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Les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Aurore Bergé (Égalité entre les femmes et les hommes) ont présenté, le 23 février au Salon de l’agriculture, le plan gouvernemental pour «favoriser la place des femmes en agriculture». Parmi les mesures les plus marquantes : la création dès 2026 d’un mentorat dans l’enseignement agricole («une agricultrice, une élève») ou encore, pour les femmes en congé maternité, l’accès au service de remplacement à des «horaires plus adaptés à leurs besoins», et ce «à partir de l’été 2027». En élaboration depuis mars 2025, le plan compte 41 actions, réparties en six axes : communication, enseignement, accompagnement au quotidien, installation-transmission, statut et conditions de travail, instances de gouvernance. Sur ce dernier thème, il prévoit notamment d’instaurer la parité dans les «commissions administratives agricoles» (CSO au niveau national, CDOA et CDPenaf dans les départements). Le premier axe consiste à «rendre les femmes du monde agricole plus visibles», avec l’expérimentation d’un logo «Femmes agri» sur les produits fabriqués par des femmes et des portraits réalisés chaque mois par le ministère. Plus largement, le plan accorde une grande part à la sensibilisation, qu’il s’agisse d’accès droits sociaux ou de lutte contre les stéréotypes. Source Agra

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A l’occasion de sa rencontre avec la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs au Salon de l’agriculture, le 21 février, le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé qu’il défendra, dans le cadre des négociation du cadre financier pluriannuel de l’Europe (CFP) et du budget de la prochaine PAC, un maintien de l’enveloppe allouée à la France, ont indiqué les professionnels et l’Elysée. «Nous avons obtenu une amélioration substantielle de la copie l’année dernière, et nous voulons pouvoir dire aussi que les revenus pour nos exploitants agricoles seront garantis dans la prochaine PAC. Et c’est à la fois dans la discussion européenne et dans le budget français», a déclaré le Président, lors de l’inauguration. En l’état des discussions, et malgré la récente rallonge proposée par la Commission européenne, l’enveloppe PAC de la France est annoncée en baisse de 13%. «Il faut à la fois garantir le revenu mais se battre aussi pour obtenir les montants pour moderniser nos exploitations agricole et notre industrie agroalimentaire», a poursuivi le Président. Lors de la visite d’une ferme il y a quelques semaines, Emmanuel Macron s’était dit favorable à des «objectifs de production européens». L’Elysée précise que leur déclinaison technique est encore ouverte. Cela pourrait mobiliser les programmes opérationnels (PO) pour certaines filières, ou le fonds pour la compétitivité en ce qui concerne les engrais. Source Agra

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L’Espagne enregistre sa première hausse de prix directeur depuis la détection de la PPA (fin novembre en Catalogne) et depuis l’été dernier, constate le Marché du porc français dans sa lettre hebdomadaire de conjoncture internationale du 19 février. Le pays «pourrait s’inscrire dans cette tendance pendant quelques temps», commente, peut-on lire. Ce rebond de 1,5 centime d’euro au-dessus d’1 euro/kg intervient alors que la peste porcine africaine persiste chez les sangliers autour du premier foyer près de Barcelone, et que les marchés tiers majeurs, dont le Japon et les Philippines, restent fermés aux viandes porcines espagnoles. L’Allemagne enregistre aussi sa première hausse depuis l’été, gagnant 5 centimes à 1,5 euros/kg, les surplus ayant été résorbés, est-il expliqué. Ce pays s’inscrit à son tour dans la «dynamique haussière» venant de s’amorcer en Espagne, selon le commentaire diffusé par le MPF le jeudi 19 février à l’issue de la séance du cadran de Plérin. Une séance qui a été marquée par des enchères «très recentrées» autour de la moyenne établie à 1,410 euro/kg. Ce qui traduit, selon le commentaire, «un souhait clair de stabilité». Source Agra

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La Coopération agricole (LCA) présentera mardi 24 février, au Salon de l’agriculture, une «charte d’engagement à destination des coopératives» visant à «relancer la production et la commercialisation d’agneaux français». D’après un communiqué du 19 février, LCA vise à travers cette démarche «500 000 agneaux français supplémentaires d’ici 2030», date à laquelle elle espère faire signer sa charte à l’ensemble de ses coopératives ovines. Ce niveau de production représente la moitié de l’objectif envisagé par la filière dans le cadre des Conférences de la souveraineté. Pour rappel, 3,045 millions d’agneaux ont été abattus en France en 2024 ; cette année-là, la production française n’a fourni que 41 % de la consommation. «L’accompagnement technique constitue l’axe prioritaire» du plan de la Coopération agricole, afin de parvenir à «une production plus régulière et performante». Les entreprises signataires de la charte s’engageront sur cinq points : «développer une offre d’accompagnement technique structurée» ; promouvoir cette offre ; «mobiliser l’ensemble des administrateurs et salariés» ; «renforcer les compétences des techniciens» (formation notamment) ; et enfin «contribuer à l’objectif national de +500 000 agneaux français commercialisés d’ici 2030». Source Agra

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A l’occasion d’un point presse tenu le 21 févier sur le Salon de l’agriculture, la FNPL (éleveurs, FNSEA) s’est montrée fermement opposée à l’idée de réduire les volumes de lait produits à l’échelle de l’Union européenne, une dizaine de jours après que  l’European Milk Board (EMB) a demandé que l’activation de la réduction volontaire des livraisons. Selon son président Yohann Barbe, il est «inconcevable» que les éleveurs français modèrent leur production dans le cadre d’un marché concurrentiel, puisque les grands exportateurs profiteraient immédiatement d’un affaiblissement de la capacité de production européenne. Autre argument : la souveraineté laitière française n’est pas suffisamment assurée, alors que le gouvernement français appuie cette idée à travers les conférences de la souveraineté alimentaire. Et toute perte de volume entraînerait une perte de capacité de transformation. La FNPL estime que d’autres pays ont beaucoup augmenté leur production depuis ces 20 dernières années, comme l’Allemagne (+19% de volume sur 20 ans) ou l’Irlande (+80%), alors que le France n’a augmenté que de 4%. Enfin, les éleveurs estime que la situation sanitaire hexagonale n’est pas stabilisée et pourrait avoir comme conséquence un affaiblissement des volumes prochainement. La FNPL privilégie comme solution une aide européenne au stockage privé du beurre et de la poudre 0%. Source Agra

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À la suite de son audition en début de mois par la mission parlementaire sur l’agritourisme, Chambres d’agriculture France a publié le 19 février une série de propositions visant à développer le secteur. La tête de réseau demande une définition de l’activité, une simplification des règles d’urbanisme, une adaptation des normes, un fléchage des financements, selon un communiqué. Il s’agit d’«inscrire l’agritourisme dans le Code rural, en le réservant exclusivement aux acteurs agricoles (affiliés MSA-Amexa)», détaille l’organisme consulaire. Côté urbanisme, «supprimer l’obligation d’identification préalable des bâtiments dans le PLU pour les changements de destination en zone agricole, afin de faciliter et d’accélérer l’implantation des projets». Les Chambres réclament une adaptation des normes sanitaires et exigences ERP (établissement recevant du public). Une autre proposition consiste à «réorienter les fonds européens (programmes Feader, Leader) vers les activités agricoles pour soutenir financièrement les projets d’agritourisme en lien avec la PAC». Le 24 juillet, une mission parlementaire sur l’agritourisme avait été confiée par le gouvernement à la sénatrice LR Sylviane Noël et au député macroniste Anthony Brosse. Ses conclusions sont attendues le 3 mars. Source Agra

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La ministre de l’agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi 20 février la levée de la quasi-totalité des zones réglementées en France, calors qu’aucun cas de dermatose nodulaire bovine n’a été détecté depuis le 2 janvier. «Le temps et le protocole choisi nous a donné raison, puisque depuis le 2 janvier, nous n’avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse, et que aujourd’hui même (…), nous levons toutes les zones réglementées, à l’exception d’un tout petit morceau des Pyrénées-Orientales, qui dépend d’un cas en Espagne», a déclaré la ministre sur France Inter.

Une vaste zone du Sud-Ouest, qui était en «zone réglementée» passe donc en «zone vaccinale», avec la levée des principales restrictions sur les mouvements d’animaux. Toutefois, les exportations restent soumises à des déclarations et un accord bilatéral entre pays.

La rédaction

Dans un rapport publié le 17 février, le CGAAER (ministère de l’agriculture) a émis des recommandations pour améliorer la compétitivité des exploitations agricoles françaises dans plusieurs filières. Concernant le lait, les auteures, Anne Dufour et Alessandra Kirsch, recommandent d’«envisager une mission de médiation pour travailler sur la rémunération du lait de façon à intégrer une meilleure valorisation de la matière grasse, tout en incitant à l’augmentation de la productivité des vaches laitières». «Cette question de l’augmentation de la productivité laitière doit être abordée de façon collective, afin de s’assurer de la capacité de l’industrie laitière française à valoriser correctement davantage de lait», préviennent les inspectrices. Autres leviers à activer, pour le CGAAER : réduire les charges (en particulier les coûts de mécanisation), optimiser la gestion technico-économique des ateliers de diversification et réduire le coût du travail salarié, notamment à travers la mutualisation. Le rapport souligne aussi «un besoin urgent de lever certains blocages sociétaux liés à l’acceptabilité de l’agrandissement des fermes et la création de bâtiments d’élevage pour les exploitations dont la production est en concurrence avec celle d’autres pays». Source Agra

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A l’occasion d’une conférence de presse le 19 février, le président de la FNSEA a indiqué ce qu’il attendait du Président de la République, qu’il rencontrera lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture le 21 février. Arnaud Rousseau attend Emmanuel Macron sur sa «manière de négocier le cadre financier pluriannuel» de l’Union européenne car «tout laisse à penser que la négociation aura lieu fin 2026 – début 2027, et qu’il portera donc la voix de la France». L’agriculteur estime que le chef de l’Etat avait «négocié un budget à la hauteur» pour l’actuelle programmation de la PAC, lui demandera «quelle est son ambition» pour la prochaine, soulignant la somme des priorités nouvelles affichées par l’Union européenne, comme le financement de la défense. «La ministre de l’agriculture a dit qu’il ne manquera pas un centime. Actuellement, sur les 9 milliards d’euros, il en manque un, et ce serait dramatique». Selon les calculs des Chambres d’agriculture, la France subirait, malgré la récente rallonge budgétaire proposée par la Commission européenne, une baisse de 13,3% de son budget PAC post-2027. Source Agra

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L’analyse complémentaire sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) demandée par le ministère de l’Agriculture au Cirad sera rendue en juin, a annoncé Philippe Caufour, responsable du Laboratoire national de référence (LNR) sur les poxviroses des ruminants, dans un entretien à Agra Presse. «Le travail de ce groupe est actuellement en cours. Un rapport intermédiaire sera produit à la fin mar», précise le chercheur, qui pilote le groupe de travail. Selon M. Caufour, il s’agit d’évaluer, dans une zone vaccinée (75 % des bovins dans 95 % des élevages), «le risque associé à un abattage ciblé comparativement au risque associé à un abattage de tous les bovins d’un foyer détecté». Le Cirad a été chargé de constituer un groupe d’experts, qui comprend 20 personnes (experts de terrain représentant les éleveurs et vétérinaires ; experts en gestion de risques ; experts scientifiques, nationaux et internationaux). Après une synthèse des données scientifiques existantes sur la DNC, ces experts devront «conduire une analyse de risque qualitative permettant de comparer des scénarios en termes d’efficacité, de faisabilité, de coût et d’acceptabilité», avant de «dégager des recommandations». Source Agra

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