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Par Agra

Pommes de terre : la sécheresse fait plonger les rendements, au plus bas depuis 30 ans

En raison des canicules et de la sécheresse, le rendement moyen des pommes de terre devrait être le plus faible « depuis plus de 30 ans », alerte l’UNPT (producteurs, FNSEA) dans un communiqué le 24 août. Le syndicat prévoit un rendement national moyen d’environ 37,4 t/ha en pommes de terre de consommation, soit une chute de 14 % par rapport à 2025 (-13 % par rapport à la moyenne quinquennale). Le recul de la production nationale devrait être plus prononcé encore (-23 %), car les cultivateurs avaient réduit leurs surfaces de 10 % cette année en raison de la surproduction de 2025.

Les aléas climatiques auront aussi un effet sur la qualité, prévient l’association spécialisée de la FNSEA : « récolte plus hétérogène », « calibres plus petits », « teneurs en matière sèche variables », voire « parfois des désordres physiologiques ». Estimant les pertes pour les agriculteurs à « au moins 400 millions d’euros », l’UNPT demande à l’État « un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés ». Plus largement, « le choc économique exceptionnel doit être partagé sur toute la chaîne de valeur », plaide le syndicat, qui réclame notamment « d’adapter, en toute transparence, les volumes contractuels à la réalité de la récolte, dans le respect des engagements de chacun ».


Par Agra

Pommes de terre : le ministère prévoit des rendements au plus bas depuis 1996

Dans sa note de conjoncture du 7 août, consacrée aux grandes cultures, Agreste (ministère de l’Agriculture) estime à un peu moins de 40 t/ha les rendements moyens hexagonaux 2026 de pommes de terre de conservation et de demi-saison, soit l’un des plus faibles niveaux depuis 1996. Sur une surface de 166 000 ha, les volumes atteindraient donc 6,5 Mt environ, en recul de 21,5 % par rapport à l’an dernier (qui avait atteint un niveau record), et de 7,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. Concernant la pomme de terre de féculerie, la surface est estimée à 10 000 ha, et la production atteindrait 421 000 t, soit un repli de 17,3 % par rapport à 2025 (et de 42,1 % par rapport à la moyenne quinquennale).

« Les rendements pourraient être très hétérogènes selon les parcelles et régions, en fonction des possibilités d’irrigation notamment », peut-on lire dans le rapport. Le déficit hydrique pénalise donc les cultures hexagonales. Par ailleurs, notons que le service statistique du ministère a revu à la hausse ses prévisions de surfaces mises en jachère, qui atteindraient 518 000 ha, contre 495 000 ha l’an dernier. Pour rappel, la flambée des coûts des engrais cumulée à la faiblesse des prix de vente des matières premières agricoles (pommes de terre, maïs, etc.) explique cette progression. Tous ces chiffres sont bien entendu encore amenés à évoluer.


Par Agra

Pomme de terre primeur : bonne notoriété, méconnaissance des spécificités (étude)

La pomme de terre primeur conserve une bonne notoriété : en 2024 : 94 % des Français interrogés la connaissaient (un niveau stable depuis 2016), souligne une étude OpinionWay pour FranceAgriMer et le CNIPT (interprofession). Mais «les consommateurs connaissent de moins en moins ses caractéristiques – peau lisse et fine, petite taille, texture fondante – ainsi que la période à laquelle elle est présente sur les étals », précise-t-elle. Néanmoins, les achats sont orientés à la hausse sur une décennie (46 % en 2024, contre 41 % en 2014), avec une mixité dans les lieux d’achats : 53 % sont réalisés en GMS, 41 % au marché et 27 % en magasin spécialisé. Le prix des pommes de terre de primeur demeure le premier critère de choix (66 % en 2024, contre 57 % en 2021), suivi de l’origine du produit, en recul. « Quand l’origine est un critère d’achat, c’est l’origine française qui prime pour les acheteurs interrogés. Ils semblent moins regardants de la provenance régionale », souligne l’étude. La perception du rapport qualité/prix s’améliore par rapport à 2021 (34 % en 2024, 28 % en 2021), tout comme de son délai de conservation (34 % en 2024 au lieu de 26 % en 2021). Quant à l’aspect saisonnier, il constitue un motif d’achat pour 45 % des répondants, derrière le goût (64 %).