Mot-clé : importation

Par Agra

Blé : la Syrie est autosuffisante pour la première fois depuis 15 ans

La Syrie a atteint cette année l’autosuffisance en blé, pour la première fois en 15 ans, la guerre civile qui avait éclaté en 2011 ayant durement frappé le secteur agricole et contraint le pays à l’importation, a indiqué le 6 août un responsable à l’AFP. Dévastée par cette guerre qui a pris fin en 2024, la Syrie a en outre subi au cours des dernières années des vagues successives de sécheresse, la plus sévère étant survenue en 2025 selon l’ONU, nuisant à la production agricole et poussant les autorités à importer.

« Il ne sera pas nécessaire d’importer cette saison », a annoncé le directeur adjoint de l’Organisation générale des céréales, Ahmad Qadoun. Cette dernière a annoncé le 5 août avoir reçu de la part des agriculteurs des différentes provinces 2,7 Mt de blé pour la saison courante, dépassant les besoins annuels, estimés à 2,55 Mt, selon l’agence de presse officielle syrienne Sana. Avant 2011, la production atteignait en moyenne 4,1 Mt/an. Le régime de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste, importait notamment du blé de l’allié russe.


Par Agra

Abricots : les producteurs dénoncent les importations turques de Lidl

La Fédération nationale des producteurs de fruits ((FNPF, FNSEA) reproche à l’enseigne Lidl, dans un communiqué du 15 juillet, de tourner le dos à la production française en commercialisant des abricots importés de Turquie, et ce en pleine saison nationale. Elle affirme que les abricots vendus par l’enseigne sont de « très mauvaise qualité », majoritairement « immatures, et sans intérêt gustatif ».

Elle soutient par ailleurs que plusieurs fruits présentent un calibre inférieur au diamètre minimal autorisé. Selon la FNPF, ces abricots sont vendus à près de six euros le kilos, soit un prix deux fois supérieur à celui pratiqué par plusieurs enseignes concurrentes. « Le bilan carbone de cette offre est déplorable, loin des engagements environnementaux dont l’enseigne se vante souvent », déplore en outre l’organisation, ajoutant que ces fruits bénéficient de conditions techniques bien moins contraignantes que ceux issus des exploitations françaises. Elle reproche enfin à l’enseigne allemande de continuer à se présenter comme un partenaire de l’agriculture française, notamment lors du salon de l’agriculture, alors que ses choix d’approvisionnement sont, selon elle, en contradiction avec ce discours.


Aveyron | Par La rédaction

Origine des viandes et importations : FDSEA-JA passent à l’action

Les éleveurs de la FDSEA et des JA se sont rendus dans des enseignes de la distribution et en restauration hors foyer à Rodez et Millau pour vérifier leurs approvisionnements en viande bovine et ovine, jeudi 2 avril. Et l'origine était loin d'être 100% française ! Alors que la Commission européenne est passée en force, le 27 février, pour appliquer provisoirement l’accord commercial avec le Mercosur, la direction générale de…


Par Agra

Engrais : Bruxelles veut réduire la dépendance de l’UE aux importations

La Commission européenne a adopté, le 3 décembre, une communication sur le renforcement de la sécurité économique de l’UE qui prévoit des outils pour réduire les dépendances stratégiques pour les biens et les services, dont les engrais ou l’alimentation animale. « Pas de sécurité économique sans sécurité alimentaire », a réagit le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen qui se félicite, sur les réseaux sociaux, que « le rôle essentiel des engrais » soit reconnu. Il précise qu’en 2026, « l’accent sera mis sur leur accessibilité financière » en stimulant la production européenne et en favorisant d’autres solutions durables, comme les nutriments recyclés. Il promet aussi de lever les obstacles dans le cadre de la révision de la directive-cadre sur l’eau (prévue pour fin 2026). Les céréaliers européens, et français en tout particulièrement, demandent depuis plusieurs semaines le report de la mise en œuvre du mécanisme de compensation carbone aux frontières de l’UE (MACF) pour les engrais. Ils estiment que leur prix pourrait augmenter de 10 à 30%, selon les scénarios. Lors de sa rencontre le 1er décembre à Paris avec la ministre Annie Genevard, Christophe Hansen lui a assuré qu’il était pleinement engagé dans la recherche d’une solution à long terme pour soutenir les céréaliers.


Par Agra

Les États-Unis suspendent à nouveau les importations de bétail du Mexique

La secrétaire américaine à l’Agriculture, Brooke Rollins, a de nouveau ordonné, le 9 juillet, la fermeture immédiate du commerce de bétail avec le Mexique via les ports d’entrée du sud des États-Unis en raison de la lucilie bouchère (NWS). Alors qu’un plan de réouverture progressive de cinq ports pour le bétail, les bisons et les équidés mexicains (entre le 7 juillet et le 15 septembre) était en cours après une première suspension en mai, la présence de ce parasite surnommé «mouche de viande» chez un bovin mexicain a tout fait basculer. «Les États-Unis ont promis d’être vigilants et, après avoir détecté un nouveau cas, nous suspendons la réouverture prévue des ports afin de renforcer la quarantaine et de cibler ce parasite mortel au Mexique», a déclaré Brooke Rollins. Et d’ajouter : «Nous devons constater des progrès supplémentaires dans la lutte contre le NWS à Veracruz et dans d’autres États mexicains voisins afin de rouvrir les ports d’entrée du bétail le long de la frontière sud».

Source Agra


Par Eva DZ

Fromages : Sodiaal et U créent un collectif contre la hausse des importations d’emmental

Les coopératives Sodiaal (lait) et U (distribution) alertent sur «la menace que les importations massives d’emmental font peser sur toute la filière laitière française» et lancent un «collectif emmental français», explique un communiqué du 13 novembre. Selon les chiffres de l’Atla (transformateurs), donnés dans le communiqué, un quart de l’emmental consommé en France est fabriqué à l’étranger. De plus, les importations ont grimpé de 11% sur les huit premiers mois de l’année, d’après l’Institut de l’élevage. Or, l’emmental est «le fromage le plus consommé dans notre pays», rappelle le communiqué, avec 3,2 kg par an et par personne, selon l’interprofession (Cniel). Les concurrents des fromages français proviennent principalement d’Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas. Ils sont présents dans les restaurants, les cantines scolaires, les maisons de retraite et «quelques gammes premiers prix de certaines enseignes», indique le communiqué.

«Une aberration quand nous savons qu’en France, nous avons les volumes nécessaires pour répondre à la demande», estime le président de Sodiaal (Entremont), Jean-Michel Javelle. De son côté, la coopérative U s’engage à «privilégier l’origine France» pour ses produits de marque de distributeur. L’industriel et le distributeur ont lancé une campagne de publicité dans la presse et adresseront un courrier et un manifeste aux pouvoirs publics.


Par La rédaction

Déforestation importée : un surcoût de 5 à 10% pour le soja, s’inquiète la Fefac

La demande du marché de l’alimentation animale de l’UE pour 2025, d’environ 30 millions de tonnes de tourteaux de soja, ne peut pas être satisfaite avec des produits conformes à la nouvelle réglementation sur la déforestation importée, s’inquiète la Fédération européenne des fabricants d’alimentation animale (Fefac) qui a publié le 10 septembre les résultats d’une enquête menée auprès de ses adhérents. Les industriels européens, mais aussi plusieurs États membres, poussent depuis des mois pour le report d’une année au moins de l’entrée en vigueur des nouvelles obligations de cette législation qui doit entrer pleinement s’appliquer à partir du 30 décembre. Elle prévoit d’interdire l’importation d’huile de palme, de viande bovine, de soja, de café, de cacao, de bois et de caoutchouc ainsi que de plusieurs de leurs produits dérivés s’ils sont issus de terres ayant été déboisées. Mais «en raison de l’absence de directives opérationnelles claires adressées aux producteurs de soja» la Fefac s’inquiète de conséquences économiques importantes. Elle estime entre 5 à 10% (soit 750 millions d’euros à 1,5 milliard d’euros) les coûts supplémentaires pour la fourniture de tourteaux de soja conformes à la législation européenne.


Par Eva DZ

Tomates : des actions vendredi contre les importations marocaines dans toute la France

Représentant 65% de la production organisée de tomates en France (300 exploitations, 500 producteurs), l’AOPn Tomates et concombres de France organise le 26 avril – avec Légumes de France – une action d’étiquetage de tomates marocaines en grande distribution à Brest, Rennes, Agen et Avignon. Les producteurs protestent contre l’inexorable augmentation des importations de tomates marocaines, passées entre 2014 et 2023 de 345 000 à 492 000 t dans l’UE, «soit plus de 40% d’augmentation», selon les deux structures.

En France, les 732 000 t consommées par an sont importées à 44%, «aux trois quarts en provenance du Maroc», dit l’AOPn. Les producteurs pointent du doigt en particulier ces tomates cerises vendues toute l’année à 99 ct€ la barquette de 250 g, qui percutent la production française d’avril à octobre. Les deux organisations réclament que figurent sur l’emballage «le drapeau du pays producteur» ainsi que «la mention du lieu et du pays d’emballage». Elles demandent aussi que, dans le cadre du projet de loi d’orientation agricole (LOA), soit imposé à la restauration collective de renseigner l’origine des fruits et légumes. L’AOPn et légumes de France ont déjà manifesté sur le même sujet en septembre 2022 et juin 2023, sans succès.


Par Eva DZ

Importations ukrainiennes : extension partielle des mesures de sauvegarde, sans le blé

Les colégislateurs de l’UE sont parvenus à un accord politique dans la nuit du 19 au 20 mars sur la prolongation des mesures commerciales autonomes pour l’Ukraine jusqu’au 5 juin 2025. Le Parlement européen et le Conseil de l’UE ont choisi de n’étendre que partiellement le champ d’application du dispositif de «frein d’urgence» automatique aux céréales et au miel. Si l’avoine, le maïs, les gruaux vont désormais être inclus dans le système (en plus de la volaille, des œufs et du sucre), ce ne sera pas le cas du blé qui devrait cependant faire l’objet d’une attention particulière de Bruxelles.

La Commission européenne s’engage ainsi «à renforcer le contrôle des importations de blé et d’autres céréales» et «à utiliser les outils à sa disposition en cas de perturbations du marché». Autre changement, le délai d’activation de cette mesure est raccourci de 21 à 14 jours mais la période de référence reste toutefois la même (niveaux moyens d’importation de 2022 et 2023). Déjà validé par la commission du Commerce international du Parlement européen le 20 mars (par 24 voix contre 10), le compromis doit à présent être formellement entériné par les institutions.

En parallèle, l’exécutif européen réfléchit aussi à la possibilité d’imposer de nouveaux droits de douane sur les importations agricoles russes, dont les céréales et les oléagineux. Pour le Copa-Cogeca, «sans modification de la période de référence et sans inclusion du blé, cette proposition […] reste donc inacceptable».