Par Agra
Lait : la Fnil veut éviter que « la crise agricole » ne se transforme en « crise agroalimentaire »
La Fnil, qui représente l’industrie laitière privée, a pris la parole le 10 septembre pour dresser un état des lieux assez sombre de la situation de la filière : « la crise agricole liée à la sécheresse ne doit pas se transformer en crise agroalimentaire », a indiqué son p.-d.g. François-Xavier Huard lors d’une conférence de presse. La sécheresse de cet été a entraîné des baisses de production de lait, affectant aussi la qualité, des difficultés d’accès à l’eau perturbant la bonne marche des usines et une moindre consommation de produits laitiers. À cela s’ajoute, selon la Fnil : la loi d’urgence agricole, qui « rigidifie et conflictualise les relations avec les producteurs » ; « la politique de prix bas », destructrice de valeurs et d’entreprises dans la filière laitière » ; et des emballages plus chers et plus compliqués à trouver.
La Fnil demande donc plusieurs mesures : « moderniser l’outil productif en favorisant l’investissement industriel (robotisation, digitalisation, IA, efficacité énergétique), garder la valeur dans les territoires et les filières avant qu’elle ne parte dans d’autres pays et d’autres acteurs, renforcer la résilience de la filière aux chocs climatiques et à la raréfaction de l’eau, soutenir l’innovation et sa traduction en action opérationnelle dans les sites industriels et lutter contre la sur-règlementation française ».


