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Par Agra

Ruminants : le nouvel orthobunyavirus détecté sur des chevaux en Suisse

Confirmé depuis plusieurs semaines sur des bovins dans l’ouest de l’Europe, le nouvel orthobunyavirus a été détecté pour la première fois sur des chevaux en Suisse, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale dans son bulletin du 25 août. L’infection a été découverte chez « deux chevaux décédés » présentant des troubles neurologiques, l’un à Zurich et l’autre à Berne, selon l’université de Berne. Les scientifique décrivent des animaux d’abord « souvent apathiques et abattus », avant l’apparition dans certains cas de troubles neurologiques : somnolence, troubles de la coordination et de l’équilibre, spasmes, « sensibilité excessive au toucher ou à d’autres stimuli », etc.

Le virus était présent dans leur cerveau, mais pas dans leur sang. La présence de l’orthobunyavirus Shamonda « constituerait (…) une explication plausible à la multiplication des symptômes neurologiques », avance l’université. Une hypothèse à confirmer. Ce virus a été détecté fin juillet chez des bovins présentant de la fièvre et une baisse de production laitière. Au 24 août, il était présent dans six pays (et en cours de confirmation en Belgique). En France, 18 départements ont déclaré des foyers, soit cinq nouveaux de plus en une semaine (Hautes-Alpes, Loire, Meuse, Nièvre et Manche).


Par Agra

Bovins : le nouvel orthobunyavirus désormais présent dans treize départements français

Présent jusque-là dans l’est de la France et en Normandie, le nouvel orthobunyavirus affectant les bovins a été détecté dans 13 départements, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans son bulletin du 18 août. Ce virus identifié fin juillet est désormais présent dans le Massif central (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme), en Alsace (Bas-Rhin, Haut-Rhin), en Bourgogne-Franche-Comté (Côte-d’Or, Doubs, Jura) et dans les Alpes (Ain, Savoie, Haute-Savoie), ainsi que dans le Calvados et les Ardennes. Ces cas ont « tous » été détectés sur des animaux « présentant des symptômes » (diarrhée, fièvre, baisse de la production laitière).

Des analyses sont toujours en cours afin de déterminer si ce virus, proche de Schmallenberg, est à l’origine de ces symptômes. C’est l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) qui a confirmé les foyers, à la suite du développement, « en urgence », d’une méthode de détection par PCR. Véhiculé par les moucherons Culicoïdes, le nouvel orthobunyavirus (Shamonda) est aussi présent en Suisse et en Allemagne ; « des investigations sont en cours » aux Pays-Bas, en attente de confirmation, selon la plateforme ESA. Sur son site internet, le ministère de l’Agriculture indique que « la situation est évolutive ».


Par Agra

Bovins : l’orthobunyavirus également détecté dans l’est de la France et en Allemagne

Le nouveau virus récemment détecté sur des vaches laitières malades en Suisse est également présent dans l’est de la France et en Allemagne, rapporte la plateforme Epidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note du 5 août. La présence de cet orthobunyavirus a été confirmée dans des « échantillons de plasma et de selles provenant de plusieurs exploitations laitières de Haute-Savoie », « analysés en mélanges ».

Les experts précisent qu’il est « très proche du virus Shamonda », qui appartient au groupe Simbu, comprenant aussi le virus Schmallenberg. Pour la plateforme ESA, « l’analyse phylogénétique doit encore être affinée, mais elle permet d’ores et déjà de considérer qu’il s’agit de l’émergence en France d’un nouveau virus ».

Les experts sanitaires notent une multiplication « ces derniers jours » des « cas de diarrhée aiguë, accompagnés de fièvre, abattement et baisse de production laitière » dans le Doubs, l’Ain, les Savoie, en Suisse et dans le sud de l’Allemagne (Bade-Würtemberg et Bavière). Malgré la présence du virus, il n’est pas encore confirmé qu’il est à l’origine de ces symptômes, ni qu’il circule activement.

En raison du faible nombre d’élevages touchés, « à ce stade, la situation n’est pas alarmante », relativise Alexandre Dimberton, président du GTV (groupement technique vétérinaire) de Bourgogne-Franche-Comté, auprès de nos confrères de Réussir Lait.