Mot-clé : Sécheresse

Par Agra

Engrais : les éleveurs de ruminants veulent eux aussi un meilleur accès à l’aide d’urgence

Dans un communiqué commun du 20 juillet, les associations spécialisées de la FNSEA de l’élevage ruminant, à savoir la Fnec (chèvre), la FNO (ovin), la FNB (bovin) et la FNPL (lait) déplorent que les éleveurs soient majoritairement exclus de l’aide aux engrais annoncée par le ministère de l’Agriculture début juillet. « L’aide est en effet plafonnée selon une référence correspondant à seulement la moitié de la consommation d’engrais de 2025. Dans les faits, ce dispositif écarte mécaniquement de l’aide la majorité des éleveurs de bovins, ovins, caprins », explique le communiqué commun.

Pour rappel, d’autres organisations, notamment l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), avaient fait part de leur insatisfaction quant aux modalités d’attribution de l’aide, excluant nombre de potentiels bénéficiaires. Les éleveurs de ruminants indiquent que leur situation est actuellement « extrêmement préoccupante ». Les prix payés aux producteurs ont baissé de manière « injustifiée », alors que les coûts de production sont en hausse, « dans le sillage de la crise du Moyen-Orient ». Sans oublier que la sécheresse les touche également, affectant le potentiel de récoltes « des surfaces herbagères et fourragères ». Les éleveurs aimeraient ainsi un signal de soutien des autorités, et réclament la révision « des dispositions d’éligibilité de cette mesure, pour restaurer l’équité ».


Par Agra

Sécheresse/maïs : les Landes enchaînent une deuxième année «catastrophique» (élus)

Dans un courrier adressé le 16 juillet à la ministre de l’Agriculture, six élus landais dont le président du conseil départemental et le vice-président de la région, tous socialistes, demandent un soutien de l’État face à une «deuxième année annoncée comme catastrophique pour la très grande majorité des productions» dans ce département, leader national de la production de maïs.

Selon les chiffres de la chambre d’agriculture, l’année 2025 avait déjà été marquée « par un revenu agricole moyen inférieur de 4 % à la moyenne décennale ». Outre les mesures de droit commun, députés, sénateurs et élus régionaux demandent «un plan de sauvegarde à destination des agriculteurs », pour apporter une «visibilité à court et moyen termes». Ils proposent un ré-abondement du Fonds d’allègement des charges (FAC) et du dispositif d’Aide à la relance des exploitations agricoles (Area). Le conseil départemental des Landes, annonce qu’il vient de voter «plus de 850 000 € de crédits à destination des agriculteurs impactés par des crises», via les dispositifs « agriculteurs en difficultés » et « fonds d’urgences sanitaires et climatiques ». Il s’engage par ailleurs à «prendre toute sa part dans ce plan». Enfin les élus socialistes demandent de faire passer de 184 à 198 mm3 les volumes d’irrigation prélevables dans les cours d’eau non réalimentés et les nappes d’accompagnements du sous-bassin de l’Adour.


National | Par Actuagri

Canicule : les agriculteurs sur le front des incendies

L’été est à peine commencé que les incendies de plaine et de forêt battent déjà leur plein. Ceux-ci deviennent plus précoces, plus nombreux et plus violents. De la péninsule Ibérique à la France, en passant par la Grèce et l'Italie, la combinaison d'une sécheresse exceptionnelle, de températures caniculaires et de vents soutenus transforme de vastes territoires en véritables poudrières. © capture X En France, le bilan est déjà préoccupant. Selon…


Par Agra

Légumes/canicule : entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu (profession)

Légumes de France (FNSEA) dresse de premières estimations des pertes en maraîchage engendrées par les récentes canicules dans son bulletin Direct Légumes le 10 juillet. On peut considérer qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Les données consolidées et établies avec Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) indiquent des situations diverses selon les variétés. Il est prévu de 20 à 100% de pertes pour les salades et jeunes pousses à date. Mais, en théorie, celles-ci peuvent être replantées.

Là, le facteur limitant est l’accès à l’eau si la sécheresse perdure. « Les maraîchers ont largement voire entièrement utilisé leurs réserves personnelles, stockées via le ruissellement sur leurs bâtiments, et ne peuvent plus arroser leurs re-semis et re-plantation » précise Légumes de France. D’autre part, le potentiel des espèces annuels est fortement entamé : 30 % en fraises, de 20 à 30 % en carottes, y compris pour les productions d’automne (les semis ont brulé), de 50 % en poireaux de printemps, de 20 à 30 % en navets, de 30 à 40 % en pois et haricots d’industrie. Les remontées d’information sont en cours pour d’autres production de plein champ telles que asperges, petits pois, fèves, choux et artichauts.


Aveyron | Par La rédaction

Prélèvements et usages de l’eau : Renforcement des restrictions

Le mois de juin est le 3ème mois de juin le plus chaud connu en Aveyron avec également un déficit pluviométrique de l’ordre de 60 %. Le mois de juillet débute par de fortes chaleurs et une absence de précipitations. De ce fait, l’indice d’humidité des sols atteint un record sec pour la période. Dans ces conditions, la situation hydrologique des cours d’eau continue de se dégrader. Dans ce contexte,…


Par Agra

Sécheresse : un tiers des départements français placés en situation de crise

Après un printemps particulièrement sec et chaud et deux épisodes caniculaires successifs, la sécheresse gagne du terrain en France, et plusieurs département français sont d’ores et déjà touchés par des restrictions d’eau. Au 6 juillet, « 35 départements sont placés au moins partiellement en situation de crise, soit deux fois plus qu’en 2025 à la même date et davantage qu’en 2022 (21), année pourtant marquée par une sécheresse historique, selon la plateforme gouvernementale VigiEau.

Pour rappel, en situation de crise, seuls les usages prioritaires de l’eau sont préservés, tandis que les prélèvements d’eau pour l’agriculture sont interdits, totalement ou partiellement, ainsi que de nombreux usages domestiques et publics. À l’issue du comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash), réuni le 1er juillet, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre a relevé dans une déclaration une « dégradation de la ressource en eau » alors que « l’épisode de sécheresse en cours est appelé à se poursuivre et à s’intensifier dans les semaines à venir ». Il a annoncé une intensification des contrôles « pour garantir le respect des règles et précisé que « les préfets doivent appliquer les restrictions d’usage dans les 5 jours suivant le franchissement des seuils ».


Aveyron | Par La rédaction

Prélèvements et usages de l’eau : Renforcement des restrictions

Après un printemps marqué par une pluviométrie largement déficitaire, le mois de juin s'est installé sous des conditions estivales, puis caniculaires. Malgré quelques orages localisés survenus ces derniers jours, le déficit pluviométrique continue de s'accentuer et les sols demeurent fortement asséchés. Les prévisions météorologiques annoncent la poursuite de ce temps estival, avec le retour de fortes chaleurs de vendredi à lundi. Les températures maximales devraient atteindre entre 32 et 38…


Aveyron | Par La rédaction

Prélèvements et usages de l’eau : les mesures encore renforcées

Face à l’épisode caniculaire actuel, le niveau des cours d’eau chute drastiquement. Les températures resteront élevées malgré un léger fléchissement en fin de semaine (30 à 35 °C). Aucune précipitation n’est attendue avant mardi prochain et aucun signal ne se dégage quant à une lame d’eau significative. Dans ce contexte, et après consultation du comité de suivi opérationnel de la ressource en eau réuni le 23 juin, la préfète de…


Par Agra

Nappes phréatiques: la baisse continue, faute de pluies suffisantes (BRGM)

Un état « satisfaisant » mais qui continue de se détériorer : le niveau des ressources souterraines en eau en France métropolitaine présente « une tendance à la baisse généralisée », faute de pluies suffisantes, laissant planer l’incertitude sur une éventuelle sécheresse estivale. Au 1er juin, 77% des nappes phréatiques métropolitaines présentent des niveaux en baisse, « sous l’effet d’une vidange des réserves en lien avec le déficit pluviométrique observé en avril puis en mai », indique le 9 juin le Bureau de recherches géologiques et minières dans son bulletin mensuel. En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58% des points d’observation au-dessus ou autour des normales. De manière générale, « l’intensité de la vidange apparaît légèrement plus marquée que celle de mai 2025 », et la situation est « plus dégradée » qu’à la même période l’an dernier, où 69% des nappes étaient supérieures ou comparables aux normales. En cause, des précipitations en berne depuis deux mois: en avril le déficit pluviométrique sur le territoire était de près de 70% par rapport aux normales et la deuxième quinzaine de mai, marquée par une vague de chaleur intense et précoce, a été particulièrement sèche.


Par Agra

Irrigation : les restrictions d’usage de l’eau se multiplient dans l’Hexagone

Quelques jours après l’épisode de chaleur exceptionnel qui a touché la France, plusieurs préfectures ont mis en place des mesures de restrictions d’usage des prélèvements en eau dans leur département. Si le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) jugeait encore le niveau des nappes « satisfaisant » en avril, il soulignait déjà l’incertitude des prévisions pour l’été. Dans les Pyrénées-Orientales, où plusieurs secteurs du département ont été placés en vigilance, en alerte ou en crise, la préfecture estime, dans un communiqué du 2 juin, que la récente vague de chaleur, associée au démarrage de la saison d’irrigation agricole, a accéléré la baisse des débits des cours d’eau.

Des mesures ont également été prises dans les Pyrénées-Atlantiques, où les agriculteurs du bassin de l’Ousse des Bois doivent réduire de moitié leurs prélèvements. Dans la Vienne, les restrictions concernent le bassin de la Dive, tandis que plusieurs secteurs ont été placés en alerte ou en alerte renforcée en Vendée et en Dordogne. La Saône-et-Loire et la Seine-Maritime sont, quant à elles, passées en vigilance sécheresse. Selon les départements, les mesures vont de simples appels à la sobriété jusqu’à l’obligation de réduire les volumes prélevés, notamment pour l’irrigation agricole.