Mot-clé : Canicule

Par Agra

Plan CASI : 90 000 demandes pour le fonds de réarmement, premiers paiements effectués

En octobre, plus de 90 000 dossiers ont été déposés en deux semaines pour demander les aides du fonds de réarmement face à la sécheresse, a annoncé le ministère de l’Agriculture le 20 octobre. « Rien qu’au cours de la semaine du 12 octobre, 54 672 demandes ont été reçues, contre 37 170 la semaine précédente » (soit un total de 91 842 dossiers), peut-on lire dans un communiqué. Des premiers paiements ont été réalisés « début octobre », précise le ministère, « à hauteur de plusieurs millions d’euros ». Et d’ajouter que « la majeure partie des versements sera effectuée d’ici fin-octobre début novembre ». Inclus dans le plan CASI (canicules, sécheresse, incendies) annoncé le 4 septembre, le fonds de réarmement comprend 235 M€ d’aides à la trésorerie, à la main des préfets. La Rue de Varenne note « une dynamique particulièrement forte de dépôt » dans plusieurs régions, « notamment la Bretagne, les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine ». Le plan comprend aussi des prises en charge de cotisations sociales ; la répartition de l’enveloppe entre caisses locales de la MSA « a été validée par la Caisse centrale le 14 octobre », indique le ministère. D’ores et déjà, au 12 octobre, « 3 106 demandes de prises en charge de cotisations ont été adressées à la MSA », et la Sécu agricole a déjà accordé « 1 776 échéanciers de paiement ».


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Le SDIS de l’Aveyron récompensé pour sa lutte contre le feu

Lundi 12 octobre, le Centre d’incendie et de secours de Millau a reçu la médaille pour actes de courage et de dévouement, au nom du SDIS de l'Aveyron, pour ses efforts en matière de lutte contre les feux de forêt en 2026. Une cérémonie tenue en présence de la préfète Claire Chauffour-Rouillard et du président du Département, Arnaud Viala, qui ont tous les deux salué l’engagement et le professionnalisme des…


Par Agra

Lait : le Cniel s’inquiète des conséquences à venir des vagues de chaleur estivales

L’interprofession laitière (Cniel) a tiré un premier bilan de la saison estivale le 8 septembre, apportant des éléments chiffrés sur les conséquences des trois vagues de chaleur de cet été. La collecte, en recul de « 9,4 % entre les semaines 25 et 26, peine à retrouver une dynamique. Sur la semaine du 10 au 16 août, elle restait en léger recul par rapport à 2025 (-0,1 %), avec des situations contrastées selon les régions », écrit le Cniel dans une note de situation. « Les fourrages sont recul de 35 % par rapport à une année normale, avec certaines zones où le recul est de 75 % », souligne Pascal Le Brun, président du Cniel. Les animaux souffrent avec une hausse des germes et des cellules dans le lait, et des boiteries et des mammites plus nombreuses. Les veaux sont aussi en danger, notamment ceux âgés de 3 à 20 jours, dont le nombre d’équarris a augmenté de 40 % en juin par rapport à la normale. La transformation a subi des arrêts de production dans certains départements à cause du manque d’eau, alors que la consommation de produits laitiers a été en recul en juin, juillet et août, situation jamais observée depuis quatre ans. Le principal risque est que le manque de fourrage, ou son coût trop élevé, entraîne une décapitalisation qui pourrait se concrétiser dans les prochains mois, même si elle n’est pas encore visible dans les chiffres.


Par Agra

Comptes de l’agriculture : le « PIB agricole » 2026 attendu en recul de 8 %, d’après Bercy

Les vagues de canicule et la sécheresse en France cette année coûteront 0,1 point de produit intérieur brut (PIB) à l’activité française en 2026, en raison de la baisse de la production agricole, a estimé Bercy le 2 septembre. Le ministère de l’Économie considère que les vagues de chaleur et la sécheresse, qui ont considérablement affecté certaines récoltes, devraient entraîner une baisse de la valeur ajoutée du secteur agricole de 8 %, de l’ordre de la moitié de celle observée lors de la canicule de 2003. La valeur ajoutée agricole avait alors reculé d’environ 15 %.

Ce recul est, d’une part, dû aux vagues de chaleur et à la sécheresse de 2026, et d’autre part au conflit au Moyen-Orient, qui a pénalisé l’agriculture via la hausse du prix du gaz, qui renchérit le coût des engrais azotés, précise Bercy. Cette estimation a été donnée par la Direction générale du Trésor lors d’une audition le 2 septembre par la mission parlementaire flash sur le coût de la canicule. En 2025, l’Insee avait enregistré un rebond de 10,7 % en euros courants de l’équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs). Cette hausse suivait deux baisses successives de 11,7 % en 2024 et de 4,8 % en 2023. Depuis dix ans, le « PIB agricole » a gagné environ 10 milliards d’euros (Md€) en dix ans, pour atteindre environ 40 Md€ ces dernières années. Les volumes sont, en revanche, en stagnation.


National | Par Actuagri

Les éleveurs évaluent leurs pertes à plus de 5 milliards d’euros

Quatre syndicats d’éleveurs de ruminants ont présenté le 1er septembre à Paris, le chiffrage des impacts de la sécheresse. La facture s’élève à plus de 5 milliards d’euros. Ces organisations agricoles réclament une aide de l’État mais aussi une prise en charge par les filières. © iStock-ViniSouza128 « Nous n’avons jamais vécu une situation pareille », a attaqué Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine (FNB), agacé que le…


Par Agra

Ruminants/sécheresse : les AS de la FNSEA chiffrent les besoins à plus de 5 Md€

En raison de la sécheresse et des canicules de cet été, « l’enveloppe nécessaire au maintien des troupeaux herbivores en France s’élève (…) à 5,4 Md€ », ont indiqué les quatre associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* le 1er septembre. Cette somme correspond aux seuls besoins d’achats de fourrages, sachant que les syndicats « corroborent » la chute de 50 % des stocks estimée par les préfets. Alors qu’Annie Genevard doit présenter son plan d’aide d’urgence jeudi 3 septembre, les représentants des éleveurs demandent une enveloppe de 3 Md€ d’aides publiques, soit environ 300 €/UGB (unité gros bovin) pour les 10,6 millions d’UGB présents en France (bovins, ovins et caprins). Outre les dispositifs habituels (dégrèvement de la TFNB, exonérations MSA, etc.), cette somme comprendrait aussi une « aide de crise », ainsi que l’indemnité de solidarité nationale (ISN) dans le cadre de l’assurance récolte. Pour compenser le reste des pertes (soit 2,4 Md€), les syndicats appellent leurs filières respectives à « revaloriser » les prix à la production. Ces derniers mois, de nombreux éleveurs ont vu leurs prix de vente chuter (environ 300 € par vache allaitante, 80 €/1 000 l de lait), « sans répercussion sur les prix à la consommation », font-ils valoir. * FNB (bovins viande), FNPL (producteurs de lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)


Par Agra

Porc : en juillet, les canicules font nettement reculer la production selon Agreste

Dans une note parue le 28 août, Agreste (ministère de l’agriculture) fait état du repli de la production porcine en juillet «dans un contexte de canicule». Celle-ci a reculé de 4,1 % en poids sur un an, sous l’effet conjugué du recul des abattages et de l’allègement des carcasses. «Les fortes chaleurs estivales pèsent sur les disponibilités en animaux et ralentissent leur croissance», est-il expliqué. Les abattages sont ainsi en recul de 3 % en nombre de têtes (y compris porcelets, coches et verrats) sur un an et de 5,4 % par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années. L’abattage de porcs charcutiers est en recul de 2,6 %, à 1,67 million de têtes, soit 5,1 % de moins que la moyenne quinquennale. Le poids moyen des carcasses présente 1,7 kg de moins en juillet par rapport à juin, premier mois de fortes chaleurs, au cours duquel il avait déjà perdu 1,6 kg.

Cette restriction de l’offre a légèrement poussé à la hausse le cours moyen du porc entrée abattoirs (+3,6 % par rapport à juin). La consommation de viande porcine en France (mesurée par bilan) avait bien progressé en juin, dépassant de 5,6 % son niveau de 2025 et de 5,5 % la moyenne quinquennale. Cette consommation apparente a été soutenue par 29 % d’importations, en hausse de 7,5 % sur un an.

Source Agra


Par Agra

Sécheresse : une ferme sur dix aurait «un besoin urgent d’aide forte» selon le ministère

En raison des effets de la sécheresse et des canicules, «30 à 35 000 exploitations sont en besoin urgent d’une aide forte», a indiqué le ministère de l’agriculture lors d’un brief à la presse le 28 août, soit environ 10 % des exploitations françaises (350 000 fermes, en excluant les micro-exploitations). Un chiffre issu des remontées des préfets de région, réunis la veille par Annie Genevard en vue de préparer le plan d’aide du gouvernement, qui sera présenté le 3 septembre.

«Dans une large majorité des régions, les difficultés concernent plus de 20 % des exploitations», précise l’entourage de la ministre de l’agriculture dans un message à la presse. Et, «dans les régions ayant chiffré les besoins, ceux-ci dépassent généralement 10 000 € par exploitation». Par ailleurs, le cabinet d’Annie Genevard a indiqué que les cellules d’aide psychologique des préfectures et des MSA ont été «renforcées», ainsi que les cellules Réagir (Chambres d’agriculture). Ce qui passe par notamment «plus de sentinelles» et des permanences «délocalisées hors des préfectures». Quant au coordinateur interministériel sur le mal-être en agriculture, Olivier Damaisin, il a été «missionné par la ministre pour tenir des réunions dans chaque préfecture de région avant le 1er octobre».

Source Agra


Par Agra

Prix alimentaires : géopolitique et climat nourrissent la flambée en juillet (FAO)

Les vagues de chaleur, les prix de l’énergie et le contexte géopolitique tendu ont poussé en juillet l’indice des prix alimentaires de la FAO à la hausse de 0,6 % sur un mois, et de 1 % par rapport à l’an dernier, tiré notamment par les cours du sucre, des céréales et des huiles végétales. Ces augmentations ont été « partiellement compensées par les baisses » des cours de la viande et des produits laitiers, explique l’organisation onusienne le 7 août. Les prix du sucre ont bondi le mois dernier à cause des « inquiétudes » générées par les effets des canicules et sécheresses sur la production européenne, ainsi que par le phénomène El Niño sur la production asiatique, a relevé la FAO.

L’indice reste toutefois inférieur de 8 % comparé à l’année dernière. Les dérèglements climatiques ont aussi eu un impact sur les céréales, au premier rang desquelles le blé dont les prix ont bondi (+5,8 % en juillet et +9,9 % sur un an). Les cours du blé font également l’objet d’« inquiétudes accrues concernant la poursuite des perturbations des flux d’exportation en mer Noire », a souligné l’organisme. La production de maïs (prix à +3,6 %), déjà perturbée par la flambée des prix de l’énergie provoquée par la crise au Moyen-Orient, a aussi souffert de la chaleur.


Par Agra

Fourrages/sécheresse : aide débloquée en Haute-Vienne, en préparation dans les Landes

Alors que la sécheresse et les canicules amputent la production fourragère partout en France, au moins deux conseils départementaux ont annoncé des aides pour l’achat de fourrages. Dans un communiqué du 5 août, le département de la Haute-Vienne indique avoir débloqué une enveloppe d’urgence de 100 000 €, « à destination des jeunes agriculteurs et des exploitations en situation de grande précarité ». Un dispositif adopté la veille, en commission permanente. L’aide atteindra au maximum « 400 € par exploitation » et pourra financer l’achat de « fourrage, paille, céréales, compléments, semences fourragères, plants, semis… ». Les bénéficiaires seront identifiés en lien avec « les Jeunes agriculteurs (JA) 87 et l’association Solidarité paysans Limousin », précise la collectivité.

De con côté, le département des Landes mettra au vote « dans les prochaines semaines » un « plan fourrage » d’un montant de 550 000 €, élaboré avec les professionnels et la chambre d’agriculture. D’après un communiqué du 7 août, il regroupera cinq aides forfaitaires : achat de fourrages (60 €/t hors ensilage, 360 €/ha pour l’ensilage de maïs), semis de dérobées d’automne et couverts d’intercultures (60 €/ha), réalisation d’ensilage de maïs (30 €/ha), semis de prairies (150 €/ha) et sursemis de prairies (100 €/ha).