Mot-clé : matière première agricole

Par Agra

Pommes de terre : le ministère prévoit des rendements au plus bas depuis 1996

Dans sa note de conjoncture du 7 août, consacrée aux grandes cultures, Agreste (ministère de l’Agriculture) estime à un peu moins de 40 t/ha les rendements moyens hexagonaux 2026 de pommes de terre de conservation et de demi-saison, soit l’un des plus faibles niveaux depuis 1996. Sur une surface de 166 000 ha, les volumes atteindraient donc 6,5 Mt environ, en recul de 21,5 % par rapport à l’an dernier (qui avait atteint un niveau record), et de 7,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. Concernant la pomme de terre de féculerie, la surface est estimée à 10 000 ha, et la production atteindrait 421 000 t, soit un repli de 17,3 % par rapport à 2025 (et de 42,1 % par rapport à la moyenne quinquennale).

« Les rendements pourraient être très hétérogènes selon les parcelles et régions, en fonction des possibilités d’irrigation notamment », peut-on lire dans le rapport. Le déficit hydrique pénalise donc les cultures hexagonales. Par ailleurs, notons que le service statistique du ministère a revu à la hausse ses prévisions de surfaces mises en jachère, qui atteindraient 518 000 ha, contre 495 000 ha l’an dernier. Pour rappel, la flambée des coûts des engrais cumulée à la faiblesse des prix de vente des matières premières agricoles (pommes de terre, maïs, etc.) explique cette progression. Tous ces chiffres sont bien entendu encore amenés à évoluer.


Par Agra

Relations commerciales : l’aval reconstitue ses marges brutes en 2025 (OFPM)

Le rapport 2026 de l’Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) remis au Parlement, dévoilé le 9 juillet, constate une reconstitution progressive des marges brutes de la transformation et de la distribution en 2025, après l’absorption des chocs agricoles. Cette évolution a été constatée par l’OFPM pour les années de 2022 à 2024, mais aussi en 2025, année au cours de laquelle « la contribution de la matière première à l’évolution des prix au détail n’a été positive que pour quelques produits, notamment les viandes rouges. »

De 2021 à 2025, « la part de la matière première agricole (MPA) dans la décomposition du prix au détail a diminué pour la moitié des produits suivis par l’Observatoire et augmenté pour l’autre moitié. » En revanche, la part de la transformation a progressé pour la majorité des produits. Celle de la grande distribution a baissé ou est restée stable, à de rares exceptions près. Pour mémoire, lors de la période de forte inflation de 2020 et 2021, « les chocs ont été amortis pour les consommateurs par la compression des marges brutes en aval », écrit l’OFPM. Les données qu’il présentent concerne un panier de 30 produits alimentaires.