Mot-clé : industrie laitière

Par Agra

Lait : la Fnil veut éviter que « la crise agricole » ne se transforme en « crise agroalimentaire »

La Fnil, qui représente l’industrie laitière privée, a pris la parole le 10 septembre pour dresser un état des lieux assez sombre de la situation de la filière : « la crise agricole liée à la sécheresse ne doit pas se transformer en crise agroalimentaire », a indiqué son p.-d.g. François-Xavier Huard lors d’une conférence de presse. La sécheresse de cet été a entraîné des baisses de production de lait, affectant aussi la qualité, des difficultés d’accès à l’eau perturbant la bonne marche des usines et une moindre consommation de produits laitiers. À cela s’ajoute, selon la Fnil : la loi d’urgence agricole, qui « rigidifie et conflictualise les relations avec les producteurs » ; « la politique de prix bas », destructrice de valeurs et d’entreprises dans la filière laitière » ; et des emballages plus chers et plus compliqués à trouver.

La Fnil demande donc plusieurs mesures : « moderniser l’outil productif en favorisant l’investissement industriel (robotisation, digitalisation, IA, efficacité énergétique), garder la valeur dans les territoires et les filières avant qu’elle ne parte dans d’autres pays et d’autres acteurs, renforcer la résilience de la filière aux chocs climatiques et à la raréfaction de l’eau, soutenir l’innovation et sa traduction en action opérationnelle dans les sites industriels et lutter contre la sur-règlementation française ».


Par Agra

Lait : le CGAAER recommande de réduire les coûts de production et de mieux valoriser le gras

Dans un rapport publié le 17 février, le CGAAER (ministère de l’agriculture) a émis des recommandations pour améliorer la compétitivité des exploitations agricoles françaises dans plusieurs filières. Concernant le lait, les auteures, Anne Dufour et Alessandra Kirsch, recommandent d’«envisager une mission de médiation pour travailler sur la rémunération du lait de façon à intégrer une meilleure valorisation de la matière grasse, tout en incitant à l’augmentation de la productivité des vaches laitières». «Cette question de l’augmentation de la productivité laitière doit être abordée de façon collective, afin de s’assurer de la capacité de l’industrie laitière française à valoriser correctement davantage de lait», préviennent les inspectrices.

Autres leviers à activer, pour le CGAAER : réduire les charges (en particulier les coûts de mécanisation), optimiser la gestion technico-économique des ateliers de diversification et réduire le coût du travail salarié, notamment à travers la mutualisation. Le rapport souligne aussi «un besoin urgent de lever certains blocages sociétaux liés à l’acceptabilité de l’agrandissement des fermes et la création de bâtiments d’élevage pour les exploitations dont la production est en concurrence avec celle d’autres pays».

Source Agra


Par Agra

Lait : outre Lactalis, Bega et Meiji en compétition pour acquérir Fonterra

Lactalis n’est pas le seul candidat au rachat de Fonterra. Le groupe laitier australien Bega a ainsi annoncé le 17 juin qu’il avait pour «intention de déposer dans les plus brefs délais une demande auprès de l’ACCC afin d’obtenir une autorisation informelle relative à l’acquisition potentielle de Fonterra Océanie». Bega estime que son offre permettrait «d’accroître les gains d’efficacité et d’apporter de meilleurs résultats aux agriculteurs, aux clients et aux consommateurs australiens». Selon The Australian Financial Review, «Bega a formé un consortium avec la coopérative laitière multinationale néerlandaise FrieslandCampina et se prépare à affronter, dans le cadre de l’enchère, le groupe alimentaire japonais Meiji Holdings Co, conseillé par UBS». Le 10 juillet, l’ACCC a indiqué que l’acquisition de Fonterra par Lactalis ne devrait pas entraîner une «baisse substantielle de la concurrence». Fonterra cherche à céder ou introduire en Bourse ses produits de grande consommation au niveau mondial et de ses ingrédients et services alimentaires en Australie. Cette transaction pourrait représenter 2,37 Md$, selon Reuters.

Source Agra