Mot-clé : Sécheresse

National | Par Actuagri

Canicule : les agriculteurs sur le front des incendies

L’été est à peine commencé que les incendies de plaine et de forêt battent déjà leur plein. Ceux-ci deviennent plus précoces, plus nombreux et plus violents. De la péninsule Ibérique à la France, en passant par la Grèce et l'Italie, la combinaison d'une sécheresse exceptionnelle, de températures caniculaires et de vents soutenus transforme de vastes territoires en véritables poudrières. © capture X En France, le bilan est déjà préoccupant. Selon…


Par Agra

Légumes/canicule : entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu (profession)

Légumes de France (FNSEA) dresse de premières estimations des pertes en maraîchage engendrées par les récentes canicules dans son bulletin Direct Légumes le 10 juillet. On peut considérer qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Les données consolidées et établies avec Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) indiquent des situations diverses selon les variétés. Il est prévu de 20 à 100% de pertes pour les salades et jeunes pousses à date. Mais, en théorie, celles-ci peuvent être replantées.

Là, le facteur limitant est l’accès à l’eau si la sécheresse perdure. « Les maraîchers ont largement voire entièrement utilisé leurs réserves personnelles, stockées via le ruissellement sur leurs bâtiments, et ne peuvent plus arroser leurs re-semis et re-plantation » précise Légumes de France. D’autre part, le potentiel des espèces annuels est fortement entamé : 30 % en fraises, de 20 à 30 % en carottes, y compris pour les productions d’automne (les semis ont brulé), de 50 % en poireaux de printemps, de 20 à 30 % en navets, de 30 à 40 % en pois et haricots d’industrie. Les remontées d’information sont en cours pour d’autres production de plein champ telles que asperges, petits pois, fèves, choux et artichauts.


Aveyron | Par La rédaction

Prélèvements et usages de l’eau : Renforcement des restrictions

Le mois de juin est le 3ème mois de juin le plus chaud connu en Aveyron avec également un déficit pluviométrique de l’ordre de 60 %. Le mois de juillet débute par de fortes chaleurs et une absence de précipitations. De ce fait, l’indice d’humidité des sols atteint un record sec pour la période. Dans ces conditions, la situation hydrologique des cours d’eau continue de se dégrader. Dans ce contexte,…


Par Agra

Sécheresse : un tiers des départements français placés en situation de crise

Après un printemps particulièrement sec et chaud et deux épisodes caniculaires successifs, la sécheresse gagne du terrain en France, et plusieurs département français sont d’ores et déjà touchés par des restrictions d’eau. Au 6 juillet, « 35 départements sont placés au moins partiellement en situation de crise, soit deux fois plus qu’en 2025 à la même date et davantage qu’en 2022 (21), année pourtant marquée par une sécheresse historique, selon la plateforme gouvernementale VigiEau.

Pour rappel, en situation de crise, seuls les usages prioritaires de l’eau sont préservés, tandis que les prélèvements d’eau pour l’agriculture sont interdits, totalement ou partiellement, ainsi que de nombreux usages domestiques et publics. À l’issue du comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash), réuni le 1er juillet, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre a relevé dans une déclaration une « dégradation de la ressource en eau » alors que « l’épisode de sécheresse en cours est appelé à se poursuivre et à s’intensifier dans les semaines à venir ». Il a annoncé une intensification des contrôles « pour garantir le respect des règles et précisé que « les préfets doivent appliquer les restrictions d’usage dans les 5 jours suivant le franchissement des seuils ».


Aveyron | Par La rédaction

Prélèvements et usages de l’eau : Renforcement des restrictions

Après un printemps marqué par une pluviométrie largement déficitaire, le mois de juin s'est installé sous des conditions estivales, puis caniculaires. Malgré quelques orages localisés survenus ces derniers jours, le déficit pluviométrique continue de s'accentuer et les sols demeurent fortement asséchés. Les prévisions météorologiques annoncent la poursuite de ce temps estival, avec le retour de fortes chaleurs de vendredi à lundi. Les températures maximales devraient atteindre entre 32 et 38…


Aveyron | Par La rédaction

Prélèvements et usages de l’eau : les mesures encore renforcées

Face à l’épisode caniculaire actuel, le niveau des cours d’eau chute drastiquement. Les températures resteront élevées malgré un léger fléchissement en fin de semaine (30 à 35 °C). Aucune précipitation n’est attendue avant mardi prochain et aucun signal ne se dégage quant à une lame d’eau significative. Dans ce contexte, et après consultation du comité de suivi opérationnel de la ressource en eau réuni le 23 juin, la préfète de…


Par Agra

Nappes phréatiques: la baisse continue, faute de pluies suffisantes (BRGM)

Un état « satisfaisant » mais qui continue de se détériorer : le niveau des ressources souterraines en eau en France métropolitaine présente « une tendance à la baisse généralisée », faute de pluies suffisantes, laissant planer l’incertitude sur une éventuelle sécheresse estivale. Au 1er juin, 77% des nappes phréatiques métropolitaines présentent des niveaux en baisse, « sous l’effet d’une vidange des réserves en lien avec le déficit pluviométrique observé en avril puis en mai », indique le 9 juin le Bureau de recherches géologiques et minières dans son bulletin mensuel. En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58% des points d’observation au-dessus ou autour des normales. De manière générale, « l’intensité de la vidange apparaît légèrement plus marquée que celle de mai 2025 », et la situation est « plus dégradée » qu’à la même période l’an dernier, où 69% des nappes étaient supérieures ou comparables aux normales. En cause, des précipitations en berne depuis deux mois: en avril le déficit pluviométrique sur le territoire était de près de 70% par rapport aux normales et la deuxième quinzaine de mai, marquée par une vague de chaleur intense et précoce, a été particulièrement sèche.


Par Agra

Irrigation : les restrictions d’usage de l’eau se multiplient dans l’Hexagone

Quelques jours après l’épisode de chaleur exceptionnel qui a touché la France, plusieurs préfectures ont mis en place des mesures de restrictions d’usage des prélèvements en eau dans leur département. Si le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) jugeait encore le niveau des nappes « satisfaisant » en avril, il soulignait déjà l’incertitude des prévisions pour l’été. Dans les Pyrénées-Orientales, où plusieurs secteurs du département ont été placés en vigilance, en alerte ou en crise, la préfecture estime, dans un communiqué du 2 juin, que la récente vague de chaleur, associée au démarrage de la saison d’irrigation agricole, a accéléré la baisse des débits des cours d’eau.

Des mesures ont également été prises dans les Pyrénées-Atlantiques, où les agriculteurs du bassin de l’Ousse des Bois doivent réduire de moitié leurs prélèvements. Dans la Vienne, les restrictions concernent le bassin de la Dive, tandis que plusieurs secteurs ont été placés en alerte ou en alerte renforcée en Vendée et en Dordogne. La Saône-et-Loire et la Seine-Maritime sont, quant à elles, passées en vigilance sécheresse. Selon les départements, les mesures vont de simples appels à la sobriété jusqu’à l’obligation de réduire les volumes prélevés, notamment pour l’irrigation agricole.


Par Agra

Élevage : la vague de chaleur précoce fait craindre d’importantes pertes de production

L’épisode de fortes chaleurs que traverse actuellement la France, avec des conditions caniculaires dans le Nord-Ouest, pourrait avoir d’importantes conséquences sur les filières d’élevage, a averti David Renaudeau, chercheur au sein de l’unité Pegase de l’Inrae Bretagne Normandie, lors d’une conférence le 27 mai. Il souligne la vulnérabilité particulière de l’ouest du pays, qui concentre 75 % de la production porcine française, 80 % de la production de poulets de chair et 20 % du cheptel laitier. La précocité de l’épisode aurait par ailleurs pris de nombreux éleveurs de court : «Il existe une relative impréparation des éleveurs, qui n’ont par exemple pas vérifié leur système d’abreuvement», observe M. Renaudeau.

Les premiers effets attendus concernent une baisse de la production de viande, de lait et d’œufs. Chez les vaches laitières, l’Inrae observe habituellement une diminution immédiate d’environ 5 % de la production lors des vagues de chaleur. «Les effets perdure une fois la vague terminée» ajoute M. Renaudeau, évoquant des pertes de production «relativement importantes» pour les éleveurs. Une altération de la qualité est également attendue. Dans les élevages de poules pondeuses, par exemple, des œufs de plus petit calibre et plus fragiles ont déjà été signalés, avec des risque de déclassement. Enfin, les conséquences les plus visibles concernent la surmortalité animale, même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les pertes liées à cet épisode.

Source Agra


Par Actuagri

Gram’in été : sécuriser l’autonomie fourragère face au changement climatique

Face aux sécheresses récurrentes qui fragilisent l’autonomie de 200 000 élevages français, l’Inrae et le pôle de compétitivité dédié au végétal (Vegepolys Valley) ont lancé le projet Gram’in été. Doté d’un budget de 757 000 €, ce programme soutenu par FranceAgriMer vise à généraliser l’usage des graminées fourragères estivales (sorgho, teff grass, millet, moha) d’ici 2029. D’origine tropicale, ces plantes offrent une meilleure efficience de l’eau et une tolérance accrue à la chaleur, produisant plus de biomasse que les prairies tempérées en conditions arides. Le projet explore deux leviers : l’ensilage (sorgho monocoupe en substitution du maïs) et le pâturage estival. Coordonné par l’Inrae avec 14 partenaires, le projet mobilise 11 sites expérimentaux dans six régions clés (Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne et Occitanie). Après une phase d’acquisition de références agronomiques et nutritionnelles (2026-2027), des recommandations d’itinéraires techniques et de rationnement seront diffusées dès 2028. L’objectif est de transformer ces cultures, aujourd’hui marginales, en solutions structurantes pour la résilience des systèmes d’élevage.