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National | Par Actuagri

La ferme bovine française a changé de physionomie en dix ans

Entre 2015 et 2025, la France a perdu 14,7 % de son cheptel bovin et plus d'un quart de ses élevages, indique Agreste dans une récente étude. Face à cette décapitalisation marquée, le paysage bovin national se transforme très profondément : les exploitations s'agrandissent, la filière laitière se réorganise et l'élevage allaitant se recentre sur le naissage. En l'espace d'une décennie, l'élevage bovin français a connu une décapitalisation majeure, confirme…


Par Agra

Bovins lait/viande: le Sud-Ouest en première ligne de la décapitalisation depuis 2015

D’après une récente note d’Agreste sur l’évolution des élevages bovins entre 2015 et 2025, le Sud-Ouest apparaît comme le plus touché par la décapitalisation, en vaches laitières comme en allaitantes. Selon le ministère de l’Agriculture, les départements du Sud-Ouest, « davantage orientés vers des systèmes de polyculture-élevage », ont vu leur nombre d’élevages laitiers fondre de 41 % à 64 %. Une baisse bien plus marquée que celle observée au niveau national (-35 % en dix ans, à 40 800 élevages).

Agreste note « une tendance à la spécialisation » des élevages laitiers, qui sont de moins en moins nombreux à engraisser les jeunes animaux. Côté allaitant, les départements de Nouvelle-Aquitaine sont les plus touchés : -43 % d’élevages dans les Landes, -37 % en Lot-et-Garonne, ou encore -26 % dans le Limousin. Le bassin charolais* affiche également une baisse de 20 %, dépassant le recul national (-19 %, à 59 500 élevages). En revanche, le sud du Massif central résiste mieux (-3 % en Lozère, -10 % dans le Cantal), ainsi que le Nord-Est. La filière allaitante connaît « un recentrage sur le modèle naisseurs, qui reste le plus répandu », souligne Agreste. * Ancienne région Bourgogne, Allier, Cher, Indre, Loire


Par Agra

Pommes de terre : le ministère prévoit des rendements au plus bas depuis 1996

Dans sa note de conjoncture du 7 août, consacrée aux grandes cultures, Agreste (ministère de l’Agriculture) estime à un peu moins de 40 t/ha les rendements moyens hexagonaux 2026 de pommes de terre de conservation et de demi-saison, soit l’un des plus faibles niveaux depuis 1996. Sur une surface de 166 000 ha, les volumes atteindraient donc 6,5 Mt environ, en recul de 21,5 % par rapport à l’an dernier (qui avait atteint un niveau record), et de 7,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. Concernant la pomme de terre de féculerie, la surface est estimée à 10 000 ha, et la production atteindrait 421 000 t, soit un repli de 17,3 % par rapport à 2025 (et de 42,1 % par rapport à la moyenne quinquennale).

« Les rendements pourraient être très hétérogènes selon les parcelles et régions, en fonction des possibilités d’irrigation notamment », peut-on lire dans le rapport. Le déficit hydrique pénalise donc les cultures hexagonales. Par ailleurs, notons que le service statistique du ministère a revu à la hausse ses prévisions de surfaces mises en jachère, qui atteindraient 518 000 ha, contre 495 000 ha l’an dernier. Pour rappel, la flambée des coûts des engrais cumulée à la faiblesse des prix de vente des matières premières agricoles (pommes de terre, maïs, etc.) explique cette progression. Tous ces chiffres sont bien entendu encore amenés à évoluer.


Par Agra

Maïs : le ministère table sur une production française 2026 au plus bas depuis « au moins 1980 »

Dans une note d’Agreste publiée le 7 août, le ministère de l’Agriculture projette la production française de maïs grain cette année à un niveau jamais observé depuis « au moins 1980 », à 9 Mt, incluant les semences. Hors semences, elle tomberait même à 8,821 Mt. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’une chute annuelle de la production nationale de 35,5 % par rapport à l’an dernier, et de 34,1 % par rapport à la moyenne quinquennale.

La baisse attendue de la production s’explique par le repli annuel des surfaces et surtout par la sécheresse, accompagnée de températures caniculaires, survenue à un stade de développement sensible des plantes, rappelle le ministère. Le rendement moyen tomberait à 70,3 q/ha, un plus bas depuis 2003, et en recul de 16 q/ha par rapport à 2025.

De leur côté, les surfaces sont estimées à 1,281 Mha, contre 1,613 Mha l’an dernier. Quant au tournesol, sa production se stabiliserait autour de 1,4 Mt, grâce à la nette hausse des assolements. Les rendements décrocheraient, passant de 20,7 q/ha à 18,1 q/ha. Les récoltes de ces deux cultures n’ayant pas encore commencé, les chiffres sont amenés à évoluer, prévient le ministère.


Par Agra

Blé tendre : Arvalis table sur un rendement de 70 q/ha en France, légèrement sous la moyenne

Dans un communiqué du 30 juillet, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a livré les premières estimations de rendements français 2026 d’Arvalis de blés et d’orges. En blé tendre, ils atteindraient 70 q/ha, soit un repli de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale. Dans son rapport du 16 juillet, le ministère de l’Agriculture (Agreste) tablait sur 69,3 q/ha, soit une récolte d’environ 32 Mt. Sur une surface de 4,616 Mha, un rendement de 70 q/ha donnerait 32,3 Mt environ. D’autres analystes sont plus pessimistes. Courant juillet, Argus Media tablait sur 30,8 Mt, tandis que Soufflet Agriculture annonçait une fourchette de 31,5 à 32 Mt.

En blé dur, Arvalis table pour le moment sur 51 q/ha (51,7 q/ha, selon Agreste), en repli de 4 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. Sur 210 000 ha, les volumes attendraient 1,07 Mt. En orge d’hiver, la productivité moyenne est estimée à 63 q/ha, « proche de la moyenne ». Celle des orges de printemps atteindrait 53 q/ha, « un niveau globalement inférieur aux références habituelles ». La baisse des rendements incite l’AGPB à réclamer des « mesures rapides de la part du gouvernement à intégrer d’urgence dans le prochain budget de l’État », spécialement concernant les zones intermédiaires.


Par Agra

Prairies : effondrement généralisé de la pousse de l’herbe, « détruite » par les canicules

Après un début de saison favorable, les canicules successives ont mis un coup d’arrêt à la pousse de l’herbe partout en France : au 20 juillet, « la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 26 % » à la période de référence (1989-2018), constate Agreste dans une note publiée le 28 juillet. D’après le service statistique du ministère de l’Agriculture, « les températures extrêmes relevées en particulier fin juin et la sécheresse persistante ont depuis un mois détruit l’herbe qui avait repoussé après la première coupe ». Alors qu’elle représente au 20 juillet habituellement 70 % de la production annuelle, la pousse cumulée plafonne cette année à 52 %.

La production « est déficitaire quasiment partout en France », souligne Agreste : seule la région Paca connaît une pousse dans la moyenne (98 % de la référence). « Le déficit est important (au moins 25 %) dans la moitié des régions fourragères » (soit la moitié des surfaces). Les chutes les plus importantes s’observent dans le Sud-Ouest, avec des déficits de 33 % en Nouvelle-Aquitaine et 31 % en Occitanie, voire « jusqu’à 50 % de déficit à l’Ouest du Massif central ». À l’inverse, dans le nord du pays, « le déficit est un peu moins important (souvent 15 à 20 %) au nord d’une ligne reliant Nantes à Reims ».


Par Agra

Céréales à paille : le ministère confirme une production française 2026 autour de 46 Mt

Pour sa première estimation de l’année, le ministère de l’Agriculture prévoit, dans sa note de conjoncture Agreste parue le 15 juillet, que la production de blé tendre 2026 s’établira à 31,996 millions de tonnes (Mt), en recul de 4 % sur un an. La baisse est due au recul du rendement, à 69,3 q/ha (soit une baisse de près de 5 q/ha comparé à 2025), «soit une quatrième année depuis 2017 sous les 70 q/ha», souligne le ministère. Ces chiffres corroborent ceux des opérateurs, dont le cabinet d’analyse HSC (StoneX) qui tablait le 10 juillet sur une récolte de 31,8 Mt, et Soufflet Agriculture (InVivo), qui s’attendait début juillet à « 31,5-32 Mt ».

La production d’orge d’hiver est confirmée à 8,8 Mt (+6,1%), et celle d’orge de printemps annoncée à 2,2 Mt, en très forte chute (-36%). La production de blé dur est attendue à 1,087 Mt, en recul de 16% sur un an et de 19,8% comparée à la moyenne quinquennale. Dans la même dynamique, 376 000 tonnes d’avoine devraient être récoltées (-21% sur un an, -5,7% par rapport à 2021-25). A l’inverse, la récolte de triticale rebondit à 1,59 Mt (+2,1% sur un an, +3,1% par rapport à 2021-2025), tout comme celle de seigle, à 116 000 tonnes (+11,4% sur un an, -21,4% par rapport à 2021-2025). Au total, la production de céréales à paille atteint 46,27 Mt, en recul de 4,9% sur un an, et de 2,5% par rapport à 2021-2025)


Par Agra

Prairies : avant la 2e canicule, la pousse de l’herbe déjà fortement ralentie (ministère)

« Au 20 juin 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est conforme à celle observée à cette même date durant la période de référence », constate le service de statistique du ministère de l’Agriculture dans une note Agreste publiée le 26 juin. A noter que la période d’observation n’inclut pas la vague caniculaire débutée le 20 mai. « Toutefois, le manque de pluie se fait progressivement sentir dans l’ensemble des régions ».

Sur le dernier mois, la pousse a été nettement inférieure à la normale (entre
-20 % et -50 %) sur un axe allant du nord de l’Aquitaine à l’Alsace. La situation se complique dans le Limousin et en Poitou-Charentes où le déficit cumulé est proche de 15 % alors que la pousse était encore excédentaire au 20 mai. La pousse cumulée est encore supérieure de 15 % à la normale en Auvergne-Rhône-Alpes et Franche-Comté, mais dans ces régions également, la situation s’est dégradée puisque l’excédent était de 30 % il y a un mois. Sur la période récente, la situation a été moins défavorable dans le quart nord-ouest où la pousse cumulée demeure légèrement excédentaire. » Les régions de montagne sont préservées pour l’instant avec une pousse restant excédentaire entre le Massif-Central, le Jura et les Alpes.


Par Actuagri

Prairies : une meilleure pousse d’herbe en octobre

Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, a publié le 28 octobre les dernières estimations de la pousse d’herbe au cours du mois écoulé. Celle-ci « a retrouvé un rythme soutenu en fin de saison », indique la note. Cette croissance a permis de réduire le déficit de pousse de 23 % en août, à 18 % en septembre et à 12 % en octobre. Ce sont les pluies et des températures supérieures à la normale qui ont favorisé le renouvellement des prairies. Cependant, les résultats sont disparates selon les régions. Le déficit est nettement plus marqué à l’ouest d’une ligne allant de Foix à Charleville-Mézières. La pousse d’herbe est plus excédentaire à l’est de cette ligne. Les Hauts-de-France (indice 61), les Pays-de-la-Loire (71), la Normandie (73) et l’Ile-de-France (75) sont les régions les plus déficitaires. Seules quatre régions parviennent à tutoyer la moyenne : Bourgogne-Franche-Comté (98), Auvergne-Rhône-Alpes (96), Occitanie (94) et Bretagne (93).


Par Agra

Prairies : grâce aux pluies, l’herbe reprend sa pousse en septembre (Agreste)

Après avoir été stoppée par l’été chaud et sec, la pousse de l’herbe a connu un « redémarrage » en septembre grâce « au retour de température sans excès et surtout l’arrivée de pluies fréquentes », constate Agreste dans une note de conjoncture publiée le 26 septembre. C’est la première fois « depuis début mai » que la pousse est « excédentaire au niveau national », selon le service statistique du ministère de l’Agriculture. Bien que « plus tardive au nord de la Seine », l’amélioration « concerne tout le territoire ». Toutefois, en cumul depuis le début de la campagne, la pousse « reste déficitaire dans une majorité de régions » (environ les deux tiers). Au niveau national, les prairies affichent donc, au 20 septembre, un déficit de 18 % par rapport à la période 1989-2018, contre 23 % un mois plus tôt. Schématiquement, la France est coupée en deux par une ligne « reliant le Pays basque à l’Alsace ». Les régions fourragères situées au nord de celle-ci sont toujours en déficit, en particulier les Hauts-de France (58 % de la moyenne) et les Pays de la Loire (68 %). Celles du sud, au contraire, sont dans la normale ou en excédent : 91 % pour l’Occitanie, 89 % pour Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, ou encore 130 % pour la région Paca.