son budget ».


National | Par Actuagri

FNSEA et JA au Sénat pour défendre la production et les revenus

Après avoir rencontré les députés le 24 septembre, une délégation de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs ont exposé leurs revendications aux sénateurs fin octobre au Palais du Luxembourg. Au menu des échanges : la situation économique inquiétante de la Ferme France, les moyens de production et les échanges internationaux. capture X-Public-Sénat Alors que le débat parlementaire bat son plein sur les projets de loi de finances (PLF2026) et de…