Mot-clé : matière première agricole

Par Agra

Lait : les distributeurs listent leurs exigences avant les négociations commerciales

La FCD (grande distribution) a énoncé le 1er octobre ses exigences vis-à-vis des industriels laitiers avant les négociations commerciales qui commencent dans un mois. Se présentant comme les défenseurs des intérêts des éleveurs, et des dispositions de la loi Égalim, « la FCD demande que la contractualisation entre producteurs et industriels intervienne avant toute négociation avec la distribution. » La grande distribution « exige que les évolutions de la matière première agricole (MPA) soient respectées et reversées aux producteurs ».

Elle demande aussi que les industriels maintiennent « les volumes de lait français, comme les distributeurs s’y engagent pour leurs MDD » et renforcent l’affichage sur l’origine des laits et des ingrédients laitiers utilisés. Ces demandes interviennent dans un contexte de tensions accrue dans la filière laitière. L’amont, affecté par les fortes chaleurs, des pertes de production et des fourrages et inquiet du manque de fourrage à venir, voit dans la revalorisation du prix payé une « urgence absolue », selon un communiqué du 1er octobre de la FNPL (éleveurs, FNSEA) qui soutient la prise de position de la FCD. L’association spécialisée demande aussi que la restauration hors foyer et l’export jouent leur un rôle dans la valorisation du lait.


Par Agra

Pommes de terre : le ministère prévoit des rendements au plus bas depuis 1996

Dans sa note de conjoncture du 7 août, consacrée aux grandes cultures, Agreste (ministère de l’Agriculture) estime à un peu moins de 40 t/ha les rendements moyens hexagonaux 2026 de pommes de terre de conservation et de demi-saison, soit l’un des plus faibles niveaux depuis 1996. Sur une surface de 166 000 ha, les volumes atteindraient donc 6,5 Mt environ, en recul de 21,5 % par rapport à l’an dernier (qui avait atteint un niveau record), et de 7,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. Concernant la pomme de terre de féculerie, la surface est estimée à 10 000 ha, et la production atteindrait 421 000 t, soit un repli de 17,3 % par rapport à 2025 (et de 42,1 % par rapport à la moyenne quinquennale).

« Les rendements pourraient être très hétérogènes selon les parcelles et régions, en fonction des possibilités d’irrigation notamment », peut-on lire dans le rapport. Le déficit hydrique pénalise donc les cultures hexagonales. Par ailleurs, notons que le service statistique du ministère a revu à la hausse ses prévisions de surfaces mises en jachère, qui atteindraient 518 000 ha, contre 495 000 ha l’an dernier. Pour rappel, la flambée des coûts des engrais cumulée à la faiblesse des prix de vente des matières premières agricoles (pommes de terre, maïs, etc.) explique cette progression. Tous ces chiffres sont bien entendu encore amenés à évoluer.


Par Agra

Relations commerciales : l’aval reconstitue ses marges brutes en 2025 (OFPM)

Le rapport 2026 de l’Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) remis au Parlement, dévoilé le 9 juillet, constate une reconstitution progressive des marges brutes de la transformation et de la distribution en 2025, après l’absorption des chocs agricoles. Cette évolution a été constatée par l’OFPM pour les années de 2022 à 2024, mais aussi en 2025, année au cours de laquelle « la contribution de la matière première à l’évolution des prix au détail n’a été positive que pour quelques produits, notamment les viandes rouges. »

De 2021 à 2025, « la part de la matière première agricole (MPA) dans la décomposition du prix au détail a diminué pour la moitié des produits suivis par l’Observatoire et augmenté pour l’autre moitié. » En revanche, la part de la transformation a progressé pour la majorité des produits. Celle de la grande distribution a baissé ou est restée stable, à de rares exceptions près. Pour mémoire, lors de la période de forte inflation de 2020 et 2021, « les chocs ont été amortis pour les consommateurs par la compression des marges brutes en aval », écrit l’OFPM. Les données qu’il présentent concerne un panier de 30 produits alimentaires.