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Le Conseil de l’UE a formellement adopté, le 5 mars, le règlement mettant en œuvre la clause de sauvegarde agricole de l’accord commercial UE-Mercosur. Seule la Hongrie s’est prononcée contre tandis que la Belgique et l’Autriche se sont abstenues. Ces mesures, jugées insuffisantes par certains, sont destinées à répondre aux préoccupations agricoles et à renforcer la protection des secteurs sensibles en facilitant la mise en œuvre des clauses de sauvegarde. Dans le détail, des enquêtes seront ainsi lancées en cas d’augmentation des importations de 5 % par rapport à une moyenne triennale doublée d’une baisse de 5 % du prix de vente par rapport à l’équivalent européen. Bruxelles disposera d’un délai de quatre mois pour finaliser son enquête et des mesures provisoires pourront être mises en œuvre dans un délai de 21 jours en cas d’urgence. Avec cette ultime validation, le texte va à présent être publié au Journal officiel de l’UE ; il entrera en vigueur le vingtième jour suivant sa publication. Alors que la Commission européenne a décidé, le 27 février, de procéder à la mise en œuvre provisoire du traité, ces mesures s’appliqueront également durant cette période. Source Agra

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La Commission européenne a dévoilé, le 4 mars, une stratégie maritime industrielle et une stratégie portuaire. L’objectif est de «stimuler la compétitivité, la durabilité, la décarbonation, la sécurité et la résilience» du secteur maritime, alors que les ports de l’UE traitent 74 % des marchandises entrant ou sortant d’Europe. Parmi les actions proposées, Bruxelles va élaborer des orientations sur la propriété étrangère des ports de l’UE afin de limiter les risques liés aux investissements étrangers et les dépendances stratégiques, notamment chinois. L’exécutif européen souhaite également soutenir la décarbonation de la flotte maritime et l’adoption de carburants durables et de technologies de propulsion propres. Elle propose d’encourager les États membres à allouer une partie des recettes du système d’échange de quotas d’émission dans cette optique. Bruxelles souhaite, par ailleurs, développer les liaisons maritimes durables et écologiques à courte distance et la collaboration entre les ports. Le prochain plan de travail de l’Espace maritime européen portera sur ce sujet. Source Agra

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Le président américain, Donald Trump a menacé, le 3 mars, de rompre les relations commerciales entre les États-Unis et l’Espagne, après le refus du premier ministre Pedro Sanchez de laisser l’armée américaine utiliser ses bases militaires situées en Andalousie dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Face à cette situation, les institutions européennes se disent prêtes à réagir. «L’UE veillera toujours à ce que les intérêts de ses États membres soient pleinement protégés», a d’ores et déjà indiqué le président du Conseil européen, Antonio Costa. «Nous sommes solidaires de tous les États membres et de leurs citoyens et sommes prêts à réagir si nécessaire, à travers notre politique commerciale commune, pour défendre les intérêts de l’UE», a précisé à l’AFP un porte-parole de la Commission européenne. La montée des tensions inquiète également les organisations agroalimentaires espagnoles, en particulier en ce qui concerne les exportations de vin et d’huile d’olive. Selon des données de la fédération espagnole des industries agroalimentaires (FIAB), les exportations agroalimentaires espagnoles vers les États-Unis ont déjà baissé, en 2025, de 9,6 % en valeur (à 3,041 Md€). Source Agra

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Le mois de février a été marqué en France par des conditions météorologiques «historiques», associant un record de pluie, des crues exceptionnelles et une douceur quasiment sans précédent, a annoncé Météo-France dans un communiqué le 4 mars. Au cours du mois, l’excédent de pluie a été de 100 %, tandis que les températures ont été supérieures de 3,5°C aux normales de la période 1991-2020, classant février au deuxième rang des hivers les plus chauds depuis 1900. Plus largement, l’hiver météorologique (décembre-février) figure au quatrième rang des hivers les plus doux depuis 1900, derrière les hivers 2019-2020, 2015-2016, 2023-2024, avec une anomalie thermique de +1,7°C. Concernant la pluviométrie, cet hiver se classe au huitième rang des hivers les plus arrosés connus par le pays, avec un excédent de 35 %. Pour les crues, l’Hexagone a connu cet hiver 18 jours en vigilance rouge. Un «record absolu» depuis la création de la vigilance aux crues en 2006. À partir de février, les sols sont devenus saturés en eau et on atteint des niveaux record en moyenne en France, entraînant des débordements de cours d’eau et des inondations. Météo-France n’écarte toutefois par le risque de sécheresse à l’été, qui dépendra de la pluviométrie et des températures printanières et estivales. Source Agra

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Un décret paru au Journal officiel le 4 mars apporte des simplifications en matière de santé au travail des travailleurs agricoles. Il vient modifier l’article R717-18-1 du Code rural : celui-ci prescrivait un examen médical des travailleurs agricoles à 50 ans. Il est désormais remplacé par un examen médical de mi-carrière. «Le décret tire les conséquences des articles 11 et 22 de la loi n°2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail», est-il précisé. Par ailleurs, le décret abroge l’article R717-51-2 du même Code rural portant sur la fixation par le ministre chargé de l’agriculture des modalités de détermination des effectifs de l’équipe pluridisciplinaire dans les services de santé au travail agricole autres qu’autonomes. Le décret organise ainsi l’agrément des services de prévention et de santé au travail compte tenu notamment de la composition de leur équipe pluridisciplinaire. La parution de ce décret suit de près l’annonce du nouveau Plan Santé Travail 2026-2030 de la MSA, qui a mis la prévention au centre du dispositif, à l’occasion du dernier salon de l’Agriculture. Source Agra

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Le projet de loi d’urgence agricole (LUA) «sera présenté en Conseil des ministres début avril», a annoncé le gouvernement dans le compte-rendu du Conseil des ministres du 4 mars. Un calendrier qui recule de quelques jours par rapport à celui précédemment annoncé (fin mars). L’exécutif maintient le cap d’un «examen parlementaire au printemps», pour ce dernier projet de loi agricole avant l’élection présidentielle de 2027. Le 26 février, l’entourage de Sébastien Lecornu indiquait à l’AFP que la saisine du Conseil d’État devrait intervenir en mars. Après la présentation en Conseil des ministres, «le texte sera ensuite déposé en premier lieu à l’Assemblée nationale, puis examiné par le Sénat dans le cadre d’une procédure accélérée», selon cette source. L’examen à la chambre haute doit a priori débuter en juin. «L’ambition demeure une adoption définitive avant l’été», a déclaré l’entourage du Premier ministre. Annoncé mi-janvier par Sébastien Lecornu, la LUA doit porter sur l’eau, la prédation et les «moyens de production». Un périmètre que le Premier ministre a élargi au foncier le 26 février, précisant vouloir poursuivre les concertations sur ce texte. Source Agra

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Les trois ministres de l’agriculture français, italien et polonais, réunis à l’occasion de la première journée de l’événement annuel du think-tank Farm Europe, à Bruxelles le 2 mars, ont critiqué ce qu’ils considèrent comme une renationalisation de la PAC. Annie Genevard a estimé que la proposition de réforme était «à contre-sens de l’histoire», l’accusant «d’altérer profondément le caractère commun» de cette politique. «On se désarme», a déploré la ministre française. Son homologue polonais Stefan Krajewski a ajouté que cette renationalisation serait «une erreur». Invité à répondre à ces critiques lors de son passage à l’événement le lendemain, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen a rappelé que «la PAC actuelle n’est pas aussi commune qu’on le dit : certains mettent beaucoup d’argent dans le premier pilier, d’autres dans le second pilier, et les coûts de la main d’œuvre ou des terres varient beaucoup d’une régions à l’autre». Selon lui, ce qui doit être commun, ce sont les objectifs. Et, promet-il, «la Commission veillera dans le cadre des plans stratégiques nationaux à ce qu’ils répondent aux ambitions. Nous avons les outils, il reste la question de comment ils seront utilisés». Source Agra

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Le gouvernement iranien a annoncé le 3 mars interdire l’exportation de produits alimentaires et agricoles en raison du conflit en cours avec Israël et les États-Unis. «L’exportation de tous les produits alimentaires et agricoles est interdite jusqu’à nouvel ordre», a indiqué l’agence de presse Tasnim, citant un communiqué du gouvernement. «Le gouvernement donne la priorité à l’approvisionnement de la population en biens essentiels», a-t-elle ajouté. L’Iran a mis en place un plan d’urgence depuis samedi 28 février et le début de l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique. Selon les données de la FAO pour 2024, l’Iran exporte avant tout des fruits (pistaches, dattes, pommes, raisins secs), mais aussi du beurre. Par ailleurs, la fermeture du détroit d’Ormuz perturbe le trafic maritime mondial, avec des conséquences pour les échanges de pétrole et de produits agricoles (grains et engrais). Le 3 mars, Emmanuel Macron a annoncé qu’il cherchait à bâtir une coalition afin de réunir des moyens, «y compris militaires», dans le but de sécuriser les «voies maritimes essentielles à l’économie mondiale». De son côté, le Trump dit que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz «si nécessaire». Source Agra

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Réagissant, à l’annulation du Conseil d’État de l’assouplissement sur la construction de retenues d’eau dans les zones humides, la FNSEA estime que la loi d’urgence agricole «doit impérativement corriger une situation devenue intenable». La veille, la plus haute juridiction administrative avait annulé ces assouplissements accordés par le gouvernement en 2024, après le mouvement de colère agricole de l’hiver 2023-2024. Une décision qui vient «anéantir les avancées obtenues», tempête le syndicat majoritaire dans son communiqué rédigé avec Irrigants de France. Pour les deux organisations, «le principe de non-régression de la protection de l’environnement, tel qu’interprété aujourd’hui, est devenu un principe d’inaction». Elles réclament désormais «une réponse législative rapide et ambitieuse au travers de la loi d’urgence agricole» (LUA), que le gouvernement doit présenter ce mois-ci, pour un examen au Parlement avant l’été. L’eau fait partie du périmètre du projet de loi annoncé par Sébastien Lecornu – récemment élargi au foncier. Comme annoncé précédemment, la FNSEA demande que le texte «autorise la mobilisation de ressources en eau supplémentaires pour l’agriculture» et «sécurise des volumes prélevables adaptés aux besoins des exploitations». Source Agra

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À l’occasion du Sia (Salon international de l’agriculture), le ministère de l’agriculture a annoncé la liste des établissements accrédités pour le bachelor agro. «44 établissements d’enseignement technique et 10 établissements de l’enseignement supérieur sont accrédités sur l’ensemble du territoire pour la rentrée 2026», qui verra l’ouverture de 25 classes dédiées au nouveau diplôme, selon un communiqué. Issu de la loi d’orientation agricole de mars 2025, le bachelor agro est un bac +3 conférant le grade de licence. Six mentions ouvriront à la rentrée 2026 : «Alimentation et agroalimentaire durables» ; «Élevage et transitions» ; «Entreprendre, accompagner et manager en agriculture» ; «Génie agronomique et transitions» ; «Sciences et techniques de l’agronomie pour la formation» ; «Systèmes robotiques et numériques pour l’agriculture». Trois autres sont prévues à la rentrée 2027, puis une dernière à la rentrée 2028. «Le bachelor agro a vocation à devenir une référence en matière d’installation et de conseil agricoles, en créant un pont entre le BTS agricole et les écoles d’ingénieurs agronomes», souligne le ministère. Les premières formations ouvriront à la rentrée 2026 pour des étudiants titulaires d’un bac +2. À compter de 2027, le diplôme sera également accessible en post-bac. Source Agra

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