Mot-clé : Sécheresse

Par Agra

Nappes phréatiques : la situation est « très préoccupante », alerte le BRGM

La situation des nappes phréatiques en France reste « très préoccupante » en raison d’un déficit de pluie après un été de sécheresse exceptionnelle, a indiqué le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin de situation hydrogéologique publié le 8 octobre. « Avec 66 % des points d’observation dont les niveaux sont en dessous des normales mensuelles, la situation des nappes reste très préoccupante. La vidange continue sur l’ensemble du territoire là où la tendance habituelle à cette période est à l’amorce de la recharge », écrit le BRGM, selon ses observations au 1er octobre.

La France a connu son été le plus chaud jamais enregistré, marqué par une température moyenne sur 24 h de 24°C, soit +3,6°C par rapport aux normales de 1991-2020, devant les étés 2003 et 2022. Peu de pluies ont été enregistrées, provoquant une sécheresse importante. Le niveau des nappes est dégradé « sur la majorité du territoire, à l’exception du Sud-Est comme pour les nappes des formations de la Vistrenque (sud du Gard) ou des sables Astiens de Valras-Agde », autour de l’Hérault, indique le BRGM. Dans le détail, le niveau des nappes inertielles « continue de baisser », quand les nappes réactives présentent des niveaux à la baisse dans leur « quasi-totalité ».


National | Par Agra

L’agriculture « ne peut pas attendre la présidentielle »

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, est venue sur le Sommet de l’élevage ce jeudi 8 octobre. Initialement annoncée le 6 octobre, la ministre avait annulé ce premier déplacement.  Crédit Actuagri Annie Genevard est arrivée le mercredi 7 octobre au soir à Clermont-Ferrand et a fait une "visite de courtoisie" sur la Place de Jaude, au cœur de la vieille ville, pour découvrir ‘Pâture’ l’événement grand public organisé par le Sommet…


Par Agra

Sécheresse/assurance des prairies : mobilisation des éleveurs au Sommet (syndicat)

Une action syndicale portant sur l’assurance des prairies a eu lieu au Sommet de l’élevage de Cournon le 6 octobre, avant l’ouverture du salon, a indiqué David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, à Agra Presse. Selon lui, une cinquantaine d’éleveurs du Massif central se sont rendus sur les stands des assureurs (Groupama, Pacifica, Abeille), d’Airbus (prestataire) et du ministère de l’Agriculture, y collant des stickers proclamant notamment : « L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs ! » Une action visible sur la page Facebook du syndicat. Depuis la réforme de 2023, le syndicalisme majoritaire conteste régulièrement l’évaluation des pertes de production des prairies, désormais réalisée par un satellite d’Airbus. Avec la sécheresse historique de cet été, « l’indice satellitaire perçoit entre 15 et 20 % de pertes de moins que la réalité », affirme David Chauve. Ce qui peut représenter, selon, lui « environ 15 000 € d’indemnisations en moins » pour une exploitation moyenne. Alors qu’Annie Genevard est attendue jeudi 8 octobre au Sommet de Cournon, David Chauve attend de la ministre l’application de la procédure de recours prévue par la loi dite « Entraves » du 11 août 2025 et la réalisation d’enquêtes de terrain sur les pertes des prairies.


Par Agra

Bovins viande/sécheresse : afflux d’animaux sur les marchés vifs, pas encore en abattoirs

Interrogée par Agra Presse au Sommet de l’élevage le 6 octobre, Sophie Villanova, directrice de la fédération des marchés de bétail vif (FMBV), témoigne d’un récent « afflux » d’animaux dans les marchés. En semaine 38 (du 14 septembre), environ 1 500 bovins de boucherie ont transité par les marchés (+500 en une semaine), ainsi qu’environ 800 bovins maigres (+400). Deux semaines plus tard, en semaine 40 (du 28 septembre), l’activité se maintenait encore à un niveau élevé, avec 1 399 bovins de boucherie et 7 589 bovins maigres, selon le site de la FMBV. D’après Sophie Villanova, cet afflux tient à au moins deux raisons : la sécheresse et le décalage des vêlages dû aux maladies vectorielles de 2024. Un phénomène également pointé par Interbev, qui y ajoute la mauvaise conjoncture laitière dans une note parue le 5 octobre. Après l’Idele début septembre, l’interprofession ne note pas « à ce stade, de phénomène massif de décapitalisation lié aux conditions climatiques de cet été ». En cumul entre le début de l’année et fin septembre, les abattages de gros bovins sont en recul de 3,9 % (en têtes) sur un an (-9,2 % pour les vaches allaitantes et -0,2 % pour les laitières). Interrogé par Agra Presse, le président de la section bovine d’Interbev, Emmanuel Bernard, estime que « les effets de la sécheresse pourraient se faire sentir fin 2026, début 2027 ».


Par Agra

Sécheresse : le « plan de relance » sera proposé au PLF 2027 par voie d’amendement

À l’occasion d’un point avec la presse le 6 octobre, le cabinet de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a indiqué que le « plan de relance », qui doit faire suite au plan CASI (sécheresse), est toujours « en cours de construction », et n’apparait pas encore dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, tel qu’il a été présenté la semaine dernière par le gouvernement. Ce plan sera proposé par le gouvernement par voie d’amendement lors des débats parlementaires. Pour rappel, le « plan de rebond » doit notamment inclure les conclusions des Conférences de la souveraineté, et compléter le financement des « projets d’avenir », pour l’instant assis sur un projet de sur-amortissement dans le PLF. Selon des proches du dossier, la ministre de l’Agriculture envisageait, début août, de flécher, au bénéfice des « investissements d’avenir », 17 millions d’euros (M€) issus de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées en 2025 et 2026 (estimée en tout à 120 M€). Lors de sa visite au salon Terres de Jim en septembre, Annie Genevard avait annoncé que de premiers « contrats d’avenir », prévus dans la loi d’urgence, devraient voir le jour « dans quelques semaines ». La FNSEA souhaite ajouter au « plan de rebond » des mesures fiscales et sociales. Lors du point avec la presse ce jour, le ministère de l’Agriculture a indiqué attendre des arbitrages favorables de Bercy pour faire évoluer l’épargne de précaution, sans précision.


Par Agra

Élevage : Genevard attendue sur la Pac et les assurances prairies au Sommet de Cournon

Après de récentes actions syndicales portant notamment sur l’assurance des prairies, les représentants des éleveurs attendent Annie Genevard sur ce sujet brûlant au Sommet de l’élevage, du 6 au 9 octobre à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme). Le syndicalisme majoritaire conteste régulièrement l’évaluation des pertes, estimée par un indice satellitaire depuis la réforme de 2023. Dans un contexte de sécheresse historique cet été, « on se retrouve avec des pertes fourragères évaluées à la moitié de ce que donne la réalité », a indiqué David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, lors d’une conférence de presse le 2 octobre.

Et de prévenir que « les éleveurs pourront avoir des réactions un petit peu virulentes ». Autre dossier dans le viseur : la future Pac, au sujet de laquelle la FRSEA « attend le positionnement de la ministre, sur la scène européenne comme sur les arbitrages nationaux ». Plaidant pour « une Pac très orientée vers la production », David Chauve craint notamment « des fragilités qui peuvent arriver » pour l’enveloppe de l’ICHN. Dernier sujet sur la table : le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), Patrick Bénézit, appelle les opérateurs « à ne pas jouer le court terme » sur les prix des bovins, qui ont lourdement chuté au printemps, avant de se stabiliser à la rentrée.


Par Agra

Lait : les distributeurs listent leurs exigences avant les négociations commerciales

La FCD (grande distribution) a énoncé le 1er octobre ses exigences vis-à-vis des industriels laitiers avant les négociations commerciales qui commencent dans un mois. Se présentant comme les défenseurs des intérêts des éleveurs, et des dispositions de la loi Égalim, « la FCD demande que la contractualisation entre producteurs et industriels intervienne avant toute négociation avec la distribution. » La grande distribution « exige que les évolutions de la matière première agricole (MPA) soient respectées et reversées aux producteurs ».

Elle demande aussi que les industriels maintiennent « les volumes de lait français, comme les distributeurs s’y engagent pour leurs MDD » et renforcent l’affichage sur l’origine des laits et des ingrédients laitiers utilisés. Ces demandes interviennent dans un contexte de tensions accrue dans la filière laitière. L’amont, affecté par les fortes chaleurs, des pertes de production et des fourrages et inquiet du manque de fourrage à venir, voit dans la revalorisation du prix payé une « urgence absolue », selon un communiqué du 1er octobre de la FNPL (éleveurs, FNSEA) qui soutient la prise de position de la FCD. L’association spécialisée demande aussi que la restauration hors foyer et l’export jouent leur un rôle dans la valorisation du lait.


Par Agra

Consommation : avec la sécheresse, les prix des produits frais en hausse de 10 % sur un an

Les prix des produits frais ont connu en France une forte hausse en septembre : ils ont augmenté de presque 10 % sur un an, accélérant nettement par rapport à août, où la hausse était pourtant déjà bien marquée à +5,9 %, selon les données provisoires de l’Insee publiées le 30 septembre. Cette hausse particulièrement forte s’explique en partie par un été marqué par plusieurs épisodes de canicules et de sécheresse qui ont durement affecté la production agricole. L’alimentation globale, qui englobe les produits frais, voit ses prix augmenter de 1,5%, contre 1,1% en août.

Au global en France, l’inflation a atteint 3% sur un an en septembre, toujours nourrie par la forte hausse dans l’énergie. Après avoir augmenté de plus de 16% en août, les produits énergétiques ont vu leurs prix flamber de plus de 21% en septembre. Toute l’Europe est d’ailleurs concernée par l’inflation : sur un an en septembre, elle frôle les 5% en Espagne, atteint 4,2% en Italie, et passe à 3,3% en Allemagne, à son plus haut niveau depuis trois ans, là aussi dopée par les prix de l’énergie. Dans ses prévisions économiques publiées mi-septembre, la Banque de France soulignait que le pays devrait connaître une inflation moins forte que le reste de ses voisins européens.


Par Agra

Sécheresse/assurance des prairies : des actions FRSEA-JA pour exiger la « transparence »

Alors que la sécheresse a fait plonger la production fourragère, les syndicats majoritaires du Massif central* appellent à des mobilisations afin « d’exiger la reconnaissance des pertes réelles [et] l’indemnisation rapide de toutes les exploitations touchées ». Un mot d’ordre lancé « dans tous les départements » de la région, à quelques jours de l’ouverture du Sommet de l’élevage, le 6 octobre à Cournon. Les syndicats auvergnats reprennent la demande faite au niveau national par les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA : dans une lettre ouverte du 25 septembre, celles-ci réclament « la publication urgente des taux de pertes constatés à date, commune par commune, pour toute la France ».

L’indice de pousse des prairies (IPP), établi par satellite depuis la réforme de 2023, est publié à trois reprises pendant la campagne de pousse de l’herbe (15 juillet, 15 septembre, 15 novembre). Les associations spécialisées demandent à y accéder chaque mois ; un mode de diffusion aujourd’hui réservé aux assureurs afin de gérer les contrats. Pour les AS, « ce n’est qu’avec cette transparence que les éleveurs pourront savoir si les données satellites reflètent vraiment la réalité des pertes subies », et éventuellement les contester.

*FRSEA et JA d’Auvergne-Rhône-Alpes, Copamac (chambres et syndicats), Berceau des races à viande


Par Agra

Sécheresse : le budget des dégrèvements de TFNB supérieur à celui annoncé (syndicats)

Selon plusieurs sources syndicales, l’enveloppe que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait annoncé, lors de la présentation du plan Casi (sécheresse) pour financer les dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti (TFNB) sera plus importante que prévu. La ministre avait annoncé un budget de 300 millions d’euros, basé sur un dégrèvement d’office de 30% de la taxe. Mais les dégrèvements accordés dans chaque département par la DGFip (ministère des Finances) sont le plus souvent supérieures.

Par exemple, dans la Vienne, les taux de perte arrêtés, qui correspondent aux taux de dégrèvement, sont de 40 % sur les terres arables, 50 % sur les prairies, 50 % sur les vergers, 30 % sur les vignes. De source syndicale, les taux devraient être d’environ 50 % en moyenne, allant jusqu’à 100 % pour quelques cultures de certains départements. Pour rappel, les agriculteurs ayant subi des pertes plus importantes peuvent demander des taux de dégrèvement supérieurs en déposant des dossiers individuels.