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Par Agra

Céréales à paille : le ministère confirme une production française 2026 autour de 46 Mt

Pour sa première estimation de l’année, le ministère de l’Agriculture prévoit, dans sa note de conjoncture Agreste parue le 15 juillet, que la production de blé tendre 2026 s’établira à 31,996 millions de tonnes (Mt), en recul de 4 % sur un an. La baisse est due au recul du rendement, à 69,3 q/ha (soit une baisse de près de 5 q/ha comparé à 2025), «soit une quatrième année depuis 2017 sous les 70 q/ha», souligne le ministère. Ces chiffres corroborent ceux des opérateurs, dont le cabinet d’analyse HSC (StoneX) qui tablait le 10 juillet sur une récolte de 31,8 Mt, et Soufflet Agriculture (InVivo), qui s’attendait début juillet à « 31,5-32 Mt ».

La production d’orge d’hiver est confirmée à 8,8 Mt (+6,1%), et celle d’orge de printemps annoncée à 2,2 Mt, en très forte chute (-36%). La production de blé dur est attendue à 1,087 Mt, en recul de 16% sur un an et de 19,8% comparée à la moyenne quinquennale. Dans la même dynamique, 376 000 tonnes d’avoine devraient être récoltées (-21% sur un an, -5,7% par rapport à 2021-25). A l’inverse, la récolte de triticale rebondit à 1,59 Mt (+2,1% sur un an, +3,1% par rapport à 2021-2025), tout comme celle de seigle, à 116 000 tonnes (+11,4% sur un an, -21,4% par rapport à 2021-2025). Au total, la production de céréales à paille atteint 46,27 Mt, en recul de 4,9% sur un an, et de 2,5% par rapport à 2021-2025)


Par Agra

Ovins : la production laitière par brebis en hausse de 4,6 % en 2025

Le compte-rendu du contrôle laitier ovin pour 2025 fait apparaître une hausse de la production par brebis de 13,8 litres (+4,58 %), celle-ci atteignant « 314,9 litres pour une durée de 174 jours de traite, en hausse d’un jour par rapport à celle de l’année précédente », écrit l’Idele (institut de l’élevage) dans son compte-rendu publié le 22 juin. La hausse est constatée pour toutes les races. « En 2025, les races Lacaune, Manech Tête Rousse Basco Béarnaise et Manech Tête Noire voient leurs productions moyennes augmenter de respectivement 17,5 litres, 7,7 litres, 6,9 litres et 6,7 litres par lactation. »

Seule la race Corse a une production moyenne stable par rapport à 2024. Le nombre d’animaux par troupeau augmente aussi pour atteindre désormais à 466 brebis par élevage, un chiffre en hausse de quatre brebis par rapport à l’année précédente. Le contrôle laitier ovin est basé sur les données de 741 exploitations qui ont fourni des résultats de lactations en 2025, soit neuf de plus que l’année précédente. « En 2025, le nombre total de brebis présentes à la mise-bas s’élève à 345 655, soit une hausse de 6 662 (+2 %) », note l’Idele.


Par Agra

Élevage : la vague de chaleur précoce fait craindre d’importantes pertes de production

L’épisode de fortes chaleurs que traverse actuellement la France, avec des conditions caniculaires dans le Nord-Ouest, pourrait avoir d’importantes conséquences sur les filières d’élevage, a averti David Renaudeau, chercheur au sein de l’unité Pegase de l’Inrae Bretagne Normandie, lors d’une conférence le 27 mai. Il souligne la vulnérabilité particulière de l’ouest du pays, qui concentre 75 % de la production porcine française, 80 % de la production de poulets de chair et 20 % du cheptel laitier. La précocité de l’épisode aurait par ailleurs pris de nombreux éleveurs de court : «Il existe une relative impréparation des éleveurs, qui n’ont par exemple pas vérifié leur système d’abreuvement», observe M. Renaudeau.

Les premiers effets attendus concernent une baisse de la production de viande, de lait et d’œufs. Chez les vaches laitières, l’Inrae observe habituellement une diminution immédiate d’environ 5 % de la production lors des vagues de chaleur. «Les effets perdure une fois la vague terminée» ajoute M. Renaudeau, évoquant des pertes de production «relativement importantes» pour les éleveurs. Une altération de la qualité est également attendue. Dans les élevages de poules pondeuses, par exemple, des œufs de plus petit calibre et plus fragiles ont déjà été signalés, avec des risque de déclassement. Enfin, les conséquences les plus visibles concernent la surmortalité animale, même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les pertes liées à cet épisode.

Source Agra


Par Agra

Viande : après une année 2025 compliquée, les Viandes Limousines veulent rebondir

Comme attendu, les Viandes Limousines Label rouge (bœuf, porc, veau et agneau) ont subi en 2025 une baisse quasi généralisée de la production et des volumes vendus, a indiqué Limousin Promotion (ODG) le 19 janvier en conférence de presse. Comme en 2024, l’agneau du Limousin et le veau du Limousin élevé sous la mère enregistrent les plus fortes chutes de volumes commercialisés, de respectivement 21,3 % et 20,5 % en un an (chiffres de décembre 2025). Ces productions « demandent beaucoup d’investissement sans pour autant être suffisamment valorisées ensuite », explique l’ODG dans un communiqué. De son côté, le bœuf Limousin recule de 9,3 %. Seul le porc du Limousin reste stable (+0,4 %), alors qu’il était en forte progression en 2024. Autre fait marquant : les Viandes Limousines perdent 400 éleveurs en un an (à 5 075) et autant de points de vente (à 1 175). La niveau élevé des prix à la production a bénéficié aux éleveurs, mais a ralenti la consommation. Pour rebondir en 2026, les Viandes Limousines misent sur la communication et sur « un accompagnement renforcé des distributeurs ». La filière compte notamment sur les bouchers, appelés à « faire preuve de pédagogie avec leurs clients pour leur expliquer pourquoi les prix de la viande augmentent » et à « adapter la vente au souhait du consommateur et à son budget ».


National | Par Actuagri

FNSEA et JA au Sénat pour défendre la production et les revenus

Après avoir rencontré les députés le 24 septembre, une délégation de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs ont exposé leurs revendications aux sénateurs fin octobre au Palais du Luxembourg. Au menu des échanges : la situation économique inquiétante de la Ferme France, les moyens de production et les échanges internationaux. capture X-Public-Sénat Alors que le débat parlementaire bat son plein sur les projets de loi de finances (PLF2026) et de…


Par Agra

Vin : la production européenne resterait faible en 2025, en légère hausse sur un an

La production viticole européenne s’élève à 145,5 Mhl (+1 %) en 2025, ont estimé le 28 octobre les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca). Marquée par « d’importantes anomalies climatiques » (vagues de chaleur, sécheresses et inondations), elle reste inférieure de 7,5 % à la moyenne des cinq dernières années, selon un communiqué. Aucune évolution en tête du classement : l’Italie (47 Mhl) garde la place de numéro un, devant la France (37 Mhl) puis l’Espagne (31,5 Mhl). Parmi les principaux producteurs, des baisses de volume sont prévues en Espagne (-15 %), Allemagne (-8 %) et Portugal (-11%). Des hausses apparaissent en Italie (+8 %) et « la France enregistre aussi un léger sursaut de 2,3 %, bien que sa production reste inférieure de 12 % à la moyenne des cinq dernières années », note le Copa-Cogeca. Et de souligner que « les pressions du côté de la demande » limitent les capacités de rebond de l’offre. Ainsi, les droits de douanes aux Etats-Unis, principal débouché pour les vins européens, ont freiné l’export. « De manière générale, la demande reste faible. Les craintes économiques, telles que l’inflation et les incertitudes sur le marché de l’emploi, freinent les dépenses, tandis qu’un changement important des préférences s’opère sur les marchés nationaux. »


Par Agra

Pac : sans elle, la production agricole de l’UE diminuerait de 11 % (étude)

Alors que les discussions sur la future Pac démarrent juste, le Centre commun de recherche (JRC, Commission européenne) a publié le 27 octobre un travail comparant trois scénarios théoriques pour l’avenir de cette politique : l’absence totale de Pac, une Pac axée sur la productivité et l’innovation, ou une autre concentrée sur les question d’environnement et de climat. Premier constat : sans Pac la production agricole de l’UE chuterait (-11 %), affectant en particulier les plus petites exploitations, les revenus reculeraient (-5 %) avec, en parallèle, un intensification des productions. Le scénario qui oriente le soutien de la Pac vers des interventions sur l’environnement et le climat permettrait, lui, des gains considérables en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (-1,7 %) ou de la pollution azotée (-2 %), mais la production agricole diminuerait de 4 % ; les prix alimentaires augmenteraient de même que les importations. Et, « en réduisant sa propre production, l’UE pourrait déplacer la demande vers des régions du monde où l’agriculture est moins efficace en carbone », soulignent les auteurs. Ils semblent pencher, dans une certaine mesure, pour le scénario « productivité et innovation » qui a certes un impact environnemental non négligeable (+0,5 % d’émissions de GES, +1,4 % d’excédent d’azote, diminution de la diversité des cultures), mais se traduirait par une augmentation de 2,7 % de la production agricole dans tous les secteurs, une baisse des prix alimentaires et une amélioration des performances commerciales.


Par Agra

Viande bio : 3ème année de baisse consécutive pour les bovins et ovins (Interbev)

En baisse de 9 % sur un an et de 29 % depuis 2021, « la production de viande bio recule pour la troisième année consécutive » en 2024, annonce l’interprofession bétail et viandes (Interbev) dans un communiqué le 7 octobre. Selon son observatoire, les abattages d’ovins et de bovins bio s’établissent à 28 236 téc. Premiers touchés, les ovins ont pâti en même temps de « la difficulté de trouver des débouchés sur le marché bio » et d’un « besoin d’agneaux sur le marché conventionnel » (notamment lié à la FCO). Résultat : une « réaffectation vers le marché conventionnel », « principale raison » de la chute des abattages (-22 %). Du côté des bovins, les abattages allaitants (-11 %) connaissent un recul plus marqué que les laitiers (-3 %). En raison de la pénurie d’animaux, le niveau de prix des animaux bio s’est retrouvé « comparable au conventionnel », d’où « une baisse des volumes valorisés » en bio. Concernant la consommation, seuls deux débouchés sont en croissance : les magasins spécialisés (+8,8 %) et la restauration collective (+14 %, notamment grâce aux lois Egalim et Climat). Les autres débouchés reculent : -6,4 % en GMS, -5,5 % en vente directe et -2,08 % en boucheries traditionnelles. Toutefois, Interbev souligne la « capacité d’adaptation de la filière », avec la « stabilisation » du nombre d’exploitations (13 301).


Par Agra

Pommes/poires : l’ANPP «optimiste», avec une production 2025 en légère hausse

À l’occasion du lancement de la campagne pommes et poires 2025, le 28 août, l’ANPP (producteurs de pommes et de poires) a annoncé une production de pommes en hausse (+3,6 %) à 1,485 millions de tonnes (Mt), avec «un taux de sucre estimé supérieur à l’année passée». L’offre reste toutefois «à confirmer» en raison du risque d’attaques de pucerons. «Le lancement de campagne me laisse optimiste, avec la possibilité de transformer le plomb en or», a souligné son président, Daniel Sauvaitre. En matière de pommes transformées, le marché français est en croissance, notamment en valeur, dans une offre européenne en repli. Si la partie consacrée à l’industrie n’est pas encore connue, l’ANPP constate que la consommation hexagonale de pommes se répartie à parts égales ente pommes fraîches et pommes transformées.

Côté bio, la situation reste fragile, marquée par une «légère érosion» des volumes achetés comme des sommes dépensées. L’ANPP observe toutefois un «frémissement» de la consommation, en particulier dans les magasins spécialisés. Elle estime que le marché de la pomme bio pourrait retrouver son équilibre d’ici 2029. La production de poires est quant à elle estimée à 140 000 t, supérieure à la moyenne, avec une plus grande offre de poires d’automne et d’hiver que de poires d’été.

Source Agra


Par Agra

Lait : production en hausse dans les grands pays exportateurs, pas en France

Selon la note de conjoncture du Cniel (interprofession laitière) pour juin 2025, la production laitière augmente dans les grands bassins exportateurs mondiaux, mais de façon disparate : sur un an, progression significative en Nouvelle-Zélande et croissance plus modérée aux Etats-Unis et dans l’UE. La France est sur une tendance inverse marquée par une collecte qui a globalement baissé de 0,8% depuis le début de l’année 2025 dans un contexte sanitaire difficile sur le premier trimestre 2025 qui a contribué à freiner la collecte. Avril et mai sont en croissance, mais tout récemment, la baisse est de retour à cause des fortes chaleurs. Les prix sont plutôt stables tant pour la poudre de lait écrémée à 2 400 € la tonne que pour celui du beurre autour de 7 400 € la tonne. « Selon l’enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 468 € les mille litres sur le mois d’avril 2025 », à +9% sur un an. Le prix unitaire des charges dans les élevages laitiers (Ipampa Lait de vache) est en recul de 3% vs avril 2024. Les perspectives sont « incertaines » en raison du contexte géopolitique tendu et un été qui s’annonce chaud en Europe, ce qui pourrait impacter l’offre.